Magali Saurel, présidente d’ERIAmed, ambitionne de mettre la langue française et le répertoire des chansons de variété françaises en valeur. Le gala de finale du concours de chant « Le Royaume de la Chanson française » aura lieu le dimanche 20 mars prochain à Palavas-les-Flots (34250). Ce dernier a été conçu et créé ERIAmed Club Unesco, accrédité par la Commission Nationale française de l’Unesco. Il est organisé en partenariat avec la commune de Palavas-les-Flots.
Cette compétition se veut à la fois moderne, traditionnelle et exigeante :
« moderne », en raison du libre choix des textes et des styles musicaux
« traditionnelle », puisque les candidats seront accompagnés par le pianiste Michel Tardieu
« élégante » : les artistes se produiront en tenue de gala
« exigeante », les finalistes seront accompagnés dans la préparation artistique afin d’offrir un spectacle de prestige.
Le gala de finale se déroulera au théâtre Le Nautilus à Palavas-les-Flots le dimanche 20 mars 2022 à 15h, dans le cadre de la semaine de la Francophonie. Les lauréats pourront remporter des séances de shooting photo, la vidéo de leur prestation, des photos de scène… Tarif unique 15€ (gratuit pour les enfants jusqu’à 10 ans) – Billetterie en ligne.
« Les bons zestes » : c’est le réflexe que l’entreprise Lemon Tri veut faire adopter à tous. Mais cela ne se limite pas à une belle formule, vous allez le voir. Guillaume Pellegrin a ouvert en 2017 la filiale marseillaise de Lemon Tri. Le directeur nous détaille le rôle d’une entreprise désormais plus que jamais implantée dans la région.
En 2011, Augustin Jaclin et Emmanuel Bardin décident de créer Lemon Tri, après avoir voyagé dans un certain nombre de pays où les consignes étaient encore mises en place. Pourquoi pas en France ? Les deux amis ont conscience que les Français, s’ils trient pour la plupart chez eux, n’ont pas le réflexe en dehors – ou tout simplement, ne bénéficient pas assez de matériel qui les y encourage. Dès les premières années, Lemon Tri voit une forte croissance de son activité. En 2016, les fondateurs veulent ajouter un biais social au volet environnemental. Un parcours d’insertion dédié aux métiers de l’économie circulaire est créé. L’objectif : une cohérence qui fasse en sorte de « boucler la boucle » !
Des machines intelligentes
Dans les entreprises, les magasins, les campus, les collectivités, les hôtels, les transports, les restaurants, les lieux d’événements, les aéroports, les maisons de retraite, les stades, les centres commerciaux… La liste est longue ! Dans tous les endroits de vie, professionnelle ou de loisirs, les Français devraient trouver où et comment recycler leurs déchets. De la classique canette aux déchets industriels des entreprises, en passant par la bouteille en verre.
Le but de Lemon Tri est d’imaginer et d’installer des machines de tri intelligentes (et incitatives) qui permettent d’optimiser les collectes et le traitement des déchets.
Marseille, première extension de l’entreprise
Le siège de l’entreprise est à Pantin (93500), mais Marseille a été la première filiale de Lemon Tri (avant Lille et Lyon), remportant le concours Med’Innovant, organisé par Euroméditerranée. Une vingtaine de personnes aujourd’hui (et entre 80 et 90 au niveau national) constitue l’équipe commerciale, logistique et les agents de collecte, mêlant les salariés permanents et les salariés en insertion.
Lemon Tri a choisi de s’implanter dans les quartiers Nord de Marseille, puisque le constat est simple : il y a ici un taux de recyclage faible et un taux de chômage élevé :« Cela correspond aux deux missions que Lemon Tri s’est données : améliorer le recyclage, et résoudre à son niveau une question d’emploi », résume Guillaume Pellegrin.
Lemon Aide, une filiale de sens
« Lemon Tri a choisi de créer Lemon Aide, sa filiale d’insertion. Ce qui motive les salariés, c’est bien à la fois le côté économie circulaire et le travail par l’insertion économique. Cela fait partie de notre quotidien », souligne encore le directeur. Lemon Aide est le bras armé de Lemon Tri pour tout ce qui concerne la collecte. L’entreprise tient aussi à brasser hommes et femmes, ainsi que tous les âges (notamment des personnes de plus de 50 ans qui ont davantage de difficulté à retrouver un emploi) et des personnes en situation de handicap.
