dimanche 6 avril 2025
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A l’affiche – « Belfast », les troubles nord-irlandais à travers des yeux d’enfant

Belfast, été 1969. Alors que la planète a les yeux rivés sur les premiers pas de Neil Armstrong, la cité nord-irlandaise s’enflamme. C’est le début de ce que les Irlandais appelleront « the Troubles » (« les troubles »), une période d’opposition (certes pas nouvelle) entre catholiques et protestants, et qui durera plus de 30 ans.

« Belfast », le nouveau film de Kenneth Branagh, n’a pas vocation à jouer les documentaires. Si le réalisateur s’inspire de sa propre enfance, il le rend au travers des yeux d’un enfant. Buddy, 9 ans, appartient à une famille protestante, qui vit dans un quartier catholique. Il vit un quotidien d’enfant insouciant : l’école, les copains, la famille…

Cette enfance est bouleversée par l’éclatement des affrontements. Les manifestations des catholiques contre les discriminations dégénèrent. Quiconque a déjà entendu les récits des Irlandais qui ont vécu le conflit – ou même quiconque s’est déjà rendu à Belfast – retrouvera sans doute les accents douloureux d’une période pas si lointaine, qui affectent encore le pays aujourd’hui.

Le film en noir et blanc n’est pas à la hauteur d’un « Quatre Cent Coups » (si l’on veut une comparaison, on ira plutôt chercher du côté de « Billy Eliott ») ; la vision enfantine est sans doute un peu raide. Mais le résultat n’est pas mauvais, et n’est pas dénué de charme.

La note du Méridional : 3/5

Jeanne RIVIERE

« Belfast », de Kenneth Branagh; avec Jude Hill, Caitriona Balfe, Jamie Dornan; 1h40. En salle à partir du 2 mars 2022.

« A vrai dire », la chronique éco de Pierre Dussol : Inégalité, les mauvais procédés

© Pxb

Si le dictionnaire des idées reçues du politiquement correct existait on trouverait  : « Inégalités : les réduire à tout prix ».

Un titre de journal entre mille autres : « La France corrige mieux les écarts de revenus que beaucoup de ses voisins ». « Corriger », mais pourquoi sans même se demander si les écarts sont justifiés ou non ? Il est vrai qu’il s’agit du « Monde » (4 décembre 2020), journal sournoisement socialiste. D’ailleurs la préconisation est immédiate : « Le pays gagnerait à augmenter la progressivité de ses prélèvements obligatoires, selon France Stratégie. »

> A voir aussi : « A vrai dire », la chronique éco de Pierre Dussol : Complexité / Progressivité / Collectivisme

Un écrivain connu, M.Piketty consacre son temps de militant à une croisade déchainée contre toutes les formes d’inégalités qu’il prétend mesurer et voir s’aggraver selon une tendance séculaire. Ce sont des exemples d’une ambiance générale : « Les inégalités, il faut être contre ». Comme souvent le postulat de départ est faux et la suite en découle logiquement.

Premier postulat : il faudrait réduire les inégalités dont l’origine est supposée injuste, qu’il s’agisse des inégalités de revenus, de patrimoine, de talents, ou d’autres encore comme la santé, l’éducation, la joie de vivre…. Il est considéré comme évident que l’on sait parfaitement les mesurer, mais qu’importe puisqu’elles sont illégitimes.

les inégalités peuvent stimuler les talents

Second postulat : l’Etat, brillant gestionnaire et détenteur de toute vérité en toutes matières, serait compétent pour l’opération, à l’exclusion par exemple des groupes familiaux, des églises ou communes. Pourquoi l’Etat ? Parce qu’il dispose de moyens de contrainte, surtout aujourd’hui.

Troisième postulat : les prélèvements obligataires, fiscaux et sociaux seraient les bons instruments, dont l’usage, bien évidemment ne coûterait rien. L’idéologie sous-jacente est bien perceptible : malheur au talent, à la réussite et aux familles qui transmettent leur patrimoine financier, immobilier et surtout culturel.

C’est une vue très étriquée et fausse de la vie économique : le jeu n’est pas à somme nulle, mais au contraire, les inégalités stimulent les talents, l’audace, le travail et l’innovation. De toutes façons, il y a davantage à partager à la fin, mais évidemment ceux qui ont le plus contribué ont une part plus importante.

