vendredi 4 avril 2025
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Panorama des ambitions russes en Méditerranée (2/3)

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Alain Bogé est spécialisé en Géopolitique, Relations Internationales et Commerce International. Il a notamment donné des cours à l’université de Lyon 3, à Lille et en Inde. Il enseigne actuellement à l’université de Prague et à l’European Business School de Paris.

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> A voir aussi : Panorama des ambitions russes en Méditerranée (1/3)

L’activité russe en Méditerranée orientale a connu une hausse dans le contexte plus large de son « retour » au Moyen-Orient. Cette activité se rapproche d’un concept de « Realpolitik ». Dans cet environnement redevenu plus accessible à l’influence de la Russie, celle-ci recherche d’autres points d’appui en Méditerranée orientale que la seule Syrie – qui demeure son point d’appui principal. Tour d’horizon des pays méditerranéens auxquels s’intéresse la Russie.

La stratégie d’influence de la Russie dans la région est double : à la fois diplomatique et militaire. Pragmatisme oblige, le Kremlin va soutenir des pays souverains quelle que soit la nature du régime du pays en question, ce qui rassure des pays comme l’Egypte et la Turquie.

La Syrie est le centre du dispositif stratégique de la Russie en Méditerranée orientale. Les relations entre Moscou et Damas ne datent pas d’aujourd’hui. Elles ont débuté en 1956 à l’occasion de la crise de Suez.  En 2013, dans le contexte de la guerre civile syrienne, la Russie applique son veto au Conseil de sécurité des Nations unies  : elle s’oppose à une opération militaire occidentale après les attaques à l’arme chimique qui ont eu lieu le 21 août ; la communauté internationale accusant Bachar el-Assad d’être responsable, la Syrie et la Russie considérant pour leur part qu’il s’agit des rebelles. Le 30 septembre 2015, le président syrien demande officiellement une aide militaire à la Russie. Moscou intervient donc en Syrie et confirme ainsi son statut d’acteur majeur au Moyen-Orient.

L’opération militaire en Syrie va constituer une évolution dans la politique étrangère russe : contrairement aux conflits ukrainien, géorgien et tchétchène, la Russie est engagée dans un pays avec lequel elle ne partage aucune frontière, ce qui suppose la mise en place d’une logistique très importante en moyens déployés. Le statut base de Tartous est officialisé en 2017 et cette base devient le seul point d’appui russe en Méditerranée, capable d’accueillir onze navires de guerre. Des troupes russes sont présentes sur le terrain et collaborent avec les forces privées du groupe Wagner. Cette base navale est couplée avec la base aérienne de Hmeimim/Lattaquié.

Par ailleurs, la Russie a mis progressivement en place une stratégie de « déni d’accès » (interdiction de zones) au large de la Syrie avec, notamment, une présence navale permanente au large des côtes (à partir de Tartous), notamment via des sous-marins, et un déploiement d’un système de défense côtière Bastion-P doté de missiles de croisière anti-surface (350 km de portée). De plus, la Russie ferme, parfois pour plusieurs jours, des zones maritimes et aériennes au large de la Syrie, sous prétexte d’exercices militaires. La Syrie est ainsi devenue un « laboratoire d’essais » en matière de stratégie militaire marine/terre. Mais surtout, le pays est devenu une sorte de satellite, sur le mode biélorusse, donnant ainsi à Moscou un solide point d’appui en Méditerranée orientale au cœur de la zone de tensions Iran/Israël.

L’Egypte du maréchal el-Sissi constitue un partenaire clef à l’échelle régionale vu de Moscou. Les deux pays ont signé un accord de coopération stratégique en octobre 2018. Les relations économiques se développent dans le domaine énergétique et militaire avec des exercices conjoints dans le domaine aérien (Flèche de l’amitié en 2019) ou maritime (Pont de l’amitié en 2020).

