Vincent Vent a sorti son meilleur match offensif ce samedi (16 points).
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Très vite distancé, Fos Provence s’est logiquement incliné ce samedi à Marseille face au leader Orléans (60-77). Les BYers sont seuls derniers de Pro B. Faute de révolte, le coach Rémi Giuitta a poussé un gros coup de gueule.
Recevoir le leader du championnat, Orléans, n’avait rien d’une sinécure pour Fos Provence. Le défi était immense ce samedi soir pour le club provençal, désormais seul dernier de Pro B (7 victoires – 23 défaites), au lendemain de la victoire de Chartres (19e), qui le devance d’une longueur.
Malheureusement, il n’y a pas eu la moindre once de suspense et les BYers ont concédé inéluctablement une dixième défaite consécutive.
Très vite mené 0-9, asphyxié par une défense tout-terrain, Fos Provence a payé au prix fort la différence entre une équipe qui se cherche et n’a jamais pu créer un véritable collectif, comme le regrettait Rémi Giuitta, et une escouade qui joue la montée dans l’Élite, au jeu huilé, complet à tous les postes.
Concédant trop de secondes chances (huit rebonds offensifs pour Orléans en première période) et trop maladroit (36 % à deux points, 12% à 3 pts), Fos Provence avait son attaque en berne (seulement six points inscrits dans le 3e quart-temps) dans un Palais des sports de Marseille plutôt bien garni.
Et s’ils n’ont jamais mené, les Fosséens se sont accrochés par intermittence pour ne pas prendre une rouste. Les hommes de Rémi Giuitta ont eux aussi fini par enfiler le bleu de chauffe en défense. Mais une faute antisportive, pleine de frustration, prise par Mathieu Wojciechowski, a fait gonfler l’écart définitivement à 22-8, après seulement huit minutes de jeu.
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Giuitta : « Je ne vois pas de révolte, ça m’inquiète et m’indigne »
Ensuite, la différence étant faite, Fos a tenté de garder la tête hors de l’eau. Vincent Vent a réussi sa meilleure performance offensive de la saison (16 points) mais l’intérieur semblait abattu : « Honnêtement, c’est très dur. On a le sentiment de ne pas avoir tout donné ».
Et si Orléans ne s’est jamais envolé, peut-être aidé par les nombreuses rotations effectuées par le coach Lamine Kébé (dix joueurs à plus de seize minutes), la marche était bien trop haute ce samedi soir pour Fos Provence.
Rémi Giuitta, « très en colère », a poussé un fort coup de gueule dans le vestiaire. N’hésitant pas à livrer le fond de sa pensée en conférence de presse : « Je ne vois pas de révolte, ça m’inquiète et m’indigne. La qualité de jeu n’est pas là, il y a du doute ».
Certains de ses joueurs lui ont donné le sentiment de « jouer avec le frein à main, la boule au ventre, stigmate d’une équipe en perte de confiance ». « Mais on doit se révolter ! On doit sortir la boîte à gifles. On est des gentils. Ça m’indigne. Je suis déçu. Je déteste voir ça », a lancé le coach fosséen.
Face à tant de « fébrilité », réussita-t-il à mobiliser son groupe pour le match le plus important de la saison, vendredi prochain, face à Chartres, dans la course au maintien ? « Avec ce tempérament, on ne battra pas Chartres. On ne battra personne », assure-t-il.
La situation devient critique pour Fos Provence qui n’aura pas d’autre choix, vendredi, que de battre Chartres, pour encore espérer se sauver en Pro B.
Benoît Gilles
Fos Provence 60 – Orléans 77 30e journée de Pro B. Scores aux quarts temps : 10-28 ; 21-15 ; 6-14 ; 23-20. Les stats du match. Le classement.
Titularisé au milieu et défenseur en fin de match, Valentin Rongier a réduit l'écart en fin de match (3-1), dans une révolte trop désordonnée pour empêcher l'humiliation à Reims.
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Ultra dominateur mais plombé par la blessure de Balerdi, puis sans idée, l’OM a concédé un quatrième revers en cinq matchs à Reims (31), qui n’avait plus gagné depuis novembre. Une véritable humiliation.
L’Olympique de Marseille n’y arrive plus. En déplacement en Champagne ce samedi, soutenu par 1000 supporters au stade Auguste-Delaune, l’OM a été puni par Reims (3-1). Une humiliation. Vraiment très inquiétant.
Vendredi, en conférence de presse, nous avions spécifiquement questionné Roberto De Zerbi sur ce sujet, quant à une possible démobilisation de ses ouailles au moment d’affronter des équipes supposées plus faibles.
Le coach avait démenti fermement, en commençant par quatre « no » en italien : « Un manque d’engagement ? Absolument pas. Il peut y avoir des carences mentales, mais absolument pas un manque d’engagement. Mes joueurs donnent vraiment toujours 100% d’eux-mêmes. Parfois ils sont peut-être plus focalisés sur l’objectif final (se qualifier pour la Ligue des champions, Ndlr) mais ils sont toujours engagés ».
