vendredi 4 avril 2025
Accueil Blog Page 424

Le centre de formation de l’OM enclenche les vitesses

© WKMC

L’une des priorités du duo McCourt-Eyraud était de construire un centre de formation fort qui allait attirer tous les jeunes joueurs prometteurs de la région. Longtemps délaissé par les différents présidents de l’OM, il était au cœur du « Champions Project ». Jacques-Henri Eyraud avait alors créé le « OM Next Generation » qui a toujours aujourd’hui pour but de signer des partenariats avec les clubs amateurs de la région. L’objectif était d’éviter une hémorragie des talents à Montpellier ou à Nice.

Le projet « OM Next Generation » était plutôt une réussite; on pourrait dire l’une des rares réussites, même, de la présidence de Jacques-Henri Eyraud. Peu après, plusieurs clubs avaient quitté le programme en raison des décisions controversés d’Eyraud lors des derniers mois de sa présidence. En plus de ce projet, Eyraud avait développé un partenariat fort avec l’académie de Diambars au Sénégal. Ce partenariat avait notamment permis l’arrivée de Bamba Dieng, un jeune attaquant prometteur. Mais depuis la nomination de Pablo Longoria à la tête du club, cette relation avec Diambars bat de l’aile. Très clairement, Pablo Longoria ne souhaite pas la poursuivre. Sa stratégie en terme de formation est de se concentrer sur le « local » en relançant « OM Next Generation » et en arrivant à subtiliser les meilleurs joueurs des centres de formation de Nice, Monaco et Montpellier.

Longoria a, par exemple, réussi à faire signer un premier contrat professionnel à deux jeunes joueurs du centre de formation de l’OGC Nice. Il s’agit de Salim Ben Seghir (18 ans) et Bilal Nadir (17 ans). Les deux joueurs sont décrits comme de futurs champions. Lors du premier match de préparation, ils ont fait forte impression et semblent promis à un bel avenir. Les supporters de l’OM peuvent espérer qu’ils gardent la tête sur les épaules et qu’ils deviennent les futurs Boubacar Kamara et Samir Nasri du club.

Autre arrivée importante pour le centre de formation, celle de Kamal Ahamada. Le jeune milieu né en 2005 a paraphé un contrat avec l’OM. C’est une excellente nouvelle puisque, en plus d’être un très bon joueur, il vient tout droit du club d’Air Bel (13011). Un club réputé pour son sérieux et son savoir-faire en matière d’éclosion de jeunes joueurs. Un club surtout qui a toujours refusé de participer à « OM Next Generation » et qui n’a pas toujours entretenu de bonnes relations avec l’OM. Air Bel a souvent préféré envoyer ses pépites à Montpellier. Cette signature est donc un bon signe de rapprochement entre l’OM et Air Bel et de l’amélioration des relations qu’ils entretiennent.

Le centre de formation de l’OM a clairement pris un coup d’accélérateur. Il est en train de passer dans une autre dimension pour devenir l’un des meilleurs de France. Une excellente nouvelle pour l’avenir du club qui s’appuie enfin sur le vivier riche de son territoire.

Mayeul LABORDE

Philippe Veran, président de Biotech Dental, reçoit la Légion d’Honneur à Salon

Philippe Veran (au pupitre) et Jean-Pierre Veran © Le Méridional

Fierté pour la Région Sud : ce vendredi 9 juillet au soir, le président de Biotech Dental Philippe Veran a reçu la Légion d’Honneur des mains de son père Jean-Pierre Veran, maire de Cotignac. Etaient notamment présents à la cérémonie Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence, et Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône.

Arnaud Montebourg © Le Méridional
Nicolas Isnard © Le Méridional
Jean-Marc Zulesi © Le Méridional

Tour de France étape 13 : Nîmes > Carcassonne – L’hémorragie ne s’arrête pas

© TDF

Des chutes encore et toujours au cours de cette treizième étape, comme depuis le début de ce Tour. Des bordures ensuite, dans le final. Les chutes auront provoqué l’abandon de quatre nouveaux coureurs. Les bordures sont, elles, anecdotiques, aucun favori n’ayant été pris dedans.

