jeudi 3 avril 2025
Accueil Blog Page 330

Patrimoine culturel de la Chambre de Commerce de Marseille : une solution existe

Marseille, le port de la Joliette avant 1914 © WKMC

Le tollé soulevé et justifié par l’annonce de la vente des collections de la Chambre de Commerce de Marseille a conduit son président à intervenir et à préciser la position de l’Institution. Celle-ci ne serait pas, ou plus, l’ouverture vers une vente aux enchères du patrimoine mais seulement une procédure d’évaluation de la richesse patrimoniale. Cette évaluation, au demeurant, ne concernerait que 187 œuvres sur les 50 000 en dépôt. Il est évident que la confirmation de cette seule évaluation devrait se concrétiser par l’annulation immédiate de l’appel d’offres qui a été lancé. Ce qui n’est pas fait, sauf preuve du contraire. 

> A voir aussi : Patrick Boulanger, académicien : « La collection maritime de la Chambre de Commerce est l’une des plus belles du monde »

Une richesse patrimoniale inattendue

Le plus important dans l’intervention du président de la Chambre consulaire est moins la minimisation de la démarche dite désormais de « simple évaluation » que l’annonce du volume et de la qualité du patrimoine détenu par la Chambre : 50 000 œuvres ! C’est considérable.

Il a toujours été considéré que le musée de la marine de la Chambre de Commerce de Marseille était un  « petit  musée ». Un petit musée ne couvrant, comme l’a rappelé le président, que 300 m2, ne présentant que 160 œuvres et ne totalisant que 7 entrées par jour. Dans ces conditions, rien de plus normal que de fermer cet espace si peu digne de recevoir la qualification de « musée » et ne suscitant, par ailleurs, aucun intérêt du public.

Or ce public apprend aujourd’hui que l’Institution détient 50 000 œuvres. Excusez du peu ! La Chambre n’a jamais communiqué publiquement sur l’étendue et la richesse de ses collections, pas plus qu’elle n’a mis en valeur son « petit musée ».

L’immensité, c’est le cas de le dire, de ce patrimoine rend sa conservation encore plus nécessaire. Ne sont donc pas appelées à disparaître des « peccadilles » mais un véritable trésor culturel constitué au fil des siècles, ce qui fait de la Chambre de Commerce de Marseille un organisme sans équivalent et sans commune mesure avec les autres Chambres-sœurs.

Comment la Chambre a-t-elle acquis un tel patrimoine maritime et culturel ?

Il faut pratiquement de remonter au rattachement de la Provence au Royaume de France en l’an 1481. Marseille devient alors la place la plus importante du commerce maritime et, tout particulièrement, du commerce avec le Levant. Dès 1493, un Conseil de ville est constitué et ses 72 membres élisent trois consuls. Les temps sont agités et ces agitations troublent le commerce. Il convient de réagir. Le commerce n’a jamais aimé les troubles.

marseille entretient une relation unique et séculaire avec la mer

En 1535, François Ier avait signé les Capitulations avec Soliman le Magnifique. Le commerce marseillais reprenait mais la piraterie barbaresque subsistait. Henri IV vint au secours de Marseille ; le 5 août 1599 naissait la Chambre de Commerce, du moins son embryon. Quatre « surveillants sur le fait du commerce » étaient nommés. À eux la charge de remettre le commerce « en son état de splendeur, le garder de toutes avaries et saccagements … »

Les nouveaux « députés du commerce » se rendent au Levant, voyagent à travers l’Europe, visitent Londres, entretiennent des relations diplomatiques, délibèrent, rendent compte au Roi. Tout cela est archivé, conservé. La plus ancienne Chambre de Commerce de France constitue, dès lors son patrimoine, dès les XVIème et XVIIème siècles. Rôle unique qui dépasse la ville pour concerner le royaume lui-même.

Tout ce qui est navigation concerne la Chambre, et la Chambre s’occupe seule du commerce. Y compris de la sécurité en mer : sur les conseils de notre fameux Chevalier Paul, elle arme une « galère garde-côtes » et l’entretient.

La grande époque du XIXème siècle, avec l’ouverture du Canal de Suez, les relations avec les Colonies, le développement des grandes compagnies maritimes, fait de Marseille et de sa Chambre de Commerce la place incontournable et rayonnante. La Chambre est riche et resplendissante dans son nouvel et magnifique écrin. Un palais inauguré par Napoléon III.   

