Qu’il soit au pays ou en exil sur le territoire régional, la Région Sud s’est engagée ce jeudi 10 mars en Commission permanente exceptionnelle, à soutenir le peuple ukrainien. Ce soutien local prendra notamment la forme de repas et transports gratuits pour les étudiants, ou encore une aide de 500 euros.
La Région a également envisagé le soutien aux entreprises locales qui sont ou pourraient être impactées par le conflit russo-ukrainien. Une étude d’ « intelligence économique » a été lancée pour estimer ces besoins.
Un numéro vert « Solidarité bleu jaune » a été mis en place pour toute information : 0 800 730 098.
Comment éviter le piège de l’égalité forcée par la redistribution qui tue la production, qui finance l’égalité par la redistribution ? Sans être économiste, on peut comprendre qu’il faut trouver mieux.
Aucune société ne peut fonctionner durablement si « tout le monde est égal » et si « c’est quelqu’un d’autre qui ira vider les poubelles. »
Le principe économique de base est le non-gaspillage. L’égalité à rechercher est donc celle qui permet de ne pas gaspiller d’éventuels talents humains. Les talents des hommes sont une richesse variée et infinie, qui ne dépend pas de la répartition aléatoire des ressources naturelles, climatiques, minières ou agricoles. Gaspiller les talents humains, ou pire, ne pas les laisser émerger et s’épanouir, est le crime absolu d’une organisation sociale aux yeux de la science économique.« Il n’est de richesse que d’hommes », a écrit l’un des premiers économistes, Jean Bodin, au XVIème siècle.
le principe économique de base est le non-gaspillage
Soyons clairs. Que les hommes soient égaux en dignité humaine, évidemment, mais qu’ils soient équivalents en aptitudes ou en talents, absolument pas. D’ailleurs, les talents sont aussi infiniment variés que les hommes eux-mêmes, et c’est cela qui donne espoir.
Il est dit depuis assez longtemps – à juste titre -, que l’enseignement par l’école et l’éducation par les parents sont la clef de la question. Les esprits commencent même à comprendre que la question doit être abordée dès la plus petite enfance. En effet, c’est bien avant l’école qu’il faut commencer à repérer et faire fructifier les talents.
Evidemment, il ne serait pas politiquement correct d’exprimer la conclusion pourtant logique : certains parents incapables d’éduquer leurs enfants devraient se modérer dans leur reproduction. La « sociologie » haineuse inspirée par Pierre Bourdieu préfèrerait dire qu’il faut stigmatiser les familles éduquées, instruites et cultivés afin d’éviter le « reproduction sociale » des classes dominantes, mais cela ne donne pas de solution.
De même, il ne faudrait pas dire que l’accent mis par l’Education nationale (française) sur les collèges a eu le grand tort de négliger la « petite enfance » où tout se joue. Les enfants déjà nés dans de mauvais milieux, mal enseignés par de mauvaises méthodes, ne sont plus récupérables quand ils arrivent au collège. Un spécialiste a dit ainsi qu’ « une puéricultrice a plus d’impact social qu’un professeur d’université ».
la lutte contre les inégalités se joue dès le berceau
Je doute que mes collègues universitaires, épuisés de devoir apprendre l’orthographe à des étudiants vieux de plusieurs années d’enseignement dit « supérieur », contestent cette vérité.
Boris Cyrulnik, responsable de la commission des « 1000 jours du développement de l’enfant », créée en 2019 en France, l’a bien exprimé : « La lutte contre les inégalités du destin se joue dès le berceau. » Un émeutier d’une banlieue désespérante d’une grande ville française l’exprimait à sa façon plus crue en disant : « Ici, dès que tu es dans le ventre de ta mère, tu es foutu. »
C’est donc clair : la première disposition est de responsabiliser les parents qui doivent être capables d’élever correctement leurs enfants, par exemple en subordonnant les allocations à des comportements convenables. Se reproduire ne peut être interdit, mais il n’est pas nécessaire de subventionner une mise au monde d’enfants sans espoir. Il est criminel de faire naître des enfants qui ne pourront s’épanouir, ni même parfois se nourrir convenablement. La question se pose dans beaucoup de pays évidemment, et nous y reviendrons dans un futur article sur la « Responsabilité démographique ».
Toutes les études montrent malheureusement que la France ne se distingue que par sa capacité à reculer dans les classements internationaux, ceux de l’OCDE par exemple. Inutile de le cacher.
