vendredi 4 avril 2025
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Dans les Bouches-du-Rhône, le sport s’enseigne aussi par ses valeurs

Après une semaine de lancement à Marseille jusqu’au 4 avril, le Département poursuit sa tournée « Provence Terre de Sports » dans plusieurs communes. Une mobilisation itinérante pour faire vivre l’héritage des Jeux et transmettre les valeurs du sport à tous les âges.

C’est une flamme qui ne s’éteint pas. Après avoir accueilli la tournée « Provence Terre de Sports » dans la foulée des Jeux de Paris 2024, le Département des Bouches-du-Rhône prolonge l’élan en déployant une programmation ambitieuse pour la Semaine Olympique et Paralympique (SOP), jusqu’au 4 avril.

Tatamis, curling, boxe, simulateur de bobsleigh… Pendant quelques jours, l’Hôtel du Département s’est transformé en village olympique… L’Hôtel du Département devient le cœur battant d’un village olympique éphémère, où les valeurs de respect, de dépassement de soi et d’inclusion sont mises en avant à travers de multiples activités gratuites.

Animations sportives et rencontres inspirantes

Initiations, sports collectifs, arts martiaux, séances de dédicaces… Tous les publics sont invités à participer à ces temps forts, qui incluent aussi des démonstrations de haut niveau et des échanges avec plusieurs athlètes de renom, comme Vincent Matheron (skateboard), Margaux Rifkiss (escrime), Nathalie Benoit et Rémy Taranto (para aviron), Lily Planquart (cyclisme) ou encore Ronan Labar (badminton).

L’événement se veut fédérateur, en réunissant sur un même terrain jeunes valides et en situation de handicap, athlètes confirmés et simples curieux.

Les Maisons de Provence de la Jeunesse et des Sports (MPJS) d’Aix-en-Provence et de Marseille (La Capelette) s’engagent elles aussi dans cette dynamique, avec une programmation spécifique ce 2 avril. À Aix, les jeunes pourront s’initier à la boxe, à la zumba ou à l’athlétisme, participer à des ateliers de réalité virtuelle et rencontrer des athlètes.

À Marseille, la MPJS proposera une immersion pédagogique sur les « 4 saisons » : un parcours ludique mêlant biodiversité, écosystème local, défis sportifs et même une initiation à l’opéra de Vivaldi.

Portée par Martine Vassal, présidente du Conseil départemental, cette mobilisation s’inscrit dans un projet plus vaste d’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques, avec des équipements comme le futur gymnase de la Marina Olympique à Marseille ou le Stadium Miramas Métropole. « À travers cette dynamique, nous faisons vivre les valeurs du sport tout au long de l’année », souligne-t-elle.

Prochaine étape dans le département

La tournée « Provence Terre de Sports » reprendra ensuite son itinérance, avec plusieurs étapes programmées entre mai et septembre dans les Bouches-du-Rhône :
Saint-Étienne-du-Grès, les 13 et 14 mai,
Istres, du 21 au 23 mai,
Les Pennes-Mirabeau, du 11 au 13 septembre, et Lambesc, les 24 et 25 septembre.

L’enjeu reste le même : démocratiser la pratique, valoriser les territoires, et surtout, transmettre aux jeunes générations ce que le sport a de plus précieux – au-delà de la compétition : l’engagement.


À la rencontre des champions

Plusieurs sportifs de haut niveau sont présents cette semaine à l’Hôtel du Département pour partager leur expérience et faire des démonstrations :

  • Mardi 2 avril
    • Rémy Taranto (para aviron) – de 10h à 12h
  • Mercredi 3 avril
    • Vincent Matheron (skateboard) – de 9h30 à 12h30
    • Margaux Rifkiss (escrime) – de 9h30 à 12h30
    • Lily Planquart (cyclisme) – de 10h à 12h
    • Nathalie Benoit (para aviron) – de 11h à 12h30
  • Jeudi 4 avril
    • Noé Montagard (skate) – de 10h à 12h
    • Ronan Labar (badminton) – de 10h à 12h

Plus de 3500 coureurs attendus dimanche sur les 10 km de Marseille

3500 10 km
Photo ASPTT Marseille

Pour la 3e édition de sa renaissance, l’épreuve des 10 km de Marseille by l’ASPTT explose les compteurs. Ce dimanche, plus de 3500 concurrents prendront le départ d’une des trois courses, au pied de la Major.

C’est un signe qui ne trompe pas. Les inscriptions aux 10 kilomètres de Marseille by ASPTT sont closes depuis plus de deux semaines. Les compteurs se sont affolés pour cette 3e édition de la renaissance, après cinq années d’absence.

Jugez plutôt : en 2023, pour le redémarrage, l’épreuve avait enregistré 602 coureurs classés ; en 2024, ils étaient 1224 à franchir la ligne d’arrivée. Pour cette année, plus de 3500 personnes se sont engagées.

