jeudi 3 avril 2025
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MMA – La région marseillaise place ses champions

Oudelha VS Fall à la Nuit des Champions 2021 © Dan C photos / NDC

Le MMA est l’un des sports qui gagne, au niveau mondial, le plus de pratiquants et d’aficionados. Déjà bien installé dans des pays comme les Etats-Unis, il commence tout juste à s’épanouir en France, retardée par une législation accordée en 2020 seulement. Dans ce paysage, Marseille et la région sud occupent une place de choix, notamment grâce aux différents champions qui, souvent venus d’autres disciplines, choisissent d’entrer dans la cage.

> A voir aussi : Calendrier – A Marseille, les Roméas organisent un Octofight 100% MMA

Un événement comme l’Octofight, organisé par les Roméas (au Palais des Sports samedi 7 mai), donne un bel aperçu de ce que la région a à offrir dans ce domaine, chez les hommes comme chez les femmes.

• Vincent Del Guerra, un des « précurseurs marseillais » du MMA, selon Erick Roméas. 32 ans. 28 victoires dont 10 par KO, 15 par soumission, 3 par décision. 20 défaites. 1 nul.

• Araïk Margarian. 33 ans. 26 victoires dont 4 par KO, 16 par soumission, 6 par décision. 11 défaites. 1 nul.

• Guiles Oudelha. 29 ans. 13 victoires dont 1 par KO, 9 par soumission, 3 par décision. 4 défaites.

• Sami Yahia : il avait déjà combattu contre son adversaire Ronny Gomez (République dominicaine) et entend bien prendre sa revanche contre celui qui lui avait fait une fracture du tibia-péroné… Les deux combattants sont plus que jamais déterminés. 26 ans. 9 victoires dont 5 par soumission, 3 par décision. 4 défaites.

Rosario Laperna vs Ibrahim Idigov : un combat entre deux Marseillais.

• Rosario Laperna. 37 ans. 1 victoire par soumission. 2 défaites.

• Ibrahim Idigov. 20 ans. 1 victoire par KO.

• Audrey Kerouche : sans aucun doute une Marseillaise précurseuse du pancrace et du MMA… 33 ans. 7 victoires dont 3 par soumission, 3 par décision. 6 défaites.

• Mona Ftouhi : la combattante a gagné à la dernière Nuit des Champions par un KO spectaculaire et enchaîne les combats. On espère la retrouver aussi en forme pour l’Octofight 2022. 31 ans. 3 victoires dont 1 par KO, 2 par décision. 2 défaites.

Philippe Salmon : le « touche à tout des sports de combats » et Marseillais bien connu du monde du pied-poing, a tenu, à 35 ans, à grimper dans la cage. Ce sera son premier combat en MMA. Le pro du kick a 110 combats à son actif, dont 85 victoires.

J.R

Calendrier – Hommages aux victimes de Furiani lors du match OM-Feyenoord

© Twitter Olympique de Marseille

L’OM et Feyenoord s’affronteront dans ce qui comptera pour la demi-finale retour de la Conference League jeudi 5 mai, date tristement célèbre pour le drame qui s’était déroulé le même jour de l’année 1992 au stade de Furiani à Bastia. Avant le coup d’envoi de la demi-finale de la Coupe de France entre l’OM et le club corse, une tribune provisoire s’effondre causant la mort de 19 personnes et faisant plus de 2 500 blessés.

> A voir aussi : Drame de Furiani, un traumatisme toujours présent

Une loi adoptée le 14 octobre 2021 garantissait cependant qu’aucun match ne se déroulerait en France lors de cette date symbolique du 5 mai, mais cela ne concernait pas les compétitions européennes. Pour rendre hommage aux victimes du drame de Furiani, Jacques Cardoze – directeur de la communication de l’OM – annonce que les joueurs marseillais porteront un brassard noir et respecteront une minute de silence avant la rencontre. Un texte sera aussi lu par le speaker André Fournel en même temps que des images seront projetées sur le grand écran du Vélodrome.

