vendredi 4 avril 2025
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Présidentielle 2022 – Lionel Royer-Perreaut : « La structuration droite-gauche a vécu »

© Le Méridional

Lionel Royer-Perreaut, maire des 9ème et 10ème arrondissements de la Ville de Marseille et vice-président du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, répond aux questions du Méridional en cet entre-deux-tours. Début février 2022, il avait annoncé son départ des Républicains et son ralliement à Emmanuel Macron.

Le Méridional : Monsieur le Maire, pourriez-vous commencer par dire un mot sur les résultats dans votre secteur ?

Lionel Royer-Perreaut : D’abord, le plus notable, c’est l’effondrement total des Républicains, qui n’est évidemment pas sans incidence sur la restructuration du spectre politique local. C’est aussi le score d’Emmanuel Macron, qui s’est amélioré par rapport à 2017. C’est un vote consolidé de la droite nationale, puisque le cumul de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour fait que globalement, dans le secteur, on tutoie les 35%. Et puis, comme partout à Marseille, une poussée de Jean-Luc Mélenchon, notamment dans les quartiers populaires.

On voit donc très clairement se dessiner deux tendances : un électorat des classes plus aisées, qui vote plus fortement pour Emmanuel Macron, et un électorat populaire, qui se partage entre un vote d’extrême-gauche et un vote d’extrême-droite. Le secteur est à l’image de cette recomposition apparue à l’échelle nationale.

L.M : Comment allez-vous mener la campagne des législatives, cette « troisième élection présidentielle » ?

L.R-P : Je sais qu’il bruisse dans Marseille la rumeur selon laquelle je serai candidat aux législatives, mais pour le moment, je ne suis candidat à rien ! J’ai toujours dit que je laissais passer les présidentielles pour me déterminer. Certes, il ne m’a pas échappé qu’Emmanuel Macron est arrivé en tête dans la 6ème circonscription ; j’intègre cela à la réflexion qui est la mienne en ce moment.

« il ne fallait pas être devin pour comprendre que les républicains allaient exploser »

L.M : A ce stade du parcours, vous avez choisi « le gagnant ». Comment, au niveau local, expliquer ce choix ?

L.R-P : Ecoutez, je pense que les Marseillaises et les Marseillais, de droite, me semble-t-il, ont répondu à la question par eux-mêmes. L’exemple du bureau de vote 980 sur mon secteur, traditionnellement le plus ancré dans la droite républicaine, le montre bien : Emmanuel Macron atteint 40% au premier tour.

Les électeurs des Républicains se sont très clairement et majoritairement identifiés à la candidature d’Emmanuel Macron. Cela signifie que ce dernier a su convaincre les électeurs de la droite républicaine et du centre, qu’il a su incarner un certain nombre d’idées portées jusque-là par les Républicains.

L.M : Que représente pour vous le fait qu’on trouve des personnalités d’autant de bords différents au sein de la macronie ? N’est-ce pas un symbole de déliquescence de la vie politique française ?

L.R-P : Je vois cela d’abord comme la fin d’un cycle. La structuration politique droite-gauche, telle qu’elle s’est structurée depuis l’avènement de la Vème République en 1958, a vécu. Aujourd’hui, il n’y a plus de culture politique au sens propre du terme. Les nouvelles générations surtout ne savent plus si elles sont « de droite » ou « de gauche ». Elles votent par rapport à ce qu’elles voient dans les médias, lisent sur les réseaux sociaux. Cela déstructure complètement les habitudes de vote, ce qu’a bien compris Emmanuel Macron.

« il n’y a plus de culture politique au sens propre du terme »

L’idée de s’inscrire dans une forme de dépassement qui réunit des gens du « centre-droit », du « centre-gauche » et du « centre-centre » est en train de prendre corps ; d’autant plus que dans la famille républicaine, il y a toujours eu deux grandes familles de pensée : la famille libérale et la famille conservatrice. Elles parvenaient à cohabiter ensemble lorsqu’elles étaient guidées par un leader charismatique – ce qui n’existe plus depuis maintenant dix ans. Il ne fallait pas être grand devin pour comprendre que Les Républicains allaient exploser.