Soit la jauge maximale atteinte : 3000 personnes prendront ce dimanche à 9h le départ du 10 kilomètres et 500 concourront, à 10h45, sur le parcours de 5 kilomètres.

Ça court dans le secteur des 2e et 3e arrondissements !

La course à pied est décidément le vent en poupe. Surtout dans le secteur des 2e et 3e arrondissements de Marseille, où quelque 1200 coureurs ont participé mi-mars à la Full Moon Infinity.

Le succès du running tient à son accessibilité universelle. Il ne nécessite qu’une paire de basket, un peu d’entraînement tout de même, ouvre le champ des possibles en termes d’exploration d’un territoire. Sans oublier les bienfaits pour la santé, physique comme mentale.

Un parcours « roulant », propice aux performances

Et si ces 10 km de Marseille by ASPTT attirent autant, c’est parce qu’ils offrent un parcours plat, « roulant » comme on dit dans le milieu, donc rapide. Propice à la performance pour ceux qui désireraient établir un chrono de référence.

Depuis la Cathédrale de la Major, les concurrents auront deux ou trois boucles et demie, selon la distance choisie, à effectuer en passant devant le Mucem, au pied du fort Saint-Jean et sur le Vieux-Port, jusqu’au bas de la rue de la République.

Les enfants ne seront pas oubliés : trois courses leur seront réservées ce samedi après-midi, avec des distances différentes selon leur âge.

B.G.


10 km de Marseille by ASPTT Marseille
Samedi 5 et dimanche 6 avril 2025.
Renseignements.
Hormis pour les courses enfants, pas d’inscriptions possibles sur place.
Retrait des dossards uniquement samedi 5 de 14h à 18h.

Le programme
> Samedi 5 avril
Courses enfants
15h30 : 500 m (nés entre 2019-2021).
15h45 : 750 m (2016-2018).
16h : 1 km (2014-2015).

> Dimanche 6 avril
9h : 10 km licenciés FFA Compétitions et Open
10h45 : 5 km.

Water-polo – Le CNM vise l’exploit face à l’ogre Belgrade

CNM
Andrija Prailonovic. Photo B.G.

Ce mercredi (20h), le CNM dispute sa dernière rencontre de la saison à domicile en Ligue des champions. Un match de gala face à Belgrade, toujours invaincu, qui pourrait le rapprocher du Final Four.

Un petit événement a secoué la planète water-polo vendredi dernier. Le Cercle des nageurs de Marseille s’est incliné en championnat de France (11-11, 2 tirs au but à 4) dans la piscine de Strasbourg.

La première défaite marseillaise depuis onze mois ne remettra pas en cause sa place de leader, à une journée de la fin de la phase régulière (le 19 avril, contre Montpellier), avant d’aborder le tableau final en quête d’un 42e sacre national.

S’il ne fait jamais plaisir, cet impair en Alsace illustre le fait que les regards et les esprits marseillais étaient déjà pleinement tournés vers la Ligue des champions.

Actuellement engagé dans la phase de groupe des quarts de finale, le CNM est en ballottage favorable après les matchs « aller ». Le très important succès face à l’Olympiacos (12-7) le 18 mars leur permet de prendre l’ascendant – au classement et mentalement – sur les Grecs, dans la course à la deuxième place qualificative pour le Final Four. Car la première semble dévolue à Novi Belgrade, on y reviendra…

Entre Olympiacos et CNM, tout se jouera donc le 14 mai : le club phocéen se rendra au Pirée pour jouer sa place dans le dernier carré. Un rang jamais atteint par Marseille. Mais voir Malte les 30 mai et 1er juin prochains est porté au rang d’objectif prioritaire en 2025.

Photo B.G.

Toutefois, les hommes du coach Milos Scepanovic pourraient faire dès ce mercredi un très grand pas vers cet éden : il faudra pour cela réaliser l’exploit de dominer Novi Belgrade dans leur bassin Pierre-Garsau (20h).

Les Serbes, finalistes en 2022 et 2023, quatirèmes l’an passé, sont des habitués du Final Four de la Ligue des champions de water-polo. Et ils sont toujours invaincus cette saison (comme les Hongrois de Ferencvaros, champions sortants), avec neuf victoires en autant de matchs.

Prlainovic : « Déterminés à prendre ces trois points à domicile »

Pour leur ultime apparition à domicile cette saison sur la scène européenne, devant un public totalement acquis à leur cause et enflammé, Ugo Crousillat and Co. espèrent donc réaliser un authentique exploit.

Leur prestation, à l’aller, est sans doute encore dans toutes les têtes : en dehors de quelques erreurs de « concentration » (dixit le coach Scepanovic) qui leur ont coûté cher à la fin, les Marseillais avaient posé bien des soucis à Belgrade, ne s’inclinant que d’une toute petite longueur (14-15) début février en Serbie.