Comme prévu, cette étape aura connu un dénouement avec un sprint massif. Il n’y a pas eu d’échappée pour venir contrecarrer les plans des sprinteurs comme ce fut le cas hier. Et comme d’habitude lorsqu’on parle de sprint massif, on parle forcément de Mark Cavendish. Il ne semble pas avoir le moindre adversaire dans ce Tour de France : c’est sa 4ème victoire en 4 sprints massifs cette année. Il atteint ainsi le légendaire record d’Eddy Merckx avec une 34ème victoire.

Autrement, il faut dire que ce Tour de France n’est pas le plus intéressant en terme de suspens. Entre Cavendish et Pogacar, l’aventure n’est pas spécialement palpitante. Finalement, ce sont les chutes qui procurent le plus d’émotions cette année…

Vainqueur de l’étape : Mark Cavendish (Deceunink – Quick-Step)

Maillot jaune (leader du Tour) : Tadej Pogacar (UAE Team Emirates)

Maillot à pois (meilleur grimpeur) : Nairo Quintana (Arkéa Samsik)

Maillot vert (meilleur sprinteur) : Mark Cavendish (Deceunink – Quick-Step)

Maillot blanc (meilleur jeune) : Tadej Pogacar (UAE Team Emirates)

Abandons (32) : Ignatas Konovalovas (Groupama – FDJ), Jasha Sûtterlin (Team DSM), Cyril Lemoine (B&B Hotels), Marc Soler (Movistar Team), Robert Gesink (Jumbo – Visma), Jack Haig (Bahrain Victorious), Caleb Ewan (Lotto Soudal), Primoz Roglic (Jumbo – Visma), Tim Merlier (Alpecin Fenix), Mathieu Van der Poel (Alpecin Fenix), Nans Peters (AG2R – Citroën), Arnaud Démare (Groupama – FDJ), Jacopo Guarnieri (Groupama -FDJ), Anthony Delaplace (Arkea – Samsic), Jasper De Bruyst (Lotto Soudal), Stefan De Bod (Astana), Nicholas Dlamini (Team Qhubeka Nexthash), Loïc Vliegen (Intermarché – Wanty – Gobert Materiaux), Bryan Coquard (B&B Hotels), Jonas Koch (Intermarché – Wanty – Gobert Materiaux), Tony Martin (Jumbo-Visma), Luke Rowe (Ineos Grenadiers), Miles Scotson (Groupama – FDJ), Daniel Mclay (Team Arkea – Samsic), Tiesj Benoot (Team DSM), Tosh Van der Sande (Lotto Soudal), Victor Campanaerts (Team Qhubeka Nexthash), Peter Sagan (Bora – Hansgrohe), Roger Kluge (Lotto Soudal), Lucas Hamilton (Team Bikeexchange), Simon Yates (Team Bikeexchange), Michael Gogl (Team Qhubeka Nexthash).

Mayeul LABORDE

Réouverture des discothèques, dernières captives du covid

© PXH

Les discothèques sont enfin autorisées à rouvrir, ce vendredi 9 juillet, après 16 mois de fermeture. Cette année désastreuse aura eu pour conséquence la fermeture définitive de bon nombre d’entre elles. Les discothèques commencent enfin à voir le bout du tunnel, et espèrent ne pas devoir y replonger aussitôt.

Les professionnels de la nuit sont impatients de retrouver leur clientèle. C’est pour eux une journée qui s’annonce chargée, stressante mais aussi excitante. Christophe Longo, patron de « La Joïa » à Aix et responsable du collectif des dirigeants de discothèques de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse le confie au Méridional : « Nous sommes impatients mais stressés. Après 16 mois sans travailler, il faut tout remettre en place. » Mais tout a été prévu en amont pour que la reprise se passe au mieux.

