vendredi 4 avril 2025
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Présidentielle 2022 – La non-campagne de France : Macron, la stratégie de la glaciation

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Sidération, stérilisation, socialisation : tel est le triptyque d’enfumage en trois « S » de la macronisation.

La «  sidération » prend sa source dans un harcèlement médiatique et politique qui consiste à frapper l’opinion de stupeur pour anéantir ses forces vitales et l’amener à se soumettre à la doxa dominante sans combattre et sans récriminer. La tactique n’est pas nouvelle : on se souvient des diverses étapes de « l’enfillonnage » de 2017 avec un déroulement parfait de la dramaturgie.

D’abord un article du « Canard Enchaîné », toujours idéalement placé dans les combats contre la Droite. Puis une série de révélations sur le faux emploi d’attachée parlementaire de Pénélope Fillon, soigneusement séquencées sur « Médiapart » et les chaînes d’information continue pour donner corps au scandale, puis de nouvelles révélations sensationnelles sur les costumes très onéreux offerts au candidat. C’est alors l’emballement médiatique et la saisine dans la foulée du parquet financier qui va, lui aussi, distiller ses confidences aux journalistes pour mieux discréditer et tailler en pièces le candidat républicain, désormais considéré comme un pelé et un galeux. A la télé et dans « Libération », on évoque les « vices nauséabonds de la Droite ». Bref, c’est la curée. François Fillon ne peut plus respirer, il est cerné, ligoté, groggy. Ko debout. Abattu et battu (de justesse, malgré le tintamarre).

Pour masquer leur bilan désastreux, M. Macron et les socialistes influents qui l’entourent rééditent une opération machiavélique du même ordre avec une double offensive qui n’a rien de judiciaire cette fois : ils stupéfient l’opinion en médiatisant à outrance la guerre entre la Russie et l’Ukraine pour bien faire comprendre aux Français qu’ils auraient tort de se plaindre et qu’ils ne sont pas si mal lotis que ça. Ils font discrètement passer M. Macron pour un chef de guerre, le « père de la nation » alors qu’il n’est le fils de personne.

Cet appel à l’unité nationale, même s’il n’est pas formulé, est évidemment suivi par une majorité de Français qui compatissent, horrifiés, au malheur des peuples ukrainien et russe et font tout ce qu’ils peuvent pour accueillir dignement en France les milliers de réfugiés ukrainiens qui fuient le théâtre des opérations. Ceux qui s’écartent de cette ligne directrice sont considérés comme des brebis galeuses qu’il faut ramener au bercail à la faveur d’une propagande effrénée.

E. Macron se contentera du conglomérat des « barragistes »

Pour mieux dissuader les plus belliqueux des opposants au macronisme guerrier, le président sortant dégaine alors une autre arme sournoise, omniprésente, quasi-quotidienne : le pilonnage sondagier. Zemmour le dynamiteur, Marine la cajoleuse, Mélenchon le zozoteur des épinettes, Valérie Pécresse, l’amazone sans monture, Roussel le viandard, Hidalgo la démago, Jadot le nul en géo, ne pourront rien contre cette manipulation en forme de marteau-piqueur. Il s’agit de commander à des amis d’amis des sondages d’opinion destinés à influencer mine de rien le jugement des citoyens et à les démotiver en présentant le président sortant comme un candidat imbattable qui caracole en tête de toutes les enquêtes.

Tel est le cas depuis plusieurs mois déjà avec un résultat lancinant : numéro un Macron, numéro un Macron, numéro un Macron, avec des scores oscillant de 25 à 30 % des suffrages au premier tour, suivi d’une cohorte de gueux qui semblent à la peine loin derrière le Jupiter de l’Elysée. Evidemment, cette photo de l’opinion, maintes fois répétée, finit par devenir une vérité d’évidence, tant et si bien que la plupart des Français de bonne foi sont persuadés, en cette fin de campagne, que l’élection présidentielle du 10 avril ne sera qu’une formalité pour Emmanuel Macron.