L’interview de la semaine – F-H Bolnot : « Dans le domaine de la sécurité alimentaire, la France est un bon élève »

© Pxb

François-Henri Bolnot est spécialiste dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la contamination, de l’hygiène des productions dans l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution. Expert à la cour d’appel de Paris pour la sécurité des aliments et professeur de sécurité des aliments et chef du service hygiène, qualité, sécurité des aliments (HQSA) à l’école nationale vétérinaire d’Alfort, il est aussi chercheur et sollicité par les entreprises pour du conseil. Le Méridional l’a interrogé autour du dossier très actuel de la sécurité alimentaire.

F-H Bolnot © DR

Le Méridional : Pizzas Buitoni, chocolats Kinder, diverses affaires de contaminations… Il semble que les rappels alimentaires se multiplient en ce moment. François-Henri Bolnot, pensez-vous que la « polémique sanitaire » autour de la bactérie E. coli dans les pizzas Buitoni est l’indice réel d’une forme de négligence ?

François-Henri Bolnot : L’affaire est entrée dans une phase judiciaire, l’enquête est en cours, et il faut se montrer très prudent face aux conjectures.

Ce qui interpelle dans l’affaire Buitoni, c’est surtout sa gravité. Des enfants malades, d’autres qui vont conserver des séquelles à vie. C’est une situation très rare. On estime que l’alimentation, de façon directe, est à l’origine d’environ 300, maximum 400 décès par an : c’est peu par rapport à la moyenne des 170 morts journalières entraînées par la cigarette. Mais il est évident que c’est encore beaucoup trop.

En revanche, les contaminations alimentaires sont effectivement courantes – le risque zéro n’existe pas. Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que plus les jours avancent, moins on peut passer à côté des problèmes. On a l’impression qu’il y a de plus en plus de choses qui ne vont pas, alors qu’en fait, la sécurité sanitaire s’améliore tous les jours ; en même temps, les failles ou les accidents sont de plus en plus visibles.

la plupart des alertes peuvent être gérées directement par l’entreprise

Les crises que l’on vit aujourd’hui sont notamment dues au fait que l’on a multiplié ce qu’on appelle les « auto-contrôles » dans les entreprises, d’autant plus depuis l’affaire Lactalis [2017, ndlr] et la fameuse loi EGalim [Etats généraux de l’alimentation, ndlr], qui oblige à effectuer des auto-contrôles à la fois sur les produits et sur l’environnement des produits. L’article 50 impose de prévenir les services de contrôle vétérinaires dès qu’il y a un examen défavorable.

On observe donc une multiplication des alertes, qui ressortent médiatiquement. La plupart sont bénignes, et l’entreprise peut très facilement les gérer. Dans la majorité des cas, les problèmes sont corrigés directement au niveau de l’entreprise.

L.M : Comment les consommateurs sont-ils protégés en France ? A quelles échelles les vérifications sont-elles effectuées ?

F-H B : Les auto-contrôles se sont développés avec la « nouvelle » réglementation européenne des années 1980. On a transféré la première responsabilité du contrôle des aliments aux professionnels, en leur disant : « Vous êtes les premiers responsables de ce que vous faites, et vous avez même l’obligation de vérifier la sécurisation de votre production », à travers donc ce qu’on a appelé des auto-contrôles. Ces derniers ne sont pas nouveaux, mais ils ont augmenté depuis la loi EGalim.

les professionnels ont intérêt à ce que leurs consommateurs soient en bonne santé…

Il y a trois niveaux de maîtrise : d’abord, celle qui repose sur les professionnels. Qui plus qu’eux ont intérêt à ce que leurs consommateurs soient en bonne santé… Ensuite, un niveau intermédiaire, où le contrôle repose sur des tiers de confiance indépendants : les organismes de certification. Enfin, le contrôle régalien des services officiels. Dans un monde bien fait, ce dernier contrôle pourrait être extrêmement léger !

