samedi 5 avril 2025
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Jean-Noël Beverini à Jean-Luc Chauvin : rendez-nous notre histoire !

Raphaël Ponson, "Navires charbonniers dans le bassin national", musée de la Marine de Marseille © WKMC

Retrouvez le mot de Jean-Noël Beverini, de l’Académie des Lettres, Sciences et Arts de Marseille, commissaire de la Marine nationale, qui tient à réagir dans les colonnes du Méridional, à propos de la vente potentielle de la collection maritime de la Chambre de Commerce de Marseille.

> A voir aussi : Patrick Boulanger, académicien : « La collection maritime de la Chambre de Commerce est l’une des plus belles du monde »

Connaissez-vous Joseph Capus, Guillaume de Paul, Sébastien Bertaud, Jules Julliany, Adrien Artaud, Louis Bergasse, Etienne Houllevique ?

Les noms de ces sept personnages ne vous évoquent peut-être rien. Je ne vous en veux pas. Si j’ajoute à cette liste les noms d’Alexis-Joseph Rostand, d’Eugène Rostand et de Jean Reynaud, ma question prend de l’épaisseur.

Ces dix hommes, pour ne citer qu’eux (il y en a d’autres), partagent deux qualités : celles d’avoir été élus à l’Académie de Marseille et d’avoir appartenu à la Chambre de Commerce de la Cité phocéenne.

Tous ont eu une main active et fructueuse dans l’action économique et consulaire et l’autre, tout aussi heureuse, dans la Culture. Ils sont l’exemple illustre de Marseillais attachés à l’activité économique et commerciale et pleinement conscients de l’importance de l’Art, de l’Histoire, des Sciences et des Lettres. Vous me permettrez de vous les présenter très brièvement.

Joseph CAPUS naît à Marseille le 27 juillet 1747. Secrétaire de la Chambre de Commerce, il est élu à l’Académie de Marseille.

Guillaume de  PAUL, deuxième échevin de Marseille, membre de droit par son statut de la Chambre de Commerce, est élu à l’Académie de Marseille le 9 août 1763.

Sébastien BERTAUT, né le 10 avril 1807, Secrétaire de la Chambre de Commerce est élu au fauteuil 34 de l’Académie et déclare : «  De temps immémorial, Marseille a marché à la tête de la civilisation et du commerce ». Déjà, Commerce et Culture marchaient d’un même pas.

Jules JULLIANY, négociant, économiste très écouté de la Chambre de Commerce, est élu à sa présidence puis est reçu à l’Académie de Marseille en 1848.

Adrien ARTAUD, né le 26 septembre 1859, préside la Chambre de Commerce de 1913 à 1920 et est élu à l’Académie le 8 juin 1916, dont il sera chancelier et directeur.

Louis BERGASSE (1875-1955) Secrétaire général de la Chambre de Commerce, est élu à l’Académie en février 1945.

Etienne HOULLEVIQUE, né à Marseille le 9 mars 1910, élu à l’Académie de Marseille le 20 janvier 1966, était Secrétaire général puis directeur de la Chambre de Commerce.

Alexis-Joseph ROSTAND, arrière-grand-père d’Edmond Rostand, est élu à la présidence de la Chambre de Commerce au mois de novembre 1832, jusqu’en novembre 1837.

Etienne ROSTAND, père d’Edmond, est accueilli par l’Académie le 29 juillet 1875. Dix ans plus tard, il recevra Frédéric Mistral.

Jean REYNAUD, né le 7 décembre 1889, archiviste comme son père Félix Reynaud, dirigea le service des archives de la Chambre de Commerce et créa… le musée de la marine et des Colonies de la Chambre. Élu à l’Académie de Marseille, il en fut directeur en 1952. L’académicien, père fondateur du musée de la Chambre de Commerce, doit se retourner dans sa tombe.

Ces quelques noms illustres démontrent les liens qui existaient depuis des siècles entre les deux Institutions, la Chambre de Commerce de Marseille et l’Académie. L’Économie et la Culture se reconnaissaient sœurs. Elles partageaient les mêmes sièges, les mêmes assemblées, les mêmes valeurs, le même esprit. Par le commerce et l’industrie, la Culture, les Sciences, les Lettres et les Arts elles manifestaient conjointement la volonté commune de rayonnement de Marseille.