Ils oublient la surprise de 1965 lorsque le général De Gaulle a été contraint à un ballottage imprévu par François Mitterrand. Ils oublient aussi la certitude absolue des sondeurs et de la presse qui présentaient en 1995 Edouard Balladur comme le futur président de la République alors que c’est finalement Jacques Chirac qui contre toute attente a été élu. Ils oublient enfin l’importance du « vote caché », celui des trente pour cent habituels d’abstentionnistes qui pourraient se rendre aux urnes et faire pencher la balance. En faveur de qui ? Mystère et boule de gomme.

la stérilisation du débat

L’équation présidentielle comporte donc des inconnues qui incite la Macronie à passer à la seconde phase de l’offensive : la stérilisation du débat. M. Macron a longuement mené campagne dans toute la France – aux frais de la République – sans être candidat et le voilà candidat sans mener campagne ! La bataille du Covid (139 000 morts en France) et la guerre en Ukraine le dispensent de descendre de son Olympe. Pourquoi ce Narcisse follement amoureux de lui-même et qui se mire en permanence dans le reflet de son auguste image irait-il se mêler aux bouseux qui s’écharpent dans des débats et prétendent lui succéder ? Pourquoi se livrer à l’exercice contraignant des confrontations d’idées lorsqu’on peut fort bien s’en passer et organiser, comme à Poissy, pays ami, des réunions « tupperware » avec une poignée de militants d’En Marche qui lui posent servilement les questions qu’il a lui-même écrites ?

Il est vrai qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, n’est-ce pas ? Si le président sortant a décidé d’enjamber ainsi l’épreuve des présidentielles, c’est qu’il a conscience de ne pas être en phase avec une majorité du corps électoral, soit environ 45 % des électeurs conservateurs du premier tour. Ceux-là, il ne peut pas les voir en peinture. Ce sont pour lui des « franchouillards » qui ne comprennent rien à la vie. Des attardés mentaux, des arriérés, des abrutis. Leurs principaux sujets de préoccupation à ces écervelés ? L’immigration massive, l’insécurité, les enclaves étrangères, le trafic de stupéfiants, le salafisme, le grand remplacement, le grand déclassement, le fanatisme islamiste, l’éradication de la racaille, lui, il s’en moque. Il n’en a même pas fait mention dans sa lettre aux Français !

Ce qui le motive, lui, Jupiter, c’est « de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance ». Autrement dit, M. Macron veut poursuivre son œuvre de destruction de la nation en transformant la France en vague « territoire mondialisé » de la planète, ouvert à tous les vents et à tous les gens, d’où qu’ils viennent, formant une sorte de « société des individus » ayant tous les droits du citoyen français. A cet égard, Macron c’est l’anti-Zemmour, l’anti-Pécresse et l’anti-Marine Le Pen qui, eux, sont en phase avec les angoisses identitaires des Français. La France de Macron sera africanisée, islamisée et créolisée et la droite, dans son ensemble, ne veut pas entendre parler de cette solderie à grande échelle.

Pour être réélu, M. Macron se contentera donc du conglomérat des « barragistes », c’est-à-dire de tous les électeurs de gauche et de droite qui ne veulent ni de Mélenchon, ni de Zemmour, ni de Le Pen, ni de Pécresse, et qui lui permettront de se succéder tranquillement à lui-même. Ce sera le triomphe d’un ectoplasme imbu de lui-même, mais aussi d’un tacticien machiavélique qui pourra se targuer d’être le chef des « barragistes », ces électeurs désorientés qui, à leur cœur défendant, vont déposer à son nom un bulletin dans l’urne alors qu’ils le détestent cordialement !

