vendredi 4 avril 2025
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Urbanisme – A Rognac, le projet du mur anti-bruit progresse

© Coll. JM Zulesi

C’est un des axes du plan national « Un environnement, une santé », qui vise à mettre en avant la santé des humains, des animaux et de l’environnement : le projet du mur anti-bruit à Rognac prend peu à peu forme. Grâce à une aide financière de 9,5 millions d’euros attribuée par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT), ainsi qu’à une diminution du trafic routier, ce mur anti-bruit a pour objectif de protéger les habitants de la commune près de l’autoroute A7 des nuisances sonores, et ainsi améliorer leur confort de vie et leur santé.

Aujourd’hui, la pollution sonore affecte non seulement la biodiversité, mais a aussi des effets néfastes sur les organes de l’audition, perturbe le sommeil, provoque du stress et agit sur la santé mentale. « Il s’agit non seulement d’une question de bien-être, mais également de santé publique », résume le député Jean-Marc Zulesi, en charge de ce dossier local.

Calendrier – Awards de la Transformation digitale de Medinsoft : récompenser les entreprises qui font le pas du numérique

© Pxb

« La transformation numérique, c’est très vaste : cela va du site internet au logiciel », fait remarquer notre interlocutrice. Marie-France Verfaillie est directrice marketing et communication chez BMO Conseils et Consultants. En parallèle, elle est co-pilote de la commission « Marketing et Sales » de Medinsoft, le cluster qui veut accélerer la transformation digitale. Le 5 mai prochain se tiendra la première édition des Awards de la Transformation digitale rentable. Cet événement est l’un des symboles de la dynamique du territoire marseillais.

Marie-France Verfaillie © DR

La cérémonie des Awards de la Transformation Digitale « a pour objectif de récompenser les meilleurs retours d’expérience et indicateurs de performance d’une digitalisation optimisée. » Marie-France Verfaillie nous en dit un peu plus sur les enjeux de ces questions. « Le véritable enjeu actuel consiste à sauter le pas de la digitalisation. Tout le monde a bien compris qu’il fallait y aller, mais les entreprises veulent savoir ce qu’elles y gagnent, et par quoi commencer… »

Une large dynamique de digitalisation

« Ce qu’on constate chez Medinsoft, c’est que le covid et le télétravail ont impulsé une très large dynamique de digitalisation et qu’aujourd’hui, les usages sont plutôt centrés sur le business, le fait d’acquérir de nouveaux marchés. Tout le monde s’est rendu compte de la nécessité d’une mise en place très large du numérique dans les entreprises : c’est un effet positif du covid qu’il ne faut pas sous-estimer. Les sociétés qui sont adhérentes chez Medinsoft observent une nette croissance », explique-t-elle.

« le télétravail a impulsé une large dynamique de digitalisation »

Il y a aussi beaucoup moins de questions autour de tout ce qui faisait débat ces dernières années autour du digital : le lieu des données, l’accès aux données… Questions qui méritent bien sûr encore d’être encadrées. « Tout est encore en train de bouger dans ce monde-là, analyse Marie-France Verfaillie. Mais ce qu’on constate, c’est que l’appétit, la compréhension et l’investissement sur ces solutions digitales ne fait que grandir. »

Une transformation digitale à tous les niveaux

Quand on parle de transformation digitale, c’est à tous les niveaux, et dans des domaines très différents – et c’est ce qui est si intéressant. « On n’a pas fait de restrictions de métiers, souligne l’organisatrice ; ce n’est pas seulement le BTP, le portuaire… Beaucoup d’entreprises peuvent trouver une catégorie où postuler. » Les cinq catégories des awards sont en effet très larges : Développement durable et éthique / Qualité de vie au travail et Relations humaines / Respect de la légalité et sécurisation / Business et Relation clients / Innovation.

la transformation digitale est plus que jamais d’actualité

Un exemple parmi d’autres : une entreprise dans le domaine du BTP, qui va digitaliser tout son process de maîtrise d’ouvrage (et qui, ce faisant, va révolutionner son métier) peut postuler à la catégorie innovation. Cela va lui apporter un avantage concurrentiel parce qu’elle a innové. « Elle nous explique combien elle a investi, quelle était la problématique de départ, les raisons de son investissement dans le digital et ce qu’elle y gagne aujourd’hui, résume Marie-France Verfaillie. Cela peut être trois mois, six mois, un an après l’investissement. » Mais par ailleurs, une activité RH comme « un sondage d’humeur pour mesurer la motivation des employés en télétravail » entre aussi en ligne de compte.