Cette communauté d’esprit et de pensée est aujourd’hui rompue. En supprimant son musée, en mettant à l’encan ses trésors maritimes, artistiques et culturels, la Chambre de Commerce brise ce mariage si harmonieux entre l’Action et la Pensée, entre l’Économie et la Culture.

L’Économie assassine la Culture. L’Économique couche au sol le Culturel.

En créant un espace de restauration à la place de son musée, la Chambre de Commerce nourrit les corps ; elle affaiblit l’esprit. L’homme ne se nourrit pas simplement de pain ! La Chambre descend au niveau d’un prestataire de services gastronomiques alors qu’elle était un messager de Culture. La Chambre fait du commerce en vendant sa Culture et remplace par un «  c » minuscule une majuscule qui l’honorait.

J’ai eu l’honneur d’être nommé en responsabilité du Conservatoire de la marine nationale qui présente des collections exceptionnelles d’uniformes, objets et richesses de notre marine et de compétence de son Commissariat. Quelle aurait été notre réaction si une vente et une « dilapidation » de ses trésors  avaient été décidées ? Inimaginable !

À Marseille l’inimaginable est réalisable !

On ne détruit pas son histoire. On n’abandonne pas son âme. On ne renie pas son passé. On ne raye pas sa mémoire.

Or, c’est bien cela qui se produit à Marseille. La Chambre de Commerce lance une bombe sur notre patrimoine, bombe qui l’éclate entre de multiples acheteurs rompant l’unité et la cohérence d’une collection-vitrine de notre histoire maritime et commerciale.

Cet éclatement, cet abandon irraisonné, injustifié, irresponsable, sont une imposture. Le patrimoine maritime des Marseillais et de Marseille va s’envoler on ne sait où. Quand le patrimoine n’est pas détruit, il s’évapore !

Je ne veux pas être chauvin, mais il y a une limite aux excès ! Marseille, fais entendre ta voix ! Marseille et ton Académie, tes Institutions, tes collectivités diverses, tes associations, tes personnalités, tes hommes et tes femmes, tous tes citoyens de bon sens.

Une pétition vient d’être lancée par le PAMM, « Patrimoine Maritime en Méditerranée », remarquable structure destinée à faire émerger à Marseille un lieu dédié à son patrimoine maritime. Elle est proposée à votre attention et à votre signature. Partie prenante, je la soutiens et compte sur votre enthousiaste participation.

Jean-Noël BEVERINI

© DR

Jean-Noël BEVERINI appartient à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille.

Marseille, 111 villages – La librairie Vauban, un lieu de vie au cœur du quartier

© Le Méridional

Marseille compte officiellement 111 quartiers, souvent issus des anciennes paroisses de rattachement. Mais plus que des quartiers, les habitants parlent encore aujourd’hui de « villages », qui possèdent chacun un esprit particulier !

Aujourd’hui, on vous parle de la librairie Vauban, facilement localisable… (55, boulevard Vauban, 13006). Au 15 mars, elle aura un an d’existence. Sa créatrice, Lesia Mariani, en a fait un lieu de rencontres et d’échanges : un lieu de vie où se croisent toutes les générations !

Rappelons-nous le temps de fermeture des « commerces non-essentiels ». Fallait-il ouvrir ou fermer les librairies ? De nombreuses échoppes consacrées aux livres ont été profondément affectées par la crise sanitaire, et certaines ont dû mettre la clé sous la porte. Dans le même temps, les Français ont pris conscience que commander en ligne ne leur suffisait pas : qu’est-ce qui peut remplacer les discussions avec un libraire, les demandes de conseil ou surtout le plaisir de se perdre parmi les rayons ? Lesia Mariani, elle, a ouvert après les grosses périodes de Covid. Un an après, elle nous dit son plaisir de voir défiler les lecteurs dans sa librairie.

© Le Méridional

« Les livres ont toujours tenu une place essentielle dans ma vie. Je n’en avais jamais assez, et ma mère devait m’emmener toutes les semaines à la bibliothèque pour faire des provisions… » Celle qui est née en bas du boulevard Notre-Dame n’a pourtant pas immédiatement choisi la voie du livre. Elle occupe pendant plusieurs années un poste dans la fonction publique territoriale. Mais le monde du livre restait présent en filigrane, comme un rêve d’enfance.