La réouverture des discothèques s’accompagne d’un strict respect du protocole sanitaire. Il faudra être en possession du fameux pass, c’est-à-dire : être vacciné, fournir une attestation qui prouve que l’on a eu le covid dans les 6 mois précédents, ou bien un test PCR ou antigénique datant de moins de 48h. La Joïa sera intransigeante, nous assure Christophe Longo : « Nous ferons respecter le pass à 300%. Nous allons également mettre en place des tests antigéniques à l’entrée pour les personnes qui n’auraient pas eu le temps de se faire tester. Il faudra pour cela être muni de sa carte identité et de sa carte vitale. »

Les discothèques espèrent bien pouvoir compter sur la présence de leur clientèle d’avant le covid, celle qui les a soutenus par des encouragements pendant les longs mois de fermeture. C’est l’occasion aussi pour les plus jeunes de découvrir ces lieux qu’ils n’ont pas encore pu fréquenter. En revanche, pas question de parler du spectre d’une quatrième vague pour le moment. Pour Christophe Longo « il ne s’agit là que de spéculation. Néanmoins si une quatrième vague arrivait je n’ose pas croire que nous devrions à nouveau fermer. Je pense plutôt que le pass sanitaire sera étendu à d’autres lieux. De toute façon, les jeunes continuent de faire la fête, autant que cela soit dans un lieu encadré qui fait respecter le protocole sanitaire. »

Avec la réouverture des discothèques, ce sont toutes les activités qui peuvent reprendre. Les boîtes de nuit faisaient partie des derniers lieux entièrement fermés en raison du covid.

Charlie SALVIGNOL

OM : une grande arrivée lundi ?

Coutinho © Flickr

Le journaliste de La Provence Fabrice Lamperti a dévoilé cette information lors d’un live Instagram : « On me parle d’une grosse arrivée lundi. Je n’ai pas d’infos, mais on m’a parlé d’une grosse arrivée lundi. Je n’ai pas encore de nom à mettre face à cette case » a-t-il déclaré.

Depuis, les rumeurs vont bon train sur le nom qui pourrait se cacher derrière cette annonce. Certains suiveurs parlent de Coutinho. Le joueur de Barcelone est devenu indésirable en Espagne et Pablo Longoria entretient de bonnes relations avec le club catalan. La rumeur n’est donc peut-être pas aussi farfelue qu’il paraît. Même si le salaire du joueur est largement hors de portée du club phocéen, un montage pourrait être imaginé avec Barcelone qui prendrait en charge une partie du salaire par exemple. Mais si un tel joueur venait à signer à l’OM, les rumeurs de vente du club repartiraient de plus belle. Cette arrivée poserait en effet question. Difficile d’imaginer que McCourt serait seul derrière le club.

D’autres rumeurs parlent de l’attaquant Martin Braithwaite, un nom beaucoup moins ronflant. Mais le joueur reste un buteur de grande qualité et serait dans les moyens de l’OM. Il serait parfaitement complémentaire avec Arkadiusz Milik.

Mayeul LABORDE

Nicolas Mérindol : « La légitimité entrepreneuriale n’est ni une mode, ni un gadget »

© Le Méridional

Nicolas Mérindol est Président fondateur du groupe Carmin Finance et ancien Directeur Général du groupe Caisse d’Epargne. Il présidera la première Université d’Eté sur la Légitimité Entrepreneuriale (UELE) organisée par Aix-Marseille Université les 12 et 13 juillet prochains.

Le Méridional : Nicolas Mérindol, comment en êtes-vous venu au domaine de l’entrepreneuriat ?

Nicolas Mérindol : L’entrepreneuriat était un projet ancré en moi depuis longtemps, depuis mes études en classes préparatoires à Henri IV (Paris). Mon histoire professionnelle, après 30 ans dans des grands groupes, m’a donné rendez-vous avec ce destin… j’ai saisi l’occasion !