L.M : La France est-elle plutôt en pointe sur le dossier de la sécurité alimentaire ?

F-H B : Je pense sincèrement que parmi les camarades de l’Union européenne, la France est un bon élève, voire un excellent élève. Elle a pris plusieurs obligations en plus de celles de l’Union européenne, comme des obligations de température. L’administration est compétente, les gens sont bien formés, en revanche, les effectifs pourraient être renforcés, c’est une évidence.

L.M : Comment cela se passe-t-il entre les vérifications à l’échelle européenne et celles effectuées à l’échelle nationale ?

F-H B : Au niveau européen, le pays qui reçoit en premier une denrée est responsable de son contrôle. Il y a donc une harmonisation des contrôles au niveau des 27 pays, on a en quelque sorte une obligation de confiance : si un produit arrive d’un territoire extra européen, on fait confiance au pays qui reçoit en premier l’aliment.

En europe, on fait confiance au pays qui reçoit en premier l’aliment

Tous les pays ont la même réglementation, mais cela n’empêche pas chacun des pays d’avoir des plans de contrôle spécifiques. Notamment pour certains types de produits.

L.M : Justement, existe-t-il des produits plus à risque que d’autres ? Des consommateurs plus fragiles ?

F-H B : Bien sûr. On estime que les produits d’origine animale présentent une dangerosité particulière – ce qui fait d’ailleurs que la réglementation les a distingués, à travers une vigilance particulière sur les températures par exemple. L’expérience a montré que les produits végétaux pouvaient aussi être à l’origine de crise [cf la crise des graines germées].

les produits d’origine animale représentent une dangerosité particulière

Il y a aussi ce qu’on appelle les « populations à risque », désignées comme les « YOPI » dans le monde anglo-saxon : Young, Old, Pregnant, Immuno-depressives. Pour ces personnes-là, on prend des précautions plus importantes, voire des restrictions de consommation pour certains types de produits. Un exemple parmi d’autres : en restauration scolaire, les pouvoirs publics ont exigé que les steacks hachés soient servis aux enfants cuits à cœur. Pour les maisons de retraite de même, des précautions particulières sont prises.

Propos recueillis par Jeanne RIVIERE

Entreprises – « Circuit-court RH », un nouveau dispositif d’aide aux entreprises

© Pxb

Jeudi 28 avril, à l’occasion du Positive Business Place, évènement professionnel qui réunit les entreprises pour apporter des changements positifs dans leur politique de RSE, la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIAMP) a lancé le dispositif Circuit-court RH. Cet outil va permettre de mettre en contact les entreprises à court de salariés avec celles qui doivent momentanément alléger leur charge tout en gardant leur personnel, créant ainsi un réseau d’entraide.

Pour ce faire, les entreprises  pourront exprimer leur offre ou leur demande sur le site de la CCIAMP et seront ensuite mis en relation avec une autre entreprise qui correspond à leurs besoins. Une convention sera ensuite mise à disposition entre les deux partis, établissant la durée de cette main d’œuvre et les modalités de la prise en charge des salariés, telles que le salaire. Enfin, après période de prêt de main d’œuvre, l’entreprise d’origine réintégrera le salarié dans son ancien poste. Circuit-court RH est un outil gagnant gagnant, où chaque parti en tire du bénéfice : « C’est ça le jeu collectif ! C’est aussi ça une CCI utile et agile ! », soutient Jean-Luc Chauvin, président de la CCIAMP.

Bal de la Paix 8 mai

Législatives 2022 – Un accord historique pour les gauches ?

JL Mélenchon © WKMC

Un horizon possible pour une large union des gauches ? Alors que La France Insoumise et Europe Ecologie Les Verts ont annoncé ce lundi un compromis pour les élections législatives de juin qui approchent, le chantier est en cours entre LFI et le Parti socialiste. « L’exécutif national du PCF vient de donner un mandat favorable à sa délégation nationale pour finaliser le projet d’accord avec l’Union Populaire », a déclaré sur Twitter Igor Zamichiei, négociateur du PCF. Le projet sera soumis à 15 heures à son conseil national.