Pourquoi ici ?

« Historiquement, il n’y avait pas vraiment de librairies dans ce quartier. Aujourd’hui encore, la FNAC reste assez loin. Les gens, les familles surtout, préfèrent l’ambiance d’une librairie. » Il faut dire qu’un quartier comme Vauban voit ouvrir un certain nombre de nouveaux commerces, qui dynamisent l’endroit et contribuent à faire renaître un « esprit de village ». 2021 a été une bonne année pour la librairie Vauban, surtout au regard de la période.

L’importance du livre

Contrairement à l’achat dans les grandes surfaces, le choix d’un livre en librairie est la plupart du temps l’occasion d’un échange. Tous les âges se rencontrent à la librairie de Lesia Mariani. « Des visiteurs de passages, des habitués, des jeunes et des moins jeunes, des parents et des ados qui viennent tous seuls…» Chacun y trouve son compte. Et la croissance des écrans, même si elle « mange le temps », ne change pas la perception du livre.

© Le Méridional

Beaucoup de rayons sont consacrés à la jeunesse. « Un livre reste un livre, sourit Lesia Mariani. La phrase « il, elle n’aime pas lire » n’a pas de sens, et c’est passionnant de donner envie de lire, précisément ! » La jeune libraire est bien placée pour le savoir : n’importe quel petit enfant qui entre dans la librairie est curieux de tout. Quand il grandit, il faut simplement savoir entretenir ce goût.

Des livres et des animations

Parce que les livres sont aussi des univers, la librairie Vauban organise régulièrement des animations, ainsi que des « clubs lectures ». Et aussi, des séances de dédicaces avec des auteurs – souvent marseillais.

Lesia Mariani fait tout pour transmettre sa passion du livre, et elle y prend plaisir ! Récemment, elle a ainsi pu présenter son métier à des jeunes des écoles du quartier. Sans conteste, la librairie Vauban est beaucoup plus qu’un simple point de vente. En juillet, elle sera partenaire d’un festival de piano qui aura lieu dans le quartier. Un an après son ouverture, elle fait bien partie du paysage.

Jeanne RIVIERE

Hommage – Jean-Pierre Pernaut, l’homme qui aimait la France

© WKMC

Ce mercredi matin à 11 heures, une cérémonie religieuse sera célébrée à la basilique Sainte-Clotilde (7ème arrondissement de Paris) à la mémoire de Jean-Pierre Pernaut. Les hommages ont été nombreux depuis le décès du présentateur phare du JT de 13 heures de TF1, le 2 mars dernier, à 71 ans.

Pendant 33 ans, les Français auront suivi cette figure familière. Jean-Pierre Pernaut aimait la France : il le disait de façon simple et juste. Être dans les coulisses d’un grand média ne lui a pas fait perdre cette saveur. Oui, il l’avouait : au-delà de l’enracinement pour sa Picardie natale, il était fier des trésors français ; les paysages, les villages, le patrimoine, la gastronomie… Une façon de ne pas trahir cet amour était de rester « au plus près des gens ». Jean-Pierre Pernaut n’était-il pas, finalement, un Parisien qui n’a pas oublié que la France n’est pas Paris ?

Calendrier – La Saint-Patrick fait son retour à Istres le 19 mars

© Istres / Patrick Lepicouche

Après sept ans d’absence, la fête de la Saint-Patrick fait son grand retour en Provence, à Istres (pour une 17ème édition) : la ville va devenir, le temps d’une journée, la capitale celtique du grand Sud. L’événement est parrainé par le Festival Interceltique de Lorient. Grand défilé, musique et spécialités culinaires traditionnelles seront au rendez-vous pour un moment festif et convivial.

Samedi 19 mars 2022, place Champollion, Halle Polyvalente, 13800 Istres. Programme détaillé et réservations en ligne.

Trophée du Méridional – Philippe Veran, entrepreneur et président de Biotech Dental

Après « L’œuvre de l’année » et « La sportive de l’année », découvrez le trophée « L’entrepreneur de l’année » décerné pour 2021 par Le Méridional à Philippe Veran, président de Biotech Dental. La nouvelle usine spécialisée dans les gouttières dentaires invisibles, construite à Salon-de-Provence, est une fierté économique pour le territoire.

