jeudi 3 avril 2025
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Le coin des livres – Une histoire du double malheureux d’Harry Potter par D. Foenkinos

© Pxb

Lorsque paraît, en 1997, « Harry Potter and the Philosopher’s Stone” (Harry Potter à l’école des sorciers), le succès devient phénomène, et le phénomène devient mondial. C’est donc sans étonnement que l’on apprend, deux ans plus tard, l’adaptation des romans de J.K. Rowling au cinéma. Mais qui sera la petite vedette ? Dans « Numéro deux », un roman à la fois drôle et cruel, David Foenkinos s’inspire de l’histoire vraie qui a vu le second prétendant au rôle d’Harry Potter écarté.

Partout dans le monde, des objets à l’effigie d’Harry Potter, partout, des références au sorcier si mignon qui incarne le héros de J.K. Rowling. Le choix de Daniel Radcliffe comme acteur serait une évidence, en somme. Mais la réalité est autre. Plusieurs milliers d’enfants se présentent lors de l’immense casting organisé avant le tournage. Deux prétendants sérieux sont retenus : Daniel Radcliffe et Martin Hill, un jeune Franco-Britannique qui a l’air aussi rêveur que son homologue. Le sort – et le « petit plus » – choisira Daniel Radcliffe.

Reconstitution d’une échoppe du monde de Harry Potter © Pxb

Comment grandit-on dans l’ombre fantomatique de « celui qu’on aurait pu être » ? La fiction de Foenkinos imagine la vie parallèle à laquelle mille détails rattachent le jeune garçon, de l’univers omniprésent des films au balai du quotidien. Une torture qui renvoie à tous les Icare qui ont « presque » atteint le soleil.

Martin va devoir apprendre à se détacher de cette « presque » vie qui lui colle à la peau, et comprendre que l’anonymat a du bon. Et s’il devenait d’ailleurs aussi connu que le « numéro un » grâce au roman de David Foenkinos… ? L’écrivain nous offre encore une fois un livre rempli de délicatesse et d’interrogations existentielles sur le quotidien.

Jeanne RIVIERE

David Foenkinos, « Numéro deux », éditions Gallimard (coll. Blanche), 240 pages, janvier 2022, 19,50€.

Retour du match – OM/Montpellier (1*-1): l’OM qualifié

© OM / Twitter

L’OM s’est qualifié hier soir aux tirs aux buts contre Montpellier.

En effet, au terme des 90 minutes, les deux équipes n’ont pu se départager. Les Olympiens auront bien essayé, la possession de balle leur était défavorable, comme bien souvent lorsqu’ils sont opposés en 4/4/2. Le onze de départ aligné par le coach Sampoli, absent des débats – du moins du le banc de touche – pour cause de suspension, aura trouvé la faille à une seule reprise, à la 75ème minute, par l’homme de la Coupe de France : Milik.

Une nouvelle fois, le coach avait opté pour un système de jeu sans avant-centre, une décision pas forcément judicieuse, car il a fallu son entrée en jeu pour prendre les devants dans cette partie.

Le manque de course verticale ne permettait pas de déstabiliser le bloc adverse. Quand les Olympiens y parvenaient par un jeu de passes, ils trouvaient Bertaud sur leur chemin, auteur d’un excellent match.

L’avantage aura été de courte durée. Quelques minutes après l’ouverture du score, la défense centrale est surprise par un jeu direct dans son dos. Sans Caleta-Car anticipe la profondeur, mais il est finalement surpris par le rebond, par l’attaquant de Montpellier, qui devançait à la sortie de Lopez.

Malgré plusieurs tentatives des Marseillais en fin de match, le score ne bougera plus. C’est bien aux tirs au but que la précision jouera.

A ce jeu, la maîtrise mentale et l’exécution technique des cinq tireurs, ainsi qu’un arrêt de Lopez, donnera l’accès au quart de finale, à des Olympiens qui ont fait de la Coupe de France un réel objectif.