La question de la rentabilité

« Cette rentabilité, on va la mesurer sur des retours d’expérience, précise notre interlocutrice. Par exemple, l’entreprise qui est spécialisée en recrutement, qui a mis en place une intelligence artificielle pour recruter de manière optimisée, faire de la sélection de profils plus efficace, etc. va nous partager, sur la catégorie RH, cette expérience, cet investissement ; et nous expliquer les bénéfices pour les équipes en interne et pour les clients. »

les entreprises veulent savoir ce qu’elles gagnent à digitaliser

Car il n’y a pas de secret : pour investir, il faut savoir ce qu’on y gagne… « C’est à cela que servent ces Awards : à récompenser ceux qui ont déjà sauté le pas depuis plus ou moins longtemps, et qui finalement, sont capables de nous dire : oui, j’y ai gagné et voilà comment j’y ai gagné », note ainsi Marie-France Verfaillie. La question de la rentabilité est large, elle aussi : est-ce que c’est rentable d’un point de vue RH ? Est-ce que c’est rentable d’un point de vue business ? D’un point de vue légal ?

> A voir aussi : La start-up qui promet – Subclic, simplifier et dématérialiser les démarches dans le monde du BTP

C’est bien pour cela que le leitmotiv de Medinsoft reste d’ « accompagner et accélérer » : accélérer la transformation digitale est plus que jamais d’actualité. Cependant, il s’agit justement d’aider les entreprises à effectuer cette transformation de façon méthodique et sereinement : « On est là pour analyser et rassurer : accélérer, mais pas n’importe comment. On se définit finalement comme une sorte de baromètre, qui va permettre de prendre, à un moment donné, la bonne solution », conclut Marie-France Verfaillie.

Raphaëlle PAOLI

Bal de la Paix 8 mai

Que voir cette semaine ? Le calendrier ciné / plateformes

© Pxb

Que voir cette semaine ? Le Méridional vous présente une sélection des films à l’affiche à partir du mercredi 4 mai, et des sorties du moment sur les plateformes.

Retrouvez ce jeudi sur Le Méridional la chronique Ciné/TV/plateformes.

CÔTÉ CINÉMA

• « Ténor » (Claude Zidi Jr. – Comédie)

Antoine, étudiant en comptabilité et fan de rap, se fait repérer par « madame Loyseau », une professeur de chant à l’Opéra Garnier. En suivant ses enseignements, Antoine va se découvrir une passion pour le chant lyrique qu’il va cacher à ses amis et à sa famille, issus de la banlieue parisienne, qui voient d’un mauvais œil l’opéra.

• « Doctor Strange in the Multiverse of Madness » (Sam Raimi – Fantastique, Action) 

Docteur Strange, super-héros de l’univers Marvel, se voit confronté aux dangers du Multivers, un ensemble de dimensions parallèles où différentes versions des super-héros connus existent. Pour les traverser, Docteur Strange va s’allier à Wanda Maximoff, alias la super-héroïne Sorcière Rouge, qui détient des super-pouvoirs souvent incontrôlables, ainsi qu’à America Chavez, une adolescente capable de le faire voyager dans d’autres univers.

• « Anatomy of Time » (Jakrawal Nilthamrong – Drame) 

Dans les années 1960, alors que les tensions montent entre la dictature militaire et les rebelles communistes au nord de la Thaïlande, Maem se voit transmettre le métier d’horloger par son père. Courtisée par deux hommes, elle épouse un des deux, un chef d’armée cruel et violent, qu’elle va devoir soigner pendant ses derniers jours. A travers un récit intense et apaisant où l’esthétisme, la nature, l’eau et les animaux sont mis en avant, Maem raconte à sa manière la cruauté de la guerre, la violence des hommes et la trahison politique.