la stratégie de la glaciation aura de nouveau porté ses fruits amers

C’est ainsi que la non-campagne de France aboutira à un non-président d’une non-France. La stratégie de la glaciation aura de nouveau porté ses fruits amers. Naturellement, cette élection en trompe l’œil posera la question de la légitimité du président. On en glosera sur les plateaux durant quelques semaines en omettant de se focaliser sur la dette abyssale de la France, sur sa gabegie financière, ses libéralités à l’égard des étrangers, ses fractures sociales et ethniques, et la perspective catastrophique d’une libanisation. Bref, l’accumulation des frustrations écologiques, nationales et sociales fera rapidement sentir ses effets dans la rue. Et ce sera le surgissement de la troisième étape, celle concernant le troisième tour des élections. La revanche de la rue. Des défilés monstres de protestations. La paix civile sera menacée. Puis tout rentrera dans l’ordre…Les ectoplasmes triompheront des cocus. Comme d’habitude.

Cette élection, ou plutôt cette non-élection, consacrera probablement la fin des grands partis de gouvernement qui ont dirigé le pays au cours de ces dernières décennies et l’ont conduit à la dislocation, à la ruine, voire à la sécession. Le parti socialiste et une partie des Républicains pourront se côtoyer au cimetière du Père Lachaise en remâchant les erreurs du passé. Encore que le PS n’est jamais vraiment mort. Je me souviens dans les années 90 des socialistes moribonds, au comble de l’impopularité : ils avaient supprimé de leurs affiches le poing et la rose mais ils les ont ressortis de la naphtaline quelques années plus tard, toute honte bue…

Les Français sont hantés par leurs fins de mois et par la perspective de la fin de la France. Mais c’est le « consensus du refus » qui dicte sa norme et écarte systématiquement ceux qu’elle identifie et désigne comme des extrémistes, ou des fascistes, ou des nazis, pour mieux les diaboliser et les rendre infréquentables. Plus les extrêmes prospèrent, plus le centre gauche se croit autorisé à présenter ses choix comme non négociables, ce qui nourrit d’immenses frustrations au sein du peuple de France.

Nous voilà rendus au troisième et dernier stade de la manipulation : celui de l’anesthésie. Le président recherche le renouvellement « d’un bail par tacite reconduction », comme le dit joliment Jordan Bardella, et il nous propose d’interminables bavardages sous la forme dite « démocratique » de longs monologues sans queue ni tête, de « conventions citoyennes » ou « Etats généraux » qui ne sont que les cache-sexes d’une imposture majeure. Le président caméléon, déployant ses réels talents d’acteur et de comédien, va picorer des idées de la concurrence ici et là pour illustrer sa magnanimité et nous inviter à son vide-greniers idéologique.

L’ennui avec un tel prestidigitateur, c’est qu’on finit toujours par découvrir les ressorts de ses tours de magie. Alors un jour, l’émerveillement ne marche plus, le vase s’ébrèche et le pire est à craindre pour l’ensorceleur de service…

José D’ARRIGO, rédacteur en chef du Méridional

Dossier Arménie – Martine Vassal reçoit le Primat du Diocèse de l’Eglise arménienne d’Artsakh et s’inquiète de la situation dans le Haut-Karabagh

© Département13

Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, a reçu lundi 4 avril 2022 une délégation comprenant Monseigneur Vertanès Abrahamyan, Primat du Diocèse de l’Eglise apostolique arménienne d’Artsakh, invité par le Très Révérend Père Krikor Khachatryan, Primat du Diocèse de l’Eglise apostolique arménienne de France. Cette délégation comprenait également Robert Azilazian Président du Conseil diocésain, Maxime Sisvalian, Secrétaire du Conseil diocésain, ainsi que le Père Hovhannès Hovhannisyan, ancien Recteur du Monastère de Dadivank.

> A voir aussi : Dossier Arménie – Turquie, l’ombre cachée derrière l’Azerbaïdjan

Cet échange à la teneur chaleureuse a permis, notamment, d’évoquer la situation dans le Haut-Karabagh. A cette occasion, la Présidente a condamné les incidents armés qui y sont survenus et les mouvements de troupe dans les régions de Parukh et de Khramort. Elle demande que les forces qui auraient avancé se replient sur leurs positions initiales, conformément à la déclaration de cessez-le-feu du 9 novembre 2020, violé par l’Azerbaïdjan.