« On ne pouvait pas le faire ailleurs qu’en Provence » : il faut dire que le directeur de l’entreprise Biotech Dental, également élu de sa ville, a le cœur ancré à Salon-de-Provence. Cette usine, dont la construction doit être terminée en septembre prochain, est synonyme de rayonnement économique à tous les niveaux : de l’investissement, de l’emploi, et une notoriété qui fait concurrence aux meilleurs géants internationaux du secteur.

> A voir aussi : Trophées 2021 : découvrez les personnalités primées par Le Méridional

OM/Bâle : sur quelle chaîne et à quelle heure voir le match ?

© DR

L’OM reçoit ce jeudi 10 mars le FC Bâle au Stade Vélodrome dans le cadre du 8ème de finale aller de la Conference League. Le coup d’envoi sera donné à 21h, et le match diffusé en direct sur W9.

Ne manquez surtout pas cette affiche en suivant le live commenté sur les pages FacebookYoutube et Twitch du Méridional.

Marseille – Dans les coulisses de l’Intercontinental, des collégiens découvrent les métiers de l’hôtellerie

Les collégiens à la recherche des "sept erreurs" laissées dans une suite de l'Intercontinental © Le Méridional

Découvrir de l’intérieur les métiers du secteur touristique : voilà l’objectif des « JET », les Journées Emploi Tourisme. Créées en 2017 à l’initiative de Provence Tourisme (qui dépend du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône) ces dernières ont plus que jamais de raisons d’être organisées. Les 1er, 4 et 8 mars 2022, près de 180 collégiens venant de 15 établissements du département ont pu plonger dans les coulisses de grandes maisons. A l’Intercontinental de Marseille, les professionnels ont tout fait pour transmettre la passion de leur métier à des jeunes intéressés et curieux.

C’est à un parterre de 4èmes et de 3èmes silencieux et attentifs que Béatrice Fayol, directrice des Ressources Humaines de l’Intercontinental, souhaite la bienvenue ce 4 mars au matin. Il faut dire que les collégiens ont conscience de la chance qui leur est offerte de passer une journée aux côtés de professionnels, dans un endroit si prestigieux.

Ce qui rassemble ces professionnels ? L’hospitalité. Le mot est d’ailleurs l’occasion d’une petite parenthèse historique. Le bâtiment actuel a été édifié au XVIIIème siècle (puis réaménagé), mais la fonction d’origine de ce qui fut un hôpital était l’accueil des enfants abandonnés. Une vocation d’accueil qui reste d’actualité aujourd’hui encore, même si le lieu est devenu, depuis 2013, un hôtel cinq étoiles.

Une période charnière pour les jeunes

Les réflexions autour du futur parcours professionnel se posent de plus en plus tôt aux jeunes. Les 4èmes et 3èmes qui se trouvent ici sont tout juste à cet âge charnière, où l’on commence à penser à son « avenir », sans pour autant avoir toujours une idée définie du secteur vers lequel se diriger. Pour Françoise Rossi, co-fondatrice et responsable des JET, ce qui est essentiel reste « la valorisation » : c’est-à-dire une mission d’intermédiaire entre des professionnels désireux de transmettre et de recruter, et des jeunes en train d’imaginer leur avenir.

Béatrice Fayol souhaite la bienvenue aux jeunes © Le Méridional

Les ateliers auxquels ils participent en compagnie de professionnels de l’hôtellerie sont précisément faits pour leur montrer la diversité existant au sein d’un tel domaine : service d’étage, réception, cuisine, salles… « L’écosystème » du monde hôtelier est vaste. Dans les différents ateliers organisés tout au long de la journée (savoir recevoir, reconnaître une chambre parfaitement accueillante etc.), les jeunes se montrent curieux de tout. « Apprendre en s’amusant » reste vrai même en respectant les lieux et les clients !