Du côté de la Turquie, les rapports entre les deux pays sont ambigus et parfois violents. Il y a un contentieux historique : la Turquie et la Russie ont toujours entretenu des relations conflictuelles. Quatorze guerres ont opposé la Turquie à l’empire russe avec de rares périodes d’accalmie. Par ailleurs, la mer Noire constitue une zone où les influences des deux pays se télescopent. Ankara refuse toujours de reconnaître l’annexion de la Crimée par la Russie. Le président Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé récemment son soutien à l’Ukraine en livrant, entre autres, des drones « Bayraktar » à l’armée ukrainienne. Dans le Caucase, Ankara a soutenu l’Azerbaïdjan alors que Moscou soutenait (mollement certes) l’Arménie. La Turquie est membre de l’OTAN et abrite sur son territoire la base militaire américaine d’Incirlik, proche de la mer Noire. Mais, en achetant aux Russes le bouclier anti-missiles S-400 entre autres, la Turquie sert la Russie en lui offrant un marché important et en remettant en cause la politique d’armement de l’OTAN. En dépit d’un passé historique assez lourd, les deux pays développent une relation transactionnelle et pragmatique, où la Russie a clairement le rôle prépondérant.

Du fait de la position stratégique du Liban (qui a des frontières avec la Syrie et Israël, ainsi qu’une façade maritime), la Russie est particulièrement attentive à l’évolution de la situation politique du pays. Etant donné la situation déliquescente de l’économie libanaise, il n’y a pas de réels échanges commerciaux avec la Russie qui se tient néanmoins prête à aider le Liban à résoudre ses problèmes avec des arrière-pensées de « soft power ».

Le positionnement d’Israël vis-à-vis de Moscou va dépendre dans les prochains mois, de la perception qu’ont les autorités israéliennes de l’engagement régional de Washington et de sa capacité de soutien. Les relations entre la Russie et Israël sont ambivalentes. D’abord réticente à la constitution d’un nouvel État au Moyen-Orient, l’URSS a opéré un tournant en 1947. Aujourd’hui, les Russes constituent la plus importante communauté juive d’Israël.

Ces villes qui n’ont pas encore fait passer leurs agents aux 35 heures

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Selon la ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin, qui intervenait sur CNews le 3 février, environ 200 communes n’ont toujours pas fait passer leurs agents aux 35 heures hebdomadaires. Cette obligation – dont on a beaucoup entendu parler à Marseille dans le cadre de la grève des agents de collecte des déchets…– a été votée en 2019, à travers la loi de transformation de la fonction publique. La plupart du temps, cette adaptation s’est traduite par la suppression de jours de congés. L’échéance remonte au 1er janvier 2022 ; au-delà des quelques semaines d’indulgence, les collectivités se verront convoquées au tribunal.

Calendrier – Forum des mondes méditerranéens à Marseille : les six thématiques principales

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Le forum des mondes méditerranéens se tiendra à Marseille les 7 et 8 février. L’objectif est de réfléchir aux défis que connaissent les territoires des deux rives de la Méditerranée. Les six grands thèmes abordés seront :

  • L’environnement et la biodiversité
  • L’éducation, la formation, les mobilités
  • L’inclusion et les solidarités
  • L’emploi, l’innovation et l’entrepreneuriat
  • La culture et le patrimoine
  • L’action territoriale et le développement durable.

Le programme détaillé de ces deux journées et les inscriptions sont à retrouver en ligne.

JO d’hiver de Pékin : le jeu du président Xi Jinping

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Aujourd’hui commencent les JO les plus contrôlés de l’histoire dans le pays communiste dirigé par la main de fer de Xi Jinping. Il y a à la fois un air de rachat et un air de défi dans la tenue de ces jeux d’hiver. Fin 2019, le virus qui allait affoler le monde entier « partait » de Chine ; en choisissant de maintenir les JO (contrairement au Japon qui les avait repoussés), le gouvernement veut affirmer à sa population comme aux nations étrangères, que le pays est capable de se confronter à la menace de l’épidémie.