Les hauts revenus et la richesse méritée profitent aux méritants, justement, et les envieux se focalisent les « 1% les plus riches »… Ceux-ci sont cependant et de plus en plus des entrepreneurs de première génération et ils ne sont pas toujours les mêmes : ils changent d’un classement à l’autre : il y a de la mobilité sociale.

> A voir aussi : « A vrai dire », la chronique éco de Pierre Dussol : Social

Il s’agit là de la « bonne inégalité économique », celle qui stimule la croissance, finalement profitable à tous. Il existe des inégalités « injustes » sans doute, mais comme l’origine de l’égalisation forcée est idéologique, toutes les inégalités sont écrasées, y compris les inégalités utiles et stimulantes. Cela nuit en fin de compte à ceux que l’on prétend aider, mais ils votent : et le discours politique sur les inégalités est électoralement payant !

Il faut repenser l’approche de la question : ce sera l’objet d’une prochaine chronique sur « L’égalité, les bons moyens ».

Pierre DUSSOL

© DR

Pierre Dussol est professeur d’économie honoraire à Aix-Marseille-Université. Il a compris depuis belle lurette les méfaits de la torsion des mots sur la désorientation et le vide des esprits. En véritable « redresseur de tors », il a décidé de reprendre les définitions de base qui permettent de mieux décrypter les habillages et autres artifices du politiquement correct. Il livre son point de vue savoureux dans les colonnes du Méridional.

Station des Orres : un modèle d’économie locale innovant et durable

© Les Orres

Nombreuses sont les stations de ski à avoir souffert de la crise du Covid. En 2020, la fermeture des remontées mécaniques a particulièrement affecté l’activité des petites structures. Aujourd’hui, les stations de ski se doivent de rechercher l’innovation et la performance, tout en prenant en compte l’enjeu climatique, l’un des principaux soucis environnementaux du monde actuel. Dans ce paysage, la station des Orres (100 km de pistes), située dans les Hautes-Alpes, tire son épingle du jeu. Il faut dire que sa politique de changement avait commencé avant la crise sanitaire.

Pour Marie de Araujo, coordinatrice des projets de la station, la dynamique principale réside dans une politique commune : pour cette commune (sans jeu de mots) qui compte entre 550 et 600 habitants, il est essentiel d’associer les initiatives. « La station, la commune, les commerçants et les habitants : nous avons un cap commun qui permet une cohérence et une entente dans les initiatives », explique-t-elle. Le fait que l’Office de tourisme et le domaine skiable soient réunis dans la même société – un modèle assez original – et que la commune représente l’actionnaire majoritaire de la station, facilite la chose.

Allier attractivité et préservation de l’environnement

« Allier attractivité et préservation de l’environnement n’a rien d’évident, souligne Marie de Araujo. C’est un travail sur le long terme, qui demande une vraie stratégie. » Celle-ci s’organise autour de quatre thématiques : la gestion des ressources, la mobilité, la préservation de la biodiversité et la gestion des déchets.

© Les Orres

La commune des Orres est labellisée « Village étoilé » : elle fait en sorte que la gestion des lumières soit pensée pour une « pollution lumineuse » minime. Trois des quatre navettes conduisant les skieurs aux pistes sont des véhicules hybrides. A terme, elles passeraient en véhicules hydrogènes : une façon de gérer la consommation de gaz à effet de serre.

Pourquoi pas même se transformer en producteur d’énergie verte ? Côté station, plusieurs projets intelligents, parmi lesquels l’installation de panneaux photovoltaïques permettant le fonctionnement des remontées mécaniques. L’objectif est de permettre une auto-consommation durant toute l’année. En orbite également, un projet de turbinage pour de l’hydro-électricité.

Une gestion de « bon sens »

« Il faut être réaliste : le bilan carbone d’une journée de ski et la culture de la neige ne sont pas les principaux sujets de la transition écologique, expose Marie de Araujo. Il faudrait surtout faire en sorte que les domiciles des touristes par exemple, soient bien isolés, et réduire la consommation des énergies fossiles. »

La gestion de la neige est une gestion « de bon sens » : aux Orres, cela fait quatre ans que des GPS installés sur les dameuses permettent de connaître l’épaisseur exacte de la neige sur le domaine skiable, de savoir ainsi où prélever la neige et savoir combien de neige produire. A force d’établir des statistiques et de rassembler les données, la station en est venue à savoir – quelles que soient les prévisions météo – combien de neige produire, dès le début de la saison hivernale.

