vendredi 4 avril 2025
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Qui est Fabien Roussel, le communiste préféré de la droite ?

Fabien Roussel au congrès du PCF à Ivry en 2018 © WKMC

Depuis quelques mois, Fabien Roussel, le candidat du Parti communiste français (PCF), s’est ménagé une place de choix dans le concert médiatique. En défendant la police, la chasse, le nucléaire, ou encore l’identité française, il a pris le contre-pied de sa famille politique. A l’inverse, le marxiste a gagné une réelle sympathie à droite. Cette dernière, fatiguée par les lubies sociétales et le wokisme, croit même voir en lui le retour de la bonne vieille gauche d’antan, avec qui on pouvait discuter. C’est oublier qu’il reste une exception.

Un communiste atypique 

Le 11 janvier dernier, Fabien Roussel déclenchait l’une de ces polémiques futiles dont la France a le secret, avec ces paroles en apparence anodines : « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage : pour moi, c’est la gastronomie française. Le meilleur moyen de défendre le bon vin, la bonne gastronomie, c’est de permettre aux Français d’y avoir accès. » L’inconscient ne s’imaginait pas qu’il susciterait l’ire d’une partie de la gauche, qui s’est empressée de l’accuser d’anti-écologisme, de chauvinisme, voire d’être un réactionnaire d’extrême droite. L’écologiste Sandrine Rousseau est montée au créneau sur les plateaux de télévision pour pourfendre le déviant, qui n’a pas hésité à rétorquer dans l’Opinion que « La vie à base de quinoa et de tofu est fade. Ce n’est pas ma France. » Il faut dire qu’il n’en est pas à son coup d’essai. Par ses prises de position, il a su se distinguer radicalement du reste de la gauche, et susciter la curiosité, voire la sympathie à droite.

Cela n’avait rien d’une évidence, étant donné son parcours. Le moins qu’on puisse dire est qu’il est tombé dans la marmite quand il était petit : issu d’une famille de militants communistes du nord, il grandit biberonné au marxisme. Enfant, il accompagnait déjà son père, adjoint communiste à la mairie de Béthune, tracter devant les usines. Il devient ensuite journaliste à « L’Humanité », travaille pour des élus du parti, en cabinet ministériel, au Parlement, puis au conseil municipal de la ville de Saint-Amand-les-Eaux (59230).

Après toute une carrière réalisée dans l’appareil du PCF, il est en 2017 élu député du Nord, et en 2018 consacré secrétaire général du parti, succédant à Pierre Laurent. À la suite d’un vote des militants, il est aujourd’hui le premier candidat communiste autonome à l’élection présidentielle depuis 15 ans – la dernière en date était Marie-Georges Buffet en 2007. Entre temps, sa famille politique avait préféré soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. 

Une ligne politique qui détonne

Son programme consiste en un retour aux fondamentaux de la gauche, c’est-à-dire le social. Il propose une augmentation du Smic à 1 500€ nets par mois, une allocation de 850€ pour les étudiants, la semaine de 32h de travail, un ISF (impôt de solidarité sur la fortune) rétabli et triplé, le recrutement de 500 000 fonctionnaires, etc. Jusque-là, rien que de très classique. Là où il se démarque, c’est en soutenant l’énergie nucléaire – vouée aux gémonies par la gauche depuis longtemps – en exaltant la nation, la gastronomie française, la chasse, et même la police. « Ma gauche, elle comprend tous les Français qui souhaitent avoir droit à la tranquillité publique », proclame-il. Il promet : « Nous remettrons des moyens » pour des forces de l’ordre et de renseignement, qui ont pour lui été « déshabillées ».  L’homme de gauche n’a pas hésité à se rendre à la grande manifestation de soutien aux policiers de mai 2021, et défend la création de 30 000 postes supplémentaires ; la droite elle-même n’en propose pas autant.

Fabien Roussel poursuit là un but bien précis. Il espère reconquérir l’électorat populaire, qui a massivement délaissé le vote communiste pour le Rassemblement national de Marine Le Pen : « Je ne leur demande pas leur carte d’électeur, je ne leur demande pas ce qu’ils ont pu voter avant. » Cela passe par la reprise en main des thèmes qui ont été abandonnés à la droite : « Il ne faut pas laisser au seul Front National la mainmise sur des sujets comme la nation, la souveraineté, la sécurité, le vivre-ensemble. »

Pour les rassurer, il a même déclaré que « quand on ne bénéficie pas du droit d’asile, on a vocation à rentrer chez soi ». Des thèmes plus à même de toucher les couches populaires française traditionnelles, quand le reste de la gauche s’adresse désormais aux minorités et aux classes moyennes de centre-ville. Toutefois, il est peut-être trop tard pour les récupérer. Le candidat marxiste stagne pour l’instant autour de 2% des intentions de vote.