Des élus consulaires éclairés et son personnel de direction accumulent les richesses patrimoniales au point d’atteindre ces 50 000 œuvres ! Quelle magnifique Histoire. Seule la Chambre de Commerce de Marseille en a connu pareille !

Que faire d’un tel et unique patrimoine maritime et culturel ?

Surtout ne pas le vendre. Surtout ne pas l’éclater. Mais le transmettre.

Marseille a, depuis ses origines et par définition, entretenu une relation exceptionnelle avec la mer. Une relation historique, séculaire, millénaire. Le patrimoine de la Chambre est une richesse pour Marseille, mais au delà de Marseille pour la France. On ne gère pas cette richesse sans réflexion approfondie. C’est à cette réflexion que j’invite.

La recentralisation des activités de la Chambre de Commerce peut se comprendre. Le Port était devenu « autonome » ; l’aéroport se gère hors de sa compétence … Le souhait d’une évolution dans la gestion du patrimoine culturel peut se justifier, mais pourquoi se torturer l’esprit pour trouver une solution alors que la solution existe.

Le PAMM : Patrimoine Maritime en Méditerranée

Le projet d’un Grand Musée maritime pour Marseille et dont Marseille ne peut raisonnablement se passer existe. C’est le projet PAMM conduit par M. Bruno Terrin et l’équipe qui l’entoure et l’assiste. Les statuts du PAMM sont prêts, les actions décrites, les ambitions pour Marseille affirmées, le contenu muséal en partie prévu. L’équipe est sur pied, compétente, motivée, volontaire.

Mais que faut-il de plus ? Il suffit de trouver un lieu d’implantation. Le président Jean-Luc Chauvin, dans son interview, l’évoque. Qu’il en soit remercié. Nous attendons maintenant que la Chambre de Commerce de Marseille s’implique. S’implique comme « Chambre de commerce de Marseille ». Qu’elle aide à l’obtention de ce lieu. Quelle belle mission dans la droite ligne de ses prédécesseurs qui ont permis la constitution, la préservation et la richesse du fonds patrimonial, culturel et maritime de cette Chambre qui lui a confié sa destinée. Le président se doit d’être à la hauteur des espérances de tous les Marseillais attachés à leur histoire. Nous l’en remercions. Combien en sera t-il grandi et honoré !

Inutile de chercher ailleurs ce que nous avons sous les yeux. Alors, dans un même élan, la richesse patrimoniale unique de la Chambre sera préservée. État, Chambre, Institutions régionale, départementale, municipale et associations se doivent d’agir de concert pour le rayonnement maritime de Marseille. Quand on parle de mer, on parle d’équipage. Il nous faut un équipage institutionnel uni pour faire émerger des flots ce Musée maritime dont Marseille ne peut se priver. Et ce musée attend. Il suffit de le faire sortir de sa forme de radoub et le faire naviguer.

Jean-Noël BEVERINI

© DR

Jean-Noël BEVERINI appartient à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille.

Brest-OM (1-4) : un OM très convaincant

© Twitter Olympique de Marseille

L’OM a livré hier, dimanche 13 mars, l’une de ses meilleures prestations depuis plusieurs semaines. En s’imposant 4-1 face à Brest, les Marseillais récupèrent même la deuxième place grâce à la différence de buts. L’OM a surnagé dans toute la rencontre dans une opposition qui avait tout l’air d’être un match piège.

L’OM démarre fort

Sampaoli prend des risques dans son 11 de départ. Il choisit d’aligner un 4-3-3 avec notamment Gerson en ailier gauche, Balerdi en défense centrale à la place de Caleta-Car, Kolasinac à gauche, et Amine Harit meneur de jeu. Le numéro 7 marocain, profitant de l’absence de Dimitri Payet à cause d’une blessure à la cuisse, a enfin la chance de se mettre en valeur et de gratter du temps de jeu. L’OM démarre fort, et on sent directement que les intentions de jeu sont bonnes. Dès la deuxième minute, Milik est à une pointure de pied de pousser le centre de Guendouzi au fond. L’attaquant polonais, absolument partout dimanche soir, se rattrape une minute plus tard, en livrant une superbe passe décisive à Gerson, qui termine son face-à-face avec beaucoup de sang-froid. L’OM mène 1-0 et semble supérieur à son adversaire; mais combien de fois les hommes de Sampaoli se sont-ils fait rejoindre alors que les 3 points leurs semblaient destinés ? Jusqu’à la mi-temps, les Olympiens gèrent plus ou moins la rencontre; les Brestois peinent à se créer de réelles occasions, mais on sent qu’il faut que l’OM se mette à l’abri rapidement.