La question des difficultés de l’emploi

« Dans le secteur de l’hôtellerie, du tourisme en général mais aussi plus largement, on observe une nette difficulté à recruter, déplore Béatrice Fayol. Ces journées ont l’immense mérite de permettre une transmission de la passion de la part des professionnels. Découvrir les coulisses de certains métiers permet d’éveiller l’attention des jeunes. »

© Le Méridional

La recherche d’un métier de sens, et de sens dans le métier

Aujourd’hui et peut-être d’autant plus avec la « prise de conscience Covid », les jeunes recherchent des métiers qui ont un sens pour eux. « Dans le secteur du tourisme, on voit une volonté des jeunes de participer à un engagement dans le secteur de l’éthique et de l’écologie », souligne la directrice de l’Intercontinental. Les façons de consommer ont aussi changé : dans les hôtels, la question du gaspillage, par exemple, est essentielle. Et parce que ces 4èmes et 3èmes seront eux-mêmes les touristes de demain, ils rempliront à la fin de la journée un questionnaire sur… la façon dont ils imaginent le tourisme du futur !

Les atouts de la région, une manne pour le tourisme

Le secteur du tourisme, et celui de l’hôtellerie en particulier, ont toutes leurs chances à Marseille et dans la région. « En période normale, le département des Bouches-du-Rhône accueille tout de même huit millions de touristes par an », rappelle ainsi Françoise Grossi. Les atouts se déclinent : les espaces naturels, la mer et les températures clémentes, la beauté des paysages, la gastronomie aussi ! Pour des jeunes motivés et curieux, ces « Journées Emploi Tourisme » peuvent être déterminantes, surtout grâce au désir de transmission des professionnels. Et on l’espère !

Raphaëlle PAOLI

Coupe Crédit Mutuel FSGT : un derby marseillais samedi 12 mars

L'équipe de l'ASCVS pourra compter sur ses supporters samedi © DR

Samedi 12 mars, le club de l’ASC Vivaux Sauvagère affrontera le Celtic Irish Club Marseille dans le cadre du 8ème de finale de la Coupe Crédit Mutuel de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT).

Une coupe qui se veut exemplaire

Cette compétition, placée sous le signe du fair-play et du bon état d’esprit, a lieu tous les ans et voit se rencontrer les 16 meilleurs clubs amateurs de France. Benjamin Capotosto, coach des U14 et joueur de l’ASC Vivaux Sauvagere depuis la création du club, nous en dit plus sur la rencontre de samedi. La Coupe de la FSGT est la sœur de celle organisée par la FFF. Benjamin Capotosto la juge même mieux organisée et moins sujette aux polémiques. « Dans la Coupe de France organisée par la FFF, les conflits peuvent aller très loin et durer. Pour celle de la FSGT, un joueur qui insulte un arbitre est directement sanctionné. Le fairplay est le maître-mot ». Et les joueurs s’adaptent tous à cette règle, pour donner le bon exemple à la jeunesse, et montrer une bonne image du football.

Le derby Marseillais : un match qui s’annonce très serré

Pour entamer sa campagne dans cette compétition, l’ASCVS rencontre samedi 12 mars à 17h le Celtic Irish Club Marseille. Un concurrent qui n’est pas le tirage le plus simple étant donné qu’il a remporté les deux dernières éditions de la Coupe. Mais Benjamin reste positif sur la rencontre : « C’est un match qui s’annonce très disputé. Le vainqueur de cette rencontre aura de grandes chances d’aller loin dans la compétition. » Il est vrai que le Celtic possède un avantage de taille que nous explique bien le joueur de l’ASCVS : « Le club d’en face possède 4 équipes, ils auront donc l’embarras du choix par rapport à l’équipe qu’ils aligneront samedi… »

le fair-play est le maître-mot

L’ASC Vivaux Sauvagère jouera à 12

Mais l’ASCVS joue à domicile, et pourra compter sur ses supporters pour galvaniser l’équipe. Un engouement et une atmosphère spéciale commencent à se créer autour du match. « Il y aura beaucoup de monde samedi. Des entraîneurs, des jeunes, des enfants… » souligne Benjamin Capotosto. Le club d’Omar Keddadouche pourra compter sur son douzième homme pour faire tomber les tenants du titre samedi.