> A voir aussi : Dossier Arménie – « L’Azerbaïdjan profite du conflit en Ukraine pour préparer la prochaine offensive? »

La question de l’approvisionnement en gaz des populations est préoccupante et Martine Vassal se félicite que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ait soulevé cette question lors de ses récents entretiens avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais. Elle a également appelé à ce que l’approvisionnement puisse être rétabli dans les meilleurs délais, alors que les conditions météorologiques demeurent rigoureuses pour les populations vivant sur place.

> A voir aussi : Dossier Arménie – Visite d’un centre de réhabilitation au service des blessés de guerre du conflit au Haut-Karabagh

Pour Martine Vassal, le conflit en Ukraine ne saurait reléguer au second plan les exactions régulières commises par l’Azerbaïdjan à l’encontre de la population de l’Artsakh et la communauté internationale se doit de condamner fermement ces actes et reconnaître le droit à l’indépendance de cette République.

Présidentielle 2022 – Anne Hidalgo avoue que « les temps sont durs pour la gauche »

© WKMC

Elle joue son rôle sans plus trop y croire. Anne Hidalgo a courageusement mené sa campagne jusqu’au bout. Même parmi ses fidèles, on a tenu à boire la coupe jusqu’à la lie : « On sait bien que la gauche va mal, et que ce n’est pas Anne Hidalgo qui est capable de la cimenter ; mais pour beaucoup d’électeurs historiques du Parti socialiste, on ne va pas voter Jean-Luc Mélenchon… » souligne un sympathisant qui s’est rendu dimanche après-midi 3 avril au Cirque d’Hiver.

La candidate a pu rencontrer une nouvelle fois son électorat parisien dans une ambiance bien animée. Celle qui a à nouveau évoqué ses mesures phares, comme « la gratuité des transports du quotidien pour les moins de 26 ans » ou « le droit de mourir dans la dignité » (bel euphémisme) a tout de même tenu à marteler : « Rien n’est joué tant que le vote n’a pas eu lieu ! »

« Macron est de droite »

A l’électorat de gauche qui pourrait voter pour Emmanuel Macron, la candidate a rappelé : « Macron est de droite ». « Vous vous dites : « Pourquoi revenir vers une gauche qui, de toute manière, passerait son tour ? » Je vous le dis avec mon cœur et ma raison : parce que Macron est de droite. » Mais, le cœur a aussi ses raisons que la raison connaît.

Une gauche « indestructible »

« Toujours, nous avons continué notre chemin », a terminé la candidate. Anne Hidalgo veut sans doute laisser rêver à une sorte de phénix de la gauche. Mais un phénix ne renaît-il pas de ces cendres tous les mille ans ?

R.P

Dossier Arménie – Turquie, l’ombre cachée derrière l’Azerbaïdjan

Erdogan en visite à Baku, avec le président Aliev en 2020 © WKMC

Ces dernières semaines, les « incidents » se multiplient dans la région arménienne. Alors que le monde est focalisé sur le conflit russo-ukrainien, les forces azerbaïdjanaises, alliées à la Turquie, semblent se tenir prêtes à une prochaine invasion.