On fait d’ailleurs porter à Valérie Pécresse un résultat qui n’est pas de sa seule responsabilité ; résultat lié aussi au fait que Les Républicains ont voulu désigner leur candidat dans le cadre d’une primaire fermée, qui ne donne pas une assise électorale suffisamment dynamique. Pourquoi François Fillon a-t-il réussi en 2017 à atteindre les 20% malgré toutes les Erinyes qui sont tombées sur lui ? En 2022, l’électorat de centre-droit a eu peur d’un duel Mélenchon-Le Pen et a préféré voter Macron.

L.M : Comment voyez-vous l’évolution de la vie politique française ? Est-on destiné à rester sur ce statu quo macronien ?

L.R-P : Cela fait quelque temps qu’Emmanuel Macron a dans l’idée de mettre en place un grand parti central, avec une aile gauche et une aile droite ; ce dont il m’avait déjà parlé il y a plusieurs mois lors de notre échange. Enfin vous savez, quand j’ai commencé ma vie politique il y a 32 ans, il y avait au sein de l’UDF [Union pour la démocratie française, ndlr] le parti radical, le parti démocrate-chrétien, le parti libéral… Emmanuel Macron est en train de recréer une sorte d’UDF, un peu plus équilibrée puisqu’il prend aussi du côté de la gauche. La réussite de cette opération va dépendre de sa capacité à respecter toutes les tendances, et de volonté des différentes mouvances d’accepter certaines concessions.

Propos recueillis par Jeanne RIVIERE

Mali : l’Europe cesse ses missions de formation

Militaires maliens en 2012 © WKMC

Alors que l’arrêt de la mission Barkhane est encore dans les esprits, l’Europe s’apprête à cesser ses missions de formation de l’armée au Mali. Il y a plusieurs semaines en effet, l’Union européenne avait demandé à la junte gouvernementale de clarifier sa position par rapport à ses liens avec le « groupe Wagner », ces mercenaires russes présents dans la région centrale du pays.

Certains pays étaient favorables au maintien d’une présence : l’Italie et l’Espagne par exemple, contrairement à l’Allemagne. Pour les armées, c’est un sentiment d’échec qui domine.

PAOK-OM : à la portée des Olympiens

© Twitter OM_English

L’OM a eu la mauvaise idée de ne pas se mettre à l’abri lors de son match aller de Conference League contre le PAOK (2-1). Une marge d’un but sépare les deux équipes malgré une opposition presque à sens unique – 18 tirs à 3 pour l’OM – et tout reste à faire dans un match retour plus serré qu’il n’y paraît.

Des absents en tribune et sur le terrain

C’était dans les tuyaux, l’OM l’officialise dans un communiqué : les supporters marseillais ne feront pas le déplacement en Grèce demain soir pour soutenir leurs joueurs. Le club annonce prendre « acte du communiqué du ministère de la Protection des citoyens demandant, aux autorités compétentes, l’interdiction du déplacement des supporters marseillais pour le match contre le PAOK au stade Toumba » et dit aussi « regretter que ses supporters soient privés d’encourager leur équipe de cœur. »

Un match qui se jouera donc à sens unique dans les gradins, et une bien mauvaise nouvelle quand on connait la ferveur des ambiances dans les stades grecs. À cela s’ajoute une liste de 8 absents – Balerdi, Alvaro, Konrad, Kamara, Gerson, Dieng, Luis Henrique et Milik – et de 2 incertains – Bakambu et Caleta-Çar. Comme des signes qui montreraient qu’il ne faudra prendre pas le match à la légère, les Olympiens devront faire face à tous ces imprévus pour se qualifier pour les demi-finales.

> A voir aussi : PAOK-OM : des absents et un retour pour la compo probable de Sampaoli

L’OM grand favori pour la qualification

Malgré tout, rien ne sert d’être pessimiste : la forme des Olympiens est exceptionnelle et les joueurs assimilent plus que jamais la tactique de leur coach sur le terrain. Les Phocéens ont remporté chacune de leurs 6 dernières rencontres en compétition européenne, ce qui constitue un record dans leur histoire sur la scène continentale. Le score du match aller était plutôt flatteur pour les Grecs, ils ont pu profiter des problèmes de finition que l’on peut parfois constater dans les matchs des Marseillais cette saison. Car si l’OM a marqué 2 buts, il aurait largement pu en inscrire plus si les joueurs avaient été plus adroits devant les cages. Avec 18 tirs dont 10 cadrés, les statistiques parlent d’elles-mêmes… L’OM devrait en plus – sauf surprise de dernière minute – jouer sans numéro 9 de métier contre le PAOK : Arek Milik, pas à 100%, n’est pas du voyage en Grèce. Alors qu’il avait fait son retour à l’entraînement collectif et qu’il semblait être remis de sa blessure, le Polonais ne pourra aider ses coéquipiers à conclure leurs actions contre l’équipe grecque.