• « Il buco » (Michelangelo Frammartino – Drame) 

Ce long-métrage raconte le périple d’un groupe de spéléologues italiens, explorateurs de cavernes, qui découvrent sans le savoir l’Abisso del Bifurto, la deuxième grotte la plus profonde au monde, à 700 mètres sous-terre. Cependant, leur trouvaille n’a jamais été médiatisée et a, pendant longtemps, été inconnue de tous, contrairement au gratte-ciel Pirelli, monument érigé en même temps que la découverte.

• « Le Roi cerf » (Masashi Ando, Masayuki Miyaji – Animation, Drame) 

A partir de 10 ans. Ce long-métrage d’animation met en scène Van, un guerrier du clan des Rameaux Solitaires, prisonnier et esclave d’une mine de sel après une guerre contre l’Empire de Zol. Une nuit, Zol et les autres esclaves de la mine sont attaqués par une meute de loups, porteurs d’une épidémie. Il réussit néanmoins à s’en échapper en compagnie d’une jeune enfant, Yuna, mais ils sont rapidement traqués par l’Empire de Zol.

CÔTÉ PLATEFORMES

Netflix

• « Loin du périph » (Louis Leterrier – Comédie, Action) – 6 mai 

Ousmane et François, deux policiers parisiens, se retrouvent tous les deux embarqués dans les montagnes des Alpes, dans une affaire de règlement de compte entre trafiquants de drogue, affaire qui a débuté avec un meurtre plutôt sordide. Entre surprises et péripéties, les deux policiers, qui ne s’apprécient guère, vont devoir faire équipe. 

Arte

• « Mir – Une vie en Afghanistan » (Documentaire) – disponible du 2 mai au 1er août

Sous forme de journal intime, ce documentaire suit la vie de Mir, jeune afghan de 7 ans, et de sa famille, que le réalisateur Grabsky et le journaliste afghan Sharafi rencontrent en 2001, jusqu’à aujourd’hui. En suivant les épreuves de sa vie, ce documentaire sensible dépeint la réalité de l’Afghanistan pendant ces dix dernières années, pays meurtri par l’une des guerres les plus dévastatrices du XXIe siècle.

Bal de la Paix 8 mai

Festival d’art lyrique d’Aix – Une série de conférences à Marseille pour préparer l’événement estival

© Pxb

Le Festival international d’Art lyrique d’Aix-en-Provence se tiendra cette année du 4 au 23 juillet. Pour préparer l’événement, les organisateurs, en partenariat avec les Amis du Festival d’Art lyrique d’Aix, organisent des conférences préparatoires. Celles-ci auront lieu à Marseille, en lien avec la volonté du Festival d’être davantage présent dans la Cité phocéenne. L’objectif de ces conférences est de favoriser la compréhension des œuvres, notamment auprès d’un public jeune.

Le mardi 10 mai, présentation de « Salomé » de Richard Strauss, par Olivier Braux ;

Le vendredi 13 mai, présentation d’ « Idoménée » de Mozart par Lionel Pons ;

Le lundi 23 mai, présentation des concerts du Festival par Jérôme Brunetière, Secrétaire Général du Festival.

Conservatoire Pierre Barbizet, 2 place Auguste et François Carli, 13001 Marseille. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Informations complémentaires auprès des Amis du Festival.

Bal de la Paix 8 mai

Agriculture – Les huiles essentielles, volet majeur de l’économie et de la culture françaises

© Pxb

Entre 2010 et 2020, les ventes d’huiles essentielles produites en France ont augmenté de 47%, selon un récent rapport de l’Insee, si bien qu’aujourd’hui, la France se positionne comme le second pays producteur d’huiles essentielles de l’Union européenne, après l’Allemagne. De plus en plus, les emplois dans ce secteur d’activité se multiplient, notamment à Cannes et à Grasse, qui concentrent deux emplois sur trois du secteur. Mais d’où vient cet essor des huiles essentielles ? Quelle est leur utilisation ?