> A voir aussi : Dossier Arménie – « L’Azerbaïdjan profite du conflit en Ukraine pour préparer la prochaine offensive? »

Après la prise des territoires arméniens du Haut-Karabagh, l’Azerbaïdjan a pratiqué une politique systématique de destruction de toutes les « khatchkars », des pierres taillées arméniennes, croix typiques, et a utilisé ces graviers pour en faire une autoroute qui va aller jusqu’à Chouchi, ville emblématique du Haut-Karabagh. La symbolique a été expliquée par un dignitaire azerbaïdjanais : en roulant sur cette route, l’Azerbaïdjan allait rouler sur l’Arménie. « Cet exemple montre bien la mentalité qui est celle de l’Azerbaïdjan », souligne Corentin Clerc, actuellement chef de mission en Arménie pour l’association SOS Chrétiens d’Orient.

le rêve d’erdogan est bel et bien de reconstituer l’empire ottoman

Un des éléments qui dérange l’Occident et l’empêche de dénoncer cette situation est lié évidemment à la relation ambiguë entretenue avec la Turquie : chantage économique, « chantage aux migrants »… « Cette importance que prend la Turquie dans les relations internationales et les liens de dépendance qui se créent entre l’Europe et la Turquie, obligent les dirigeants occidentaux à faire preuve de diplomatie », explique Corentin Clerc. Mais derrière, ce sont les Arméniens qui en pâtissent. Lorsque des dirigeants renoncent à défendre une cause juste pour des intérêts politiques, il s’agit de faiblesse plus que de diplomatie.

> A voir aussi : Dossier Arménie – Visite d’un centre de réhabilitation au service des blessés de guerre du conflit au Haut-Karabagh

Le rêve d’Erdogan est bel et bien de reconstituer l’Empire Ottoman. Le conflit entre l’Ukraine (l’Europe, plus largement) et la Russie lui donne plus de marge de manœuvre. La situation dans la région est à surveiller de très près ces prochaines semaines.

Jeanne RIVIERE

Que voir cette semaine ? Le calendrier ciné / plateformes

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Que voir cette semaine ? Le Méridional vous présente une sélection des films à l’affiche à partir du mercredi 6 avril, et des sorties du moment sur les plateformes.

Retrouvez ce jeudi sur Le Méridional la chronique Ciné/TV/plateformes.

CÔTÉ CINÉMA

« Qu’est-ce qu’on a TOUS fait au Bon Dieu ? » (Philippe de Chauveron – Comédie) : après « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? » et « Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu », cette nouvelle comédie voit revenir Claude (Christian Clavier) et Marie Verneuil (Chantal Lauby) et toute sa famille… et la famille de ses gendres !

« En même temps » (Gustave Kervern, Benoît Delépine – Comédie) : un maire qui veut remplacer une forêt primaire par un parc de loisirs s’ingénie à faire passer son confrère écologiste avant le vote décisif. Mais rien ne va se passer comme prévu.

« Les Bad Guys » (Pierre Perifel – Animation) : une bande d’animaux passés maîtres dans le vol va devoir apprendre à s’amender en devenant des citoyens respectables.

CÔTÉ PLATEFORMES

Netflix

« Retour dans l’espace » (7 avril) : le documentaire emmène les spectateurs à travers un voyage fascinant jusqu’à la station spatiale internationale, et dans le centre de contrôle avec Elon Musk et l’équipe de SpaceX chargée d’assurer le retour triomphal de l’équipage sur Terre.

« Meurtre d’un footballeur : l’affaire Meyiwa » (7 avril) : le documentaire tente de lever le voile sur ce meurtre qui a fait grand bruit.

Arte

« En thérapie », saison 2 (7 avril) : la deuxième saison se passe cinq ans après la première, au lendemain du confinement… Le psychanalyste Philippe Dayan (Frédéric Pierrot) accueille de nouveaux patients dans son cabinet.

Amazon Prime Vidéo

« Chicago fire » (1er avril) : la série montre le quotidien de la vie professionnelle et personnelle des membres d’une caserne de pompiers.

« Nous trois ou rien » (1er avril) : une famille iranienne part dans un périple pour Paris.

Disney +

« L’Auberge espagnole », « Casse-tête chinois », « Les poupées russes » (1er avril) : le triptyque bien connu avec Romain Duris arrive sur la plateforme.