Une stratégie qui fait grincer des dents

Les premiers grands perdants de ce repositionnement du PCF sont les fidèles de La France insoumise (LFI), le parti de Jean-Luc Mélenchon. Ils perdent l’appui de militants besogneux, et de ce qui reste du réseau des maires communistes, qui a permis à Fabien Roussel de récolter facilement les 500 parrainages d’élus nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle, là où LFI patine. Les deux partis se sont quittés en 2017 sur des tensions ; Jean-Luc Mélenchon avait même lancé par SMS à Pierre Laurent, à l’époque secrétaire général du PCF, « vous êtes la mort et le néant ». Ce qui n’empêche pas les Insoumis de multiplier aujourd’hui les appels du pied aux communistes, espérant toujours les rallier. Certains n’y sont pas restés insensibles, comme le député de Seine-Maritime Sébastien Jumel, qui a officiellement apporté son soutien à la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

En interne, certains ne digèrent pas la nouvelle ligne politique du parti qu’ils qualifient de virage à droite, et la familiarité affichée avec certaines personnalités de ce bord politique honni. Xavier Bertrand, figure de la droite sociale, entretient de très bonnes relations avec lui dans sa région des Hauts-de-France, et reconnaît qu’« il n’est pas idéologue, pas sectaire ». D’après « Libération », Sonia Mabrouk, journaliste vedette sur Cnews et Europe 1, les médias du très droitier Bolloré, échangerait régulièrement par SMS avec lui, et lui aurait reconnu le mérite d’appartenir à « la vraie gauche ».

De fait, Fabien Roussel appartient à une gauche moins intolérante, capable de discuter avec ses adversaires sans les traiter de fascistes, sans haïr la police par principe, et sans rejeter le malaise identitaire et l’insécurité comme des fantasmes d’extrême droite. Il n’a pas non plus les tares des communistes historiques, prompts au sectarisme, à la violence politique, et aux tentations dictatoriales. Il soutient des mesures démagogiques et économiquement absurdes, mais rejette à demi-mot l’anticapitalisme, et chante même les louanges des petits patrons. Plus que l’incarnation d’un retour au bon vieux temps, il est en réalité le prototype d’une extrême gauche qui n’a jamais existé. La droite aurait tort d’oublier qu’il est un spécimen unique, et pas le révélateur d’une tendance de fond.

Antoine LIVIA

OL 2 – 1 OM : une grosse désillusion

© Twitter / OM

Ce match de rattrapage de la 14e journée de Ligue 1 n’aura pas permis à l’OM de récupérer la 2ème place du championnat aux Niçois.

Tout avait pourtant bien commencé. Les Olympiens ouvrent le score dès la 10ème minute. Bien dans leur rencontre, ils n’étaient pas inquiétés par des Lyonnais peu inspirés alignés dans un 3/4/3. Les Marseillais gagnent le premier round en menant 1 à 0 à la pause.

La victoire de Peter Bosz

Le coach lyonnais, chahuté depuis son arrivée, a démontré qu’il avait des ressources face à ses détracteurs. Il a profité de la mi-temps pour changer de plan de jeu et contrarier le bloc équipe de Marseille en passant en 4/4/2. L’OL se montre plus à son avantage en étant plus présent sur les seconds ballons et en empêchant les Marseillais de faire le jeu.

Privés de ballon, les Bleus et Blancs se contentent de gérer le match en laissant la possession du ballon. Ils ont démontré à de nombreuses reprises qu’il savait le faire en remportant souvent leur match par la plus petite marge.

Le fatal dernier quart d’heure

Les Olympiens ayant disputé un match de Coupe de France trois jours plus tôt, la concentration et la fraîcheur des troupes ne sont pas au top. Ils sont surpris par des ballons joués dans le dos de la défense. L’égalisation intervient à la 75ème minute sur un centre que Shaqiri vient reprendre victorieusement. Le ballon trompe un Lopez intraitable jusqu’à présent. Le coup de grâce intervient quelques minutes plus tard et Ndombele entré en jeu vient anéantir les espoirs marseillais.