© Insee

Une utilisation de l’Egypte ancienne à nos jours 

Dès 4 500 avant Jésus-Christ, les huiles essentielles étaient déjà très utilisées dans les domaines comme la parfumerie, la médecine, les cosmétiques et les embaumements de corps. Au début, l’utilisation des huiles essentielles est assez liée à la religion : si les Grecs attribuaient ces découvertes à leurs divinités, les habitants au Moyen-Orient et en Egypte ancienne croyaient que les huiles essentielles pouvaient rapprocher l’esprit des humains avec les dieux après leur mort. Que ce soit en Egypte, au Moyen-Orient, en Chine ou dans l’Empire Romain, ces huiles prennent donc un essor considérable et forment une grande partie de la culture de ces civilisations, jusqu’au Moyen-Age.

© Insee

Les Français au début du Moyen-Âge attribuaient leur utilisation aux sorcières, les considérant comme des produits maléfiques. Elles étaient donc très peu utilisées, voire plus du tout, jusqu’à l’époque des Croisades, au retour en Terre Sainte, où leur popularité reprend : elles représentaient un remède aux grandes épidémies comme la lèpre.

Que ce soit par la médecine ou par la parfumerie pour l’aristocratie française, les huiles essentielles se popularisent davantage et laissent ainsi place à la création de l’aromathérapie, dont René-Maurice Gattefossé en est le précurseur : en 1910, alors qu’il travaille dans son laboratoire, une explosion survient et brûle ses bras et sa tête. Par réflexe, il plonge ses bras dans un seau d’huile de Lavande Vraie, qui l’apaise et le cicatrise très rapidement. Dès lors, l’étude de ces plantes est répandue dans le monde entier et continue d’être un remède naturel efficace : aujourd’hui, leur utilisation est devenue très à la mode, notamment avec l’essor du bio, dont la demande ne cesse de croître.

© Insee

Un savoir-faire historique, particulièrement en Provence 

Les huiles essentielles en France témoignent donc d’un savoir-faire français qui remonte au Moyen-Âge, et qui se développe au XVIIIe siècle, notamment avec la création des Gantiers Parfumeurs à Grasse, capitale mondiale de la parfumerie, réputée en partie grâce à Catherine de Médicis. Entre plantation, pousse, récolte, conditionnement puis distillation, hydro-distillation ou expression à froid, la fabrication des huiles essentielles requiert des techniques de production précises, transmises de génération en génération depuis des siècles.

© Insee

Ce savoir-faire historique est permis par ailleurs grâce aux terrains provençaux favorables à la production de ces huiles : si les ventes d’huiles essentielles françaises s’élèvent à 1,64 milliards d’euros en 2020, cela est dû en grande partie grâce à l’huile de lavande ou de lavandin, produite majoritairement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Région aux terrains méditerranéens majoritairement secs et caillouteux, elle est l’endroit idéal pour la pousse de lavande et de lavandin, si bien qu’aujourd’hui, la lavande et les huiles essentielles qui en découlent contribuent fortement à l’économie du Sud-Est de la France. Devenues un symbole de la Provence, elles contribuent massivement au tourisme et à la création d’emplois. 

I.S

Energie – L’Europe en passe de se couper du pétrole russe

© WKMC

Alors que jusqu’à présent, l’Allemagne notamment se montrait réticente à une sanction européenne imposant un embargo total sur les énergies russes, le pays a annoncé qu’il pourrait s’en passer à partir de l’été 2022. Ce lundi, les ministres européens de l’Energie se rassemblent à Bruxelles pour évoquer une nouvelle sanction contre la Russie.

Le contexte est d’autant plus particulier que la Russie a annoncé cesser ses livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie, puisque ces derniers n’ont pas payé en roubles. Ces deux pays n’ont qu’une réserve minime en pétrole et envisagent de façon urgente les scénarios alternatifs (importations depuis les Etats-Unis et le Qatar pour la Pologne, par exemple).