Le défi est grand. Mais rien n’est impossible pour Thomas Vernoux et ses coéquipiers. « Nous ne les avons jamais battus (en six affrontements, Ndlr), mais on travaille pour, s’est confié Andrija Prlainovic, l’arrière serbe. Nous sommes déterminés à prendre ces trois points à domicile, devant notre public. »

B.G.

CN Marseille – Olympiacos
Ligue des champions. 4e journée de la phase de groupe des quarts de finale.
Mercredi 2 avril 2025.
À 20h, bassin Pierre-Garsau.
La billetterie.
Pour suivre le match : ici ou sur Euroquaticstv.com.

Trenitalia met le cap sur Marseille avec des billets dès 27 euros

La compagnie italienne Trenitalia lancera le 15 juin une liaison Paris-Marseille, avec quatre allers-retours quotidiens. Les prix débutent à 27 euros, dans un contexte de libéralisation progressive du rail.

Après Paris-Lyon, c’est au tour de l’axe Paris-Marseille d’accueillir la concurrence ferroviaire. Trenitalia a annoncé mardi l’ouverture de sa nouvelle ligne entre la capitale et la cité phocéenne à partir du 15 juin prochain. Les premiers billets ont été mis en vente à des prix attractifs : 27 euros en seconde classe, 37 euros en première.

« Ce ne sont pas des tarifs low-cost, mais une politique de qualité à prix compétitifs », affirme Marco Caposciutti, président de Trenitalia France, dans Le Parisien. À l’instar de la SNCF, les tarifs seront dynamiques et varieront selon le taux de remplissage des trains.

Cette stratégie tarifaire s’appuie sur une mesure incitative : une réduction des redevances d’accès aux infrastructures accordée par SNCF Réseau pour une durée de trois ans.

La même disposition avait déjà facilité l’arrivée de Trenitalia sur la ligne Paris-Lyon fin 2021. Sur cet itinéraire, la filiale du groupe public italien Ferrovie dello Stato peut proposer des prix jusqu’à 40 % inférieurs à ceux de la SNCF.

Quatre rotations quotidiennes

La ligne Paris-Marseille comptera quatre allers-retours par jour dans un premier temps. Trenitalia en profite pour étoffer également sa desserte entre Paris et Lyon, avec un sixième aller-retour quotidien, dont deux prolongés jusqu’à Milan.

Des extensions vers Nice, Gênes ou Milan via Marseille sont à l’étude, mais ne verront pas le jour avant 2026. La compagnie invoque un manque de matériel roulant pour justifier ce calendrier prudent.

L’arrivée de Trenitalia sur la dorsale Paris-Marseille confirme l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire à grande vitesse en France. Si les parts de marché restent encore limitées face à la SNCF, la pression tarifaire exercée par les nouveaux entrants pourrait s’accentuer à l’approche de la haute saison estivale.

L.-R.M.

À Marseille, Corinne Simon incarne une nouvelle organisation face à l’urgence sécuritaire

Corinne Simon, Nouvelle préfète déléguée, nouvelle méthode. © Narjasse Kerboua

Nouvelle préfète déléguée, nouvelle méthode. Corinne Simon veut restaurer l’action de l’État dans les quartiers, faire bloc face au narcotrafic, et renforcer les liens entre forces de l’ordre et services publics. Avec, en ligne de mire, la sécurité du quotidien.

« Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis. » La phrase claque, nette, dans la salle de presse de la préfecture de police. Elle ne résume pas un programme, mais une méthode. Corinne Simon a pris ses fonctions ce lundi 31 mars comme préfète déléguée auprès du préfet de police des Bouches-du-Rhône, dans un département où l’État est attendu autant qu’il est observé.

Pas de feuille de route formalisée, pas d’annonce spectaculaire, mais une volonté de méthode, fondée sur la proximité, la coordination et l’action. « J’arrive avec humilité, mais avec une grande énergie, une forte motivation et une détermination totale », affirme-t-elle.

© Narjasse Kerboua

Une fonction transformée, une autorité maintenue

Sa nomination s’inscrit dans un contexte institutionnel particulier. La fonction de préfet de police de plein exercice disparaît dans le département, au profit d’un fonctionnement resserré : Corinne Simon est désormais placée sous l’autorité directe du préfet de département, Georges-François Leclerc, également préfet de région.