Le Polonais restait sur une bonne série avant sa blessure en sélection : avec 4 buts et une passe décisive en 4 matchs, il était le joueur en forme. Sampaoli devrait par conséquent aligner un trio d’attaque Payet, Harit, et Ünder jeudi soir. Et si Payet garde le même niveau qu’au match aller, ce qui est très probable étant donné son efficacité contre les clubs grecques – le Réunionnais est impliqué sur 6 buts lors de ses 4 derniers matchs contre des équipes du Pays d’Homère – l’OM devrait pouvoir se mettre dans la poche son ticket pour continuer l’aventure Conference League. On rappelle que si les Olympiens se qualifient demain soir, ils affronteront le sortant du duel entre le Slavia Prague et Feyenoord (score du match aller 3-3), deux équipes qui semblent tout à fait à la portée des deuxièmes de Ligue 1.

La peur de finir le travail ne doit pas tétaniser les Marseillais. Même sans ses supporters et une grande liste d’absents, les hommes de Sampaoli restent les grands favoris de la rencontre.

Pronostic du match : PAOK 0-2 OM

J.M

En France, une hausse des entreprises en faillite

© Pxb

Lundi 11 avril, le cabinet Altares, leader mondial des données sur les entreprises, publie une étude du nombre de défaillances en France : en un an, d’avril 2021 à avril 2022, 99 972 entreprises auraient mis la clef sous la porte, notamment des jeunes entreprises, soit une hausse de 34,6% par rapport à la même période en 2021.

En 2020 et 2021, elles bénéficiaient de dispositifs d’aide mis en place par l’Etat et sa politique du « Quoi qu’il en coûte » pour pouvoir subsister durant la pandémie du Covid, soutien qui a représenté au total 240 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat à destination de 700 000 entreprises. Cela explique cette multiplication des faillites : les entreprises telles que les restaurants, les épiceries, les superettes de proximité, les salons de coiffure ou encore les instituts de beauté ont été grandement affectées par la fin de ces aides et par le début des remboursements de ces prêts du gouvernement. Certaines jeunes entreprises créées peu avant la crise sanitaire n’ont même pas eu le temps d’entrer correctement dans le marché et n’ont pas vu leur activité décoller, explique le directeur des études d’Altares, Thierry Millon. 

Voile – Le grand retour de la Snim pour le week-end de Pâques

© La Nautique / Piérick Jeannoutot

Les régatiers les plus affutés de tout le bassin comme le public marseillais et les nombreux visiteurs de la Cité phocéenne y sont très attachés : vendredi 15 avril à 15 heures sera donné le premier coup de canon de la 56ème édition de la Snim (Semaine Nautique Internationale Méditerranée). Pour la centaine de solos, duos et équipages engagés dans le Championnat Méditerranée, l’édition 2022, organisée par la Société Nautique de Marseille, renoue enfin avec le week-end de Pâques. Cette date retrouvée confère à la Snim l’une de ses caractéristiques : offrir fréquemment un épisode météo musclé, habituel en début de printemps. L’effervescence est présente au cœur du Vieux-Port, et les concurrents prêts pour l’incroyable spectacle le long des rivages de la Métropole Aix-Marseille Provence, des espaces bientôt amenés à accueillir les épreuves de voile des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Sur l’eau depuis 135 ans

La Snim est un rendez-vous incontournable depuis des années : une grande régate internationale sur un plan d’eau magnifique. Mais en perpétuant le flambeau de cette semaine initiée en 1965, les équipes de la Société Nautique rappellent que des régates étaient déjà organisées dans les spectaculaires rades de Marseille il y a 135 ans, date de création de la Nautique, qui n’a depuis cessé de rassembler et de faire naviguer les plus belles unités de la Méditerranée et au-delà.