Ligue 1 : l’ancien Marseillais Ben Arfa tacle son coach

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L’histoire se répète inévitablement. Mais comment cela aurait-il pu se passer autrement ? Hatem Ben Arfa n’a joué que 300 minutes en Ligue 1 cette saison avec son nouveau club, et n’a effectué qu’une seule passe décisive. Un transfert qui tourne encore un peu plus au fiasco, hier, lorsque Lille est tenu en échec par Bordeaux (0-0), alors que les Bordelais étaient réduits à 10. Un match nul qui a des allures de défaite, suffisant pour mettre le feu au vestiaire lillois, avec Ben Arfa en principal protagoniste.

Selon RMC Sport, l’ex-international français s’en serait pris verbalement à son entraîneur Jocelyn Gourvennec, selon lui responsable du score vierge de son équipe, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : « On joue trop bas ici. On ne joue pas comme une équipe qui prétend à une place en Coupe d’Europe. Ce n’est pas Guingamp ici ! » aurait-il lancé à son coach.

Le capitaine du LOSC José Fonte confirme d’ailleurs la tension palpable dans le vestiaire des Dogues : « C’était tendu dans le vestiaire. C’est une situation normale de tension. »

Alors que Ben Arfa semblait si prometteur lorsqu’il jouait avec les Phocéens, sa carrière vire sensiblement à l’échec, déjà depuis un certain temps. Lille pourrait d’ailleurs se séparer du joueur plus rapidement que prévu, ce qui serait un véritable coup dur pour un talent qui n’a jamais réellement éclos.

Gel : dans le Sud-Est, les cultivateurs encore méfiants

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Moins important que celui de 2021, qui avait pris une importance particulière, le gel sévit tout de même cette année. Alors que le Sud-Ouest de la France a été touché dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 avril, le Sud-Est reste en alerte au moins jusqu’au mardi 5 avril.

> A voir aussi : La parole aux producteurs – Olivier Nasles : « Cela fait des années que les gens demandent du bio »

Les dégâts sont cette année plus ciblés que la fois précédente. Les cultivateurs resteront méfiants tout au long du mois d’avril et jusqu’à la mi-mai, se rappelant du dicton des « saints de glace », ces trois saints qui sont fêtés les 11, 12 et 13 mai : « Saint Servais, saint Pancrace et saint Mamert font à eux trois un petit hiver. »

Présidentielle 2022 – Valérie Pécresse cible Emmanuel Macron. Mais après ?

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« Dans cette campagne, je viens devant les Français telle que je suis et telle que je resterai. Vous m’avez vue gagner. Vous m’avez vue trébucher. Vous m’avez vue me relever. Vous avez découvert ma résistance. Ma vérité. Je ne lâche rien. Ce courage, je veux le mettre à votre service. » A moins d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse a voulu montrer un « nouveau départ » au public réuni Porte de Versailles, au Parc des expositions.

Le but en pointillé de ce grand rendez-vous était bien sûr de faire oublier le meeting raté du 13 février dernier, pour lequel la candidate avait été largement raillée. « J’ai voulu faire un discours comme un homme avec des mots puissants, des mots d’homme », avait reconnu la candidate LR il y a quelques jours. Cette fois-ci, plus à l’aise, plus naturelle (sans prompteur), Valérie Pécresse voulait se montrer « authentique ». Le résultat a sans conteste été bien meilleur.

« Faire la comédie »

« On t’a reproché de ne pas assez faire la comédie (…) La France n’a pas besoin de comédiens », a déclaré Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de ce grand rassemblement. La cible du parti de Valérie Pécresse reste bel et bien Emmanuel Macron. « Ce pognon de dingue, selon l’expression de Jupiter, nous promet une dette folle. « Je dépense donc je suis »: voilà le projet d’Emmanuel Macron », a notamment dénoncé la candidate.

Mais alors que début février dernier, Valérie Pécresse était prévue comme talonnant le président sortant, elle a depuis perdu bon nombre de points sur le baromètre. Que va-t-il se passer dans l’entre-deux-tours ? Appellera-t-elle à voter contre celui qu’elle aura tant fustigé ?