LM : Pouvez-vous présenter le concept de « légitimité entrepreneuriale » ? En quoi cette notion est-elle utile concrètement dans la vie des entreprises ?

NM : Le concept de la légitimité entrepreneuriale repose sur l’ensemble des éléments qui participent à créer un environnement de confiance autour de l’entreprise, les produits, les actionnaires et bien sûr le management et les salariés. La légitimité entrepreneuriale est un facteur de succès et de performance dès lors que chacune des actions menées la renforce. La mesurer permet au CEO de corriger le tir et aux clients d’être rassurés, à l’investisseur de multiplier ses chances de gains etc.

LM : L’université d’Aix-Marseille a inauguré il y a quelques mois une Chaire de Légitimité entrepreneuriale. Que représente pour vous le fait d’être président de la première Université d’Eté sur la Légitimité Entrepreneuriale ? Pourquoi avoir accepté ce rôle ?

NM : Présider la première Université d’Eté de la Chaire de Légitimité Entrepreneuriale de l’université d’Aix-Marseille est un honneur bien sûr, mais aussi un engagement auprès d’universitaires, docteurs et chercheurs, au service d’une recherche appliquée à la gestion performante des entreprises. Transmettre, c’est apporter ma pierre à l’édifice après une carrière riche de nombreuses expériences, soit comme président de grand groupe soit comme entrepreneur !

LM : En quelle mesure a-t-on aujourd’hui plus que jamais besoin de se pencher sur la notion de légitimité entrepreneuriale ?

NM : Aujourd’hui, la performance, l’image, le digital et les réseaux sociaux sont intimement liés. La légitimité entrepreneuriale n’est pas une mode ni un gadget. C’est la nouvelle pierre à l’édifice d’une société exigeante.

LM : Pensez-vous que le territoire provençal a un rôle particulier à jouer au niveau de la diffusion de la formation en légitimité entrepreneuriale ?

NM : Notre territoire provençal est riche de grands groupes internationaux, de petites entreprises, d’universités, de centres de recherche, de femmes et d’hommes engagés… L’ambition de cette université d’été est grande : c’est un rendez-vous annuel, international, ouvert à tous, qui deviendra incontournable sur le sujet : et ce sera en Provence ! 

Propos recueillis par Raphaëlle PAOLI

Salon-de-Provence/Aix : les meilleurs solistes au Festival de Musique de Chambre

© Pxb

Dans la série des festivals estivaux à ne pas manquer, on trouve le Festival International de Musique de Chambre de Provence : les meilleurs solistes se retrouvent à Salon-de-Provence et à Aix-en-Provence pour une 29ème édition de l’événement. Le festival est organisé depuis 1993 par un trio d’artistes : Eric Le Sage (pianiste), Paul Meyer (clarinettiste) et Emmanuel Pahud (flûtiste). Ils sont entourés de plus de 40 musiciens, professionnels ou jeunes talents. Les concerts auront lieu du 29 juillet au 7 août 2021.

La programmation, les lieux et la billetterie sont à retrouver sur le site de l’événement.

Tour de France étape 12 : Saint-Paul-Trois-Châteaux > Nîmes – Le peloton à un train de sénateur, Nils Politt à toute allure

© TDF

Nils Politt a réalisé un sacré numéro, un grand numéro même. Après avoir parcouru 9 kilomètres en solitaire, il n’en est pas revenu de passer la ligne d’arrivée seul, lui qui a souvent fini bien placé mais jamais gagnant. Une belle récompense pour ce coureur qui, à 27 ans, s’offre sa première victoire.

La victoire de Nils Politt est d’autant plus belle qu’elle intervient le jour où son leader Peter Sagan a abandonné. Un beau clin d’œil qui n’est pas sans rappeler celui d’hier.