Elle conserve toutefois l’autorité fonctionnelle sur les forces de l’ordre, et assure que les missions ne changent pas. Ce qui évolue, c’est le mode de gouvernance : « La stratégie est désormais définie en lien direct avec le préfet. On travaille ensemble, on avance ensemble. »

Cette nouvelle organisation vise à fluidifier l’action de l’État, en favorisant les synergies entre les préfets délégués, notamment sur les sujets transversaux comme l’habitat insalubre ou les violences intrafamiliales. « On ne peut plus travailler en silos. Les services doivent se parler. »

Des priorités sans surprise mais assumées

Au cœur de ses premières déclarations : la lutte contre le narcotrafic, qualifiée de priorité absolue. « Ce fléau gangrène certains quartiers. Il empêche même les entreprises d’intervenir. Il faut rétablir la capacité d’agir de l’État. » Elle évoque un immeuble dont l’accès est bloqué par un point de deal, exemple parmi d’autres des difficultés quotidiennes signalées par les habitants.

À cette priorité s’ajoutent la lutte contre la criminalité organisée, la sécurité du quotidien, et les violences intrafamiliales. Des thématiques déjà identifiées, mais que Corinne Simon entend aborder avec une volonté d’action plus directe. « La sécurité ne se comprend pas, elle se bâtit. Elle s’organise et s’incarne dans le terrain. »

Elle le répète, elle ne compte pas rester derrière un bureau. Lundi soir, quelques heures après son installation, elle devait déjà accompagner les patrouilles de nuit, pour « voir, écouter, comprendre. » Tout en affichant un soutien clair aux forces de l’ordre, à qui elle adresse un message sans détour : « Vous êtes le premier rempart de l’ordre républicain. Vous aurez mon soutien. »

Un parcours singulier, une trajectoire engagée

Née dans l’Éducation nationale, Corinne Simon a été professeure, conseillère pédagogique, inspectrice. Elle entre dans le corps préfectoral en 2013, devient sous-préfète à Ambert, directrice de cabinet à Châlons-en-Champagne, secrétaire générale à Bar-le-Duc, puis passe par le Nord et le Val-de-Marne.

En parallèle, elle a représenté la France aux Jeux paralympiques de Londres en 2012, en aviron. Une expérience qu’elle ne met pas en avant, mais qu’elle évoque comme une école d’exigence, de rigueur et d’endurance. « Travailler en équipe, tenir sur la durée, ne rien lâcher. »

Si le discours reste mesuré, le contexte, lui, ne l’est pas. Les Bouches-du-Rhône concentrent des tensions fortes, avec des chiffres de violences qui maintiennent Marseille dans les classements les plus préoccupants. Pour l’État, cette nouvelle organisation administrative doit permettre une réponse plus rapide, plus lisible.

Narjasse Kerboua

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À Marseille, Thani Mohamed Soilihi plaide pour un financement climatique plus juste

hani Mohamed Soilihi, ministre délégué à la Francophonie. © N.K.

Présent à Marseille pour le sommet Climate Chance, Thani Mohamed Soilihi, ministre délégué à la Francophonie a défendu une réforme du financement climatique mondial. Taxation des pollueurs, rôle des diasporas, coopération avec les collectivitéS… il détaille pour Le Méridional les leviers à activer pour rendre la transition plus juste et revient sur la tenue du sommet « Ancrages » prévu à Marseille le 16 avril.

« Marseille, ville millénaire, pont entre les continents et les cultures… et ville de football bien évidemment. Vive l’OM ! » Thani Mohamed Soilihi a donné le ton. Invité à s’exprimer lors de la cérémonie d’ouverture du sommet Climate Chance, le ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux a livré un discours, mêlant attachement personnel à la cité phocéenne – « une ville où je me sens toujours le bienvenu » – et appel à une réponse globale face à l’urgence climatique. Originaire de Mayotte, récemment frappée par le cyclone Gamane, il a rappelé les conséquences concrètes du dérèglement climatique en Afrique et dans les territoires ultramarins.

Dans son allocution, il a souligné le rôle des collectivités dans les coopérations internationales (avec Dakar, les Comores ou encore le Maroc), a appelé à la ratification du traité de protection de la haute mer, et a salué l’action de l’AFD dans les pays les plus exposés.

Ce déplacement marseillais avait aussi valeur de soutien politique à l’agence, régulièrement ciblée par les attaques de l’extrême droite. En marge de l’événement, Thani Mohamed Soilihi a accordé au Méridional un entretien sur les limites de l’action publique, les pistes pour réformer le financement de la transition, et la tenue à Marseille, en avril, du forum « Ancrages », dédié aux échanges entre la société civile et les diasporas africaines.

Les discours sur le climat s’enchaînent depuis des décennies. À quoi bon encore un sommet ?

Il faut en finir avec cette idée selon laquelle les discours seraient inutiles. Ce n’est pas comme si tout le monde était convaincu, loin de là. On assiste même à des reculs, y compris dans des pays majeurs comme les États-Unis. Continuer à parler du climat, c’est encore nécessaire. Mais il faut le faire autrement : de manière plus pragmatique, avec des ONG, des élus, des experts, des citoyens. Et surtout, en associant pleinement les pays africains. Il ne s’agit pas d’imposer les choses.