© Les Orres

Une bonne communication vis-à-vis des visiteurs et une vigilance accrue (fermeture de certains sentiers l’été en fonction des périodes de reproduction des animaux par exemple) permettent une vraie protection du lieu.

Pas de « morte-saison »

L’attractivité est pensée pour toute l’année, pour permettre un équilibre dans la vie locale. Si la station reçoit en hiver 12 à 13 000 visiteurs par jour en moyenne, les taux touristiques estivaux avoisinent ceux d’hiver. « La diversité des offres, en hiver comme en été, permet une belle attractivité et évite les périodes de morte-saison que connaissent certaines stations en été » : patinoire, sentiers raquettes, ski de randonnée etc. en hiver ; escalade, vélo, activités d’eau, tyrolienne géante… en été, par exemple.

Des emplois pour les habitants

Le plus difficile pour les habitants d’une telle commune est justement de parvenir à vivre toute l’année avec une activité équilibrée. Ce qui est certain, c’est qu’il y a des avantages à tirer des nouvelles façons de travailler « post-Covid » : les touristes davantage sur place, les maisons secondaires sont occupées plus longtemps, et cela contribue à faire vivre l’économie locale. 800 emplois directs et indirects dépendent de la station.

la diversité des offres permet l’attractivité

Celle-ci est financée à 90% par son propre chiffre d’affaires ; elle est aussi soutenue par des acteurs publics, principalement par la Région Sud. Sa bonne santé économique lui permet d’emprunter pour les grandes phases de ses travaux structurants.

La commune des Orres a d’ailleurs été station-pilote du développement de la fibre à l’échelle de la Région Sud et du département des Hautes-Alpes. « Cela fait cinq ans que la commune gagne des habitants, conclut Marie de Araujo ; cela prouve que ce modèle économique innovant est efficace ! Et que le modèle environnemental qui va de pair symbolise l’avenir du territoire en montagne. » Dans une région où le tourisme représente 85% du PIB, ce n’est pas à négliger.

Raphaëlle PAOLI

Guerre en Ukraine : une résistance inattendue pour la Russie ?

Char russe © WKMC

Aujourd’hui, la situation du dossier russo-ukrainien est celle que nous connaissons. Le manque d’informations est flagrant, en particulier sur la situation militaire en Ukraine. Après son discours du 21 février dernier justifiant l’entrée des troupes russes en Ukraine, Vladimir Poutine a ordonné la mise en alerte des forces nucléaires russes. Il semble qu’il y ait plusieurs faits qui accentuent la fébrilité du Kremlin.

> A voir aussi : Ukraine – L’esprit de revanche de Vladimir Poutine

Les forces armées et le peuple ukrainien semblent résister beaucoup mieux que ce qui était prévu par Moscou. D’où l’appel du président russe à l’armée ukrainienne à se retourner contre le gouvernement de Wolodymir Zelenski et, également l’appel (l’ordre ?) à des forces biélorusses d’entrer sur le territoire ukrainien.

Les deux épisodes de guerre précédents (Géorgie en 2008, Ukraine en 2014) avaient habitué le Kremlin à la faiblesse des Occidentaux. Or, aujourd’hui, on voit une Union européenne plus unie, du moins économiquement. Vladimir Poutine contribue aussi à ressusciter l’OTAN, qui apparaît comme le vrai (et seul) rempart contre l’expansionnisme russe.

Alain BOGÉ

Marseille – Les pompiers vaccineront avec le nouveau vaccin Novavax

© Pxb

Engagés depuis désormais un an dans la campagne de vaccination contre le Covid, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, en collaboration avec les autorités préfectorales, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et l’Agence régionale de santé (ARS), et en partenariat avec l’Union Pompiers13, poursuivent leur mobilisation et vont proposer, au centre de vaccination de Coudoux, le vaccin Novavax.

Dès le 5 mars 2022, ce nouveau vaccin, qui repose sur la technologie classique équivalente à celle utilisée pour la vaccination Hépatite B, viendra compléter l’offre vaccinale à destination du public mais également des personnels sapeurs-pompiers. À ce jour, les pompiers des Bouches-du-Rhône ont déjà réalisé plus de 310 000 injections au total.