La grande course

Depuis 2010, une grande course est au programme des plus grandes catégories, ainsi que des duos et des solos. Le principe de cette course est simple : proposer aux coureurs un parcours côtier optimal, tout en leur permettant d’arriver avant ou en toute première partie de nuit. En fonction des conditions météo, la grande course peut être lancée dès le vendredi 15h, mais l’organisation peut également décider de la différer au samedi ou au dimanche, en prévenant les coureurs par un avenant la veille du jour concerné.

Pierre Quiroga : embarquer avec les Minots

Le parrain de la 56ème édition ne se voyait pas rester à terre pendant toute la durée de la Snim. Il a accepté l’invitation de l’équipage du A35 des Minots de la Nautique, envisageant son rôle comme celui d’un observateur, plus que celui d’un équipier de choc. Il est vrai que les performances de ce jeune équipage, dont la moyenne d’âge est aux alentours de 20 ans, permettent au récent vainqueur de la Solitaire du Figaro de prendre ce rôle sans pression ; en 2021, ils ont non seulement remporté leur catégorie au classement Méditerranée, mais également le Trophée des Trophées remis au vainqueur du Championnat de France des Equipages IRC, toutes catégories.

Le programme de la 56ème Snim :

Jeudi 14 avril :
• Confirmation des inscriptions contrôle de jauge

Vendredi 15 avril :

• 10h30 briefing des skippers,
• 15h mise à disposition en mer
• Départ de la grande course pour les 0, 1, 2, 3, solos et duos (en fonction de la météo)

Samedi 16 avril :
• 9h30 briefing des skippers,
• 11h mise à disposition en mer

Dimanche 17 avril :
• 9h30 briefing des skippers,
• 11h mise à disposition en mer

Lundi 18 avril : 
• 9h30 briefing des skippers
• 11h mise à disposition en mer,
• Dernier départ possible 15h30

• 19h Remise des prix

Afin de permettre au public marseillais de se rendre sur l’eau pour suivre au plus près les régates de la 56ème Snim, l’opération « Régate en Vue » sera menée par les équipes de l’Office de la Mer à partir du Vieux-Port, le samedi 16 avril de 11h15 à 13h environ. Tous les renseignements concernant la réservation et l’achat de places sont disponibles en ligne.

OM – Milik va finalement manquer le match contre le PAOK !

© Twitter Olympique de Marseille

Tout le monde l’annonçait sur le retour : Arek Milik n’est pas remis à 100% de sa blessure et ne sera finalement pas du voyage pour le quart de finale retour contre le PAOK Salonique en Grèce.

Un coup dur pour l’OM quand on connaît le nombre de joueurs indisponibles pour le match de demain. Sans Dieng suspendu et avec un Bakambu encore un peu juste pour prétendre à une place de titulaire, Sampaoli devrait aligner un 11 sans vrai numéro 9 de métier. On devrait donc voir en attaque le trio Harit, Ünder, et Payet. Heureusement que le coach argentin s’était déjà préparé à cette éventualité : Amine Harit et Dimitri Payet ont déjà joué en faux 9 plus d’une fois depuis le début de saison.

Présidentielle 2022 – Emmanuel Macron « ouvre la porte » à un report de l’âge de la retraite à 64 ans

© WKMC

Alors que le sujet de l’âge légal de départ à la retraite est au cœur des débats politiques, Emmanuel Macron a annoncé, le 11 avril, « ouvrir la porte » à un départ à 64 ans plutôt qu’à 65 ans, comme il le proposait dans son programme, pour « éviter les tensions », volonté qu’il a de nouveau affirmée hier lors d’un déplacement à Mulhouse. La mesure des 65 ans faisait partie de celles qui avaient le plus frappé les esprits au début de sa campagne, et il a été beaucoup questionné sur ce dossier. Le président-candidat a également déclaré qu’il n’exclut pas l’idée d’un référendum autour de ce sujet.

De son côté, Marine Le Pen, qui défend le maintien de la retraite à 62 ans, accuse Emmanuel Macron de « manœuvre électorale« . Pour elle ainsi que pour certains analystes politiques, cette concession viserait à séduire les électeurs de gauche, à un moment où les deux candidats cherchent à attirer les partisans des candidats défaits au premier tour. 