Après l’éducation et l’enseignement, vient le temps de l’activité économique : l’organisation de la société doit être telle que toute personne puisse travailler, investir, entreprendre si elle en est capable. La vraie égalité se trouve donc dans une organisation de concurrence ouverte et non faussée.
On aura reconnu les obstacles les plus courants que sont la bureaucratie et la fiscalité confiscatoire ajoutée à la connivence politique. La concurrence est le seul système, même s’il peut être imparfait, qui permet de donner toutes leurs chances aux talents les plus divers de proposer leurs services à la communauté où ils vivent et d’en tirer un profit légitime.
C’est un système profondément démocratique : tout le monde a sa chance, sans aucune discrimination. Il n’y a pas besoin d’être « fils de… » pour réussir, il suffit d’avoir des aptitudes et de les réaliser.
Evidemment, la place de chacun dans la société dépend de ses aptitudes et celles de certains sont plus modestes que d’autres. Il y aura toujours des personnes pour s’en offusquer et il est vrai que si chacun doit savoir rester à la place que lui valent ses « vertus et talents » comme il est écrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, il s’en trouvera pour ne pas l’admettre.
Il se trouvera aussi des doctrines politiques pour justifier cette prétention et pour collecter ainsi des électeurs et ensuite voter des lois qui entretiennent l’enrichissement sans contribution, autrement dit la multiplication des assistés. C’est la faiblesse de toute organisation qui s’appuie sur les capacités des hommes de talent : il y aura toujours des envieux.
Pourtant, il faut le reconnaître, l’égalité efficace en Economie est la situation où les meilleurs talents sont détectés et ne sont pas bridés. A long terme, c’est ce qui garantit la prospérité qui bénéficiera à tous. Il faut aller vers « une économie entrepreneuriale, peu régulée et faiblement taxée », conseille le ministre du Brexit démissionnaire, David Frost, au gouvernement britannique, pour améliorer la situation de la Grande-Bretagne. C’est le moyen durable d’assurer la compétitivité d’une Economie. Nous y reviendrons.
Pierre Dussol est professeur d’économie honoraire à Aix-Marseille-Université. Il a compris depuis belle lurette les méfaits de la torsion des mots sur la désorientation et le vide des esprits. En véritable « redresseur de tors », il a décidé de reprendre les définitions de base qui permettent de mieux décrypter les habillages et autres artifices du politiquement correct. Il livre son point de vue savoureux dans les colonnes du Méridional.
Nombreux sont les spectateurs qui attendent avec impatience la sortie du troisième volet cinématographique adapté des célèbres romans de Marcel Pagnol. Après « La Gloire de mon père » (1990) et « Le Château de ma mère » (1990 également) réalisés par Yves Robert, « Le Temps des secrets » renoue avec l’univers aubagnais du début du XXème siècle.
Un certain nombre d’habitants d’Aubagne ont d’ailleurs participé au tournage en tant que figurants, et l’ami du héros Marcel, Lili des Bellons, est lui-même incarné par un jeune Aubagnais.
Marcel a terminé ses études primaires et s’apprête à rentrer au lycée à Marseille. Les trois mois de vacances qu’il vient passer dans les collines d’Aubagne sont les bienvenues…
« Le Temps des secrets », réalisé par Christophe Barratier ; avec Léo Campion, Guillaume De Tonquédec, Mélanie Doutey, François-xavier Demaison, Michel Vuillermoz. Sortie nationale le 23 mars 2022. Sortie à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône à partir du 16 mars 2022.
Depuis 15 jours déjà, le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, mène une vaste offensive sur le territoire ukrainien. Plus d’un million de personnes ont été forcées à l’exil vers les pays frontaliers, dont environ 800 Guinéens. Marie-Charlotte Noulens, en reportage à Conakry, livre dans les colonnes du Méridional un portrait d’ambiance des échos de la guerre russo-ukrainienne dans le pays guinéen.