Un derby marseillais qui devrait donc s’annoncer très serré, ce samedi, au stade Hubert Morruzzo. Évidemment, dans l’allure, la Coupe FSGT est moins importante que la Coupe de France organisée par la FFF, mais c’est une belle histoire qui dure depuis plus de 40 ans, et qui signifie beaucoup pour les joueurs du football amateur. A samedi !

J.M

OM – Le clan Milik calme le jeu

© OM / Twitter

Hier lundi 7 mars, la rumeur court que Milik, plus que jamais en froid avec Sampaoli, serait prêt à quitter le club si le coach argentin restait au club la saison prochaine.

Un représentant de Milik s’est exprimé ce matin pour répondre aux rumeurs : « A aucun moment Milik n’a dit qu’il voulait quitter l’OM en juin à cause de désaccords avec Jorge Sampaoli, Arek respecte son entraîneur et ses décisions. »

Il est vrai que le numéro 9 polonais a bien précisé au micro de Thierry Henry dimanche soir qu’il respectait tout de même les décisions du coach, même s’il ne les comprenait pas toutes.

Pour éteindre les braises, le proche de Milik continue en confirmant que l’attaquant olympien est « concentré sur sa saison et veut tout faire pour que l’OM soit en ligue des Champions la saison prochaine ».

Espérons que ces déclarations calment un peu le jeu pour que l’OM puisse se concentrer sur le sien…

« Les femmes sont de plus en plus engagées dans les sports de combat »

© Pxb

Journée de la Femme ou pas, il est intéressant de le constater : un certain nombre de professionnels du sport (professeurs, coachs…) observent un engagement croissant de femmes de tous les âges dans les sports de combat. Pour Lisa Confortini, membre du comité directeur et responsable de la commission féminine de la LPKMDA (Ligue Paca Kick-Boxing, Muay Thaï et Disciplines Associées), le changement des mentalités est là.

> A voir aussi : Portrait de championne – Emma Gongora, la boxe et la vie

Le pieds-poings n’attire plus seulement les hommes

Auparavant, les sports de pieds-poings étaient pratiqués par des hommes seulement, sauf exception. « C’était non seulement un sport d’hommes, mais un sport peu médiatisé », souligne Lisa Confortini. Celle qui pratique le pieds-poings depuis des années, a passé ses brevets de coach et fait partie du club de boxe Team Payan à Vitrolles, co-organise chaque année des stages de boxe gratuits, pour débutantes ou pratiquantes.

> A voir aussi : Erick Roméas : la Nuit des Champions, l’événement marseillais qui dépasse les frontières nationales

Des jeunes championnes pour un entraînement d’un jour

Des jeunes championnes viennent prêter leur savoir-faire pour donner envie à des femmes de tous les âges de tenter la discipline – ou de se perfectionner ! En 2022 encore, de belles personnalités : Amel Dehby, championne du monde de K1 et championne d’Europe de Kick-boxing est venue entraîner les volontaires à La Ciotat le 26 février dernier. Ce dimanche 13 mars, c’est Anaëlle Angerville, au palmarès impressionnant (championne du monde, internationale, d’Europe, de France…) qui s’occupera des boxeuses à La Garde. « Le but est que l’accueil des stages dans les clubs tourne en fonction des années, explique Lisa Confortini. Pour que ce soit réparti dans toute la région Paca. »

« le pieds-poings est un sport extrêmement complet »

Un sport complet

« Il faut dire que le pieds-poings est un sport extrêmement complet, reprend la responsable. Il est à la fois technique et mental. Si de plus en plus de femmes s’y intéressent, c’est pour prendre confiance mais aussi pour évacuer le stress du quotidien. » Et puis, apprendre à se protéger est une des aspirations que partagent un certain nombre de femmes qui pratiquent en club.

> A voir aussi : Farid Mouelhi : « C’est rare de pouvoir vraiment boxer en France »

Le message final que veulent faire passer les organisateurs de ces stages gratuits ? « Qu’on dise aux femmes qu’on s’intéresse à elles à chaque âge », conclut Lisa Confortini avec un sourire.

Jeanne RIVIERE

Stage gratuit Muaythaï, dimanche 13 mars 2022. Complexe sportif Guy Mocquet, 1 chemin de la Planquette, 83130 La Garde. Informations et inscriptions : lisaconfortini@gmail.com.