Fabrice HUART

Fabrice Huart est entraîneur de football depuis une vingtaine d’années. Né à Nîmes, il a suivi sa pré-formation et sa formation au club de sa ville natale : le Nîmes Olympique. Ayant exercé à différents niveaux, il est aujourd’hui entraîneur en National 3 avec le FC Côte Bleue et consultant pour le Méridional, où ses articles sur l’OM sont à lire chaque semaine. Formateur occasionnel pour la Ligue Méditerranée, il forme et certifie les diplômes des futurs entraîneurs régionaux.

OM/Montpellier : le live OM du Méridional

© DR
  • Suivez le live commenté du match OM/Montpellier sur Le Méridional
  • Avant-Match à partir de 20h45
  • A suivre sur les chaînes YouTubeTwitch et Facebook du Méridional

> A lire aussi : OM/Montpellier : sur quelle chaîne et à quelle heure voir le match ?

Patrimoine – Cathédrale et cloître de Fréjus, un ensemble unique en Provence

Le cloître de la cathédrale de Fréjus © DR

On l’appelle un « groupe épiscopal » : à Fréjus (Var), cet ensemble de bâtiments composé d’une cathédrale, d’un baptistère, d’un cloître à deux étages et d’un ancien palais épiscopal a traversé les siècles. Sa cathédrale – Saint-Léonce – a été classée aux Monuments historiques depuis 1862, et offre un remarquable point de vue sur l’architecture de différents siècles en Provence.

Fréjus doit beaucoup à un certain Jules Formigé… et la grande place qui s’étale devant le groupe épiscopal a pris son nom – la moindre des choses : en 1930, l’architecte et archéologue redécouvre le baptistère accolé à la cathédrale du côté ouest. Edifié au Vème siècle, il avait disparu au XIIIème, noyé dans la construction des murs de fortification. Il est tout de même le deuxième plus ancien de France après celui de Poitiers ! C’est là que se pratiquaient – et se pratiquent encore aujourd’hui – les baptêmes par immersion.

Du côté est, le palais épiscopal, reconstruit au début du XIXème après les dommages de la Révolution, est devenu la mairie de Fréjus. En 1853 en effet, le diocèse de Fréjus et celui de Toulon ont fusionné, et le siège du nouvel évêché s’est transposé dans la ville de la rade.

L’église elle-même est relativement petite pour une cathédrale ; elle est pourtant constituée de deux églises accolées l’une à l’autre. Elle accueille le visiteur par un portail finement sculpté d’époque Renaissance, représentant notamment des scènes de la vie de la Vierge Marie.

L’extérieur de la cathédrale de Fréjus © DR

Au fait, qui était saint Léonce, dont la cathédrale porte le nom ? L’histoire a peu retenu d’éléments sur la vie du premier évêque de Fréjus, hormis qu’il rencontra saint Honorat de Lérins – et saint Jean Cassien, bien connu à Marseille, moine fondateur de l’abbaye de saint Victor. On sait aussi que Léonce avait un frère nommé Castor…

Les animaux fantastiques

Le clou de l’ensemble demeure sans doute le plafond peint du cloître, véritable trésor architectural de la région. Quand, au XIVème siècle, une galerie supérieure a été ajoutée, la voûte a dû être remplacée par une charpente qui puisse soutenir le poids important. En mélèze – on dit que ce bois ne pourrit pas – elle présente plus de mille petites images peintes sur les caissons : que voulaient montrer les hommes du XIVème siècle ? On l’ignore encore aujourd’hui.

300 peintures environ sont encore miraculeusement conservées, des centaines d’années plus tard. Sur ces dernières, on observe des images ayant trait à la religion (anges et démons, religieux…), à la vie quotidienne (différents métiers représentés, des troubadours, des hommes de guerre…) et surtout, tout un bestiaire d’animaux fantastiques, plus étonnants les uns que les autres : mélanges entre humain et animal, humain et objet… Véritable trésor du passé, le plafond du cloître s’intègre à cet ensemble unique en Provence, témoignage historique qui vaut le détour.