Le monde entier a les yeux rivés sur l’Ukraine. Vladimir Poutine conduit un assaut sanglant sur le pays, une attaque relatée quasiment en direct par les médias occidentaux. Sur les écrans de télévision en Guinée Conakry, « France 24 », la chaîne de télévision française, diffuse sans interruption des nouvelles de l’Ukraine : dans les restaurants, dans les hôtels, dans la rue, dans les maisons… Depuis les coups d’œil distraits lancés par-dessus l’épaule jusqu’au profond regard soucieux, les Guinéens ont tous un avis sur ce conflit. « Je me suis disputé avec ma copine : elle me disait que ce n’était pas le problème de la Guinée. Mais je ne suis pas d’accord ! », lance un habitant de Kaloum, un quartier de Conakry; « La guerre est une très mauvaise chose. »
800 guinéens vivaient en Ukraine avant la guerre
D. est Guinéen, mais a vécu 22 ans entre la Russie et l’Ukraine. Il parle les deux langues couramment. « Ma femme Lena est ukrainienne. Elle ne veut pas quitter Kiev. C’est l’hiver là-bas. Il faut partir avec des vivres pour combien de jours ? Impossible de prévoir ! Certains de ses amis sont partis au début de l’offensive. Ils n’ont toujours pas atteint la frontière avec la Pologne ou la Roumanie. Les routes sont devenues trop dangereuses. »Debout devant son bureau, D. fait défiler des photographies de sa famille. Malgré sa bonne humeur de façade, il est inquiet. Lena vit au 17ème étage d’un immeuble. « Avec les voisins qui sont restés, elle vit au rez-de-chaussée. Ma femme ne souhaite pas descendre dans les sous-sols de l’immeuble de peur d’être ensevelie. »Le fils de D. aura eu plus de chance. Arrivé à Conakry depuis Kiev il y a un moins pour les vacances, il ne va pas rentrer en Ukraine.« On verra ce qu’on fera ensuite… », soupire D.
D. fait défiler Des photographies de sa famille
Ils seraient environ 800 Guinéens à vivre en Ukraine avant le début de la guerre. « Nous traversons actuellement une crise migratoire en Ukraine, où des milliers de personnes, parmi lesquelles des centaines de Guinéens, font face à des défis migratoires majeurs, même si la plupart de nos compatriotes sont déjà hors de danger dans des pays limitrophes comme la Pologne », a déclaré Morissanda Kouyaté, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale, de l’Intégration Africaine et des Guinéens de l’Étranger.
La Guinée ne prend pas position
Morissanda Kouyaté a également annoncé le limogeage du Consul honoraire d’Ukraine en Guinée, Charles Amara Sossoadouno. Ce dernier est accusé d’avoir appelé sur les réseaux sociaux à prendre position sur le conflit en faveur de l’Ukraine, sans l’accord du gouvernement guinéen. « Une faute grave », selon le ministre Morissanda Kouyaté. En effet, la Guinée n’était pas présente lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies du mercredi 2 mars. Ce jour-là, l’ONU adopte, avec une écrasante majorité, une résolution qui « exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ».
la guinée n’était pas présente lors de l’assemblée générale de l’onu
« Nous, nous ne pouvons pas répondre en tant que pays unique. Nous aussi nous appartenons à une communauté sous-régionale. D’abord la CEDEAO [Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ndlr]; ensuite, nous appartenons à une communauté un peu plus large, l’Union Africaine », a souligné le Ministre des Affaires Etrangères sur la page Facebook du ministère. Un choix qui pourrait s’expliquer par les intérêts occidentaux et russes détenus dans le pays.
Marie-Charlotte Noulens est journaliste depuis cinq ans. Elle est passée par la presse locale en Normandie avant de travailler à Bangkok pour « Asie Reportages ». Elle a rejoint ensuite le magazine « Aider les autres à Vivre », pour lequel elle écrit sur des sujets de société, principalement dans des zones touchées par la guerre ou encore, autour de la précarité en Afrique, au Moyen Orient et en Asie du Sud-Est.Elle se déplace à l’étranger et livre dans les colonnes du Méridional ses analyses sur l’actualité internationale.
En ce temps de guerre aux frontières de l’Europe, les politiques français en font le constat : la dépendance de la France notamment, aux hydrocarbures russes complique la situation. Dans une tribune parue dans le journal « Le Monde » le 7 mars, l’ancien président de la République a beau jeu de prôner la solution du nucléaire.
« La tragédie ukrainienne repose de manière brûlante la question de l’indépendance et la souveraineté de l’Europe et donc de la France. Ça commence par l’énergie. » Le constat est juste. Pour François Hollande, cette indépendance est à trouver dans les énergies renouvelables, qu’il qualifie de « source compétitive ». On le sait en revanche, elle ne suffira absolument pas à pallier un manque d’approvisionnement en gaz.
