Bonnes adresses – Bientôt, un voyage méditerranéen aux Grandes Halles du Vieux-Port
Les Grandes Halles du Vieux-Port de Marseille se préparent à ouvrir dans quelques mois. Grâce à la quinzaine de restaurateurs passionnés qui participe au projet, les Marseillais et les visiteurs de passage pourront se régaler de cuisine méditerranéenne de différents horizons. Voici cinq des adresses qui s’installeront Cours Estienne d’Orves.
1. A la redécouverte de la cuisine de Ludovic Turac

En se donnant rendez-vous aux Grandes Halles, locaux et touristes auront la chance de savourer les recettes d’exception de l’un des grands noms de la gastronomie marseillaise : Ludovic Turac. Le chef du restaurant phocéen « Une Table au Sud », situé de l’autre côté du Vieux-Port, y proposera une cuisine gastronomique avec des formules accessibles, pour que tous les gourmands puissent goûter ses créations.
Son échoppe va refléter Marseille et sa philosophie, avec une cuisine ancrée dans le Sud et des plats qui mettront à l’honneur tous les ingrédients phares de la cuisine méditerranéenne. Parmi les membres fondateurs du projet, Ludovic Turac continue ici son travail pour une cuisine d’excellence aux inspirations du Sud.
2. Une cuisine végétarienne et gourmande

Camille Mohr et Marc Moroni se sont rencontrés à l’Institut Paul Bocuse à Lyon. Elle, est passionnée par l’hôtellerie, lui, par les arts culinaires. Après plusieurs expériences à Lyon et Marseille en brasserie et restaurant gastronomique, Marc souhaite désormais laisser parler sa propre créativité en cuisine. Camille a de son côté à cœur de partager des moments gourmands et conviviaux avec la clientèle. Les deux plus jeunes associés du projet se sont lancés un nouveau défi avec l’ouverture prochaine de La Serre, où ils proposeront une cuisine végétarienne et gourmande. A partir de produits locaux et de saison, ils imagineront une carte qui évoluera au fil de l’année, avec un bar à jus et des tapas à partager tout au long de la journée.
3. La tradition des viandes rôties

En plein cœur des Grandes Halles du Vieux-Port, la Rôtisserie de la Garde promet d’en faire saliver plus d’un avec ses odeurs alléchantes. Poulets, saucisses, jambonneaux, épaules d’agneau, travers de porc… autant de morceaux choisis qui seront rôtis avec passion par les équipes de Michel Assadourian, l’un des deux co-fondateurs de l’échoppe. Epicurien, l’entrepreneur marseillais n’a pas hésité longtemps avant de se lancer dans l’aventure. Le chef de l’Aromat’, Sylvain Robert va accompagner l’équipe de la Rôtisserie en leur proposant des marinades et des accompagnements sur-mesure pour revisiter les recettes traditionnelles. Aux côtés de leur poulet « signature » aromatisé avec du thym, du safran et des agrumes, la carte dévoilera des brochettes mais également trois sandwiches à déguster sur place ou à emporter. Et pour les becs sucrés, le pâtissier Sylvain Depuichaffray proposera des recettes gourmandes à souhait !
4. Un air d’Espagne sur le Cours Estienne d’Orves

Déjà à la tête de « la Cave à Jambon » située rue Sainte à Marseille, Roger De La Peña, a décidé d’ouvrir, avec son épouse et associée Flore Avier, une seconde adresse pour les amateurs de tapas espagnoles. Escale immanquable des Grandes Halles du Vieux-Port, leur échoppe proposera un aller simple pour l’Espagne, là aussi, à toute heure de la journée ! Tortillas, patatas bravas, calamars, charcuteries… Les classiques pata negra ou bellota, pan con tomate, sangria, mais aussi l’esprit paëlla : la péninsule ibérique à la carte.
5. Toutes les saveurs d’une pizza napolitaine