Jeanne RIVIERE

44ème édition du Grand Prix La Marseillaise : impressions du président

© Cofidis

Le dimanche 30 janvier à 12h30, quelque 140 coureurs s’élanceront pour la 44ème édition du Grand Prix La Marseillaise. Première manche de la Coupe de France cycliste et même, cette année, rentrée mondiale, elle est très attendue des sportifs comme des spectateurs.

« Les gens aiment voir les nouveaux maillots, qui s’étrennent chez nous, explique Pierre Guille avec un sourire. Les coureurs ont envie se montrer. » Celui qui a pris la présidence du Grand Prix La Marseillaise (GPLM) il y a de cela trois ans préfère se voir comme un « chef d’orchestre » : plus d’une dizaine de personnes sont mobilisées depuis trois mois pour l’organisation ; le jour J, elles se compteront par centaines (signaleurs, télévision, techniciens…)

Ce dimanche, 21 équipes seront au départ ; parmi celles-ci, dix formations françaises : Nice Côte d’Azur Métropole, Cofidis, Ag2r Citroën Team, Groupama-FDJ, B & B Hôtels KTM, Team Arkéa-Samsic, Total Energies, Roubaix Lille Métropole, Saint-Michel Aubert 93, et le Team U Nantes Atlantique.

© GPLM

Covid mais course assurée

Le covid a bien sûr transformé l’organisation du GPLM (et l’a compliquée), « mais sans la fausser » : « Là où on a de la chance, c’est que le gouvernement a privilégié la continuité, y compris dans le sport professionnel : on avait donc l’assurance que la course aurait lieu. » Cette année, le Tour d’Australie et le Tour de San Juan (Argentine) ont été annulés. L’événement marseillais représente donc la manche de rentrée mondiale du cyclisme que tout le monde attend.

Les nouveautés de 2022

Sacré parcours de 174,3 km. « Historiquement, c’était une course plutôt tranquille », précise Pierre Guille. Depuis que 35km ont été ajoutés, c’est une autre affaire. Quelle difficulté évoquer ? Pour le président du GPLM, la pente au départ de Cassis est redoutable : « Il est signalé « Attention pente dangereuse » Je ne sais pas si vous imaginez ce que ça représente. » Il faut dire qu’elle est tout de même à 23%…

Pierre Guille, le président du GPLM © Le Méridional

Le départ se fera cette année non pas de l’esplanade du Conseil départemental 13 (4ème arrondissement de Marseille) mais depuis Château-Gombert (14ème arrondissement). Les coureurs feront une boucle autour du Régage, poursuivront vers le pas de la Couelle (525 m). Par la suite, ils rencontreront le col de l’Espigoulier (735 m), le col de l’Ange (217 m), la route des Crêtes et « la Gineste », pour ensuite foncer vers le Vélodrome.

© GPLM

« Un favori… ? Difficile à dire évidemment. » Pierre Guille parierait sur un certain Norvégien… ou sur Aurélien Paret-Peintre (déjà vainqueur 2021).

L’anecdote Guillerette

Raymond Poulidor (1936-2019) demeure comme « le grand frère » de la course. Ce parrain hors-norme a accompagné le GPLM pendant plusieurs dizaines d’années, et sa mémoire reste bien vivante parmi les cyclistes. C’est d’ailleurs à lui que fait référence Pierre Guille lorsqu’on lui demande une anecdote de ces dernières années : « Pendant le trajet de la course, Raymond était dans la voiture. Il se trouve qu’il y avait en même temps un match final entre Djokovic et Federer. Il avait plus l’esprit occupé par le tennis que par la course ! »

Cette année, la course sera à suivre en direct sur Eurosport et France 3 (commentée par Thomas Voeckler, le « Didier Deschamps » du monde cycliste).

Thomas MOREAU

Avant-match – OM/Montpellier : l’OM en pleine confiance

© OM / Twitter

Invaincu depuis le début de l’année, l’OM va retrouver la coupe de France pour disputer un 8ème de finale face à Montpellier ce samedi 29 janvier à 21h.