Grégory Allione : « Il faut porter la protection civile au sein du prochain gouvernement »

© Le Méridional

Le contrôleur général Grégory Allione est président de la Fédération nationale des pompiers de France et directeur du service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône. Le Méridional lui pose quelques questions sur le vaste sujet de la sécurité civile, pas assez abordé en cette période électorale, et pourtant essentiel pour le pays.

Le Méridional : Contrôleur général Allione, la question va sans doute vous sembler étonnante, mais la réponse n’est pas si évidente pour beaucoup de nos concitoyens : comment définir la sécurité civile ?

Grégory Allione : Je parle plutôt de protection civile. La protection civile inclut d’abord le citoyen, le premier acteur de sa protection, avec l’apprentissage des gestes et comportements qui sauvent, à l’école et dans le milieu professionnel. Aujourd’hui, ces dispositifs sont d’ailleurs très peu développés en France.

La protection civile passe aussi par le tissu des associations agréées, dont le rôle est très important, en particulier lors des crises et de ce qu’on appelle « le retour à la vie normale ». Elles informent et forment aussi les populations.

Les sapeurs-pompiers, au nombre de 250 000 – dont 198 000 volontaires – font également partie de la protection civile, pour une réponse à l’urgence du quotidien comme à une situation de crise.

L’Etat et les collectivités ont leur rôle à jouer, puisqu’ils ont la charge du budget alloué (casernes, matériel, subventions…)

Ce qu’il faut souligner, c’est que la protection civile prend une place de plus en plus importante dans le quotidien des Français, puisque l’on est de plus en plus soumis à des événements indésirables, liés à l’activité économique, humaine etc. Tout cela amène à conclure que la protection civile est un sujet politique extrêmement important.

L.M : Y’a-t-il eu des évolutions majeures dans l’approche de la sécurité civile en France, au cours des dernières décennies ?

G.A : Il y en a eu, mais pas suffisamment. Le 25 novembre 2021 a été signée une loi visant à consolider le modèle de sécurité civile et à favoriser le volontariat des sapeurs-pompiers, qui permet de voir un peu plus loin.

la protection civile prend une place de plus en plus importante dans le quotidien des français

Mais la protection civile n’est pas encore dans l’ADN de notre société. Un cas comme celui de février 2019, où dix personnes décèdent dans un bâtiment d’habitation dans le 16ème arrondissement de Paris, ce n’est pas acceptable : dans la capitale française même, on ne sait pas se prémunir contre un accident qui aurait pu être évité… L’objectif est que les sapeurs-pompiers interviennent beaucoup moins, grâce à la responsabilité des populations.

L.M : Selon vous, la France pourrait-elle s’inspirer d’autres modèles de sécurité civile, en Europe ou ailleurs ?

G.A : Plusieurs modèles sont en effet performants. A propos des numéros d’appels d’urgence par exemple. La France conserve un système qui est, de notre point de vue, archaïque, parce qu’il n’introduit pas l’interservice ; il reste inspiré des raisonnements des années 1980.

la protection civile n’est pas encore dans l’adn de notre société

Certains pays européens ont aussi créé un ministère de la protection civile et de gestion des crises. La Grèce est le dernier en date : après les drames de l’été dernier [des incendies dramatiques, ndlr], le pays a décidé à raison de mener une véritable politique publique d’information.

L.M : Pensez-vous qu’il serait intéressant de renforcer la collaboration européenne autour de la sécurité civile ?

G.A : C’est une évidence. Les moyens locaux et nationaux ne suffisent souvent pas. Les crises n’ont plus de limite géographique, de la même façon qu’un incendie n’est pas stoppé par une frontière. L’amplitude des événements fait qu’aujourd’hui, il est intéressant de mener un travail de front, grâce à une mutualisation des moyens.

L.M : Quelles mises en œuvre demandez-vous en priorité pour le prochain quinquennat ?

G.A : En premier lieu, il faut porter la protection civile au sein du prochain gouvernement. Les deux candidats en lice pour le second tour, lors du grand oral de la sécurité civile le 10 mars dernier, en ont parlé. Ils sont disposés à aller dans ce sens. Quel que soit le résultat des urnes, le sujet de la protection civile n’a jamais été aussi décisif.