Le fait de ne pas recruter en CDI pour établir un rythme de formation est clairement un défi : cela signifie recruter des salariés pour une durée courte, avec un effort d’accompagnement et de formation en parallèle. L’objectif est que les salariés en insertion prennent en main le poste et apprennent le métier, pour ensuite faire valoir cette expérience d’une durée de 8 à 12 mois en moyenne (comme chauffeur-livreur par exemple, ou encore en mécanique…) Le recrutement est exigeant, demandant une réelle implication des salariés en CDD.
L’expertise écologique de l’entreprise
« Des entreprises qui offrent les mêmes services que Lemon Tri, il n’y en a pas en Région Sud », explique Guillaume Pellegrin. Il faut dire que l’entreprise propose un conseil sur la réduction des déchets (notamment pour les PME), une collecte de ce qui est recyclable – ce qui ne l’est pas est sous-traité à des acteurs spécialisés sur le territoire. Le maître-mot est une réduction du déchet à la source, ce qui séduit beaucoup d’entreprises cherchant à réduire leur impact environnemental.
Le plus gros de l’activité se fait au niveau du secteur tertiaire :« On déroule une expertise à toutes les échelles. Les entreprises comme la CMA-CGM ou la Tour La Marseillaise, les Docks… nous font confiance », rapporte le directeur de la filiale marseillaise. Pour beaucoup de salariés, il n’est pas évident de s’y retrouver dans le tri sélectif ! Et la chaîne pour aller jusqu’à un recyclage-matière (ce que Lemon Tri garantit à ses clients) doit d’ailleurs prévoir les erreurs à chaque niveau… D’où l’importance de la communication et du volet pédagogique. « C’est là que l’on fournit un travail de qualité particulier », résume Guillaume Pellegrin.
La force du réseau
Lemon Tri a tissé un vrai réseau avec les entreprises et les partenaires (comme La Consigne de Provence, pour le réemploi des bouteilles en verre). « On n’est pas seuls dans notre coin, sourit le directeur ; on fonctionne par échanges et on bénéficie de soutiens, comme celui de la Région Sud. »
Neuf entreprises (Les Alchimistes par exemple, qui collectent les biodéchets) ont décidé de se regrouper au sein d’un projet : l’idée est de se rassembler sur un même site dans les quartiers Nord de Marseille, pour développer une dynamique collective et complémentaire. Que des salariés en formation puissent intégrer une entreprise du projet, par exemple.
Ce côté « réseau » va d’ailleurs prendre de l’ampleur ces prochaines années, puisque le collectif (PHARE, acronyme pour « Pôle », « Humain », « Artisanat », « Recyclage », « Emploi ») a été labellisé « Pôle territorial de coopération économique » émergeant – le seul à en bénéficier en Région Sud. Qui verra un financement pour « mettre les bouchées doubles ».
L’objectif est bien sûr de poursuivre le développement de la filiale, et d’encourager les gens au tri dès le premier échelon. Si Lemon Tri s’adresse aux entreprises (et aux lieux professionnels etc.), les citoyens prennent finalement partout le réflexe du « bon zeste » en étant bien guidés.
L’OM disputait hier soir 10 mars le match aller comptant pour le 8ème de finale de la Ligue Europa Conférence face à Bâle.
Surpris à domicile lors du dernier match en championnat, les Olympiens avaient à cœur de démontrer qu’ils étaient en vie. Le onze de départ choisi par le coach Sampaoli, où l’on a retrouvé à nouveau de nombreux milieux de terrain, favorise la possession du ballon. Parfois, celle-ci n’est pas efficace, en devenant stérile, mais pas hier soir.
En effet, les joueurs revigorés retrouvent l’enthousiasme et la verticalité du début de saison, en accentuant le pressing à la perte du ballon, étouffant ainsi les petits Suisses.
Les Marseillais vont logiquement se créer quelques occasions par l’intermédiaire de Under, dont la frappe vient s’écraser sur le montant droit du portier adverse. Payet voit sa reprise finir sur le petit filet ; l’ouverture du score interviendra par le buteur maison sur penalty, après une faute subie par Guendouzi.