> A voir aussi : JO de Pékin : « bulle sanitaire » et annulation de ventes de billets

« La Chine honorera son engagement d’offrir au monde des Jeux olympiques sûrs, efficaces et splendides« , a déclaré « Xi ». Il faut dire que le dirigeant communiste soigne ses cartes, avant les élections qui se tiendront dans quelques mois.

La stratégie annoncée était celle d’une « bulle sanitaire », et les sportifs se voient imposer un respect strict des protocoles sanitaires chinois. Le gouvernement ne plaisante pas avec le variant Omicron. Les « jeux sous cloche » vont-ils permettre de rassurer une population inquiète de voir autant d’étrangers s’installer à Pékin jusqu’au 20 février ? Ceux-ci ne devront avoir aucun contact avec les autochtones. Sportifs comme journalistes, techniciens etc. seront escortés entre leur hôtel et les épreuves. Quant aux spectateurs des tribunes, ils ont été soigneusement sélectionnés, et devront également se soumettre à d’étroits contrôles.

Si les tensions politiques demeurent entre la Chine et plusieurs pays – les Etats-Unis notamment – les athlètes devraient « jouer le jeu ». Du côté du gouvernement, on surveille étroitement tout manquement aux consignes officielles : une « punition » est promise à tout participant chinois dont le « comportement ou le discours violerait l’esprit olympique et les lois chinoises »… On préfère de notre côté ne pas les mettre sur le même plan. Il reste à espérer que les 88 athlètes français se sentent suffisamment à leur aise pour rapporter des médailles dans ce contexte particulier.

R.P

Le dossier bus vert à nouveau dans la ligne de mire de la RTM

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Il y a six ans, la RTM lançait sa première ligne de bus électriques. Aujourd’hui, le dossier revient sur la table. En plus de la ligne 83 (Vieux-Port/Pointe Rouge), l’une des plus utilisée par les Marseillais et les touristes, plusieurs modèles vont être testés, en vue de constituer le plan des futurs appels d’offres. Une cinquantaine de bus devraient être livrés en 2024. L’objectif est d’avoir remplacé tous les bus du réseau vers 2035. Caillou principal pour cette réalisation : la topographie marseillaise implique une consommation d’énergie plus élevée que la moyenne. Et si les émissions de CO2 sont considérablement réduites par ce mode de transport, un bus vert coûte environ trois fois plus cher qu’un bus classique.

Panorama des ambitions russes en Méditerranée (1/3)

Mer Noire © WKMC

Alain Bogé est spécialisé en Géopolitique, Relations Internationales et Commerce International. Il a notamment donné des cours à l’université de Lyon 3, à Lille et en Inde. Il enseigne actuellement à l’université de Prague et à l’European Business School de Paris.

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L’attirance de la Russie pour les « mers chaudes » n’est pas nouvelle. Si l’on jette un œil sur la doctrine maritime russe, on remarque que le tsar Pierre Ier « le Grand » (1672-1725), dès la fin du 17ème siècle, y fait référence. A cette époque, les accès russes aux mers et océans sont restreints. Au nord, la Baltique est contrôlée par la Suède et au sud, la mer Noire est la chasse gardée des Turcs. De surcroît, les frontières maritimes du nord (océan Arctique) sont prises par les glaces durant une bonne partie de l’année et il faudra attendre le début du XXème siècle pour voir une amélioration de la circulation dans cet océan avec l’apparition du brise-glace.

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Mais c’est l’impératrice Catherine II (1729-1796) qui va vraiment instaurer une stratégie expansionniste en direction des mers chaudes en annexant le khanat (royaume) de Crimée, et qui obtient le droit de circuler sur la mer Noire. En 1783, la base navale de Sébastopol est créée et le projet de l’impératrice est d’ouvrir un accès libre à la Méditerranée.