Propos recueillis par Jeanne RIVIERE

Calendrier – Foire de Marseille 2022 : un soutien pour les petits exposants et un régal pour les visiteurs

© FIM

Du 23 septembre au 3 octobre, le Parc Chanot accueillera la 97e édition de la Foire internationale de Marseille, grand événement d’animations et d’expositions de plus de 1 300 artistes et exposants venus du monde entier. Créé en 1924, la foire regroupe tous les ans plus de 35 000 visiteurs, ce qui en fait le 4e événement grand public en France. 

Cette année, bonne nouvelle pour les primo-exposants (nouveaux exposants ou qui n’ont pas participé à la dernière édition de la manifestation) aux moins de 250 salariés : la Foire a été retenue pour bénéficier d’un nouveau dispositif d’aide à la participation des Foires et Salons 2022, mise en place par l’Union française des métiers de l’événement (UNIMEV) afin de soutenir les petits exposants pour la reprise de leur activité dans le contexte de la crise du Covid-19. Ils bénéficieront donc d’une prise en charge de 50% des coûts admissibles, dans la limite de 12 500€ par exposant.

Du côté des visiteurs, les exposants promettent tout un univers de découvertes autour de thématiques diverses et variées, répondant à des critères d’esthétique, d’économie et d’écologie…

Un petit tour du monde 

La Foire Internationale de Marseille est ouverte au monde entier; elle met en avant l’artisanat de plus de vingt pays : costumes traditionnels, accessoires, plats typiques, calligraphies, danses et musiques folkloriques… Une variété d’animations et de produits venus des quatre coins du monde. Le pavillon italien y sera particulièrement présent ainsi que le village des tropiques. Au moins 30 exposants venus de Cap Vert, Cuba, Guadeloupe, Guyane, d’Ile Maurice, Madagascar, Martinique et de la Réunion seront là pour faire découvrir leurs bijoux et leurs paréos, leurs parfums ou encore leur musique.

« L’outdoor », une bouffée d’air frais 

Entre motos, bateaux, piscines traditionnelles, espaces paysagers ou mobilier d’extérieur, la foire propose une palette d’expositions inédites et d’exception liées au plein air, que ce soit pour les fanatiques de loisirs extérieurs ou pour les plus casaniers, préférant rêvasser sur la terrasse. 

En voiture, Simone !

Une vingtaine de marques seront représentées sur 3000 m2, l’opportunité pour les amateurs d’automobiles d’en découvrir.

Ça fait un bail ! 

Véritable mine d’or de produits, la Foire propose une sélection de meubles et de décoration d’intérieur et d’extérieur pour salons et literies : meubles, revêtements de sol, menuiseries ou encore équipement ménager pour redonner un côté innovant à votre cuisine. Des artisans et experts débordant d’énergie, persuasifs et investis seront aussi sur place pour donner des astuces ménagères (comment ranger, nettoyer, entretenir?) et pour vous faire tester leurs produits innovants. 

A la mode de chez nous

3 000 m2 seront consacrés à la mode (vêtements homme, femme et bijoux), à la beauté et au bien-être. Plusieurs artistes feront également tester leurs produits en direct. 

A la bonne franquette 

La foire réservera un espace dédié à la gastronomie avec une centaine de stands (food trucks, restaurants, crêperies…) allant de la gastronomie française à la gastronomie internationale avec des spécialités du monde entier : il y en a pour tous les goûts et les envies. De quoi vous rassasier et de continuer votre visite en pleine forme ! Mention spéciale pour le village du Terroir qui accueille une quarantaine d’exposants de divers secteurs de la gastronomie traditionnelle (foie gras, fromage, vins, charcuterie…) ainsi que pour le village Corse, qui s’étend sur 1500 m2 environ pour proposer une variété de produits typiques de l’Île de Beauté.

En avant la musique ! 

Animations musicales, spectacles de danse, concerts et défilés en costumes traditionnels assureront une ambiance festive et chaleureuse au village. Des soirées spéciales sont également prévues pour les visiteurs : des nocturnes sont par exemple organisées le week-end. 

I.S

Calendrier – La mairie du 9/10 organise le carnaval pour les minots

© Pxb

Les enfants ont rendez-vous déguisés ce jeudi 14 avril à partir de 13h30 sur le parvis de la mairie Maison Blanche. A 14h30 débutera le programme de l’après-midi, entre batailles de confetti, tornades de bulles, spectacles et autres surprises.