Malgré tout, Bâle reste dangereux sur une dernière occasion en fin de première période. Steve Mandanda, qui a retrouvé son brassard de capitaine, reste vigilant. L’arbitre renvoie tout le monde au vestiaire sur le score de 1 but à 0.
les marseillais retrouvent l’enthousiasme du début de saison
La seconde période reste similaire à la première, avec une domination olympienne qui se concrétise par un nouveau but de Milik. Cependant, l’OM retombe dans ses travers en abusant de la conservation du ballon et en oubliant d’apporter le danger devant le but adverse.
Les changements dans le dernier quart d’heure viennent perturber une défense pourtant bien en place. L’équipe de Bâle en profite, en venant réduire le score. Ce but vient quelque peu gâcher la fête, dans un match où les Olympiens auraient pu soigner le score afin de voyager plus sereinement dans une petite semaine pour le match retour.
Malgré tout, nous devrions retrouver les Marseillais en quart de finale de cette première édition de la Ligue Europa Conférence.
Fabrice HUART
Fabrice Huart est entraîneur de football depuis une vingtaine d’années. Né à Nîmes, il a suivi sa pré-formation et sa formation au club de sa ville natale : le Nîmes Olympique. Ayant exercé à différents niveaux, il est aujourd’hui entraîneur en National 3 avec le FC Côte Bleue et consultant pour le Méridional, où ses articles sur l’OM sont à lire chaque semaine. Formateur occasionnel pour la Ligue Méditerranée, il forme et certifie les diplômes des futurs entraîneurs régionaux.
Du 14 au 19 mars prochains, l’Etablissement français du sang Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse et ses partenaires proposeront un moment de détente aux donneurs qui se présenteront en collecte cette semaine-là.
Les donneurs pourront profiter d’une heure pour prendre soin d’eux tout en sauvant des vies. Après deux années d’absence, la semaine « bien-être » est de retour pour une nouvelle édition qui se tiendra dans les six Maisons du don de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et sur les collectes de sang organisées cette semaine-là. De nombreux professionnels se joindront à l’EFS pour proposer aux donneurs des séances de massage et de relaxation.
Par cette opération, l’Etablissement français du sang souhaite remercier l’ensemble des donneurs qui se mobilisent tout au long de l’année, et espère que de nouveaux citoyens rejoindront la communauté des donneurs de sang.
Anecdotique ? Naïve ? Frivole ? Repassez, s’il vous plaît ! Restée dans les oubliettes de l’art durant plusieurs siècles, l’œuvre de Guiseppe Arcimboldo est aujourd’hui l’une des plus connues au monde. Et pour cause : aisément reconnaissable, elle reste un modèle pour beaucoup d’artistes. Arte a choisi de lui consacrer un passionnant documentaire, en ligne sur sa plateforme à partir du 13 mars.
« Il meurt en 1593, et sombre quelques années plus tard dans un oubli complet », résume sobrement l’historienne de l’art Sylvia Ferino-Pagden. Né en 1526, le jeune artiste est formé à Milan, puis est invité comme portraitiste à la Cour de Vienne. C’est là qu’il développe son « astuce » visuelle. Etranges et fascinantes, les peintures de l’artiste mêlent fleurs, fruits, animaux, objets du quotidien.
c’est à vienne qu’arcimboldo développe son « astuce » visuelle
Il faut dire qu’il incarne à cette époque, une certaine audace face au courant alors reconnu du classicisme de Léonard de Vinci – qui caractérise la Renaissance finissante. A la perfection mathématique, il est de ceux qui préfèrent la fantaisie la plus débridée. Trompe l’œil, jeux érudits et énigmes laissent imagier un artiste libre-penseur, qui préfère s’affranchir des codes esthétiques de son temps.
Des siècles plus tard, ceux que l’on appellera les « surréalistes » ne s’y tromperont pas, reconnaissant Arcimboldo comme l’un des leurs. « Il sort tellement de l’imaginaire du XVIème siècle qu’il semble catapulté au XXème siècle », souligne Sylvia Ferino-Pagden.
il semble catapulté au XXème siècle
Autour des années 1920, des artistes comme Man Ray, Dalí, Marcel Duchamp, Max Ernst, André Breton, en feront l’une de leurs égéries ; ils reconnaissent dans son art le goût pour l’onirisme et le symbole, ainsi qu’une certaine naïveté apparente.