En effet, l’équipe de Sampaoli affiche une solidité et une efficacité lui permettant d’occuper une belle troisième place en championnat. Cela leur a permis de distancer ses poursuivants.

En coupe de France, l’OM a jusqu’à présent été épargné par le tirage au sort ; ils se sont qualifiés en éliminant tour à tour le Cannet-Rocheville et Chauvigny, tout deux évoluant en National 3. Les Olympiens sont très motivés pour poursuivre dans cette compétition qu’ils n’ont plus gagnée depuis 1989.

Pour cela, les Bleus et Blancs devront se défaire de Montpellier, dans un match qui s’annonce des plus équilibrés ; en effet cette équipe, actuellement 6ème de notre championnat, évolue avec un bloc équipe également bien en place ; mais ils devraient être privés de leur métronome au milieu du terrain : Savanier est suspendu.

Avec quelle équipe ?

Une petite rotation de joueurs aura certainement lieu car nous sommes en pleine période de transferts : Caleta-Car et Dieng devraient quitter le club dans les prochains jours.

L’équipe probable du coach Sampaoli

Toujours soumis à la jauge des supporters, les joueurs ne pourront pas compter sur le douzième homme, pour obtenir une qualification qui les rapprocherait un peu plus du titre.

Pronostic : victoire de l’OM 2 à 1.

Fabrice HUART

Fabrice Huart est entraîneur de football depuis une vingtaine d’années. Né à Nîmes, il a suivi sa pré-formation et sa formation au club de sa ville natale : le Nîmes Olympique. Ayant exercé à différents niveaux, il est aujourd’hui entraîneur en National 3 avec le FC Côte Bleue et consultant pour le Méridional, où ses articles sur l’OM sont à lire chaque semaine. Formateur occasionnel pour la Ligue Méditerranée, il forme et certifie les diplômes des futurs entraîneurs régionaux.

Jean-Luc Chauvin : « Marseille a vocation à être un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique »

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A l’occasion de ses vœux à la presse ce vendredi 28 janvier, Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Aix-Marseille-Provence (et fraîchement élu secrétaire au bureau national de CCI France) est revenu sur les derniers mois de la vie économique du territoire national et régional. De façon lucide et réaliste, il a abordé les principaux enjeux qui attendent Marseille et sa région en 2022.

Ce qui était une évidence reste une réalité : le contexte sanitaire, s’il est moins catastrophique que l’année dernière, reste pesant pour les entreprises. Jean-Luc Chauvin le rappelle, ces dernières ont dû apprendre à vivre avec cette « épée de Damoclès » suspendue au-dessus de leur tête. Elles ont tout de même fait preuve, notamment en Région Sud, d’une résilience peu commune et le bilan des taux des carnets de commandes en 2021 est plus qu’encourageant.

> A voir aussi : Au CES 2022, les start-ups provençales obtiennent des résultats exceptionnels

Les aides ciblées restent indispensables pour les secteurs les plus touchés (métiers de la restauration, professionnels du voyage etc.) « Il ne faut pas que les aides d’hier deviennent les boulets de demain », souligne le président. Ces aides doivent correspondre à des mises en place simples et efficaces, qui ne permettent pas aux clients de douter de la capacité de l’entreprise à faire face à la crise.

Repenser l’économie avec « audace »

« La crise sanitaire peut et doit être une chance pour nos entreprises », tient à souligner Jean-Luc Chauvin. Pour le président de la CCI AMP, cette période encourage à repenser notre économie française, avec « audace » : « Il faut profiter de cette crise pour oser changer les choses. »

Si la région marseillaise possède un certain nombre d’atouts notamment dans le numérique et l’énergie verte, il doit savoir les utiliser et les faire prospérer. Le CES 2022 a récemment démontré le dynamisme du territoire. Le port a vu une hausse de 9% de son trafic de marchandises et une progression de 11% de chiffre d’affaires.