Passionné par la pizza depuis son enfance, le Marseillais de cœur Olivier Poizat n’a pas tergiversé avant d’accepter de prendre part au projet des Grandes Halles. Depuis quatre ans, il anime une chaîne Youtube sur la pizza napolitaine et propose des formations en ligne pour les professionnels. En 2022, il est temps pour lui d’ouvrir sa propre pizzeria. A sa carte, les incontournables pizzas napolitaines bien sûr, cuites dans un four artisanal, mais aussi la pizza du moment pour sortir des sentiers battus. Olivier Poizat souhaite utiliser un maximum de produits bio, locaux et de saison.
Expo – Aux Baux-de Provence, les lumières de « la Sérénissime Venise »
« Venise est le pays où l’on juge le mieux de la beauté des choses. » Serez-vous d’accord avec l’écrivain Stendhal (1783-1842), qui fut plus que quiconque peut-être, un amoureux des villes du Sud ? Une visite de la nouvelle exposition des Carrières de lumière, aux Baux-de-Provence, vous permettra d’en juger. Il faut dire que Venise est à l’honneur dans la région ces derniers mois ! En ces temps où voyager reste difficile, il n’est pas interdit de choisir la facilité.
Différents styles, différents bâtiments
C’est avec une série d’œuvres de Claude Monet (1840-1926) que s’ouvre l’exposition immersive. Soleils couchants et façades majestueuses des palais vénitiens se rencontrent. L’artiste a peint 37 toiles des bâtiments de la cité : palais des Doges, église Santa Maria della Salute, basilique néoclassique de San Giorgio Maggiore… L’impressionnisme devient pointillisme, avec les toiles de Paul Signac (1863-1935), où les ombres colorées de la ville se décomposent avec art.

Des ambiances, à retrouver encore aujourd’hui
Canaletto (1697-1768), de son côté, s’intéresse surtout à la vie quotidienne de la Sérénissime : le passage incessant des gondoles, les lieux de commerces et les grandes cérémonies religieuses (dont certaines ont encore lieu de nos jours).
Le spectateur profite d’un passage du côté des mosaïques pour plonger au cœur de l’art byzantin, qui a sans aucun doute laissé sa marque dans l’histoire et l’architecture de Venise. La basilique San Marco en est l’un des symboles les plus prestigieux. On y retrouve les savoir-faire tout en finesse des artistes héritiers du monde oriental.
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Mais Venise n’est pas tout à fait Venise sans le sens de la fête : ce sont des peintres tels que Pietro Longhi (1701-1785) ou Francesco Guardi (1712-1793) qui nous font passer dans le monde tourbillonnant des fêtes et des opéras. Les lustres de verre coloré sont les meilleurs symboles de la « maestria » des artisans verriers venus de Murano, l’île situé au nord de Venise.
Le 7ème art s’invite
Il aurait sans doute manqué quelque chose à cette exposition sans la touche du 7ème art : en un lieu où Cocteau avait tourné son « Testament d’Orphée », le décor du monde photographique s’invite, à travers l’esprit des années 1960 : jeunes actrices italiennes et « Mostra del cinema » célèbrent l’image d’une Venise « glamour » sur la scène internationale de cette époque.

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Une lanterne magique dans des plis de calcaire
En images et en musique, cette « immersion artistique » vaut vraiment la peine, dans les plis de calcaire blancs du Val d’Enfer. Brumeuse avec Turner, majestueuse avec Canaletto, brillante avec Carpaccio, secrète avec Guardi : « Venise, la Sérénissime » (nom attribué à l’époque de la République (VIIIème-XVIIIème siècle, et qui lui est resté) offre au spectateur les multiples facettes artistiques d’une ville fascinante. De la Renaissance jusqu’aux années 1960 (en photographie), la promenade – d’une quarantaine de minutes – se révèle délicieuse.
Jeanne RIVIERE
« Venise la Sérénissime », du 4 mars 2022 au 2 janvier 2023, Les Carrières des Lumières, Les Baux-de-Provence.
Avant-match – OM/Monaco : C’est pas le moment de flancher !
L’OM reçoit l’AS Monaco en championnat ce dimanche 6 mars, pour le compte de la 27ème journée de Ligue 1. Ce sera bien évidemment l’affiche du week-end pour deux prétendants au podium. Ne manquez surtout pas cette affiche en suivant le live commenté sur les pages Facebook, Youtube et Twitch du Méridional.
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Accrochés à la deuxième place, les Marseillais – au coude-à-coude avec les Niçois -, ne parviennent pas à enfoncer le clou. Les occasions ne manquent pourtant pas. Défait à domicile contre Clermont, l’OM n’a pu mieux faire qu’un match nul à Troyes.
L’équipe proposée par le coach Fabrice Huart :

Moins dans la gestion
« Droit au but » : le slogan du club doit rester un leitmotiv pour le groupe ; car à vouloir trop souvent être dans la gestion du résultat, les joueurs… oublient de jouer. Cela a fonctionné à plusieurs reprises, mais ils ne sont pas à l’abri de se faire à nouveau prendre au piège, comme ce fut le cas lors du dernier match.
les marseillais doivent enfoncer le clou
Pour cela, le coach Sampaoli doit également proposer une composition plus équilibrée entre les attaquants et les milieux. En effet, les milieux, en nombre sur le terrain (Gerson, Guendouzi, Kamara, Rongier, Payet) favorisent le jeu de possession et nous permettent de bien défendre. Mais cela nuit clairement à la verticalité et au spectacle.
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Un risque relatif
Sachant que le banc est bien fourni dans le secteur offensif, il faut faire de vrais choix, surtout à domicile, en prenant un risque, somme toute relatif.
L’équipe probable du coach Sampaoli :