Bal de la Paix 8 mai

Retour de match – OM/OL (0-3) : la méforme au pire moment

© Twitter Olympique de Marseille

L’OM s’est incliné sur le score de 3-0 hier soir face à son rival l’Olympique Lyonnais. Cette défaite marque un coup d’arrêt dans la course à la Ligue des Champions pour les Olympiens, qui laissent Rennes et Monaco – le club du Rocher reste sur 7 victoires d’affilées en Ligue 1 – revenir à 3 points de la 2ème place, significative de qualification directe pour la plus prestigieuse des coupes d’Europe. Retour sur un « Olympico » qui fait parler, notamment au niveau de l’arbitrage.

Dans la lancée de Feyenoord

Le coup de mou des Marseillais arrive au pire moment. Après la demi-finale aller de la Conference League face au Feyenoord où l’on n’a pas reconnu les coéquipiers de Dimitri Payet, l’OM est passé totalement à côté de son match face à l’autre Olympique. Mais maintenant, ils n’ont plus le droit à l’erreur car les concurrents reviennent en trombe.

Les supporters étaient finalement les seuls au rendez-vous de ce choc. Avec le magnifique tifo des South Winners, les fans des Bleus et Blancs s’attendaient sûrement à un autre rendu sur le terrain. Le match part sur un faux rythme dès les premières minutes. L’équipe de Sampaoli est pleine de bonnes intentions tandis que les Lyonnais garent le bus. Dès la 26ème minute, Gerson fait un centre à ras-de-terre dans la surface et Moussa Dembélé semble toucher le ballon de la main en taclant. L’arbitre fait directement comprendre que selon lui, cette main n’est pas suffisante pour siffler penalty. Après discussion avec la VAR dans son oreillette, Anthony Gautier confirme sa première décision. Un choix qui n’est pas du goût des supporters, ces derniers le font immédiatement comprendre. Certains utilisent l’exemple de la main de Valentin Rongier contre le PSG – qui avait, elle, menée à un penalty – pour démontrer les mauvais choix arbitraux en défaveur de l’OM. Y avait-il vraiment penalty sur la main de Dembélé ? Difficile à dire, car sur son tacle, le meilleur buteur de Lyon cette saison n’utilise en aucun cas son bras pour détourner volontairement la balle. Mais la main semble tout de même décollée du corps. Anthony Gautier a sûrement jugé que le joueur ne pouvait pas disposer ses bras autrement lors d’un tacle, et que ce n’était pas suffisant pour désigner le point de penalty. Mais le problème arrive finalement après. On a senti des joueurs qui avaient du mal à passer à autre chose après cette décision litigieuse, ayant du mal à revenir dans le match. Les 22 acteurs rentrent aux vestiaires sur un score nul et vierge, et pour l’instant le choc des Olympiques que tout le monde attendait est loin de tenir ses promesses.

L’OL punit l’OM en seconde période

Malgré des décisions avec lesquelles ils n’étaient pas d’accord, les joueurs auraient dû rester dans le match. Sampaoli, pourtant irréprochable depuis la deuxième partie de la saison, n’a pas montré le bon exemple sur le banc. Il est averti par l’arbitre de la rencontre pour protestation, et n’a pas réussi à canaliser ses joueurs. Difficile de se concentrer sur une telle rencontre quand votre meneur d’homme ne fait que pester contre l’arbitrage pendant 90 minutes. Le coach argentin aurait mieux fait se concentrer sur le jeu de ses joueurs, les 3 points étant essentiels hier soir. Et à la 58ème minute, les hommes de Peter Bosz, qui commencent à gagner du terrain, réussissent à ouvrir le score par l’intermédiaire de Lukeba sur coup de pied arrêté. Ça fait 1-0 pour Lyon. À la 62ème minute, Sampaoli retrouve un semblant de lucidité en faisant sortir un Ünder méconnaissable depuis bientôt 2 mois pour faire rentrer un Matteo Guendouzi au repos.