Si Guiseppe Arcimboldo n’a peint qu’une trentaine de toiles, il représente aujourd’hui une modernité révolutionnaire pour son époque. Plaisantin peut-être, génie sans doute, audacieux, certainement.
Jeanne RIVIERE
« Arcimboldo, portrait d’un audacieux ». Documentaire de Benoît Felici. Sur Arte le 20 mars 2022 ; sur arte.tv du 13 mars au 15 octobre 2022. 53 minutes.
Qu’il soit au pays ou en exil sur le territoire régional, la Région Sud s’est engagée ce jeudi 10 mars en Commission permanente exceptionnelle, à soutenir le peuple ukrainien. Ce soutien local prendra notamment la forme de repas et transports gratuits pour les étudiants, ou encore une aide de 500 euros.
La Région a également envisagé le soutien aux entreprises locales qui sont ou pourraient être impactées par le conflit russo-ukrainien. Une étude d’ « intelligence économique » a été lancée pour estimer ces besoins.
Un numéro vert « Solidarité bleu jaune » a été mis en place pour toute information : 0 800 730 098.
Comment éviter le piège de l’égalité forcée par la redistribution qui tue la production, qui finance l’égalité par la redistribution ? Sans être économiste, on peut comprendre qu’il faut trouver mieux.
Aucune société ne peut fonctionner durablement si « tout le monde est égal » et si « c’est quelqu’un d’autre qui ira vider les poubelles. »
Le principe économique de base est le non-gaspillage. L’égalité à rechercher est donc celle qui permet de ne pas gaspiller d’éventuels talents humains. Les talents des hommes sont une richesse variée et infinie, qui ne dépend pas de la répartition aléatoire des ressources naturelles, climatiques, minières ou agricoles. Gaspiller les talents humains, ou pire, ne pas les laisser émerger et s’épanouir, est le crime absolu d’une organisation sociale aux yeux de la science économique.« Il n’est de richesse que d’hommes », a écrit l’un des premiers économistes, Jean Bodin, au XVIème siècle.
le principe économique de base est le non-gaspillage
Soyons clairs. Que les hommes soient égaux en dignité humaine, évidemment, mais qu’ils soient équivalents en aptitudes ou en talents, absolument pas. D’ailleurs, les talents sont aussi infiniment variés que les hommes eux-mêmes, et c’est cela qui donne espoir.
Il est dit depuis assez longtemps – à juste titre -, que l’enseignement par l’école et l’éducation par les parents sont la clef de la question. Les esprits commencent même à comprendre que la question doit être abordée dès la plus petite enfance. En effet, c’est bien avant l’école qu’il faut commencer à repérer et faire fructifier les talents.
Evidemment, il ne serait pas politiquement correct d’exprimer la conclusion pourtant logique : certains parents incapables d’éduquer leurs enfants devraient se modérer dans leur reproduction. La « sociologie » haineuse inspirée par Pierre Bourdieu préfèrerait dire qu’il faut stigmatiser les familles éduquées, instruites et cultivés afin d’éviter le « reproduction sociale » des classes dominantes, mais cela ne donne pas de solution.
De même, il ne faudrait pas dire que l’accent mis par l’Education nationale (française) sur les collèges a eu le grand tort de négliger la « petite enfance » où tout se joue. Les enfants déjà nés dans de mauvais milieux, mal enseignés par de mauvaises méthodes, ne sont plus récupérables quand ils arrivent au collège. Un spécialiste a dit ainsi qu’ « une puéricultrice a plus d’impact social qu’un professeur d’université ».
la lutte contre les inégalités se joue dès le berceau
Je doute que mes collègues universitaires, épuisés de devoir apprendre l’orthographe à des étudiants vieux de plusieurs années d’enseignement dit « supérieur », contestent cette vérité.
Boris Cyrulnik, responsable de la commission des « 1000 jours du développement de l’enfant », créée en 2019 en France, l’a bien exprimé : « La lutte contre les inégalités du destin se joue dès le berceau. » Un émeutier d’une banlieue désespérante d’une grande ville française l’exprimait à sa façon plus crue en disant : « Ici, dès que tu es dans le ventre de ta mère, tu es foutu. »
C’est donc clair : la première disposition est de responsabiliser les parents qui doivent être capables d’élever correctement leurs enfants, par exemple en subordonnant les allocations à des comportements convenables. Se reproduire ne peut être interdit, mais il n’est pas nécessaire de subventionner une mise au monde d’enfants sans espoir. Il est criminel de faire naître des enfants qui ne pourront s’épanouir, ni même parfois se nourrir convenablement. La question se pose dans beaucoup de pays évidemment, et nous y reviendrons dans un futur article sur la « Responsabilité démographique ».