Raphaëlle PAOLI

Production électrique : la mauvaise conjoncture rend la situation « tendue »

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RTE, le Gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité a averti ce week-end que la situation « pourrait être tendue » ces prochains jours en France : alors que la météo se paie le luxe d’un coup de froid (comme souvent à cette période), le parc nucléaire n’est pas à même de répondre à la forte demande d’électricité. Un certain nombre d’opérations de maintenance sont en effet prévues (27 des 56 réacteurs sont pour le moment à l’arrêt).

> A voir aussi : La France au bord de la pénurie d’électricité

Le gestionnaire demande aux entreprises et aux particuliers de limiter autant que possible les activités nécessitant une consommation d’énergie.

ASSE/OM (2-4) : l’équipe la plus en forme du championnat ?

© Twitter Olympique de Marseille

Après la neige, la pluie de buts au stade Geoffroy-Guichard ! L’OM s’est imposé dimanche 3 avril 4 à 2 face au Saint-Étienne de Pascal Dupraz. Une 5ème victoire d’affilée pour des Olympiens en grande forme ces dernières semaines.

La trêve internationale a fait du bien

On le sait, on le savait, le style de jeu de Sampaoli demande beaucoup d’effort, et les joueurs commençaient à accuser le coup. Après une fin de février très compliquée, les hommes de Sampaoli semblent revigorés. Cette affiche s’annonçait difficile face à un Saint-Étienne qui retrouve quelques couleurs avec Pascal Dupraz, même si cela reste toujours trop peu pour sortir de la zone de relégation. Avec les absences d’Hamouma, Khazri, les Marseillais démarrent le match comme grand favori.

Mais les Bleus et Blancs commencent mal : dès la 9ème minute, Kolasinac manque son intervention et laisse Bouanga filer au but… L’international gabonais n’en demandait pas tant et conclut l’action, avec l’aide notable de Pau Lopez, qui se troue complètement sur la frappe écrasée du Stéphanois. 1-0 pour Saint-Étienne, mais l’OM joue mieux. À la 45ème minute, Dimitri Payet transforme sereinement le penalty obtenu par Caleta-Car, et les joueurs rentrent aux vestiaires sur un score de parité. Les Olympiens manient bien le ballon, et l’on est confiant quant à l’issue de la seconde période.

Au retour des vestiaires, l’OM déroule

Ünder remplace Kolasinac, en partie responsable sur le premier but, et Marseille redémarre sur les mêmes bases. Guendouzi, Kamara, Payet, Gerson, ça commence à être très sérieux. Sûrement le meilleur milieu de terrain de Ligue 1 à l’heure actuelle. Et ce n’est pas pour déplaire à Sampaoli, qui, comme il le dit au micro de Samir Nasri durant le Canal Football Club « jouerait, s’il le pouvait, avec 10 milieux de terrain et un gardien ». Le coach argentin aime tenir le ballon, et ça s’est vu hier : 70% de possession pour l’OM à la fin du match. Pascal Dupraz est complètement surpassé par son adversaire du soir, et est à court d’idées pour éviter la correction.

À la 60ème minute, Kolodziejczak pousse inexplicablement la balle au fond de ses propres filets, et Marseille met la main sur les 3 points. Dieng – sur penalty – et Harit participent à la fête, et l’OM s’impose finalement 4-2 dans un match parfaitement maîtrisé de bout en bout.

L’Olympique de Marseille se réveille au bon moment : alors qu’après la défaite 0-2 à domicile face à Clermont, tout semblait s’écrouler, l’équipe de Sampaoli est 2ème du championnat avec 3 points d’avance sur Rennes, et affrontera le PAOK jeudi 7 avril pour les quarts de finale de la Conference League. Il faut maintenir le cap, et les prochains matchs seront décisifs pour véritablement juger la saison de l’OM.

J.M