Centre de vaccination de Basse-Vallée de l’Arc à Coudoux ; tous les samedis, de 9h à 17h ; avec ou sans rendez-vous.

8 mars – La mairie des 9/10 invite des femmes inspirantes

© Coll. Emma Gongora

Dans le cadre de la journée internationale des droits de la femme, la mairie des 9ème et 10ème arrondissements accueillera et mettra en lumière « l’extraordinaire au féminin ». Trois thématiques autour d’une soirée d’échanges que partageront une centaine d’invités dans les salons de Maison Blanche. L’occasion de mettre à l’honneur la Femme à travers les femmes. Fortes de leurs expériences et de leurs histoires singulières, les invitées, de différents horizons, transmettront le meilleur d’elles-mêmes.

> A voir aussi : Portrait de championne – Emma Gongora, la boxe et la vie

  • L’extraordinaire au Féminin (Sonia Sahnoun, Annie Carrai, Emmanuelle Charafe-Jauffret, Emma Aubert, Emma Gongora) : conférence/débat animé par ces cinq femmes extraordinaires aux parcours atypiques.
  • Vins au Féminin  (Aziza Chesnau, Coro Wine) : dégustations et rencontre œnologique.
  • Murmures de la pianiste Perrine Mansuy : concert/rencontre entre improvisations et compositions.

Mardi 8 mars 2022 / Salons de la Mairie de Maison Blanche / Entrée sur réservation uniquement (dans la limite des places disponibles) / 04 91 26 09 06 / placetheatre@marseille.fr.

Des chaînes de télévision russes interdites en France

© WKMC

Les sanctions européennes à l’encontre de la Russie se poursuivent. A partir de ce mercredi 2 mars, en vertu d’un texte des Vingt-Sept, les médias russes Russian Today et Sputnik sont interdites de diffusion. « Il n’y a pas de place pour la propagande de guerre russe dans notre espace informationnel européen », a justifié Thierry Breton, commissaire européen. Ces chaînes financées en majeure partie par le Kremlin, sont présentes dans une centaine de pays.

L’Union européenne justifie cette mesure en la désignant comme « régime des sanctions », qui évite les obstacles juridiques. De son côté, Russian Today France s’est indigné contre « un acte de censure pur et simple sans fondement légal ». Les chaînes d’informations françaises présentes en Russie (Euronews, France 24…) s’apprêtent à être fermées en retour.

Yannick Jadot s’offre un meeting « plein air » au Vieux-Port de Marseille

© DR

« Il n’y aura pas de justice sociale sans justice climatique » ; « Yannick Jadot est le candidat de toutes ces justices, climatiques et sociales », entend-on en introduction. Devant quelques centaines de personnes réunies cet après-midi du 2 mars sur le Vieux-Port de Marseille, le candidat écologiste a tenu à présenter les lignes directrices de sa campagne. Un lieu symbolique pour celui qui s’affiche comme le candidat défenseur du climat.

Yannick Jadot – col roulé noir et veste – parle avec fougue du sujet qui est le sien : l’écologie. Mais fait aussi sa manne des événements en associant environnement et morale, désignant le nucléaire comme un « choix moral », et fustigeant la dépendance à l’égard des énergies russes – un bon point.

Des énergies fossiles qui « [tuent] la démocratie en plus de tuer le climat »

Le candidat écologiste pointe du doigt ce qui selon lui « a construit toutes les complaisances vis-à-vis de Poutine » : « Il y a quelques semaines, il y a quelques mois, le grand débat européen, peut-être que vous vous en souvenez, c’était ce qu’on appelle « la taxonomie » : comment des investissements sont à des conditions beaucoup plus favorables pour engager la transition écologique et protéger le climat.

A ce moment-là, le débat européen, c’était : est-ce que le gaz et le nucléaire sont des énergies vertes ? Et c’était un drôle de moment hier [au Parlement européen ndlr] de voir la présidente de la Commission européenne, de voir tous les groupes politiques, qui, il y a quelques semaines, nous expliquaient à quel point on avait besoin et qu’il fallait favoriser le gaz russe, nous expliquer aujourd’hui combien ces dépendances énergétiques aux énergies fossiles construisaient des complaisances politiques, et que cela tuait la démocratie en plus de tuer le climat. »

Le nucléaire comme « choix moral »