Le Milik que l’on veut voir plus souvent

63ème minute : le Polonais reçoit un corner d’Amine Harit, et place une superbe tête sous la barre permettant aux Marseillais de se mettre à l’abri. L’ancien Napolitain a produit hier l’une de ses meilleurs prestations sous les couleurs bleues et blanches. À l’aise dos au but, en confiance avec le ballon, en forme physiquement, il montre ce qu’on attend plus souvent de lui. Et on ne doute pas qu’il soit capable de produire ce genre de match : on voudrait qu’il le fasse plus régulièrement.

Avec ce Milik, l’OM peut largement espérer une qualification en Ligue des Champions. Harit met définitivement les Phocéens à l’abri en inscrivant le but du 3-0 à la 71ème minute. Chaudement félicité par tous ses coéquipiers, on sent que l’ancien Nantais n’a pas eu que des moment simples depuis le début de saison. Ünder répond à la 93ème minute au but de Cardona inscrit de la tête 2 minutes plus tôt, et l’OM s’impose 4-1 dans un match qui fera du bien aux têtes et aux jambes olympiennes.

Le tonnerre était marseillais hier soir, et Sampaoli a répondu de la meilleure manière aux critiques dont il faisait légitimement l’objet. Les remplaçants ont répondu présent, et on sent qu’ils seront plus qu’indispensables à une bonne fin de saison marseillaise, tant la fatigue des cadres s’est faite ressentir sur les dernières semaines. Deux grosses échéances arrivent, avec une place pour les quarts de finale de la Conference League qui se joue jeudi à 18h45 face à Bâle (2-1 pour l’OM au match aller), et le gros choc entre l’OM et Nice dimanche soir à 20h45.

J.M

Calendrier – La fête du court-métrage en Région Sud

© Pxb

Du 16 au 22 mars 2022 aura lieu la fête du court-métrage. Evénement national, il se décline dans plusieurs grandes villes, dont Aix-en-Provence, Marseille, Cannes et Nice. Ouvertes à tous et gratuites, les séances veulent faire découvrir ce format particulier au plus grand nombre, remettre en lumière les réalisateurs d’hier et mettre en valeur les talents de demain.

Programmation à retrouver sur le site de l’événement.

Brest/OM : le live OM du Méridional

© DR
  • Suivez le live commenté du match Brest/OM sur Le Méridional
  • Avant-Match à partir de 20h30
  • A suivre sur les chaînes YouTubeTwitch et Facebook du Méridional

Le coin des livres – « Ils vivent enchaînés » : une vie à libérer les malades mentaux en Afrique

© Pxb

Le titre donne le frisson, l’histoire impressionne. « Ils vivent enchaînés ; une vie à sauver les « ensorcelés », les derniers oubliés d’Afrique ». Le livre de Grégoire Ahongbonon, paru il y a quelques mois aux éditions Artège, n’est pourtant pas un roman. Dans un récit à la première personne, ce Béninois témoigne de trente ans de lutte pour sauver les malades mentaux.

Le tableau est sombre, mais reflète une réalité qui, si elle diffère entre Europe et Afrique dans les origines, l’est à peine dans les traitements ; il n’est pas si loin en effet le temps où, en France notamment, « les fous » étaient traités avec une désinvolture médicale totalement contre-indiquée.

En Afrique, les malades mentaux sont considérés comme des impurs et des possédés. Ils font peur. D’où le fait qu’ils sont traités comme des objets, enchaînés aux arbres, éloignés des villes et des villages. Des « damnés vivants ». Certains exemples sont glaçants, comme celui du maire d’un village qui, avant des festivités collectives, demande qu’un camion poubelle embarque les malades errants pour les décharger dans la brousse.

Une vie ordinaire

Rien ne semblait prédestiner Grégoire Ahongbonon à un rôle de sauveur. Né au Bénin, le jeune homme part habiter en Côte d’Ivoire pour y gagner sa vie. Intelligent et travailleur, il monte une entreprise de taxis qui prospère. Sa vie est simple et heureuse : travail, épouse, enfants… jusqu’au jour où il paraît frappé du « mauvais sort » : ses taxis ont plusieurs accidents, et l’un d’entre eux tue un enfant. Pour Grégoire, c’est un choc. Alors que les dettes s’accumulent, il est proche du désespoir.