La frustration est grande ; il faut garder le cap et se relever au plus vite de cette défaite. Sampaoli pourra compter sur tout son effectif car les nouvelles recrues n’ont pu être coachées sur la feuille de match. Rendez-vous donc dimanche contre Angers pour repartir de l’avant.

Fabrice HUART

Fabrice Huart est entraîneur de football depuis une vingtaine d’années. Né à Nîmes, il a suivi sa pré-formation et sa formation au club de sa ville natale : le Nîmes Olympique. Ayant exercé à différents niveaux, il est aujourd’hui entraîneur en National 3 avec le FC Côte Bleue et consultant pour le Méridional, où ses articles sur l’OM sont à lire chaque semaine. Formateur occasionnel pour la Ligue Méditerranée, il forme et certifie les diplômes des futurs entraîneurs régionaux.

Calendrier – Le grand retour du carnaval de Nice

© Carnaval de Nice Officiel / Fb

Entre le 11 et le 27 février, Nice organise à nouveau son fameux Carnaval. Le maire de la ville, Christian Estrosi, a détaillé les nouveautés de cette année 2022.

« Du 11 au 27 février 2022, Nice retrouve son Carnaval, le Roi des Animaux ! Après 18 mois de crise sans précédent pour notre pays, le moment est enfin venu de se rassembler de nouveau autour d’une des plus belles fêtes du monde et de célébrer l’un des plus beaux événements de notre patrimoine niçois.

Tout au long de l’année, nous avons fait vivre le Carnaval dans le cœur des Niçois au fil de notre programmation événementielle, permettant ainsi de maintenir l’activité des carnavaliers comme je m’y étais engagé dès l’annonce du report de l’édition 2021. Ils ont ainsi réalisé par exemple la sculpture d’entrée du Festival du Livre ou encore la statue du Chef Ratatouille que chaque écolier niçois peut retrouver au sein de son réfectoire. Aujourd’hui, c’est un carnaval renouvelé, plus accessible, qui se prépare avec des nouveautés, un programme inédit, encore plus de spectacles, de musique, de troupes, de fêtes et de surprises !

Comme chaque année, nous accueillerons le public venu de toute la France et du monde entier mais plus que jamais, je souhaite cette année que le Carnaval soit celui des Niçois. C’est pourquoi nous avons par exemple organisé, en partenariat avec Kiss International Productions, l’élection des Comtes et Comtesses des six territoires niçois qui, une fois élus, participeront à l’élection finale du Roi et de la Reine du Carnaval de Nice 2022 le 7 février prochain. Une manière originale et innovante de valoriser les quartiers et le patrimoine niçois. Nous allons également proposer :

  • une cérémonie d’ouverture de grande envergure : Gratuite pour les Niçois, elle se déroulera le vendredi 11 février à 18h30 sur la place Masséna. Roi, Reine, Carnavallon, chars fleuris, Héraut du carnaval issu des quartiers de la ville, porte-drapeaux, troupes musicales, danseurs, invités étrangers… tous les acteurs du Carnaval seront réunis pour se présenter au public ! D’une durée d’1 heure, cette cérémonie donnera le coup d’envoi officiel du 149ème Carnaval de Nice avec un véritable spectacle son et lumière.
  • un Village de Carnaval : Installé autour du Kiosque à Musique du Jardin Albert 1er, les Niçois pourront y retrouver tous les jours et gratuitement des animations, stands gourmands, conférences et spectacles ainsi que la billetterie. Ce village sera ouvert pendant toute la durée du Carnaval. Sur la scène du Théâtre de Verdure, des animations et spectacles pour petits et grands seront programmé. A l’instar de ce qui est organisé dans le monde du cinéma, des « masterclass du Carnaval » donneront la possibilité au public d’en savoir plus sur les Carnavals et de découvrir l’Histoire et les coulisses.
  • l’exposition du corso : Avant chaque sorties, le public pourra profiter de l’exposition des chars à proximité de la place Masséna.
  • des tribunes supplémentaires : De nouvelles tribunes seront installées tout au long de l’avenue de Verdun, rendant la proximité avec le corso bien réelle. Ambiance plus familiale et tranquille que dans les tribunes place Masséna, mais toute aussi festive !
  • une véritable cérémonie de clôture : Je donne rendez-vous à tous les Niçois le dimanche 27 février pour l’incinération du Roi. Nous souhaitons cette année faire de cette incinération un véritable spectacle. L’incinération sera l’occasion de terminer ce carnaval par une grande fête populaire et gratuite.