Mais rien n’y fait. Les Lyonnais ont pris la main sur le match, les Marseillais sont ailleurs. Après des buts de Dembélé et de Toko-Ekambi à la 76ème et 88ème minute, l’OM s’incline 0-3 et grille déjà son joker dans la course à la Ligue des Champions. Dans l’autre temps, Monaco et Rennes se sont imposés face à Angers et Saint-Etienne, et mettent la pression pour s’accaparer la deuxième place. On rappelle que l’OM rencontrera Rennes lors de la 37ème journée de Ligue 1, peut-être pour finalement déterminer qui sera le dauphin du PSG – à noter qu’à la différence de buts, Rennes finirait devant l’OM en cas d’égalité au classement (+ 41 pour les Rouges et Noirs contre +20 pour les Phocéens).

La semaine prochaine, l’Olympique de Marseille se déplacera au Moustoir pour y affronter Lorient – les Bretons sont en lutte pour éviter la relégation et devront absolument faire un résultat s’ils veulent s’éloigner de la zone rouge – tandis que Monaco et Rennes iront respectivement à Lille et Nantes. La dernière ligne droite s’annonce passionnante et à pression pour les actuels deuxièmes du championnat.

J.M

Le coin des BD – « Seul au monde » : Sébastien Destremau, de Toulon au Vendée Globe

© Glénat / Serge Fino

Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à risquer sa vie en s’exilant au beau milieu de l’océan ? L’adrénaline ou l’admiration ne suffisent pas. Dans des courses bien nommées « en solitaire « comme celle du Vendée Globe (« l’Everest des mers ») c’est avec eux-mêmes que se retrouvent les navigateurs. Joie, tristesse, souvenirs… au gré des jours et des difficultés, cette aventure hors-du-commun les confrontent aux ouragans météorologiques et à ceux de leur vie personnelle. Les éditions Glénat ont récemment fait paraître le tome 3 de la série de bandes dessinées « Seul au monde », réalisées d’après le livre de Sébastien Destremau. Pour tous les fascinés de la mer, une très belle lecture à tous les niveaux.

C’est en 2012 que Sébastien Destremau, alors journaliste sportif spécialisé dans le monde de la voile et skipper licencié à Toulon, décide tout-de-go qu’il prendra le départ du prochain Vendée Globe. S’il a participé à des régates depuis son enfance, notre homme est bien conscient – ou pas ! – qu’il s’agit d’une pure folie : peu d’entraînement, de financement… et même un démâtage accidentel quelques mois seulement avant le départ officiel de la course (en novembre 2016). Rien n’arrête Sébastien Destremau.

S’il est au départ de la 8ème édition du Vendée Globe, on connaît déjà la fin de l’épisode (la bande dessinée n’en fait d’ailleurs pas le clou de l’ouvrage, puisqu’elle le décrit dès les premières pages) : il franchira la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne 18ème et dernier, le 11 mars 2017 ; plus de 50 jours après le vainqueur, Armel Le Cléac’h, et au terme de 124 jours de navigation.

La ligne claire et les couleurs franches de Serge Fino, surtout pour dessiner le monde de la mer, sont un régal pour les yeux. Le scénario, en choisissant le système des retours en arrière, contribue à éclairer la personnalité d’un homme qui, à 52 ans, a choisi de tenter l’aventure d’une vie. De l’enfance houleuse à la jeunesse incertaine en passant par la rencontre avec la mer comme seul espace de liberté, le lecteur entre dans l’intimité du navigateur. Combattre ses fantômes, lutter contre les forces de la nature, mais saisir aussi, autant qu’il est possible, les moments de grâce incroyables qui sont la récompense d’un tel engagement.

Jeanne RIVIERE

« Seul au monde », Serge Fino (d’après le livre de Sébastien Destremau du même nom paru en 2017), éditions Glénat. Trois tomes parus à ce jour. 14,50€.