De cette période difficile, il tirera un courage et une foi incroyables. De fil en aiguille, il comprend qu’il pourrait lui-même tirer du désespoir un certain nombre d’exclus de la société. De l’association Saint-Camille (de Lellis) créée en 1981 naîtront des initiatives pour sauver les malades mentaux, mais aussi les enfants des rues, les lépreux, les prisonniers…

Ce beau livre, écrit avec une simplicité lumineuse, est le récit de trente années dévouées à « briser l’esprit de fatalité qui pèse sur les malades », en les libérant certes, mais surtout en les occupant et en échangeant avec eux, puisque « Très souvent, la maladie mentale se nourrit du sentiment d’inutilité, qui mine le moral des patients, les empêche de reprendre confiance en eux. »

Jeanne RIVIERE

« Ils vivent enchaînés ; une vie à sauver les « ensorcelés », les derniers oubliés d’Afrique », Grégoire Ahongbonon, avec la collaboration de Thomas Oswald, auteur et journaliste, éditions Artège, 15,90€, octobre 2021.

Balade – Le Pays d’Aubagne et de l’Etoile, lieu de tournage du « Temps des secrets »

© Pays d'Aubagne et de l'Etoile

Dominant le Pays d’Aubagne de ses 714 mètres de hauteur, le sommet du Garlaban est bien plus qu’un rocher pour les Aubagnais. C’est un gardien, un protecteur qui a gagné ses lettres de noblesse grâce à l’enfant du pays : Marcel Pagnol. A quelques jours de la sortie au cinéma du troisième volet adapté de l’œuvre de l’écrivain, retrouvez les balades proposées par l’Office de Tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Etoile.

> A voir aussi : Calendrier – Sortie en avant-première dans les Bouches-du-Rhône de l’adaptation de Pagnol « Le Temps des secrets »

Cet attachement au Garlaban et ses collines, Pagnol le tient de sa plus tendre enfance. Dès 1904, sa famille pose ses valises à la Bastide Neuve à La Treille, petit village entre Aubagne et Allauch. Marcel y passe des vacances mémorables avec son ami des collines, Lili des Bellons, et les racontera avec nostalgie dans ses « Souvenirs d’enfance ». « Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers. »

Thym, romarin, vigne, oliviers, amandiers, pins, cigales, fauvette, perdrix (les fameuses bartavelles), grand-duc, chouette hulotte… Ces paysages, cette faune et cette flore ont façonné la vie et les souvenirs de Marcel Pagnol.

Les collines, la pinède, les odeurs de garrigue, sont la source principale d’inspiration pour la rédaction de ses œuvres et c’est dans ce cadre naturel et sauvage que bon nombre de ses films ont été tournés.

ces paysages ont façonné les souvenirs de marcel pagnol

A quelques pas du Domaine de la Font de Mai à Aubagne, le « Puits de Raimu » est situé à l’emplacement exact où Marcel Pagnol tourna « La Fille du Puisatier ». Un peu plus loin, on se retrouve face aux barres de Saint-Esprit et on découvre les ruines de la ferme du film « Angèle ».

Sur ces chemins menant à la croix du Garlaban, le petit Marcel, en compagnie de son ami des collines Lili des Bellons, venait rejoindre son père et son oncle Jules pour partager le repas pendant les fameuses parties de chasses.

Randonnée « Le Temps des secrets »

Randonnée sportive de 12 km dans le massif de Garlaban, à la découverte des lieux de prises de vues choisis par le réalisateur Christophe Barratier pour le tournage du film « Le Temps des secrets ».

  • Adultes et enfants à partir de 10 ans ; marcheurs confirmés, pratiquants réguliers.
  • Prochaines dates : jeudis 14, 21, 28 avril et 5 mai/ samedi 21 mai 2022
  • De 9h à 17h
  • Tarifs : 22€ par personne, 16€ pour les 10 – 14 ans.
© Pays d’Aubagne et de l’Etoile

Jeu de piste – Lili au pied du Garlaban

Lili connaissait les moindres recoins du majestueux Garlaban, le nom de chaque plante, les habitudes des lièvres et des petits oiseaux… Comme lui, on arpente garrigue, pinèdes, oliveraies et au fil des indices, on découvre les secrets des collines !

  • Adultes et enfants à partir de 6 ans
  • Prochaines dates : dès les vacances de printemps

Autour du film également aura lieu une exposition de photographies du tournage.

Informations supplémentaires et inscriptions sur le site de l’Office de Tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Etoile.