Utiliser les routes méditerranéennes

Les routes de la Méditerranée, par lesquelles transitent les marchandises venues d’Asie, démontrent dès aujourd’hui qu’elles deviennent le trajet indispensable du trafic maritime mondial. La France, de son côté, doit savoir mettre à profit l’intermodalité entre trafic maritime, fluvial et ferroviaire (notamment dans les projets partant de Lyon), avec des infrastructures de haut niveau.

Jean-Luc Chauvin rappelle l’importance du secteur de la mer dans la vie marseillaise : économie de la mer, JO 2024, projets autour de l’archipel du Frioul… « Il faut saisir cette chance pour faire avancer la métropole », explique-t-il.

> A voir aussi : « Le grand Marseille numérique » : pari sur la jeunesse et chance pour le territoire

Au-delà, l’Afrique représente un terrain particulièrement propice aux échanges : « Marseille a vocation à être un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique. » Ouverte sur ce continent, la ville représente un lieu « secure », selon l’expression américaine : un endroit où les entreprises (et les familles) françaises et étrangères peuvent s’installer dans le cadre de leurs échanges avec l’Afrique.

Le territoire marseillais doit aussi démontrer rapidement sa capacité d’amélioration, que ce soit sur le foncier économique, les chantiers de recyclage de matières ou le dynamisme du centre-ville. Pour le président de la CCI AMP, l’idée des zones-franches urbaines dans les centres-villes permettrait une attractivité renouvelée.

« Voir loin pour prendre un temps d’avance » : les acteurs de la vie économique marseillaise sont mobilisés pour faire de la région un exemple de la réalisation économique française.

Raphaëlle PAOLI

La start-up qui promet – Subclic, simplifier et dématérialiser les démarches dans le monde du BTP

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« Changez d’époque ! », voilà ni plus ni moins la proposition de « Subclic ». La jeune entreprise marseillaise, dès sa création, s’est spécialisée dans la signature en ligne des contrats et documents du monde du BTP (secteur du Bâtiment et des Travaux publics). Un marché vers lequel ses deux fondateurs, Benjamin et Frédéric, n’auraient, à l’origine, pas imaginé se tourner. Aujourd’hui, la start-up, lancée avant le Covid, a un coup d’avance. Et entend le conserver.

Codeux et curieux

Ingénieur en informatique de formation, Frédéric, après des études lyonnaises, part travailler à l’étranger, notamment en Allemagne et au Canada. Mais le soleil du sud lui manque. Lorsqu’il rentre à Montpellier, il a l’occasion de discuter avec un ami, alors confronté au problème de la sous-traitance dans le métier de la construction. Sur un chantier en effet, rien n’est simple : la maîtrise d’ouvrage mandate une entreprise pour réaliser les travaux, mais cette entreprise n’est pas à même de tout installer ou résoudre elle-même. Elle fait donc appel à des sous-traitants. Toutes ces allées et venues doivent être validées par la maîtrise d’ouvrage. Bref, souvent un beau ballet des sous-traitants qui ralentit considérablement les démarches et le chantier.

En mars 2017, Frédéric commence à développer chez lui les premières lignes de codes pour l’entreprise de cet ami. Six mois plus tard, il est rejoint par Benjamin, qui quitte sa place dans une entreprise de logistique pour participer à l’aventure. Clin d’œil amusant : ni l’un ni l’autre ne connaissent particulièrement le secteur du BTP : « C’est une fierté pour nous de percer dans un monde qui nous était étranger, souligne Frédéric ; cela montre qu’en étant curieux, on prend des voies intéressantes. »

Ils travaillent le projet pendant un an, conseillés par deux autres amis, l’un du secteur des Travaux publics, l’autre du Gros œuvre : « A ce moment-là, on peut dire que l’on est davantage des entrepreneurs que des commerciaux, note le co-fondateur. On passe beaucoup de temps sur le produit lui-même plutôt que de se précipiter dans la vente. » Chance, et résultats d’un travail acharné, la Banque populaire accepte de suivre le projet tout juste éclos.