Pour profiter davantage de la fête et rendre le programme plus dynamique, les corsos illuminés débuteront à 20h au lieu de 21h pour une durée de 90 minutes. Concernant les batailles de fleurs, une grande promenade verte et fleurie sera installée au milieu de la Place Masséna (le NissaDrome). En effet, les fleurs seront les reines du Carnaval 2022 ! Symbole du patrimoine niçois, les fleurs reprennent une place essentielle dans le Carnaval de Nice. Pour la première fois, tous les chars fleuris participeront au Grand Corso le samedi 12 février au soir.

Et parce que le Carnaval de Nice attire chaque année 200 000 visiteurs dont 18% de touristes étrangers, nous allons également accueillir pour la première fois un Carnaval étranger. Ainsi, le Carnaval belge « Les Gilles de la Louvière » sera l’invité d’honneur de l’édition 2022. Une grande troupe des « Gilles de la Louvière » se produira à Nice avec ses immenses chapeaux, ses costumes colorés, sa musique, ses sabots et grelots.

Le Carnaval de Nice « Roi des Animaux » sera définitivement le Carnaval des retrouvailles et des nouveautés. Un carnaval plus dynamique, plus niçois, plus ouvert sur le monde et qui met en valeur la tradition d’un événement unique au monde, témoin d’un patrimoine exceptionnel inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. »

OL/OM : le live OM du Méridional

© DR
  • Suivez le live commenté du match OL/OM sur Le Méridional
  • Avant-Match à partir de 20h45
  • A suivre sur les chaînes YouTubeTwitch et Facebook du Méridional

> A lire aussi : OL/OM : sur quelle chaîne et à quelle heure voir le match ?

MercatOM – Top 5 de ce qu’il ne fallait pas manquer

© DR

Lundi 31 janvier : les yeux sont rivés sur les téléphones, sur les alertes… Le dernier jour du mercato est souvent celui qui dégouline le plus d’informations. L’OM s’y était pris un peu à l’avance, et avait déjà bouclé 3 transferts en ce mois de janvier. Rumeurs, arrivées, départs : retour sur les meilleurs moments du mercato olympien de cette saison.

1. La folle rumeur Anthony Martial

4 janvier 2022 : Anthony Martial, numéro 9 de Manchester United, rencontre beaucoup de difficultés avec son club, et n’obtient que très peu de temps de jeu. Si bien qu’au début du mercato hivernal, il annonce qu’il veut quitter le club. A côté de cela, les Mancuniens sont très intéressés par le joueur de l’OM Boubacar Kamara. Les médias font rapidement le rapprochement : Pablo Longoria va utiliser l’intérêt des Red Devils pour leur milieu de terrain afin d’attirer Anthony Martial. Il n’en était évidemment rien; les prétentions salariales et sportives étant beaucoup trop élevées pour l’ex-joyau d’Old Trafford, aujourd’hui en prêt à Séville.

2. L’OM prête Amavi

6 janvier 2022 : En cruel manque de temps de jeu depuis plusieurs mois à l’OM, Jordan Amavi vit une saison compliquée avec l’équipe de Sampaoli. L’OGC Nice soumet une offre de prêt avec option d’achat (autour de 5 millions d’euros) à l’OM, qui immédiatement accepte. Le natif de Toulon quitte Marseille après 4 ans et demi au club, et un bilan plutôt mitigé.

3. L’OM enregistre l’arrivée de Bakambu

13 janvier 2022 : Cédric Bakambu (30 ans) va s’engager avec l’Olympique de Marseillle. Alors que Milik n’est pas dans la meilleur forme de sa carrière, Jorge Sampaoli fixe l’objectif de recruter un attaquant pour relayer le Polonais durant la deuxième partie de saison. Et les rumeurs vont bon train : Kolo Muani, Aubameyang… Mais c’est l’attaquant congolais qui était finalement le plus proche de porter le maillot blanc et bleu ciel, pour accompagner Ünder et Payet en attaque. Il signe à l’OM le 13 janvier 2022, et a déjà inscrit son premier but en Ligue 1 face à Lens.