Quelles pistes concrètes explorez-vous actuellement ?

Il faut aider ceux qui ont moins de marge de manœuvre à agir. C’est tout l’enjeu du Pacte de Paris pour les Peuples et la Planète, porté par le président de la République. L’objectif est de proposer, d’ici au sommet de Séville en juin 2025, des solutions pour changer l’architecture financière du financement de l’aide au développement en général, mais des partenariats du climat en particulier. On travaille par exemple sur la taxation des plus gros pollueurs mondiaux – ce mécanisme n’existe pas encore à l’échelle planétaire – et sur la mobilisation de l’épargne des diasporas. Ce sont des sujets abordés lors de récentes réunions internationales, notamment en Afrique du Sud.

Cela suppose de mobiliser de nouveaux moyens financiers. Peut-on espérer un amorçage concret ?

Oui, et on l’a vu très récemment avec le sommet mondial sur la nutrition qui s’est tenu à Paris. Il a permis d’engager 28 milliards de dollars pour lutter contre la malnutrition, battant le précédent record de Tokyo… sans la participation des États-Unis. Ce type de sommet peut produire du concret, c’est ce que nous visons aussi sur le climat. Il faut des engagements, mais aussi de nouveaux leviers : taxes internationales, partenariats publics-privés, financements innovants.

Mais une taxe mondiale sur les grands groupes pollueurs est-elle réellement applicable ?

C’est comme ça que je conçois la politique : ça ne sert à rien de parler de choses que nous ne sommes pas en mesure de réaliser. Et si j’en parle, c’est parce que j’y crois. C’est peut-être la déformation professionnelle de l’avocat, mais je pense qu’il faudra le faire. Et si ça ne fonctionne pas du premier coup, il faudra recommencer, avec d’autres arguments, d’autres moyens.

Mais la France elle-même a réduit temporairement son aide au développement. Est-ce tenable ?

Je comprends que cela suscite des critiques, mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Depuis 2017, nous avons doublé notre aide publique au développement. Certes, avec la situation budgétaire actuelle, tous les ministères ont été mis à contribution – y compris le nôtre. L’épisode de la note US7 (circulaire budgétaire de Bercy demandant à chaque ministère de proposer des économies pour 2024, dans un contexte de tension sur les finances publiques, ndlr) a conduit à des réajustements, mais cela ne remet pas en cause notre engagement. Nous devons faire plus avec moins, temporairement.

Concrètement, à combien s’élève aujourd’hui l’aide publique au développement ?

Le total est d’environ 13 milliards d’euros. La moitié passe par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, notamment via l’Agence française de développement (AFD). Et il faut souligner que 85% de l’activité de l’AFD repose sur des prêts levés sur les marchés, et non sur de l’argent public pris dans la poche des Français, contrairement à ce que certains insinuent. Les dons, eux, représentent environ 15 % de l’ensemble. Et ces dons ne sont pas distribués au hasard : la France assume de consacrer cette part à des projets qui favorisent l’égalité entre les femmes et les hommes, l’éducation des filles ou encore le soutien aux pays les plus en difficulté.

Et ces financements bénéficient aussi aux entreprises françaises ?

Environ 75% des projets portés par l’AFD bénéficient directement ou indirectement à des entreprises françaises. J’étais récemment au Cameroun, sur un chantier de barrage cofinancé par l’AFD et mis en œuvre par EDF. Ce projet va permettre d’alimenter 30% du pays en électricité et de créer 23 000 emplois. C’est du gagnant-gagnant. L’aide au développement, ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres. C’est un investissement dans notre avenir commun.

La France reste-t-elle crédible dans sa trajectoire climatique ?

Oui, et je pense qu’on ne le dit pas assez. La France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre deux années de suite, au-delà des prévisions. Est-ce suffisant ? Non. Peut-on faire mieux ? Bien sûr. Mais on ne part pas de zéro. Et la convocation d’une conférence écologique nationale, même si cela peut sembler redondant, reste nécessaire pour rassembler tous les acteurs autour de la table.

Parlez-nous de la tenue du forum “Ancrages” à Marseille au mois d’avril. De quoi s’agit-il ?

C’est une rencontre prévue le 16 avril à Marseille, entre les diasporas africaines, des représentants de la société civile et les institutions. La précédente édition avait eu lieu à Lille. Marseille est un territoire symbolique, un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique, une ville laboratoire d’initiatives qui peuvent essaimer ailleurs. L’objectif est de retisser du lien, de créer un espace d’échange sur les enjeux d’engagement, d’entrepreneuriat, de coopération. C’est aussi une manière de montrer que les solutions viennent parfois du terrain.