Le produit en lui-même

Le mot d’ordre de la plateforme Subclic : la simplification. Il faut savoir que quand la maîtrise d’ouvrage (via l’entreprise déléguée) crée des lots pour les différentes tâches sur un chantier, chaque entreprise spécialisée peut répondre à l’offre. Pour que les sous-traitants puissent accéder au chantier, l’entreprise déléguée doit faire valider le dossier par la maîtrise d’ouvrage. « A l’ancienne », une fois les entreprises sous-traitantes sélectionnées, il faut… que tout le monde soit rassemblé physiquement pour venir signer le marché ou le contrat : parfois 500 pages à vérifier et parapher !

Le produit Subclic évite justement perte de temps et de documents, en permettant aux entreprises de tout rassembler sur une même plateforme. Les contrats sont directement intégrés : tout est centralisé et les échanges sont fluidifiés.

Une anticipation des difficultés liées au Covid

Ça, c’était encore à l’époque où l’on n’aurait pas imaginé le Covid. La dématérialisation des vérifications était déjà un sujet d’actualité, à en croire la forte demande du monde du BTP pour trouver de nouvelles solutions. Il est évident que la crise du Covid a vérifié l’utilité d’un tel projet. « Avant le Covid, je dirais que le marché n’était pas tout à fait mature, pointe Frédéric. Non pas l’outil, mais le fait de signer électroniquement. La crise sanitaire nous a sans aucun doute fait gagner trois à cinq ans. » Elle a aussi permis de se faire connaître d’entreprises qui n’étaient pas les premières ciblées.

La confiance des partenaires en Région Sud et au-delà

La start-up a fait ses preuves, et bénéficie aujourd’hui de beaux soutiens, notamment celui de la Banque populaire Méditerranée et de la Région Sud (Région Sud Investissement, soit un prêt participatif via le Fonds Européen de Développement Régional – FEDER). Et de fraîche date, de celui de Bpifrance – PACA. Elle compte aussi des noms importants parmi ses clients (Erilia, Colas…)

La plateforme est désormais présente en Région Sud et sur tout le territoire national ; ses co-fondateurs aimeraient travailler davantage avec des collectivités comme la Ville de Marseille, pour répondre à un besoin local. Et puis, dans les prochaines années, se développer à l’international. En parallèle du développement de nouvelles fonctionnalités sur la plateforme.

Des extraterrestres qui ont les pieds sur terre

Qui dit start-up, dit aventure et risque à prendre : « Quand on a commencé à lancer Subclic, on nous a vus un peu comme des extraterrestres, surtout qu’on ne travaillait pas du tout dans le monde du BTP », conclut Frédéric. Aujourd’hui, non seulement la start-up s’est étoffée (elle compte plus d’une centaine de clients et une vingtaine de salariés pour l’instant) mais elle a un coup d’avance sur la concurrence. Le mot de l’entrepreneur ? « Sans doute la fierté d’avoir conquis des clients en leur trouvant une solution qu’ils attendaient depuis longtemps… »

Raphaëlle PAOLI

Un nouveau Bistrot de Pays pour les 50 habitants de Riboux (Var)

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Au pied du massif de la Sainte-Baume, le village de Riboux (Var) compte une cinquantaine d’habitants… et un grand passage de randonneurs. Ces derniers viennent se restaurer en nombre au restaurant, qui vient d’être labellisé Bistrot de Pays. Cette reconnaissance signifie beaucoup pour les villageois.

> A voir aussi : Les « Bistrots de Pays » ou l’esprit de village

OM/Montpellier : sur quelle chaîne et à quelle heure voir le match ?

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L’OM reçoit ce samedi 29 janvier Montpellier au stade Vélodrome dans le cadre du 8ème de finale de Coupe de France. Le coup d’envoi sera donné à 21h, et le match diffusé en direct sur Eurosport 2.

Ne manquez surtout pas cette affiche en suivant le live commenté sur les pages FacebookYoutube et Twitch du Méridional.