Festival d’Aix-en-Provence : un avant-goût du meilleur de la musique classique

© Pxb

Cette année, le fameux festival d’Aix-en-Provence aura lieu du 4 au 23 juillet. Dans les coulisses, on s’active déjà depuis plusieurs mois pour préparer cet événement d’importance pour le territoire. 7 opéras et 17 concerts régaleront les professionnels comme les aficionados. Et c’est bien le but.

Il est nommé « Festival d’Aix-en-Provence », et ce n’est pas pour rien bien entendu. Cependant, lors de la soirée de présentation de la fin février, les organisateurs (du Festival, les Amis du Festival…) étaient d’accord : l’événement dépasse désormais les frontières aixoises, pour prendre une dimension plus métropolitaine. Le festival est bien l’occasion de mettre en place « une métropole par la culture ».

Les thèmes dominants

Les thèmes dominants de cette année ne sont pas choisis au hasard, comme le souligne le dramaturge Timothée Picard : « la Méditerranée », en tant que socle culturel commun, et « Traverser l’épreuve et renaître ». La « Deuxième Symphonie » de Malher, « Résurrection » est en ce sens un bel exemple d’incarnation du dernier thème. Elle sera d’ailleurs présentée pour la première fois dans un lieu fascinant, le Stadium de Vitrolles ; laissé à l’abandon depuis plus de vingt ans, il retrouvera la vie à cette occasion !

C’est aussi l’histoire du contexte des œuvres et l’histoire de ce qu’elles « racontent » qui éveillent la curiosité, en plus de charmer l’oreille. Bien sûr, on rencontre de nombreux sujets puisés dans la mythologie gréco-romaine – que connaissent en général bien les collégiens – ou dans la tradition biblique.

L’importance de la transmission

A une époque où la musique classique est bien moins connue par les jeunes, il est important de veiller à cet héritage. Par le biais de l’émotion musicale, il s’agit ainsi de faire goûter la saveur de la musique classique aux jeunes. Le Festival d’Aix est justement destiné à cela ; il veut casser l’image d’un événement réservé aux gens plus âgés ou aux « élites ».

« Idoménée et Moïse franchissent les mers hostiles pour atteindre des séjours plus heureux ; Orphée et Dante parcourent les Enfers pour aller vers la lumière » : au-delà des siècles, ce sont les mêmes histoires et les mêmes thèmes qui nous touchent. La musique joue merveilleusement bien son rôle de lien entre les générations.

Jeanne RIVIERE

Tous les contenus artistiques et informations pratiques à retrouver en détail sur le site de l’événement.

Avant-match – Brest/OM : Un duel à distance

© OM / Twitter

L’OM se déplace en Bretagne ce dimanche 13 mars pour le compte de la 28ème journée de Ligue 1, afin de défier le Stade brestois 29.

Le club phocéen est toujours très attendu en déplacement. C’est souvent le match de l’année pour le club et pour les supporters qui reçoivent l’OM.

Les Olympiens devront voyager en costauds pour ne pas se faire piéger, mais surtout pour rester au contact des Niçois qui effectueront un court déplacement du côté de Montpellier. Ce duel à distance sera scruté, car le week-end suivant, le choc tant attendu aura bel et bien lieu entre l’actuel 2ème et le 3ème du championnat.

L’équipe probable du coach Sampaoli :

Le club rennais – actuel 4ème -, aura fort à faire à Lyon. Bruno Genesio et son groupe pourraient bien créer la sensation du week-end et revenir sur le trio de tête.

Pour ne pas sortir la calculatrice tous les week-ends, les Olympiens doivent se concentrer sur eux-mêmes, en disputant des finales à chaque match, pour atteindre l’objectif fixé en début de saison.

Pronostic : match nul 1 à 1

Fabrice HUART

Fabrice Huart est entraîneur de football depuis une vingtaine d’années. Né à Nîmes, il a suivi sa pré-formation et sa formation au club de sa ville natale : le Nîmes Olympique. Ayant exercé à différents niveaux, il est aujourd’hui entraîneur en National 3 avec le FC Côte Bleue et consultant pour le Méridional, où ses articles sur l’OM sont à lire chaque semaine. Formateur occasionnel pour la Ligue Méditerranée, il forme et certifie les diplômes des futurs entraîneurs régionaux.