Propos recueillis par Narjasse Kerboua

Ils végétalisent, réparent, pédalent… six projets marseillais à l’avant-poste de la transition

© Ville de Marseille

Ils bricolent, végétalisent, pédalent ou cuisinent au solaire. Ce lundi, la Ville de Marseille et AtmoSud ont récompensé six projets qui donnent corps à la transition écologique.

Il y a ceux qui parlent de transition, et ceux qui la pratiquent. Lundi, à l’occasion du sommet Climate Chance Europe-Afrique, Marseille a salué six de ses enfants les plus remuants.

Les « Pionniers du Climat 2030 », un nom un brin solennel pour des acteurs souvent discrets, qui transforment la ville, une toiture après l’autre, un vélo cargo après l’autre.

Aux manettes, la municipalité et AtmoSud, l’observatoire Air-Climat Énergie, bien décidés à donner un coup de projecteur à ces pratiques qui réchauffent l’espoir sans réchauffer la planète.

Treize nommés au départ, six trophées au final. Pas de chèque, mais un objet sculpté à partir de déchets méditerranéens, signé Sauvage Méditerranée. Et surtout, une reconnaissance.

Fabrice Gaudiosio de Garage Comedy en maitre de cérémonie présente le trophée réalisé par l’association Sauvage Mediterrannée, à partir de déchets trouvés sur les plages de Mediterranée. © Ville de Marseille

Des fourneaux solaires et des toits végétalisés

Premier nommé : la Friche Belle de Mai. 45 000 m² de béton en pleine ville, 92% de surface imperméabilisée.

Et malgré tout, une ambition : réintroduire la nature, la vraie, celle qui absorbe les chocs thermiques, capte les eaux pluviales et invite les cigales à revenir. Elle repart avec le prix « adaptation ».

Dans un tout autre registre, Le Présage et sa cuisine solaire, murs en bois et produits de saison. C’est le goût local, mais en version bas carbone.

Ninety, de son côté, réinvente la pédagogie par la pratique avec visites d’usine, découverte des métiers du reconditionnement, l’objet numérique devient support de conscience climatique.

Des fourneaux solaires et des toits végétalisés

La logistique marseillaise peut-elle rouler à l’électrique sans moteur thermique ? Les Boîtes à vélo pensent que oui. Leur initiative : prêter des vélos cargos aux entreprises pour leurs livraisons. Une réponse concrète à l’impasse du dernier kilomètre.

Sénova, bureau d’études, accompagne les copropriétés pour qu’elles végétalisent et rénovent leurs immeubles. Une main verte sur les façades, et des économies d’énergie à la clef.

Enfin, le prix du public revient à Massilia Sun System. Une Scop qui ne vend rien, mais collecte l’épargne citoyenne pour financer des centrales solaires sur les toits de la ville. L’autonomie énergétique, mais à l’échelle du voisinage.

Tous bénéficieront d’un accompagnement technique et stratégique. Ramboll, Reset4impact, Arca avocat ou encore Atelier 2 tonnes sont mobilisés pour amplifier leur action.

N.K.

© Ville de Marseille

Le Sud s’offre un beau millésime dans le Guide Michelin

L’Auberge de Saint-Rémy, dirigée par Fanny Rey et Jonathan Wahid, obtient une deuxième étoile. © Alain Robert

Le palmarès 2025 du Guide Michelin, dévoilé lundi à Metz, distingue plusieurs établissements du Sud, de Marseille à Monaco, de Marseille à Monaco, en passant par l’arrière-pays varois, les Bouches-du-Rhône ou les hauteurs du Vaucluse. Un cru solide, sans bouleversement, mais qui confirme la vitalité de la scène gastronomique méridionale.

Le Sud avance à son rythme, sans tapage, mais avec constance. Lors de la cérémonie 2025 du Guide Michelin, organisée ce lundi à Metz, dix-sept restaurants du grand quart sud de la France ont été récompensés d’une première étoile, tandis que deux maisons ont obtenu une seconde distinction.

Une reconnaissance qui touche à la fois les grandes villes et des territoires plus discrets, de la Provence aux contreforts des Cévennes, des Alpes-Maritimes jusqu’en Corse.

À Marseille, Michel Marini rejoint la liste des étoilés avec son établissement Belle de Mars, situé dans le 6e arrondissement. C’est la seule nouvelle distinction pour la cité phocéenne, qui conserve par ailleurs ses piliers : Le Petit Nice de Gérald Passédat et AM par Alexandre Mazzia gardent leurs trois étoiles, Une Table, au Sud (Ludovic Turac), Signature (Coline Faulquier) et Alcyone (Lionel Lévy) maintiennent la leur.

Plus au nord, Loïc Pietri, à la tête du restaurant Étude à Aix-en-Provence, fait son entrée dans le guide.