L’armée russe occupant la tristement célèbre centrale de Tchernobyl : le candidat n’a pas manqué d’aborder le nucléaire sous cet angle. « Le nucléaire, ce n’est pas simplement une énergie aujourd’hui très chère, ce n’est pas seulement un fiasco industriel et financier (…) C’est un choix politique, c’est un choix moral. »

Le raccourci des « énergies de paix et de liberté »

« Ce que nous portons dans cette campagne présidentielle, vous le voyez bien : c’est un vrai projet de civilisation. » Certes, mais le projet de civilisation ne se résume pas en France à l’écologie… On apprécie davantage l’emploi d’un mot comme « souveraineté » que le raccourci de l’expression « énergies de paix et de liberté ». Le concept des « énergies renouvelables » est hélas bien différent de l’ « efficacité énergétique » !

Raphaëlle PAOLI

Christiane Taubira : la fin d’un « suspens inutile »

© WKMC

181 sur 500 : Christiane Taubira a dû rendre sa copie sans avoir terminé son devoir, faute de parrainages suffisants pour se présenter à l’élection présidentielle.

« Je m’adresse à vous pour mettre fin à un inutile suspense. Malgré la mobilisation des bénévoles, de mon équipe de campagne, de quelques personnes de la Primaire populaire, malgré les promesses de nombreux élus qui ne se sont pas concrétisées, il est évident que nous n’aurons pas les 500 signatures nécessaires pour concourir à l’élection présidentielle. »

La candidate déclarée il y a deux mois estime que « cette candidature se trouve empêchée par un système administratif qui ne survivra pas à cette campagne, il vit ses dernières heures ».

> A voir aussi : Victorieuse à la Primaire populaire, Christiane Taubira réalise l’exploit d’accentuer la division de la gauche

Le plus rageant pour elle ? Elle avait « tendu la main » à d’autres candidats de gauche. Peine perdue. Alors Christiane Taubira se contente de prophétiser : la gauche est « embourbée dans une impasse ». Le sort est jeté…

Région Sud : la nouvelle ligne de train pour désengorger les réseaux routiers

© Le Méridional

90% de la population des Bouches-du-Rhône, du Var et Alpes-Maritimes se rassemble autour des aires urbaines d’Aix-Marseille, de Toulon, de Nice et de la Côte d’Azur. Dans toutes ces zones, l’usage de la voiture engorge quotidiennement les réseaux routiers. Un projet de nouvelle ligne était présenté il y a quelques jours, le 28 février, par le président de la Région Sud, Renaud Muselier, notamment devant le ministre délégué auprès de la Ministre de la Transition écologique chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Le dossier est porté par des partenaires institutionnels, les collectivités du territoire et la SNCF.

Relier trois des dix plus grandes agglomérations urbaines françaises revêt un sens évident. La nouvelle ligne veut attirer davantage de voyageurs ; ce qui signifie mettre en circulation plus de trains, pour un rapport déplacement-temps intéressant.

Pourquoi ce projet ?

Il est prévu :

  • 23 TER par heure et par sens en heure de pointe à Marseille
  • Un gain de 15 minutes sur les traversées de Marseille en direction ou depuis Toulon et Nice
  • La suppression des engorgements en gare de Marseille Saint-Charles
  • De nouvelles circulations entre Miramas-Vitrolles aéroport- Aubagne-Toulon
  • 4 TER par heure et par sens en heure de pointe desservant la métropole toulonnaise
  • L’augmentation prévue des services TGV entre Marseille et Nice
  • 6 TER par heure et par sens en heure de pointe entre Cannes et Menton
  • L’arrêt des TGV en gare de Nice Aéroport.

Le calendrier et les étapes d’aménagement.

La Région Sud signale que la phase 1 débutera en 2023 pour une mise en service prévue en 2030. Plusieurs améliorations sont à prévoir :

  • Le réaménagement d’une partie des voies en surface de la gare Saint-Charles à Marseille 
  • Des aménagements dans le Var pour renforcer les liaisons TER dans la métropole de Toulon
  • La création d’une gare TER-TGV à Nice-Aéroport.
  • La phase 2, elle, débutera en 2027 et s’achèvera en 2035. Elle prévoit notamment :
  • Des aménagements sur la Côte d’Azur pour augmenter la fréquence des TER entre Cannes et Menton
  • La création d’une gare souterraine à Marseille Saint-Charles et la poursuite du réaménagement en surface.