Alors, étonnamment, l’ancien président de la République en revient au nucléaire français. Sous son quinquennat pourtant, la procédure avait été engagée pour réduire ce parc nucléaire national. « Le nucléaire dont Vladimir Poutine parle pour mieux nous effrayer est aussi une solution pour réduire notre dépendance à l’égard des énergies fossiles. Avant de réfléchir à de nouveaux réacteurs, prolongeons les centrales existantes et améliorons leur maintenance pour produire plus et plus longtemps. » On déplore que François Hollande n’ait pas été assez visionnaire – une qualité appréciable pour un chef d’Etat – pour anticiper une telle situation avant que le pays ne se trouve dans l’urgence de trouver des solutions alternatives.
L’inscription scolaire d’un enfant dans une école publique marseillaise passe d’abord par une affectation. Cette étape est gérée par la Ville de Marseille. Les préinscriptions scolaires pour la rentrée de septembre 2022 sont ouvertes.
Attention : seuls les enfants nés jusqu’au 31 décembre 2019 sont concernés.
Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2020, la préinscription ne sera possible que pour l’année scolaire 2022-2023, si leur école de secteur est labellisée « Toute Petite Section ».
Inscriptions en ligneou dans un bureau municipal de proximité.
L’OM reçoit ce jeudi 10 mars le FC Bâle pour le match aller des 8èmes de finale de la Conference League. Une occasion pour Sampaoli et les Olympiens de commencer à se racheter de leurs dernières semaines catastrophiques.
Plus dur que Qarabag, à la portée de l’OM
Après deux matchs solides contre Qarabag en février (6-1 en cumulé), les Marseillais ont obtenu leur billet pour continuer l’aventure Conference League. Maintenant, place au FC Bâle. Actuellement 3èmes de la Super League, les Suisses semblent être des adversaires plutôt prenables pour l’équipe de Sampaoli. Les Olympiens recevront les Bâlois au Vélodrome et auront à cœur de se racheter après leurs dernières mauvaises performances. Ils ont tout intérêt à gagner cette rencontre qui est finalement beaucoup plus décisive qu’il n’y paraît : une défaite jeudi et le vestiaire pourrait imploser.
Tout miser sur la C4 ?
Alors que l’OM semble petit à petit se mettre des épines dans le pied dans sa course à la qualification à la Ligue des Champions, la Conference League prend d’un seul coup une autre ampleur. Une épopée serait un bon moyen de sauver un peu cette saison qui commence à s’écrouler doucement.Pour cela, l’OM devra jeudi retrouver son jeu et sa créativité qui lui ont permis d’être toujours dans le top 3 de Ligue 1. Il faudra un grand Payet, un grand Guendouzi, et un 11 qui joue ensemble.
Tous les yeux seront rivés sur la tactique et le 11 aligné jeudi, dans une période où Sampaoli semble plus que jamais avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Après deux ans d’absence, Métierama revient au Parc Chanot de Marseille les 18 et 19 mars prochains. Ce salon en présentiel renoue avec la « mobilisation d’intérêt général » pour l’information et l’orientation des jeunes entre 14 et 29 ans. L’association Métierama met son savoir-faire de plus de 45 ans au service de la jeune génération.
Pour cette édition 2022, Métierama reste une référence, et ne perd pas de vue ses objectifs : répondre aux nouveaux défis pour les jeunes, les parents et les professions recruteuses, et favoriser l’orientation scolaire ou professionnelle de ces jeunes. Le territoire a besoin que les futurs talents s’orientent vers des choix pertinents, en toute connaissance de cause.
Salon de l’Alternance, de l’Apprentissage et des Métiers, les 18 et 19 mars 2022, de 9h à 17h ; Parc Chanot, Marseille.
Connaissez-vous Joseph Capus, Guillaume de Paul, Sébastien Bertaud, Jules Julliany, Adrien Artaud, Louis Bergasse, Etienne Houllevique ?
Les noms de ces sept personnages ne vous évoquent peut-être rien. Je ne vous en veux pas. Si j’ajoute à cette liste les noms d’Alexis-Joseph Rostand, d’Eugène Rostand et de Jean Reynaud, ma question prend de l’épaisseur.
Ces dix hommes, pour ne citer qu’eux (il y en a d’autres), partagent deux qualités : celles d’avoir été élus à l’Académie de Marseille et d’avoir appartenu à la Chambre de Commerce de la Cité phocéenne.