Urbanisme – A Rognac, le projet du mur anti-bruit progresse

© Coll. JM Zulesi

C’est un des axes du plan national « Un environnement, une santé », qui vise à mettre en avant la santé des humains, des animaux et de l’environnement : le projet du mur anti-bruit à Rognac prend peu à peu forme. Grâce à une aide financière de 9,5 millions d’euros attribuée par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT), ainsi qu’à une diminution du trafic routier, ce mur anti-bruit a pour objectif de protéger les habitants de la commune près de l’autoroute A7 des nuisances sonores, et ainsi améliorer leur confort de vie et leur santé.

Aujourd’hui, la pollution sonore affecte non seulement la biodiversité, mais a aussi des effets néfastes sur les organes de l’audition, perturbe le sommeil, provoque du stress et agit sur la santé mentale. « Il s’agit non seulement d’une question de bien-être, mais également de santé publique », résume le député Jean-Marc Zulesi, en charge de ce dossier local.

Calendrier – Awards de la Transformation digitale de Medinsoft : récompenser les entreprises qui font le pas du numérique

© Pxb

« La transformation numérique, c’est très vaste : cela va du site internet au logiciel », fait remarquer notre interlocutrice. Marie-France Verfaillie est directrice marketing et communication chez BMO Conseils et Consultants. En parallèle, elle est co-pilote de la commission « Marketing et Sales » de Medinsoft, le cluster qui veut accélerer la transformation digitale. Le 5 mai prochain se tiendra la première édition des Awards de la Transformation digitale rentable. Cet événement est l’un des symboles de la dynamique du territoire marseillais.

Marie-France Verfaillie © DR

La cérémonie des Awards de la Transformation Digitale « a pour objectif de récompenser les meilleurs retours d’expérience et indicateurs de performance d’une digitalisation optimisée. » Marie-France Verfaillie nous en dit un peu plus sur les enjeux de ces questions. « Le véritable enjeu actuel consiste à sauter le pas de la digitalisation. Tout le monde a bien compris qu’il fallait y aller, mais les entreprises veulent savoir ce qu’elles y gagnent, et par quoi commencer… »

Une large dynamique de digitalisation

« Ce qu’on constate chez Medinsoft, c’est que le covid et le télétravail ont impulsé une très large dynamique de digitalisation et qu’aujourd’hui, les usages sont plutôt centrés sur le business, le fait d’acquérir de nouveaux marchés. Tout le monde s’est rendu compte de la nécessité d’une mise en place très large du numérique dans les entreprises : c’est un effet positif du covid qu’il ne faut pas sous-estimer. Les sociétés qui sont adhérentes chez Medinsoft observent une nette croissance », explique-t-elle.

« le télétravail a impulsé une large dynamique de digitalisation »

Il y a aussi beaucoup moins de questions autour de tout ce qui faisait débat ces dernières années autour du digital : le lieu des données, l’accès aux données… Questions qui méritent bien sûr encore d’être encadrées. « Tout est encore en train de bouger dans ce monde-là, analyse Marie-France Verfaillie. Mais ce qu’on constate, c’est que l’appétit, la compréhension et l’investissement sur ces solutions digitales ne fait que grandir. »

Une transformation digitale à tous les niveaux

Quand on parle de transformation digitale, c’est à tous les niveaux, et dans des domaines très différents – et c’est ce qui est si intéressant. « On n’a pas fait de restrictions de métiers, souligne l’organisatrice ; ce n’est pas seulement le BTP, le portuaire… Beaucoup d’entreprises peuvent trouver une catégorie où postuler. » Les cinq catégories des awards sont en effet très larges : Développement durable et éthique / Qualité de vie au travail et Relations humaines / Respect de la légalité et sécurisation / Business et Relation clients / Innovation.