4. Kolasinac débarque à Marseille

18 janvier 2022 : On en parlait, ça semblait sérieux, le latéral gauche d’Arsenal Sead Kolasinac (28 ans) signe enfin à l’OM. L’OM cherchait depuis début janvier à combler le départ de Jordan Amavi à Nice, et s’attache finalement les services du latéral bosnien. Une bonne pioche pour Sampaoli qui recrute là un joueur d’expérience et avec d’excellentes qualités.

5. Samuel Gigot pour conclure

29 janvier 2022 : Surprise dans ces derniers jours de mercato, Samuel Gigot (28 ans) devient la 3ème recrue olympienne. Plutôt méconnu du grand public, le défenseur central français reste en prêt au Spartak Moscou pour la seconde partie de saison avant de rejoindre officiellement le club la saison prochaine.

Le mercato hivernal est bouclé. L’OM peut être satisfait de son activité durant celui-ci, et a plus ou moins réussi à recruter là où il fallait. Espérons que les recrues aideront Sampaoli à effectuer une seconde partie de saison d’exception.

J.M

2 février – Procession, bénédiction des cierges… le programme de la Chandeleur à Marseille

© Diocèse de Marseille

La nuit sera courte pour celles et ceux qui voudront suivre la tradition religieuse et culturelle de la Chandeleur à Marseille. Mais la solennité du moment – et les dégustations de navette, viendront récompenser les courageux lève-tôt.

L’arrivée de l’Evangile par la mer et la procession avec la statue de Notre-Dame de Confession jusqu’à l’abbaye de Saint-Victor rappellent la tradition de l’accostage des « saintes Maries de la Mer » et de saint Lazare – et par là l’évangélisation de la Provence. Les biscuits navettes symbolisent par leur forme, dit-on, leur barque. Cette année, Marseille recevra, pour la messe du 2 février au matin, le nonce apostolique du Vatican.

La cérémonie de la bénédiction des cierges et de la ville de Marseille, ainsi que la messe solennelle de 6h15 seront retransmises sur la page YouTube du diocèse.

  • 5h : accueil de l’Evangile, quai de la Fraternité (quai des Belges) ;
  • 5h15 : départ de la procession vers Saint-Victor ;
  • 6h : bénédiction des cierges, de la ville de Marseille et départ vers la basilique ;
  • 6h15 : messe présidée par l’archevêque Mgr Jean-Marc Aveline ;
  • Après la messe, bénédiction au Four des navettes ;
  • Petit-déjeuner au salon d’honneur du presbytère.

La suite du programme de la journée est à retrouver sur le site du diocèse. Les fêtes de la Chandeleur se poursuivent pendant huit jours.

Hommage – L’empire marseillais de l’entrepreneur Pierre Bellon

Pierre Bellon à l'université du Medef en 2009 © WKMC

Né en 1930 à Marseille, Pierre Bellon est décédé hier, 31 janvier, à l’âge de 92 ans. L’entrepreneur de génie avait notamment créé un empire dans le monde de la restauration collective : la « Sodexho » (Société d’Exploitation Hôtellière), devenue « Sodexo » en 2008.  En avance sur son temps, il était parti de presque rien, pour s’élever à un niveau mondial.

« Un esprit libre que la prise de risque n’a jamais effrayé » : c’est ainsi que le définit sa fille Sophie Bellon. Le risque, l’entrepreneur l’a certainement côtoyé. Pierre Bellon perd sa mère très jeune, intègre l’école des Jésuites à Lyon, et tente l’école de commerce HEC… quatre fois, avant d’y accéder enfin. Plutôt que de suivre les traces de son père, dont l’entreprise approvisionne les bateaux Marseille-Alger, le jeune homme, de retour à Marseille, s’intéresse de près à un secteur assez neuf, celui de la restauration collective.

L’avenir prouvera qu’il avait raison. Pierre Bellon s’accroche, malgré des débuts peu évidents : pour tout dire, il commence par livrer des plats avec sa camionnette. Et puis, de fil en aiguille, dans les entreprises, les hôpitaux, les écoles… la clientèle s’élargit. Jusqu’à la consécration, puisque Sodexo est entrée au CAC 40 et génère tout de même plus de 400 000 emplois dans une cinquantaine de pays.