Tous ont eu une main active et fructueuse dans l’action économique et consulaire et l’autre, tout aussi heureuse, dans la Culture. Ils sont l’exemple illustre de Marseillais attachés à l’activité économique et commerciale et pleinement conscients de l’importance de l’Art, de l’Histoire, des Sciences et des Lettres. Vous me permettrez de vous les présenter très brièvement.
Joseph CAPUS naît à Marseille le 27 juillet 1747. Secrétaire de la Chambre de Commerce, il est élu à l’Académie de Marseille.
Guillaume de PAUL, deuxième échevin de Marseille, membre de droit par son statut de la Chambre de Commerce, est élu à l’Académie de Marseille le 9 août 1763.
Sébastien BERTAUT, né le 10 avril 1807, Secrétaire de la Chambre de Commerce est élu au fauteuil 34 de l’Académie et déclare : « De temps immémorial, Marseille a marché à la tête de la civilisation et du commerce ». Déjà, Commerce et Culture marchaient d’un même pas.
Jules JULLIANY, négociant, économiste très écouté de la Chambre de Commerce, est élu à sa présidence puis est reçu à l’Académie de Marseille en 1848.
Adrien ARTAUD, né le 26 septembre 1859, préside la Chambre de Commerce de 1913 à 1920 et est élu à l’Académie le 8 juin 1916, dont il sera chancelier et directeur.
Louis BERGASSE (1875-1955) Secrétaire général de la Chambre de Commerce, est élu à l’Académie en février 1945.
Etienne HOULLEVIQUE, né à Marseille le 9 mars 1910, élu à l’Académie de Marseille le 20 janvier 1966, était Secrétaire général puis directeur de la Chambre de Commerce.
Alexis-Joseph ROSTAND, arrière-grand-père d’Edmond Rostand, est élu à la présidence de la Chambre de Commerce au mois de novembre 1832, jusqu’en novembre 1837.
Etienne ROSTAND, père d’Edmond, est accueilli par l’Académie le 29 juillet 1875. Dix ans plus tard, il recevra Frédéric Mistral.
Jean REYNAUD, né le 7 décembre 1889, archiviste comme son père Félix Reynaud, dirigea le service des archives de la Chambre de Commerce et créa… le musée de la marineet des Colonies de la Chambre. Élu à l’Académie de Marseille, il en fut directeur en 1952. L’académicien, père fondateur du musée de la Chambre de Commerce, doit se retourner dans sa tombe.
Ces quelques noms illustres démontrent les liens qui existaient depuis des siècles entre les deux Institutions, la Chambre de Commerce de Marseille et l’Académie. L’Économie et la Culture se reconnaissaient sœurs. Elles partageaient les mêmes sièges, les mêmes assemblées, les mêmes valeurs, le même esprit. Par le commerce et l’industrie, la Culture, les Sciences, les Lettres et les Arts elles manifestaient conjointement la volonté commune de rayonnement de Marseille.
Cette communauté d’esprit et de pensée est aujourd’hui rompue. En supprimant son musée, en mettant à l’encan ses trésors maritimes, artistiques et culturels, la Chambre de Commerce brise ce mariage si harmonieux entre l’Action et la Pensée, entre l’Économie et la Culture.
L’Économie assassine la Culture. L’Économique couche au sol le Culturel.
En créant un espace de restauration à la place de son musée, la Chambre de Commerce nourrit les corps ; elle affaiblit l’esprit. L’homme ne se nourrit pas simplement de pain ! La Chambre descend au niveau d’un prestataire de services gastronomiques alors qu’elle était un messager de Culture. La Chambre fait du commerce en vendant sa Culture et remplace par un « c » minuscule une majuscule qui l’honorait.
J’ai eu l’honneur d’être nommé en responsabilité du Conservatoire de la marine nationale qui présente des collections exceptionnelles d’uniformes, objets et richesses de notre marine et de compétence de son Commissariat. Quelle aurait été notre réaction si une vente et une « dilapidation » de ses trésors avaient été décidées ? Inimaginable !
À Marseille l’inimaginable est réalisable !
On ne détruit pas son histoire. On n’abandonne pas son âme. On ne renie pas son passé. On ne raye pas sa mémoire.
Or, c’est bien cela qui se produit à Marseille. La Chambre de Commerce lance une bombe sur notre patrimoine, bombe qui l’éclate entre de multiples acheteurs rompant l’unité et la cohérence d’une collection-vitrine de notre histoire maritime et commerciale.
Cet éclatement, cet abandon irraisonné, injustifié, irresponsable, sont une imposture. Le patrimoine maritime des Marseillais et de Marseille va s’envoler on ne sait où. Quand le patrimoine n’est pas détruit, il s’évapore !