Bal de la Paix 8 mai

Expo – « Plossu-Granet, Italia discreta » au musée Granet (Aix) : une même fascination

Bernard Plossu au musée Granet en 2021 © Mélania Avanzato

Sans oser tout de même comparer Aix-en-Provence avec la Ville éternelle (on parle de Rome, pas de Marseille…), on ne peut ignorer les liens qui existent entre les deux villes, et plus largement d’ailleurs, entre Aix et l’Italie. Un exemple parmi d’autres : notre Roy René était bien à la fois comte de Provence, roi de Naples et de Sicile…

Bernard Plossu, « Rome »

Ce n’est pas un hasard si le musée Granet a choisi d’accueillir les clichés de Bernard Plossu (né en 1945), pour une exposition entre le 29 avril et le 28 août 2022. Les deux artistes, François-Marius Granet (1775-1849), peintre emblématique d’Aix, et Bernard Plossu, ont justement en commun leur amour de « l’Italia discreta » : ces ruelles chargées d’histoire et de mémoire, ces ombres et ces lumières délicates, ces paysages de nature ou de ville empreints de mélancolie. François-Marius Granet, « photographe-marcheur » a habité la Ville éternelle pendant près de trois décennies ; au cours de ces années, il a eu l’occasion d’explorer la campagne romaine.

François-Marius Granet, « Vue du torrent de Santa Scolastica sur le chemin de San Benedetto Subiaco © Claude Almodovar / ville d’Aix

Par-delà les siècles, leurs œuvres se rejoignent. Côté Granet, une soixantaine de lavis, dessins et aquarelles de différentes vues de Rome et de ses alentours. Côté Plossu, une centaine de photographies – inédites pour la plupart-, depuis la fin des années 70 et jusqu’à 2017. Bernard Plossu est connu pour ses clichés presque exclusivement en noir et blanc, mais il a aussi expérimenté un procédé particulier pour certains clichés en photo : le tirage Fresson. Ce procédé pigmentaire particulier, à travers des tirages mats au charbon, donne une impression visuelle granuleuse et poudreuse. Une vingtaine de ces photos seront exposées.

Bernard Plossu, « Barga, Toscana », tirage au procédé Fresson

Une même sobriété, une même fascination pour la lumière italienne. La marche et l’art font ouvrir les yeux à la beauté : toute la difficulté est bien de les transmettre ! Granet comme Plossu y sont parvenus.

Jeanne RIVIERE

« Plossu-Granet, Italia discreta », du 29 avril au 28 août 2022 au musée Granet d’Aix-en-Provence, place Saint-Jean-de-Malte. Du mardi au dimanche de 12h à 18h.

Balade – 35 promenades originales proposées par le Festival de randonnées du Pays d’Aubagne et de l’Etoile

© OTI d'Aubagne et de l'Etoile

Alors que l’événement 2021 avait eu lieu exceptionnellement à l’automne, le Festival de randonnées du Pays d’Aubagne et de l’Etoile renoue avec la tradition des sorties de printemps. Et c’est tant mieux, car la nature et la météo sont particulièrement agréables à cette période.

Du 6 au 8 mai prochains aura donc lieu la 13ème édition du « Festi rando » en Pays d’Aubagne et de l’Etoile. Durant trois jours, les sportifs ou les « promeneurs du dimanche » ont rendez-vous sur les hauteurs du Garlaban, sur les crêtes du Mont-Julien, à la Sainte-Baume ou encore sur les chemins du Pays Minier, pour découvrir ou redécouvrir les sentiers régionaux.

© OTI d’Aubagne et de l’Etoile

Les circuits sont de durée et de difficulté diverses, afin de permettre à un maximum de personnes – non pas seulement aux sportifs aguerris – de profiter de ces balades organisées. Cette année, 35 parcours sont proposés à tous les publics.

© OTI d’Aubagne et de l’Etoile

Il y en a pour tous les goûts : randonnée bien-être (ateliers pilates et gymnastique douce tout au long de la promenade), randonnée découverte du vin en compagnie d’un vigneron et dégustation, randonnée découverte du monde de la fauconnerie (avec visite de la fauconnerie), randonnée nocturne, randonnée canine…

© OTI d’Aubagne et de l’Etoile

Beaucoup de promenades conjuguent le plaisir de la sortie avec l’apprentissage pédagogique. Une randonnée découverte spécialement conçue pour les enfants par exemple, leur fait rencontrer la biodiversité d’un cours d’eau et leur fait étudier le cycle aquatique. Les plus sportifs peuvent aussi regarder du côté des sorties VTT et trail. Le tout pour 3€ par personne et par randonnée.