Pierre Bellon a marqué le Medef : il en a été vice-président de 1981 à 2005, et a siégé au Conseil exécutif entre 1976 et 2013. L’homme n’a jamais oublié son accent marseillais – certains affirmait qu’il ressortait surtout lors de ses colères légendaires. Mais sa bienveillance se traduisait par une attention aux salariés et une volonté de récompenser les vrais travailleurs.

Raphaëlle PAOLI

Victorieuse à la Primaire populaire, Christiane Taubira réalise l’exploit d’accentuer la division de la gauche

Christiane Taubira © WKMC

Sans surprise, l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira a remporté la Primaire populaire. Cette élection, organisée par des militants indépendants des partis, devait désigner un candidat unique pour la gauche à l’élection présidentielle, au lieu de sept. Contrairement à leurs espérances, aucun des autres compétiteurs ne s’est retiré. Plutôt que de rassembler, Christiane Taubira se retrouve donc à porter la huitième candidature de sa famille politique.

Le fantôme de 2002

Le lapsus est particulièrement embarrassant. Lors de son discours de victoire à la Primaire populaire du 30 janvier 2022, Christiane Taubira, euphorique, déclare : « Merci d’y croire et d’être dès demain les chevilles ouvrières d’une possible victoire en avril 2002. » 20 ans plus tôt, l’égérie de l’union des gauches se présentait déjà à l’élection présidentielle, sous l’étiquette Parti radical de gauche (PRG). Elle y réalisait le score exceptionnel de… 2,32%. Le 21 avril 2002 est surtout resté dans les mémoires comme un immense choc dans la politique française : Jean-Marie Le Pen (FN) se qualifie pour le second tour face à Jacques Chirac. A la surprise générale, Lionel Jospin, candidat du Parti socialiste, arrivé troisième, est éliminé d’office ; il lui manquait seulement 0,68% pour se qualifier. Le score de Christiane Taubira – et d’autres petits candidats de gauche – aura été suffisant pour diviser son camp et faire subir à celui-ci une déroute dont il ne s’est toujours pas remis.

> A voir aussi : Présidentielles : le bal des cocus

Loin de regretter le passé, elle affirmait il y a deux ans à ce propos : « Et s’il fallait recommencer, je recommencerais – différemment, pour qu’on entende mieux ma voix. » Une voix si attendue, indispensable, incontournable, qu’elle s’apprête à récidiver. Heureusement pour elle, le peuple de gauche aura cette fois peu de raisons de lui en vouloir, car aucun de ses candidats n’a de toute façon l’espoir d’atteindre le second tour. L’ancienne garde des sceaux réalise même une belle performance : faire progresser l’éparpillement des voix de gauche de sept à huit candidats. Les 4% que lui accordent les sondages le valaient bien.

Le laboratoire de la désunion

La Primaire populaire, cette élection organisée par des militants associatifs hors de tout cadre partisan, avait initialement pour but de désigner un seul et unique champion pour la gauche. Elle avait recueilli l’inscription de 467 000 votants, pour un scrutin où chaque postulant se voit attribuer une mention, de « Très bien », à « Insuffisant ». La belle mécanique était pourtant grippée dès le départ. Le choix des candidats en lice s’est fait indépendamment de leur volonté, et était soumis à un système de parrainage. Ce système a eu pour résultat que plusieurs personnalités se sont retrouvées inscrites contre leur volonté, et que d’autres – comme le communiste Éric Roussel – n’ont même pas été sélectionnées.

> A voir aussi : « La disparition de Paris » : un livre qui enfonce encore Anne Hidalgo

Anne Hidalgo, au plus bas dans les sondages, a dans un premier temps annoncé qu’elle se soumettrait à ce vote, avant de se rétracter. Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Yannick Jadot (EELV) ont dès le départ refusé de jouer le jeu et tiré à boulets rouges sur la primaire ; ils gardaient toutefois un œil sur le résultat, car une victoire aurait pu les servir. En somme, je rejette le scrutin, sauf si c’est moi qui gagne.