Toutes les études montrent malheureusement que la France ne se distingue que par sa capacité à reculer dans les classements internationaux, ceux de l’OCDE par exemple. Inutile de le cacher.
Après l’éducation et l’enseignement, vient le temps de l’activité économique : l’organisation de la société doit être telle que toute personne puisse travailler, investir, entreprendre si elle en est capable. La vraie égalité se trouve donc dans une organisation de concurrence ouverte et non faussée.
On aura reconnu les obstacles les plus courants que sont la bureaucratie et la fiscalité confiscatoire ajoutée à la connivence politique. La concurrence est le seul système, même s’il peut être imparfait, qui permet de donner toutes leurs chances aux talents les plus divers de proposer leurs services à la communauté où ils vivent et d’en tirer un profit légitime.
C’est un système profondément démocratique : tout le monde a sa chance, sans aucune discrimination. Il n’y a pas besoin d’être « fils de… » pour réussir, il suffit d’avoir des aptitudes et de les réaliser.
Evidemment, la place de chacun dans la société dépend de ses aptitudes et celles de certains sont plus modestes que d’autres. Il y aura toujours des personnes pour s’en offusquer et il est vrai que si chacun doit savoir rester à la place que lui valent ses « vertus et talents » comme il est écrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, il s’en trouvera pour ne pas l’admettre.
Il se trouvera aussi des doctrines politiques pour justifier cette prétention et pour collecter ainsi des électeurs et ensuite voter des lois qui entretiennent l’enrichissement sans contribution, autrement dit la multiplication des assistés. C’est la faiblesse de toute organisation qui s’appuie sur les capacités des hommes de talent : il y aura toujours des envieux.
Pourtant, il faut le reconnaître, l’égalité efficace en Economie est la situation où les meilleurs talents sont détectés et ne sont pas bridés. A long terme, c’est ce qui garantit la prospérité qui bénéficiera à tous. Il faut aller vers « une économie entrepreneuriale, peu régulée et faiblement taxée », conseille le ministre du Brexit démissionnaire, David Frost, au gouvernement britannique, pour améliorer la situation de la Grande-Bretagne. C’est le moyen durable d’assurer la compétitivité d’une Economie. Nous y reviendrons.
Pierre Dussol est professeur d’économie honoraire à Aix-Marseille-Université. Il a compris depuis belle lurette les méfaits de la torsion des mots sur la désorientation et le vide des esprits. En véritable « redresseur de tors », il a décidé de reprendre les définitions de base qui permettent de mieux décrypter les habillages et autres artifices du politiquement correct. Il livre son point de vue savoureux dans les colonnes du Méridional.
Nombreux sont les spectateurs qui attendent avec impatience la sortie du troisième volet cinématographique adapté des célèbres romans de Marcel Pagnol. Après « La Gloire de mon père » (1990) et « Le Château de ma mère » (1990 également) réalisés par Yves Robert, « Le Temps des secrets » renoue avec l’univers aubagnais du début du XXème siècle.
Un certain nombre d’habitants d’Aubagne ont d’ailleurs participé au tournage en tant que figurants, et l’ami du héros Marcel, Lili des Bellons, est lui-même incarné par un jeune Aubagnais.
Marcel a terminé ses études primaires et s’apprête à rentrer au lycée à Marseille. Les trois mois de vacances qu’il vient passer dans les collines d’Aubagne sont les bienvenues…
« Le Temps des secrets », réalisé par Christophe Barratier ; avec Léo Campion, Guillaume De Tonquédec, Mélanie Doutey, François-xavier Demaison, Michel Vuillermoz. Sortie nationale le 23 mars 2022. Sortie à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône à partir du 16 mars 2022.
Depuis 15 jours déjà, le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, mène une vaste offensive sur le territoire ukrainien. Plus d’un million de personnes ont été forcées à l’exil vers les pays frontaliers, dont environ 800 Guinéens. Marie-Charlotte Noulens, en reportage à Conakry, livre dans les colonnes du Méridional un portrait d’ambiance des échos de la guerre russo-ukrainienne dans le pays guinéen.