la transformation digitale est plus que jamais d’actualité

Un exemple parmi d’autres : une entreprise dans le domaine du BTP, qui va digitaliser tout son process de maîtrise d’ouvrage (et qui, ce faisant, va révolutionner son métier) peut postuler à la catégorie innovation. Cela va lui apporter un avantage concurrentiel parce qu’elle a innové. « Elle nous explique combien elle a investi, quelle était la problématique de départ, les raisons de son investissement dans le digital et ce qu’elle y gagne aujourd’hui, résume Marie-France Verfaillie. Cela peut être trois mois, six mois, un an après l’investissement. » Mais par ailleurs, une activité RH comme « un sondage d’humeur pour mesurer la motivation des employés en télétravail » entre aussi en ligne de compte.

La question de la rentabilité

« Cette rentabilité, on va la mesurer sur des retours d’expérience, précise notre interlocutrice. Par exemple, l’entreprise qui est spécialisée en recrutement, qui a mis en place une intelligence artificielle pour recruter de manière optimisée, faire de la sélection de profils plus efficace, etc. va nous partager, sur la catégorie RH, cette expérience, cet investissement ; et nous expliquer les bénéfices pour les équipes en interne et pour les clients. »

les entreprises veulent savoir ce qu’elles gagnent à digitaliser

Car il n’y a pas de secret : pour investir, il faut savoir ce qu’on y gagne… « C’est à cela que servent ces Awards : à récompenser ceux qui ont déjà sauté le pas depuis plus ou moins longtemps, et qui finalement, sont capables de nous dire : oui, j’y ai gagné et voilà comment j’y ai gagné », note ainsi Marie-France Verfaillie. La question de la rentabilité est large, elle aussi : est-ce que c’est rentable d’un point de vue RH ? Est-ce que c’est rentable d’un point de vue business ? D’un point de vue légal ?

> A voir aussi : La start-up qui promet – Subclic, simplifier et dématérialiser les démarches dans le monde du BTP

C’est bien pour cela que le leitmotiv de Medinsoft reste d’ « accompagner et accélérer » : accélérer la transformation digitale est plus que jamais d’actualité. Cependant, il s’agit justement d’aider les entreprises à effectuer cette transformation de façon méthodique et sereinement : « On est là pour analyser et rassurer : accélérer, mais pas n’importe comment. On se définit finalement comme une sorte de baromètre, qui va permettre de prendre, à un moment donné, la bonne solution », conclut Marie-France Verfaillie.

Raphaëlle PAOLI

Bal de la Paix 8 mai

Que voir cette semaine ? Le calendrier ciné / plateformes

© Pxb

Que voir cette semaine ? Le Méridional vous présente une sélection des films à l’affiche à partir du mercredi 4 mai, et des sorties du moment sur les plateformes.

Retrouvez ce jeudi sur Le Méridional la chronique Ciné/TV/plateformes.

CÔTÉ CINÉMA

• « Ténor » (Claude Zidi Jr. – Comédie)

Antoine, étudiant en comptabilité et fan de rap, se fait repérer par « madame Loyseau », une professeur de chant à l’Opéra Garnier. En suivant ses enseignements, Antoine va se découvrir une passion pour le chant lyrique qu’il va cacher à ses amis et à sa famille, issus de la banlieue parisienne, qui voient d’un mauvais œil l’opéra.

• « Doctor Strange in the Multiverse of Madness » (Sam Raimi – Fantastique, Action) 

Docteur Strange, super-héros de l’univers Marvel, se voit confronté aux dangers du Multivers, un ensemble de dimensions parallèles où différentes versions des super-héros connus existent. Pour les traverser, Docteur Strange va s’allier à Wanda Maximoff, alias la super-héroïne Sorcière Rouge, qui détient des super-pouvoirs souvent incontrôlables, ainsi qu’à America Chavez, une adolescente capable de le faire voyager dans d’autres univers.