Devant leur public – le stade attend pas moins de 57 000 personnes -, les Olympiens ont l’occasion de marquer les esprits et de tenir à bonne distance les Monégasques. Allez l’OM !
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Pronostic : 2 à 2
Fabrice HUART

Fabrice Huart est entraîneur de football depuis une vingtaine d’années. Né à Nîmes, il a suivi sa pré-formation et sa formation au club de sa ville natale : le Nîmes Olympique. Ayant exercé à différents niveaux, il est aujourd’hui entraîneur en National 3 avec le FC Côte Bleue et consultant pour le Méridional, où ses articles sur l’OM sont à lire chaque semaine. Formateur occasionnel pour la Ligue Méditerranée, il forme et certifie les diplômes des futurs entraîneurs régionaux.
OM/Monaco : sur quelle chaîne et à quelle heure voir le match ?
L’OM reçoit ce dimanche 6 mars l’AS Monaco au Stade Vélodrome dans le cadre de la 27ème journée de Ligue 1. Le coup d’envoi sera donné à 20h45, et le match diffusé en direct sur Amazon Prime Video.
Ne manquez surtout pas cette affiche en suivant le live commenté sur les pages Facebook, Youtube et Twitch du Méridional.
Marseille – La Joconde numérique au Palais de la Bourse : immersion au cœur d’un mystère
Les discussions dans les labyrinthes du musée du Louvre ne sont pas près de finir : peut-on oui ou non prêter la Joconde à d’autres musées ? Alors que le chef d’œuvre de Léonard de Vinci n’a pas quitté la maison depuis quatre décennies, la ministre de la Culture Françoise Nyssen s’y montrait favorable. Quoi qu’il en soit, Marseille a trouvé une autre façon de s’approprier la pépite. A partir de ce 10 mars et jusqu’au 21 août 2022, le palais de la Bourse (Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille-Provence) se transforme en écrin pour la mystérieuse dame.
Une « re-découverte » de l’œuvre de Léonard de Vinci. Co-produite par le Grand Palais Immersif, « La Joconde, exposition immersive », veut explorer les facettes les plus emblématiques de l’une des œuvres les plus célèbres du monde.
« L’innovation technologique se met au service de l’éducation et de la découverte » : c’est par un biais finalement très à la mode que le Grand Palais Immersif a choisi d’attirer les visiteurs marseillais ou de passage : six projections monumentales et nombre de « dispositifs interactifs » destinés à donner envie aux visiteurs d’en savoir davantage sur l’œuvre elle-même et sur son contexte.
six projections monumentales
Chacune des six projections est ainsi consacrée à un aspect de l’œuvre en particulier : son histoire, la technique de sa création, la réception… Pour les visiteurs qui se sont déjà rendus aux Carrières des Lumières des Baux-de-Provence, le principe est connu : projeter en grand une œuvre permet d’observer les moindres détails de sa composition.
Marseille, ville de légende s’il en est, a la chance d’accueillir cette exposition inédite, consacrée à une légende de l’art. A noter : le charme certain des nocturnes du vendredi soir !
Jeanne RIVIERE
« La Joconde, exposition immersive », du 10 mars au 21 août 2022 au palais de la Bourse (13001). Horaires de mars : mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 10h à 20h, vendredi de 10h à 22h. Horaires à partir d’avril : lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 10h à 20h, vendredi de 10h à 22h. Plein tarif : 14,50€; tarif réduit : 11€. Gratuit pour les moins de six ans. Passe sanitaire demandé.
Calendrier – Le champion olympique Joshua Cheptegei participera au semi de Cannes
La 29ème édition du semi-marathon de Cannes aura lieu ce dimanche 6 mars. Ce sera également la 23ème édition du 10 km et la 3ème édition du 5 km. Le champion olymique du 5 000 mètres à Tokyo en 2021, Joshua Cheptegei, participera au 10 km.
La voie sera libre pour les coureurs, sur un parcours plat le long des plages du Midi et de BoccaCabana. Le trajet du circuit se fera depuis le boulevard de la Pantiero, puis vers le quai Saint-Pierre, jusqu’à l’esplanade Pantiero.
Les courses sont qualificatives aux Championnats de France 2022 ; elles bénéficient des labels décernés par la Fédération Française d’Athlétisme, national pour le semi, et régional pour les circuits de 5 km et 10 km.
La Région Sud accueille la présidente du Parlement européen