Le monde entier a les yeux rivés sur l’Ukraine. Vladimir Poutine conduit un assaut sanglant sur le pays, une attaque relatée quasiment en direct par les médias occidentaux. Sur les écrans de télévision en Guinée Conakry, « France 24 », la chaîne de télévision française, diffuse sans interruption des nouvelles de l’Ukraine : dans les restaurants, dans les hôtels, dans la rue, dans les maisons… Depuis les coups d’œil distraits lancés par-dessus l’épaule jusqu’au profond regard soucieux, les Guinéens ont tous un avis sur ce conflit. « Je me suis disputé avec ma copine : elle me disait que ce n’était pas le problème de la Guinée. Mais je ne suis pas d’accord ! », lance un habitant de Kaloum, un quartier de Conakry; « La guerre est une très mauvaise chose. »
800 guinéens vivaient en Ukraine avant la guerre
D. est Guinéen, mais a vécu 22 ans entre la Russie et l’Ukraine. Il parle les deux langues couramment. « Ma femme Lena est ukrainienne. Elle ne veut pas quitter Kiev. C’est l’hiver là-bas. Il faut partir avec des vivres pour combien de jours ? Impossible de prévoir ! Certains de ses amis sont partis au début de l’offensive. Ils n’ont toujours pas atteint la frontière avec la Pologne ou la Roumanie. Les routes sont devenues trop dangereuses. »Debout devant son bureau, D. fait défiler des photographies de sa famille. Malgré sa bonne humeur de façade, il est inquiet. Lena vit au 17ème étage d’un immeuble. « Avec les voisins qui sont restés, elle vit au rez-de-chaussée. Ma femme ne souhaite pas descendre dans les sous-sols de l’immeuble de peur d’être ensevelie. »Le fils de D. aura eu plus de chance. Arrivé à Conakry depuis Kiev il y a un moins pour les vacances, il ne va pas rentrer en Ukraine.« On verra ce qu’on fera ensuite… », soupire D.
D. fait défiler Des photographies de sa famille
Ils seraient environ 800 Guinéens à vivre en Ukraine avant le début de la guerre. « Nous traversons actuellement une crise migratoire en Ukraine, où des milliers de personnes, parmi lesquelles des centaines de Guinéens, font face à des défis migratoires majeurs, même si la plupart de nos compatriotes sont déjà hors de danger dans des pays limitrophes comme la Pologne », a déclaré Morissanda Kouyaté, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale, de l’Intégration Africaine et des Guinéens de l’Étranger.
La Guinée ne prend pas position
Morissanda Kouyaté a également annoncé le limogeage du Consul honoraire d’Ukraine en Guinée, Charles Amara Sossoadouno. Ce dernier est accusé d’avoir appelé sur les réseaux sociaux à prendre position sur le conflit en faveur de l’Ukraine, sans l’accord du gouvernement guinéen. « Une faute grave », selon le ministre Morissanda Kouyaté. En effet, la Guinée n’était pas présente lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies du mercredi 2 mars. Ce jour-là, l’ONU adopte, avec une écrasante majorité, une résolution qui « exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ».
la guinée n’était pas présente lors de l’assemblée générale de l’onu
« Nous, nous ne pouvons pas répondre en tant que pays unique. Nous aussi nous appartenons à une communauté sous-régionale. D’abord la CEDEAO [Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ndlr]; ensuite, nous appartenons à une communauté un peu plus large, l’Union Africaine », a souligné le Ministre des Affaires Etrangères sur la page Facebook du ministère. Un choix qui pourrait s’expliquer par les intérêts occidentaux et russes détenus dans le pays.
Marie-Charlotte Noulens est journaliste depuis cinq ans. Elle est passée par la presse locale en Normandie avant de travailler à Bangkok pour « Asie Reportages ». Elle a rejoint ensuite le magazine « Aider les autres à Vivre », pour lequel elle écrit sur des sujets de société, principalement dans des zones touchées par la guerre ou encore, autour de la précarité en Afrique, au Moyen Orient et en Asie du Sud-Est.Elle se déplace à l’étranger et livre dans les colonnes du Méridional ses analyses sur l’actualité internationale.