Si cette étape a été animée au niveau de l’échappée, elle l’a été beaucoup moins au niveau du peloton. Les coureurs, fatigués de la semaine dernière, et surtout de l’étape d’hier avec les deux montés du mont Ventoux, n’ont pas voulu trop se dépenser. Le peloton a passé une journée plutôt tranquille malgré quelques bordures. Les favoris ont roulé à un train de sénateur. Aucun grand changement donc dans le classement général ni au niveau des maillots distinctifs.

Vainqueur de l’étape : Nils Politt (Bora-Hansgrohe)

Maillot jaune (leader du Tour) : Tadej Pogacar (UAE Team Emirates)

Maillot à pois (meilleur grimpeur) : Nairo Quintana (Arkéa Samsik)

Maillot vert (meilleur sprinteur) : Mark Cavendish (Deceuninck – Quick-Step)

Maillot blanc (meilleur jeune) : Tadej Pogacar (UAE Team Emirates)

Abandons : Ignatas Konovalovas (Groupama – FDJ), Jasha Sûtterlin (Team DSM), Cyril Lemoine (B&B Hotels), Marc Soler (Movistar Team), Robert Gesink (Jumbo – Visma), Jack Haig (Bahrain Victorious), Caleb Ewan (Lotto Soudal), Primoz Roglic (Jumbo – Visma), Tim Merlier (Alpecin Fenix), Mathieu Van der Poel (Alpecin Fenix), Nans Peters (AG2R – Citroën), Arnaud Démare (Groupama – FDJ), Jacopo Guarnieri (Groupama -FDJ), Anthony Delaplace (Arkea – Samsic), Jasper De Bruyst (Lotto Soudal), Stefan De Bod (Astana), Nicholas Dlamini (Team Qhubeka Nexthash), Loïc Vliegen (Intermarché – Wanty – Gobert Materiaux), Bryan Coquard (B&B Hotels), Jonas Koch (Intermarché – Wanty – Gobert Materiaux), Tony Martin (Jumbo-Visma), Luke Rowe (Ineos Grenadiers), Miles Scotson (Groupama – FDJ), Daniel Mclay (Team Arkea – Samsic), Tiesj Benoot (Team DSM), Tosh Van der Sande (Lotto Soudal), Victor Campanaerts (Team Qhubeka Nexthash).

Mayeul LABORDE

Bourse chinoise vs bourse américaine : un touché-coulé qui pourrait mal finir

© WKMC

Mardi 6 juillet 2021, le gouvernement chinois a annoncé vouloir en finir avec l’exode de ses entreprises vers la bourse américaine. L’Etat chinois renforce « la protection des données sensibles liées à l’entrée en bourse à l’étranger de firmes nationales ». La guerre économique entre les deux nations continue de s’amplifier. Après l’interdiction de la marque Huawei aux Etats-Unis, la Chine s’attaque à la bourse américaine en dissuadant ses entreprises d’y entrer.

La Chine montre ses muscles en ce début d’été. Elle s’attaque à la bourse américaine en prenant des mesures pour empêcher ses entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies d’y entrer. Et pour qu’on la prenne au sérieux, elle a d’ores et déjà offert un exemple. Il s’agit de l’entreprise Didi (« Uber chinois ») spécialisée dans la mise en relation d’utilisateurs avec des conducteurs via une application. Elle propose aussi des services de livraison de nourriture. Cette entreprise avait fait son entrée à Wall Street avant de voir le gouvernement chinois saboter sa cotation en annonçant l’ouverture d’une enquête concernant la collecte des données des utilisateurs de Didi.

Cet acte a eu pour effet de freiner les investissements aux Etats-Unis de plusieurs firmes chinoises de la tech. La Chine espère ainsi mettre en avant sa bourse et venir concurrencer Wall Street très prochainement. La réaction de Joe Biden est maintenant attendue. Un touché-coulé qui pourrait mal finir…

Noëlle Praticci-Roux, un talent créateur marseillais

Noëlle Praticci-Roux devant sa table de travail, avec le chef Ippei Uemura © Le Méridional

Certains artistes et créateurs – pas tous – ont « l’œil », la vision de ce qui est encore en puissance et existe pourtant déjà. Noëlle Praticci-Roux est de ceux-là. La jeune créatrice de mode est un talent reconnu du territoire marseillais et au-delà des frontières nationales. Pour évoquer le défilé particulier qui aura lieu le 11 juillet 2021 à la Villa Gaby, elle nous reçoit dans son atelier.