Je ne veux pas être chauvin, mais il y a une limite aux excès ! Marseille, fais entendre ta voix ! Marseille et ton Académie, tes Institutions, tes collectivités diverses, tes associations, tes personnalités, tes hommes et tes femmes, tous tes citoyens de bon sens.
Une pétition vient d’être lancée par le PAMM, « Patrimoine Maritime en Méditerranée », remarquable structure destinée à faire émerger à Marseille un lieu dédié à son patrimoine maritime. Elle est proposée à votre attention et à votre signature. Partie prenante, je la soutiens et compte sur votre enthousiaste participation.
Marseille compte officiellement 111 quartiers, souvent issus des anciennes paroisses de rattachement. Mais plus que des quartiers, les habitants parlent encore aujourd’hui de « villages », qui possèdent chacun un esprit particulier !
Aujourd’hui, on vous parle de la librairie Vauban, facilement localisable… (55, boulevard Vauban, 13006). Au 15 mars, elle aura un an d’existence. Sa créatrice, Lesia Mariani, en a fait un lieu de rencontres et d’échanges : un lieu de vie où se croisent toutes les générations !
Rappelons-nous le temps de fermeture des « commerces non-essentiels ». Fallait-il ouvrir ou fermer les librairies ? De nombreuses échoppes consacrées aux livres ont été profondément affectées par la crise sanitaire, et certaines ont dû mettre la clé sous la porte. Dans le même temps, les Français ont pris conscience que commander en ligne ne leur suffisait pas : qu’est-ce qui peut remplacer les discussions avec un libraire, les demandes de conseil ou surtout le plaisir de se perdre parmi les rayons ? Lesia Mariani, elle, a ouvert après les grosses périodes de Covid. Un an après, elle nous dit son plaisir de voir défiler les lecteurs dans sa librairie.
« Les livres ont toujours tenu une place essentielle dans ma vie. Je n’en avais jamais assez, et ma mère devait m’emmener toutes les semaines à la bibliothèque pour faire des provisions… » Celle qui est née en bas du boulevard Notre-Dame n’a pourtant pas immédiatement choisi la voie du livre. Elle occupe pendant plusieurs années un poste dans la fonction publique territoriale. Mais le monde du livre restait présent en filigrane, comme un rêve d’enfance.
Pourquoi ici ?
« Historiquement, il n’y avait pas vraiment de librairies dans ce quartier. Aujourd’hui encore, la FNAC reste assez loin. Les gens, les familles surtout, préfèrent l’ambiance d’une librairie. » Il faut dire qu’un quartier comme Vauban voit ouvrir un certain nombre de nouveaux commerces, qui dynamisent l’endroit et contribuent à faire renaître un « esprit de village ». 2021 a été une bonne année pour la librairie Vauban, surtout au regard de la période.
L’importance du livre
Contrairement à l’achat dans les grandes surfaces, le choix d’un livre en librairie est la plupart du temps l’occasion d’un échange. Tous les âges se rencontrent à la librairie de Lesia Mariani. « Des visiteurs de passages, des habitués, des jeunes et des moins jeunes, des parents et des ados qui viennent tous seuls…» Chacun y trouve son compte. Et la croissance des écrans, même si elle « mange le temps », ne change pas la perception du livre.
Beaucoup de rayons sont consacrés à la jeunesse. « Un livre reste un livre, sourit Lesia Mariani. La phrase « il, elle n’aime pas lire » n’a pas de sens, et c’est passionnant de donner envie de lire, précisément ! » La jeune libraire est bien placée pour le savoir : n’importe quel petit enfant qui entre dans la librairie est curieux de tout. Quand il grandit, il faut simplement savoir entretenir ce goût.
Des livres et des animations
Parce que les livres sont aussi des univers, la librairie Vauban organise régulièrement des animations, ainsi que des « clubs lectures ». Et aussi, des séances de dédicaces avec des auteurs – souvent marseillais.
Lesia Mariani fait tout pour transmettre sa passion du livre, et elle y prend plaisir ! Récemment, elle a ainsi pu présenter son métier à des jeunes des écoles du quartier. Sans conteste, la librairie Vauban est beaucoup plus qu’un simple point de vente. En juillet, elle sera partenaire d’un festival de piano qui aura lieu dans le quartier. Un an après son ouverture, elle fait bien partie du paysage.