Aujourd’hui, à partir de la mer Noire, véritable corridor vers les mers chaudes, Vladimir Poutine affiche sa volonté de se positionner dans l’espace méditerranéen.

La mer Noire, verrou stratégique et couloir d’entrée de la Méditerranée

La mer Noire fait partie de ce que Fernand Braudel et Yves Lacoste ont appelé « la plus grande Méditerranée », qui ouvre sur le Sud eurasien (l’espace Russie méridionale-isthme caucasien-bassin de la Caspienne) et permet à la Russie de se projeter en Méditerranée. L’annexion de la Crimée, le 18 mars 2014, a modifié la situation géopolitique et l’équilibre des forces. La Russie dispose ainsi de 1 000 kilomètres supplémentaires de littoral sur la mer Noire, sans compter les rives de la mer d’Azov, transformée en « lac russe ».

La base russe de Sébastopol, en Crimée, permet de projeter les opérations en Méditerranée orientale et centrale et, par extension, jusqu’à l’océan Atlantique via le détroit de Gibraltar.

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C’est le seul accès russe pour la Méditerranée via les détroits du Bosphore et des Dardanelles (situés en territoire turc). En 2014 après un référendum « arrangé » et dans l’indifférence générale, les troupes russes ont annexé la Crimée, qui appartenait auparavant à l’Ukraine. Le quartier général de la Flotte de la mer Noire se situe à Sébastopol qui se trouve, de fait, être un verrou stratégique qui inquiète l’OTAN.

En effet, cette base militaire se trouve proche de pays comme la Roumanie, la Bulgarie, la Turquie et la Grèce qui font partie de l’OTAN. La Géorgie a également une façade maritime avec la mer Noire et fait partie de « l’étranger proche » de la Russie, avec un gouvernement actuel proche de l’OTAN. La base russe de Sébastopol permet de projeter les opérations en Méditerranée orientale et centrale et, par extension, jusqu’à l’océan Atlantique via le détroit de Gibraltar.

> A voir aussi : Ukraine : que veut Vladimir Poutine ?

Par ailleurs, cette base fait partie du dispositif russe tendant aujourd’hui à encercler l’Ukraine, avec la mobilisation de la Flotte de la mer Noire et de 6 000 hommes des forces militaires.

Ce « bastion stratégique » russe édifié en Mer Noire doit être considéré comme partie intégrante de la stratégie russe en Méditerranée, et renforcer la présence militaire et diplomatique de la Russie au Moyen-Orient.

« A vrai dire », la chronique éco de Pierre Dussol (14) : Redistribution, ou la solidarité dévoyée

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Pierre Dussol est professeur d’économie honoraire à Aix-Marseille-Université. Il a compris depuis belle lurette les méfaits de la torsion des mots sur la désorientation et le vide des esprits. En véritable « redresseur de tors », il a décidé de reprendre les définitions de base qui permettent de mieux décrypter les habillages et autres artifices du politiquement correct. Il livre son point de vue savoureux dans les colonnes du Méridional.

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REDISTRIBUTION, ou la solidarité dévoyée

Justice sociale et égalité sont des idoles intouchables du politiquement correct et ce bien avant que l’expression existe. Certes, personne ne se déclarera pour l’injustice sociale mais c’est un peu facile : ce sont des mots-valises. On peut y mettre tout et n’importe quoi. La redistribution des revenus et des patrimoines fait partie de ces concepts diaboliques qui détruisent l’incitation à produire des richesses économiques qui finalement profiteraient à tout le monde.

Dans « Le Manifeste communiste », la seconde proposition était la « progressivité élevée » des impôts qui suivait « l’expropriation de la propriété foncière ». La proposition 8 était « l’obligation du travail égale pour tous … »

Marx se serait bien relu, il aurait vu la contradiction : comment motiver les hommes à travailler si on les spolie des fruits de leur travail ? Il est vrai que l’humain ne fait pas partie des concepts marxistes.