Toute passion ne naît pas dès l’enfance, et Noëlle Praticci-Roux, qui va aujourd’hui sur ses trente ans, s’en amuse. « J’avais dans l’idée de devenir coiffeuse ; mais il est vrai que parallèlement, depuis l’âge de 10-11 ans, je passe mon temps libre à « trafiquer » mes habits, à assembler des morceaux de tissu. Je m’intéresse très vite au jeu des matières et des formes. »

Ce goût lui fait emprunter un chemin professionnel complet : école de Couture au Lycée Colbert de Marseille, où elle remporte la Médaille d’Or Départementale au concours « Les Meilleurs Ouvriers de France », spécialité Couture Floue. Elle obtient son diplôme en 2010 et entre dans une école de Mode à Paris ; elle croise alors la route des plus grands professionnels.

En 2014, Noëlle Praticci-Roux décide de fonder sa marque. Portée par son engouement pour la création, elle se fait connaître pour sa griffe particulière : notamment pour son motif emblématique en relief dont les points reliés à la main s’inspirent de la technique de pliage de l’origami. Son inspiration puise dans l’architecture, dans les jeux de lumière. Plus qu’aux couleurs, elle s’intéresse aux nuances de noir.

© Le Méridional

Le succès se confirme : elle remporte deux expositions aux Galeries Lafayette (2015 et 2017), présente sa collection à New-York en 2016. Ses racines méditerranéennes ne se laissent pas oublier, puisqu’elle obtient la labellisation par la Maison Méditerranée, et expose ses créations au Musée des Arts Décoratifs, de la Faïence et de la Mode au Château Borély (8ème arrondissement de Marseille).

> A voir aussi : A la Villa Gaby, mode et saveurs se répondent

Elle fait partie à plusieurs reprises du jury du concours « Génération mode », et elle représente sa marque en 2017 lors des prestigieux défilés d’Odessa (Ukraine), d’Alger et de Constantine (Algérie). En 2019, elle collabore avec la marque de maroquinerie CHABRAND, pour laquelle elle réalise une collection de sacs en cuir.

Elle met son savoir-faire au service de la transmission, puisqu’elle est depuis 2019 professeur de Couture et de Création textile auprès des étudiants du Master Mode de l’Université d’Aix-Marseille.

Le 11 juillet aura lieu à la Villa Gaby un événement destiné à mettre en lumière l’harmonie des talents : un dîner à quatre mains (réalisé par les deux chefs provençaux Mickaël Féval et Ippei Uemura), qui verra alterner les plats et les défilés de mode de deux créatrices, Noëlle Praticci-Roux et Charlotte Mas. Noëlle Praticci-Roux a l’habitude des défilés, mais elle confie son excitation de participer à une telle réalisation d’ensemble : « C’est une magnifique expérience de travailler de concert avec des virtuoses de la gastronomie ; cela demande une étroite collaboration pour une mise à l’honneur générale de toutes les créations. Chaque réalisation est à la fois un talent à part entière et une face du bijou général. »

La veste créée pour les chefs Mickaël Féval et Ippei Uemura à l’occasion de l’événement du 11 juillet 2021. Ici, le chef Ippei Uemura © Le Méridional

Chacune des créatrices présentera 3 tenues lors du défilé ; en outre, Charlotte Mas réalise les tenues des serveurs, et Noëlle Praticci-Roux celles des chefs.

L’un de ses projets en cours ? Elle aimerait ouvrir une boutique à Marseille, rue Paradis… un nom serti d’une délicieuse connotation.

Jeanne RIVIERE