« Odessa, c’est notre Marseille à nous ! »

Le port d'Odessa © WKMC

Que dirait Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis (1766-1822), plus simplement nommé sous son titre, duc de Richelieu (de la famille du Cardinal), en voyant toute cette agitation inquiète autour de lui ? Son imposante statue qui trône sur une place d’Odessa est seulement l’un des symboles restants des liens existant entre ce territoire et la France. Odessa, ville portuaire de la mer Noire située aux confins méridionaux de l’Ukraine, se prépare actuellement à une invasion russe. Alors que Mikolaiv, située à une centaine de kilomètres de là, est visée par les frappes russes, le poumon économique ukrainien ne se fait plus d’illusion ; mais est bien décidé à se barricader.

Odessa est une ville particulière. A l’époque de la tsarine de Russie Catherine II, celle-là même qui avait proposé à notre Français Armand du Plessis de s’engager dans son armée – il deviendra plus tard gouverneur d’Odessa, d’où la statue – la ville était pensée comme une tête de pont face à l’empire ottoman. Comme un verrou européen. Il faut dire que le duc de Richelieu l’a considérablement développée. Odessa, édifiée en 1794 à partir d’une ancienne forteresse ottomane (par des architectes français) était destinée depuis les origines donc, à jouer le rôle d’une « fenêtre ouverte » de la Russie sur la mer Noire, et donc sur la Méditerranée.

la ville est pensée comme une « fenêtre ouverte » sur la méditerranée

Cette création rapide est aussi l’une des raisons du caractère historiquement cosmopolite de la ville. En effet, Catherine II puis Alexandre Ier invitèrent commerçants et colons étrangers à s’y installer. Le port jouit de certains privilèges et croît avec cette empreinte propre, et – comme souvent dans le cas d’un port de commerce ouvert sur l’étranger, qu’on pense à La Rochelle par exemple, ou à Marseille ! -, indépendante. Pour les Russes, c’est déjà une ville européenne. Pour les Européens, c’est déjà une ville d’Orient. En vérité, sa place privilégiée en fait dès ses origines un mythe au carrefour des civilisations. Il faut dire que les langues, les religions et les cultures s’y mêlent.

Google My Maps

A partir de la décennie 1870, la « russification » se fait tout de même sentir. Si le climat libéral (tant économique que politique) reste présent, le pouvoir central entend reprendre la main sur la gestion de la ville, Odessa perd son statut de port-franc ainsi que son gouverneur. Les liens avec l’Europe se distendent au début du XXème siècle, en particulier après la révolution bolchévique de 1917. D’abord utilisée comme « grenier de la nouvelle Russie », elle subira de plein fouet les conséquences de « l’holodomor », la famine génocidaire des années 1930. Odessa n’échappe pas non plus aux violences nazies pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’Histoire avance, et Odessa est intégrée en 1991 à la nouvelle Ukraine indépendante.

Le théâtre d’Odessa © WKMC

Mais la ville n’a plus cette folie d’autrefois. Désormais officiellement européenne, elle ne parvient plus vraiment à se situer. Ukrainiens et Russes s’y côtoient sans véritable harmonie. Entre Orient et Occident, entre Russie et Europe : la position géographique et l’histoire d’Odessa définissent un destin incertain.

« J’étais à Odessa la belle. / Le ciel là-bas est longtemps clair / Le commerce hisse ses voiles:/ Il est actif et opulent./ Là-bas tout a un air d’Europe./ On sent qu’on est dans le Midi./ On voit briller mille couleurs./ On entend sonner dans les rues/ La belle langue d’Italie ;/ On voit passer des Slaves fiers,/ Des Français, des Grecs, des Moldaves,/ Des Arméniens, des Espagnols,/ Et Maure-Ali, vieil Égyptien,/ Corsaire aujourd’hui retiré. » écrivait le poète Pouchkine dans « Eugène Onéguine » (1833).

L’ancre d’Odessa actuellement installée devant la mairie de Marseille © DR

De son côté, l’écrivain Isaac Babel (1894-1940) soulignait : « Odessa, c’est notre Marseille à nous ! » Ce n’est pas un hasard si la « Perle de la mer Noire » est jumelée avec Marseille depuis 1972. La tradition d’amitié entre Marseille et Odessa remonte à loin. Les deux villes se ressemblent à bien des points de vue.

Jeanne RIVIERE

Brest/OM : sur quelle chaîne et à quelle heure voir le match ?

© DR

L’OM se déplace ce dimanche 13 mars au Stade Francis-Le Blé pour y affronter le Stade Brestois dans le cadre de la 28ème journée de Ligue 1. Le coup d’envoi sera donné à 20h45, et le match diffusé en direct sur Amazon Prime Video.

Ne manquez surtout pas cette affiche en suivant le live commenté sur les pages FacebookYoutube et Twitch du Méridional.