> A voir aussi : Cohésion

Pour les naïfs de bonne volonté, la redistribution des revenus, voire des fortunes et des héritages, est un moyen de « rétablir un peu de justice… » au profit des malheureux. Les inégalités peuvent choquer, mais cela ne veut pas dire que le remède, s’il en faut un, soit la redistribution par la contrainte politique. Si certains gagnent davantage ou sont plus riches que d’autres, quelle en est la raison ? Si ces richesses proviennent d’activités illégales, il n’y a qu’à appliquer la loi et poursuivre les contrevenants. Si les activités en question sont légales, il n’y a aucune raison de spolier les bénéficiaires.

« Aucune raison », certes si l’on est dans une société responsable. En revanche, à la lumière (si l’on ose se référer à la lumière ici) des idéologies de haine, de jalousie, d’envie, comme on voudra, mais à coup sûr socialistes, tout est possible.

La solidarité est déjà praticable sur la base du volontariat, par exemple à l’intérieur de la famille, ou par le mécénat. Elle peut aussi être organisée économiquement pour ceux qui souffrent d’accidents de la vie. C’est le rôle des assurances, maladie, accidents, du travail ou autres, du chômage. L’assurance est en soi un système de solidarité responsable car fondé sur la prévoyance personnelle : tout le monde paie et les sinistrés sont indemnisés par les cotisations de tout le monde. Les ouvriers du Moyen Age avaient déjà créé des caisses de solidarité pour cela. Mais l’assurance n’a pas à se permettre des politiques de redistribution inspirées par des idéologies « partageuses » même si le mot partage a une tonalité sympathique. Cela dépend des méthodes.

La belle idée de solidarité a été dévoyée par ses excès. La formule du candidat Clinton il y a bien longtemps, résume les limites : « L’assistance doit être une seconde chance, pas un mode de vie. » Tout est dit. Il est vrai qu’« assister », c’est acheter des voix aux élections.  Malheureusement, la rage de l’égalisation par le bas est tellement partagée par la masse des envieux que les réformes risquent d’attendre longtemps.

> A voir aussi : « Droits » de succession

Pourtant, pour faire émerger et prospérer les talents et réduire ainsi les inégalités par le haut, rien de mieux qu’un système d’enseignement qui fonctionne bien. Là aussi, si l’Etat veut effectuer un travail de fond, c’est l’endroit et le moment. Curieusement, il n’en est pas question : il est bien plus facile d’imaginer des impôts et cela révèle le très bas niveau de la réflexion des hommes de l’Etat fort loin d’être des hommes d’Etat. C’est bien le drame !

La solidarité a été détournée et la fiscalité aussi, dont le rôle est de financer de façon neutre les charges communes. Nous y reviendrons.

Pierre DUSSOL

Avant-match – OM/Angers : Pas le temps de se poser des questions

© OM / Twitter

Trois petits jours seulement après la désillusion à Lyon, l’OM doit se relancer avec la réception du SCO d’Angers (23ème journée de Ligue 1). Ne manquez surtout pas cette affiche en suivant le live commenté sur les pages FacebookYoutube et Twitch du Méridional.

> A voir aussi : OM/Angers : sur quelle chaîne et à quelle heure voir le match ?

Les Olympiens ont été une nouvelle fois dans la gestion lors du match précédent… mais ce n’est pas passé. Ils peuvent logiquement nourrir des regrets. Le plan de jeu de Sampaoli, peu propice au spectacle, n’a pas fonctionné sur ce match. Il avait pourtant fait ses preuves à de nombreuses reprises et les résultats sont là.

Il serait judicieux de faire évoluer par petites touches le onze de départ, histoire d’apporter un peu de fraîcheur. Milik, peu utilisé ces derniers temps, pourrait bien débuter la rencontre, ainsi que Bakambu. Ce léger turn-over ne perturberait pas une équipe avec des certitudes, et nous pèserions un peu plus sur le front de l’attaque.