• « Anatomy of Time » (Jakrawal Nilthamrong – Drame) 

Dans les années 1960, alors que les tensions montent entre la dictature militaire et les rebelles communistes au nord de la Thaïlande, Maem se voit transmettre le métier d’horloger par son père. Courtisée par deux hommes, elle épouse un des deux, un chef d’armée cruel et violent, qu’elle va devoir soigner pendant ses derniers jours. A travers un récit intense et apaisant où l’esthétisme, la nature, l’eau et les animaux sont mis en avant, Maem raconte à sa manière la cruauté de la guerre, la violence des hommes et la trahison politique.

• « Il buco » (Michelangelo Frammartino – Drame) 

Ce long-métrage raconte le périple d’un groupe de spéléologues italiens, explorateurs de cavernes, qui découvrent sans le savoir l’Abisso del Bifurto, la deuxième grotte la plus profonde au monde, à 700 mètres sous-terre. Cependant, leur trouvaille n’a jamais été médiatisée et a, pendant longtemps, été inconnue de tous, contrairement au gratte-ciel Pirelli, monument érigé en même temps que la découverte.

• « Le Roi cerf » (Masashi Ando, Masayuki Miyaji – Animation, Drame) 

A partir de 10 ans. Ce long-métrage d’animation met en scène Van, un guerrier du clan des Rameaux Solitaires, prisonnier et esclave d’une mine de sel après une guerre contre l’Empire de Zol. Une nuit, Zol et les autres esclaves de la mine sont attaqués par une meute de loups, porteurs d’une épidémie. Il réussit néanmoins à s’en échapper en compagnie d’une jeune enfant, Yuna, mais ils sont rapidement traqués par l’Empire de Zol.

CÔTÉ PLATEFORMES

Netflix

• « Loin du périph » (Louis Leterrier – Comédie, Action) – 6 mai 

Ousmane et François, deux policiers parisiens, se retrouvent tous les deux embarqués dans les montagnes des Alpes, dans une affaire de règlement de compte entre trafiquants de drogue, affaire qui a débuté avec un meurtre plutôt sordide. Entre surprises et péripéties, les deux policiers, qui ne s’apprécient guère, vont devoir faire équipe. 

Arte

• « Mir – Une vie en Afghanistan » (Documentaire) – disponible du 2 mai au 1er août

Sous forme de journal intime, ce documentaire suit la vie de Mir, jeune afghan de 7 ans, et de sa famille, que le réalisateur Grabsky et le journaliste afghan Sharafi rencontrent en 2001, jusqu’à aujourd’hui. En suivant les épreuves de sa vie, ce documentaire sensible dépeint la réalité de l’Afghanistan pendant ces dix dernières années, pays meurtri par l’une des guerres les plus dévastatrices du XXIe siècle.

Bal de la Paix 8 mai

Festival d’art lyrique d’Aix – Une série de conférences à Marseille pour préparer l’événement estival

© Pxb

Le Festival international d’Art lyrique d’Aix-en-Provence se tiendra cette année du 4 au 23 juillet. Pour préparer l’événement, les organisateurs, en partenariat avec les Amis du Festival d’Art lyrique d’Aix, organisent des conférences préparatoires. Celles-ci auront lieu à Marseille, en lien avec la volonté du Festival d’être davantage présent dans la Cité phocéenne. L’objectif de ces conférences est de favoriser la compréhension des œuvres, notamment auprès d’un public jeune.

Le mardi 10 mai, présentation de « Salomé » de Richard Strauss, par Olivier Braux ;

Le vendredi 13 mai, présentation d’ « Idoménée » de Mozart par Lionel Pons ;

Le lundi 23 mai, présentation des concerts du Festival par Jérôme Brunetière, Secrétaire Général du Festival.