Christiane Taubira, favorite, l’a finalement emporté grâce à une mention « Bien plus », devant Yannick Jadot, second avec son « Assez bien plus ». Elle était la seule à avoir réellement mené campagne, et à avoir accepté les règles. A son grand regret, personne ne s’est désisté en sa faveur. Il est vrai qu’elle espérait qu’une fois revenue dans le jeu politique, tous la rejoindraient. Pas dans son propre intérêt bien sûr, mais pour le bien commun, car l’ancienne ministre promettait la main sur le cœur en décembre : « Je ne serai pas une candidate de plus. » Christiane Taubira l’affirme : « J’appellerai Anne. J’appellerai Yannick. J’appellerai Fabien. J’appellerai Jean-Luc. Je sais leur réticence mais je sais aussi leur intelligence et leur sens de l’intérêt général. Parce que l’enjeu, c’est l’avenir de nos enfants. »

> A voir aussi : Présidentielles 2022 – Divisée, la gauche en plein naufrage

Elle devra se montrer persuasive – c’est un euphémisme. En attendant, la huitième candidate de la gauche part sans programme, sans budget, sans soutien… Sauf celui d’un certain Benoît Payan. Comme promis, le maire de Marseille compte accorder son parrainage au vainqueur de la Primaire populaire, pour obtenir les 500 signatures d’élus requises pour être candidat aux élections présidentielles. Plus que 499.

Antoine LIVIA

Vitrolles – Les pompiers mobilisés contre le feu dans une usine de recyclage

© Pompiers 13

50 sapeurs-pompiers ont lutté toute la nuit pour tenter de venir à bout de l’incendie survenu hier après-midi dans la zone industrielle de Vitrolles. Le feu est en nette régression.

Depuis 17 heures hier soir, les pompiers luttent contre un feu de tas de métaux dans une usine en charge de son recyclage. Au plus fort de la lutte, près de 75 pompiers et 40 engins ont permis de limiter la propagation de l’incendie vers les bâtiments administratifs de l’entreprise. Une centaine de personnes appartenant à une communauté des gens du voyage installée aux environs a pu être évacuée sans difficulté.

Ce matin, grâce à l’action des secours, notamment la mise en œuvre immédiate des unités robotisés, appuyée par les moyens techniques de l’exploitant, les opérations d’extinction ont permis de faire diminuer significativement l’intensité de l’incendie, la surface concernée par le feu totalise désormais une centaine de m2. L’action conjointe et coordonnée des moyens de l’entreprise et des secours permettent de réaliser ces missions de manière très efficace.

Ce travail collaboratif entre les Pompiers13 et l’entreprise MB Recyclage, qui s’est fait toute la nuit, permet ainsi, à Vitrolles, de minimiser l’impact des fumées sur les populations. La protection de l’environnement est un élément pris en compte avec l’utilisation d’eau brute (non potable) pour permettre l’extinction en lien avec la société du canal de Provence. Des relevés atmosphériques et aquatiques sont en cours de réalisation.

La météo liée au vent reste un élément défavorable qui exige le maintien du dispositif opérationnel afin d’entreprendre la phase de « noyage » et finaliser l’extinction du sinistre au cours de la journée.

L’épisode venteux va se poursuivre jusqu’au jeudi 3 février au matin et exige la plus grande prudence. Hier, lundi 31 janvier, les Pompiers13 sont intervenus plus de 200 fois – soit une augmentation de près de 20% des interventions quotidiennes – pour des opérations de mise en sécurité liées à la météo (volets arrachés, toits endommagés, chutes d’arbres sur la chaussée…)

Les pompiers recommandent d’être prudents sur les routes et de mettre à l’abri tous les objets susceptibles de s’envoler. Les massifs forestiers sont interdits d’accès jusqu’au 2 février inclus.

Entre2 BIAC – Cirque et réalité virtuelle : dans la peau d’un acrobate aérien

© TOCG Alix Roques Genes

CHRONIQUES renouvelle sa collaboration avec la Biennale Internationale des Arts du Cirque pour donner à voir des spectacles où l’hybridation entre les formes artistiques traditionnelles et les arts numériques sont au cœur de la création.

> A voir aussi : Entre2 BIAC 2022 : le retour du spectaculaire, à Marseille et en Région Sud

Cirque, danse et poésie s’associent à des expériences de réalité virtuelle pour un résultat étonnant. Avec et sans casque de réalité virtuelle, les visiteurs pourront par exemple plonger dans la peau d’un acrobate aérien…

Du 2 au 5 février 2022, Aix-en-Provence, Cité du Livre, Amphithéâtre de la Verrière. Plus d’informations sur le site de l’événement.