Il y a un an, la Région Sud était récompensée par le prix de la Région européenne entreprenante. Ce vendredi 4 mars, l’hôtel de la Région Sud (Marseille) accueillait la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. L’occasion de faire le bilan des coopérations entre la Région et l’Union européenne pour différentes initiatives, notamment économiques – mais aussi politique en ce temps de guerre.
Le président de la Région Sud, Renaud Muselier, a lancé, avec le Président du Comité européen des Régions, l’Appel du Sud pour l’Ukraine, un appel à l’engagement de toutes les collectivités de l’Union européenne en faveur du peuple ukrainien. Le Comité centralisera les initiatives humanitaires prises par toutes ses régions en faveur de l’organisation non-gouvernementale ACTED. Cette structure va engager trois grands projets d’urgence pour venir en aide au peuple ukrainien, aux réfugiés comme aux déplacés qui resteront sur le territoire ukrainien. Cette initiative doit permettre de récolter plus de 20 millions d’euros.
Bilan des projets européens : 4,6 milliards d’euros au total
La Région Sud a pu bénéficier ces dernières années et après avoir monté des dossiers sérieux, de nombreux financements européens pour le soutien de plusieurs milliers de projets ; l’enveloppe totale représente tout de même 4,6 milliards d’euros. Parmi ces projets, on remarque notamment les 540 millions d’euros pour le Programme de Développement Rural Régional – FEADER (13 440 projets) ou encore les 5,3 millions d’€ pour le Programme européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche – FEAMP (67 projets).
Les objectifs du futur
La Région Sud a fixé une nouvelle feuille de route « Europe » pour la période 2021-2027. L’objectif est de bénéficier de 10 milliards d’euros de fonds européens pour l’ensemble du territoire d’ici à 2027. Ceci tout en poursuivant les priorités établies ces dernières années, notamment le Plan Climat 2 et la recherche de l’innovation dans le secteur économique au sens large.
R.P
A Cannes, la drôle d’expérience sensorielle d’un concert olfactif
Au théâtre Debussy ce samedi 5 mars aura lieu un drôle de concert. L’Orchestre national de Cannes et les étudiants de l’Institut d’enseignement supérieur de la musique Europe et Méditerranée joueront dans un premier temps des classiques comme « Une barque sur l’océan » de Ravel. Mais en deuxième partie, les sensations s’étofferont, puisqu’elles ne seront plus seulement auditives : la pièce « La Mer », de Debussy, sera accompagnée de « parfums diffusés à plusieurs moments clés de la partition ». Une forme de « communication entre les différents arts », pour le chef de l’orchestre cannois Benjamin Levy.
A l’affiche – « Belfast », les troubles nord-irlandais à travers des yeux d’enfant
Belfast, été 1969. Alors que la planète a les yeux rivés sur les premiers pas de Neil Armstrong, la cité nord-irlandaise s’enflamme. C’est le début de ce que les Irlandais appelleront « the Troubles » (« les troubles »), une période d’opposition (certes pas nouvelle) entre catholiques et protestants, et qui durera plus de 30 ans.
« Belfast », le nouveau film de Kenneth Branagh, n’a pas vocation à jouer les documentaires. Si le réalisateur s’inspire de sa propre enfance, il le rend au travers des yeux d’un enfant. Buddy, 9 ans, appartient à une famille protestante, qui vit dans un quartier catholique. Il vit un quotidien d’enfant insouciant : l’école, les copains, la famille…
Cette enfance est bouleversée par l’éclatement des affrontements. Les manifestations des catholiques contre les discriminations dégénèrent. Quiconque a déjà entendu les récits des Irlandais qui ont vécu le conflit – ou même quiconque s’est déjà rendu à Belfast – retrouvera sans doute les accents douloureux d’une période pas si lointaine, qui affectent encore le pays aujourd’hui.
Le film en noir et blanc n’est pas à la hauteur d’un « Quatre Cent Coups » (si l’on veut une comparaison, on ira plutôt chercher du côté de « Billy Eliott ») ; la vision enfantine est sans doute un peu raide. Mais le résultat n’est pas mauvais, et n’est pas dénué de charme.
La note du Méridional : 3/5
Jeanne RIVIERE
« Belfast », de Kenneth Branagh; avec Jude Hill, Caitriona Balfe, Jamie Dornan; 1h40. En salle à partir du 2 mars 2022.