Conservatoire Pierre Barbizet, 2 place Auguste et François Carli, 13001 Marseille. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Informations complémentaires auprès des Amis du Festival.

Bal de la Paix 8 mai

Agriculture – Les huiles essentielles, volet majeur de l’économie et de la culture françaises

© Pxb

Entre 2010 et 2020, les ventes d’huiles essentielles produites en France ont augmenté de 47%, selon un récent rapport de l’Insee, si bien qu’aujourd’hui, la France se positionne comme le second pays producteur d’huiles essentielles de l’Union européenne, après l’Allemagne. De plus en plus, les emplois dans ce secteur d’activité se multiplient, notamment à Cannes et à Grasse, qui concentrent deux emplois sur trois du secteur. Mais d’où vient cet essor des huiles essentielles ? Quelle est leur utilisation ?

© Insee

Une utilisation de l’Egypte ancienne à nos jours 

Dès 4 500 avant Jésus-Christ, les huiles essentielles étaient déjà très utilisées dans les domaines comme la parfumerie, la médecine, les cosmétiques et les embaumements de corps. Au début, l’utilisation des huiles essentielles est assez liée à la religion : si les Grecs attribuaient ces découvertes à leurs divinités, les habitants au Moyen-Orient et en Egypte ancienne croyaient que les huiles essentielles pouvaient rapprocher l’esprit des humains avec les dieux après leur mort. Que ce soit en Egypte, au Moyen-Orient, en Chine ou dans l’Empire Romain, ces huiles prennent donc un essor considérable et forment une grande partie de la culture de ces civilisations, jusqu’au Moyen-Age.

© Insee

Les Français au début du Moyen-Âge attribuaient leur utilisation aux sorcières, les considérant comme des produits maléfiques. Elles étaient donc très peu utilisées, voire plus du tout, jusqu’à l’époque des Croisades, au retour en Terre Sainte, où leur popularité reprend : elles représentaient un remède aux grandes épidémies comme la lèpre.

Que ce soit par la médecine ou par la parfumerie pour l’aristocratie française, les huiles essentielles se popularisent davantage et laissent ainsi place à la création de l’aromathérapie, dont René-Maurice Gattefossé en est le précurseur : en 1910, alors qu’il travaille dans son laboratoire, une explosion survient et brûle ses bras et sa tête. Par réflexe, il plonge ses bras dans un seau d’huile de Lavande Vraie, qui l’apaise et le cicatrise très rapidement. Dès lors, l’étude de ces plantes est répandue dans le monde entier et continue d’être un remède naturel efficace : aujourd’hui, leur utilisation est devenue très à la mode, notamment avec l’essor du bio, dont la demande ne cesse de croître.

© Insee

Un savoir-faire historique, particulièrement en Provence 

Les huiles essentielles en France témoignent donc d’un savoir-faire français qui remonte au Moyen-Âge, et qui se développe au XVIIIe siècle, notamment avec la création des Gantiers Parfumeurs à Grasse, capitale mondiale de la parfumerie, réputée en partie grâce à Catherine de Médicis. Entre plantation, pousse, récolte, conditionnement puis distillation, hydro-distillation ou expression à froid, la fabrication des huiles essentielles requiert des techniques de production précises, transmises de génération en génération depuis des siècles.

© Insee

Ce savoir-faire historique est permis par ailleurs grâce aux terrains provençaux favorables à la production de ces huiles : si les ventes d’huiles essentielles françaises s’élèvent à 1,64 milliards d’euros en 2020, cela est dû en grande partie grâce à l’huile de lavande ou de lavandin, produite majoritairement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Région aux terrains méditerranéens majoritairement secs et caillouteux, elle est l’endroit idéal pour la pousse de lavande et de lavandin, si bien qu’aujourd’hui, la lavande et les huiles essentielles qui en découlent contribuent fortement à l’économie du Sud-Est de la France. Devenues un symbole de la Provence, elles contribuent massivement au tourisme et à la création d’emplois. 

I.S