L’équipe probable du coach Sampaoli :

Le SCO d’Angers, défait lors de la réception de la lanterne rouge Saint-Etienne, aura à cœur de laver l’affront en venant au Vélodrome avec d’autres intentions.

Cette fois-ci, le coach pourra certainement compter sur ses nouvelles recrues pour obtenir des points cruciaux dans la course à la deuxième place.

Pronostic : victoire de l’OM 3 à 1.

Fabrice HUART

Fabrice Huart est entraîneur de football depuis une vingtaine d’années. Né à Nîmes, il a suivi sa pré-formation et sa formation au club de sa ville natale : le Nîmes Olympique. Ayant exercé à différents niveaux, il est aujourd’hui entraîneur en National 3 avec le FC Côte Bleue et consultant pour le Méridional, où ses articles sur l’OM sont à lire chaque semaine. Formateur occasionnel pour la Ligue Méditerranée, il forme et certifie les diplômes des futurs entraîneurs régionaux.

« Fruits en ville » : des circuits courts et biologiques autour de Marseille

© Département13

La tendance est de plus en plus marquée : dans les villes, les demandes de produits « locaux » explosent. Dans la région marseillaise, les exploitations ne manquent pas. Une question intéressante est pourtant née : pourquoi ne pas rapprocher les zones d’approvisionnement desdites villes, en utilisant les terrains situés en périphérie ? L’idée est bonne, le procédé demande une organisation minutieuse. Le Département des Bouches-du-Rhône s’est associé à la Chambre d’agriculture 13 pour une expérimentation agricole : « Fruits en ville » – et légumes.

C’est un partenariat qu’on espère… fructueux. Le Département se charge de l’aspect financier (plan économique, suivi scientifique, achat des arbres…) ; de son côté, la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône s’occupe de la mise en œuvre concrète du projet.

Le 19 janvier dernier, un petit groupe était ainsi au travail sur l’exploitation en bio de Lionel Garnerone dans le 14ème arrondissement de Marseille. Plantation des premiers arbres, certains classiques, d’autres plus exotiques. Pour optimiser la production tout en n’épuisant pas la terre, l’idée est d’allier sur un même terrain des arbres fruitiers adaptés à un climat méditerranéen, et des légumes de saison. Ce plan permettra de profiter d’un rendement tout au long de l’année, ce qui n’est pas négligeable du côté économique également !

C’est une première et un test clé. Ce site pilote de 2 hectares, situé sur les hauteurs de Sainte-Marthe, servira à terme de modèle à d’autres exploitations. Le Département et la Chambre d’agriculture ne se lancent pas à l’aveuglette dans le projet, puisque celui-ci sera observé (techniquement, économiquement et d’un point de vue environnemental) sur une période de trois ans avant d’être essaimé. Le temps de faire venir du public et des jeunes pour découvrir un monde qui leur est la plupart du temps inconnu. Et pourquoi pas, de susciter des vocations.

Raphaëlle PAOLI

Etang de Berre : un projet d’aménagement pour l’accès aux personnes à mobilité réduite

La ministre de la Mer Annick Girardin, entourée des bénévoles et du député des Bouches-du-Rhône Jean-Marc Zulesi © Coll. JMZ

Le 27 janvier dernier, la ministre de la Mer Annick Girardin se rendait à Rognac (Bouches-du-Rhône). A cette occasion, elle a rencontré les membres de l’association Nostà Mar, qui œuvre en faveur de l’aménagement du sentier littoral de l’Etang de Berre.

Pour les bénévoles de l’association, l’objectif est que toutes les personnes à mobilité réduite puissent bénéficier d’un chemin adapté. Ils ont présenté à la ministre leurs projets de création de ces sentiers. Cet engagement s’inscrit dans le programme « France vue sur mer » de l’Etat : il veut améliorer la qualité et l’attractivité des sentiers du littoral français, grâce à une enveloppe de 5 millions d’euros.