À Barbentane, dans les Bouches-du-Rhône, Nicolas Thomas est également distingué pour son établissement Ineffable, tandis que Julien Allano obtient une étoile pour JU – Maison de Cuisine, à Bonnieux, dans le Vaucluse.

Côté littoral, Jean Imbert, associé à Christophe Nannoni, reçoit une étoile pour La Palme d’Or, à Cannes. À Théoule-sur-Mer, le chef Francesco Fezza est récompensé pour Mareluna.

Dans l’arrière-pays varois, Benjamin Le Balch rejoint le palmarès avec Chez Jeannette, à Flassans-sur-Issole. À Saint-Tropez, Arnaud Donckele et Maxime Frédéric décrochent une étoile pour le restaurant qu’ils signent chez Louis Vuitton.

La sélection 2025 confirme aussi la solidité de certaines tables déjà bien installées. À Saint-Rémy-de-Provence, L’Auberge de Saint-Rémy, dirigée par Fanny Rey et Jonathan Wahid, obtient une deuxième étoile.

Même distinction pour L’Abysse Monte-Carlo, mené par Yannick Alléno et le chef japonais Yasunari Okazaki, à Monaco. Deux progressions logiques, saluées par le guide pour leur exigence et leur régularité.

Enfin, la Corse n’est pas oubliée : deux établissements y obtiennent une étoile, Finestra by Italo Bassi à Bonifacio et Le Charlie de Richard Toix à Porticcio.

Pas de nouveau trois étoiles cette année dans le Sud, mais un ensemble de tables qui rejoignent ou confirment leur place dans un paysage gastronomique en évolution. Une sélection qui, sans révolution, témoigne d’une dynamique bien ancrée.

L.-R.M.

OM – Blessé au genou, Leonardo Balerdi sera absent plusieurs semaines

Balerdi OM
Leonardo Balerdi a déjà manqué quatre rencontres cette saison. En son absence, l'OM compte deux victoires pour deux défaites. Photo Alain Robert

Sorti prématurément samedi à Reims (3-1), Leonardo Balerdi souffre d’une entorse du genou fauche. Absent pour plusieurs semaines, le capitaine de l’OM rejouer-t-il cette saison ?

Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’Olympique de Marseille. En crise sportive après avoir concédé à Reims (3-1) une quatrième défaite en cinq journées, descendu à la 3e place de L1, le club olympien devra se passer durant « plusieurs semaines » de son capitaine Leonardo Balerdi.

Blessé au genou en début de match en Champagne, l’Argentin avait dû céder sa place peu après la demi-heure de jeu, après s’être montré fautif sur l’ouverture du score rémoise quelques minutes plus tôt.

Il a fallu attendre que son genou dégonfle pour enfin passer une IRM ce lundi et le verdict a confirmé le constat initial, le corps médical de l’OM indiquant devant les caméras du diffuseur que l’articulation avait tourné : Leonardo Balerdi souffre d’une entorse du ligament interne.

Cornelius, seul défenseur central de métier disponible

L’international argentin (26 ans, 23 matchs de Ligue 1 joués cette saison) va donc devoir observer « plusieurs semaines de repos », a indiqué le club, sans préciser avec exactitude la durée de son indisponibilité. « Cela me peine plus que la défaite », avait réagi Roberto De Zerbi samedi.

Sachant qu’il reste seulement sept rencontres à disputer lors des sept prochaines semaines, reverra-t-on le numéro 5 sur la pelouse d’ici au samedi 17 mai, date de la 34e journée, contre Rennes, au Vélodrome ?

Cette absence, d’une durée indéterminée, va contraindre Roberto De Zerbi à changer une nouvelle fois sa défense. À ce jour, il reste un seul défenseur de métier disponible, Derek Cornelius, dont les prestations récentes inquiètent.

Recruté début janvier, mais arrivé en manque de rythme, l’Italien Luiz Felipe Ramos cumule les blessures. Vendredi dernier, avant le déplacement à Reims (qu’il n’a pas effectué), le service communication de l’OM indiquait que l’international italien était en « phase de renforcement en salle », après une lésion à l’ischio-jambier droit.

Rongier
Photo Alain Robert

Hojbjerg ou Rongier contraints de dépanner derrière ?

Black listé depuis l’été dernier, sanctionné puis fugacement réintégré au groupe pro, Chancel Mbemba a disparu des radars olympiens. Et même s’il a disputé avec la RC Congo l’intégralité des deux rencontres comptant pour les qualifications à la coupe du monde, il semble parfaitement illusoire de revoir « Demi Dieu » avec la tunique de l’OM.

Roberto De Zerbi va donc encore devoir bricoler pour bâtir son arrière-garde. Il s’appuiera probablement sur des « habitués » du dépannage, le latéral Amir Murillo, de retour de blessure, et le milieu Geoffrey Kondogbia.

Un autre milieu de terrain sera sans doute recyclé en défenseur ce dimanche (20h45) pour la réception de Toulouse. Pierre-Emile Hojbjerg et Valentin Rongier ont été déjà vus une fois cette saison à ce poste, respectivement à Strasbourg et contre Lens. À chaque fois, l’OM s’était incliné 0-1.

« Sans Balerdi, on n’a pas de défenseur rapide », constatait encore Roberto De Zerbi samedi soir après la gifle rémoise. Et c’est bien ça tout le problème.

B.G.

Branchement à quai : quand Benoît Payan s’attribue un dispositif lancé par la Région

Marseille, France - October 25, 2019 : A ship of the company

C’est une phrase qui n’a pas échappé à ceux qui suivent le dossier depuis ses débuts. Lors du sommet Climat Chance, Benoît Payan a salué la mise en place du branchement électrique des navires à quai, comme une initiative municipale. Une manière bien commode d’oublier que le dispositif a été conçu, financé et mis en œuvre par d’autres. La Région Sud en tête.

« Je me souviens, il y a dix ans, quand nous portions cette question-là… Les élus riaient. Ils se demandaient comment nous vivions, ce que nous racontions. » Le maire (DVG) de Marseille a le sens de la formule. Et celui du timing. « Dire en 2015 que ce port, comme les autres ports, ne pouvait plus accueillir de navires qui tournent leurs moteurs 24 heures sur 24, ça faisait sourire. Le temps a changé. »

À l’ouverture du sommet Climate Chance Benoît Payan a sorti l’anecdote avec assurance du visionnaire incompris, pionnier moqué avant d’être imité. Mais dans les rangs de ceux qui suivent le dossier depuis le début, la sortie fait grincer.

Car l’électrification des quais à Marseille, ce n’est pas une idée municipale. C’est une politique régionale, lancée bien avant que la Ville de Marseille ne s’y investisse. Dès 2017, le Grand Port Maritime de Marseille engage son programme Cenaq (Connexion Electrique des Navires à Quai). En 2019, la Région Sud s’y connecte avec son plan Escale Zéro Fumée, 30 millions d’euros mis sur la table pour réduire les émissions des navires à quai.

« C’est un peu déplacé »

Il faut attendre 2022 et une pétition citoyenne largement relayée pour que la majorité municipale entre dans la danse. À l’époque, la pollution des croisières est devenue un sujet sensible. Une enveloppe de 10 millions d’euros est votée en conseil municipal en septembre. Mais aucun fléchage précis à ce moment-là. Il faudra attendre un an de plus, jusqu’à l’automne 2023, pour que 6 millions d’euros soient affectés aux activités portuaires, dont 3 à la réparation navale. L’électrification pure ? Elle n’apparaît pas dans les lignes budgétaires.

Du côté du conseil régional, on digère mal l’appropriation politique. « C’est un peu déplacé, juge Christophe Madrolle, élu écologiste régional, offusqué, à la sortie de l’ouverture du Sommet. Ce sujet, on le travaille depuis plus de quatre ans. La mairie de Marseille a mis du temps à venir. Aujourd’hui, elle annonce cela en ouverture du sommet, comme si c’était son projet. »

Le reproche n’est pas tant le soutien tardif – « on ne peut que se féliciter qu’ils aient fini par venir » – que la mise en scène. Une séquence où la Ville joue les premiers rôles alors qu’elle est arrivée au générique de fin.

La charge régionale

Vers 16 heures, la riposte tombe. Dans un communiqué* aux accents de recadrage, la majorité régionale accuse Benoît Payan de « réécrire l’histoire » et d’attribuer à la Ville un chantier auquel elle « n’a jamais voulu prendre part. »

La Région revendique des résultats concrets : -35 % de particules fines soufrées et dioxyde de soufre divisé par 7 dans les ports de Marseille, Toulon et Nice. Autant de données qui, selon elle, illustrent l’efficacité d’un plan structuré et piloté sans la Ville. « Certains découvrent aujourd’hui l’électrification des quais ? Tant mieux. Il n’est jamais trop tard pour se brancher à la réalité. »

Pendant ce temps-là, le port avance

Tandis que la Ville affine ses éléments de langage, le Grand Port Maritime de Marseille branche pour de bon. Une nouvelle phase d’électrification vient d’être lancée, avec près de 70 millions d’euros supplémentaires investis, qui s’ajoutent aux 81 millions déjà engagés ces dernières années.

Objectif : dix nouveaux postes à quai capables d’alimenter trois à quatre paquebots simultanément, répartis sur l’ensemble des bassins Est. Deux seront installés juste en face du Mucem, pour les croisières de luxe. Trois autres, dont deux dès 2025, sont prévus sur le môle Léon-Gourret. À Marseille, l’électrification avance. Avec ou sans storytelling.

N.K.


*article réactualisé avec le communiqué de presse de la Région Sud.