Le contenu de ce Reims – OM permet d’en douter fortement. Il a affiché les lacunes olympiennes et peut-être aussi le manque d’idée directrice, voire de solutions, de Roberto De Zerbi, obligé de changer plusieurs fois de systèmes.
L’OM a beau avoir eu le ballon 80% du temps, s’être créé quelques occasions en début de match, par Greenwood (5, 21), Gouiri (7) et Rabiot (38), les hommes de Roberto De Zerbi a sombré dans les grandes largeurs. Ils ont manqué de tout : de justesse, de déplacement, d’idées, de conviction, de créativité, de hargne.
La défense aux abois, Balerdi fautif
Plus que de perdre, ils ont en fait offert la victoire à une équipe de Reims d’une faiblesse affligeante et apathique au coup d’envoi. Comme attendu, conscients de leurs limites actuelles, les locaux avaient décidé de jouer très bas. Et comme d’habitude, comme beaucoup trop souvent cette saison, les Olympiens sont tombés dans le piège : ils ont encaissé des buts sur des contre-attaques rapides, symboles de l’extrême faiblesse de la défense, prise de vitesse.
Nakamura ouvrait le score sur le premier tir de Reims, après une succession d’erreurs et un manque d’agressivité criant de l’OM (1-0, 29). L’attaquant japonais était totalement libre de tout marquage, en pleine surface, puisque Leonardo Balerdi s’était blessé au genou gauche un quart d’heure plus tôt, mais avait voulu rester le terrain.
Trop handicapé, le capitaine olympien cédait finalement sa place (33), après les longues complaintes de Geronimo Rulli, constatant que son compatriote était trop diminué pour tenir sa place.
Mené au score et privé de son capitaine, Rabiot récupérant le brassard, l’OM n’a eu aucune réaction. Au contraire, ce but a libéré les Rémois, tout près de doubler la mise avant la pause par Atangana (41).
[📺 LIVE] 🇫🇷 #Ligue1McDonalds 💥😠 L'énorme coup de gueule d'Adrien Rabiot après la défaite de l'OM à Reims ! 🗯️ "J'ai l'impression de voir des mecs qui n'ont pas envie d'aller en Ligue des Champions"#beINLigue1#SDROMpic.twitter.com/IfeaHVEbht
Les mêmes maux ont provoqué les mêmes problèmes en deuxième période. Sur deux nouvelles contre-attaques éclairs, l’OM sombrait et encaissait des buts, par Diakhon (2-0, 51), après un ballon perdu par Dedic aux 18 mètres adverses, puis par Atangana (3-0, 68).
Valentin Rongier réduisait l’écart d’une frappe puissante dans la surface, ponctuant un joli slalom (3-1, 78). Le but du désespoir, plus que de l’espoir, dans ce marasme ambiant. Car la révolte était à l’image de la prestation et du collectif de l’OM : trop faible, désordonnée.
Soit autant de rencontres où Roberto De Zerbi a aligné un onze de départ différent, entre les méformes (Luis Henrique, Greenwood), les blessures (Murillo était sur le banc, Hojbjerg absent) et les suspensions. Sans oublier les recrues du mercato hivernal qu’il a fallu intégrer (Gouiri, Bennacer) et qui ont peut-être chamboulé l’équilibre d’un collectif qui carburait à plein régime jusque-là.
Après San Marina et les Galeries Lafayette, c’est au tour de Kaporal de disparaître à Marseille. Liquidation judiciaire immédiate, 280 emplois supprimés. Un nouveau coup porté au secteur textile local.
La marque de prêt-à-porter Kaporal, bien connue pour son ADN denim et son ancrage marseillais, vient d’être placée en liquidation judiciaire avec arrêt immédiat de son activité. Le tribunal de commerce de Marseille a rendu sa décision vendredi 29 mars, provoquant le licenciement de l’ensemble des 280 salariés encore en poste. Un nouveau revers pour le secteur textile français, déjà marqué par une série de défaillances ces dernières années.
Dans un communiqué transmis à l’AFP, la direction du groupe, dont le siège social est à Marseille, explique avoir sollicité une liquidation judiciaire avec poursuite d’activité, afin de favoriser une éventuelle reprise. Mais le tribunal a tranché en faveur d’une liquidation « sèche », sans délai ni transition. « Un délibéré contraire, contre toute attente », déplore la direction dans son communiqué.
Une relance avortée
Kaporal avait pourtant entamé une restructuration en 2023. Après une mise en redressement judiciaire en mars de cette année-là, un plan de reprise porté par trois anciens cadres avait été validé en juillet. La stratégie visait alors à préserver 395 emplois sur 434 et à maintenir 78 magasins sur 85. En mai 2024, l’entreprise sortait officiellement de la procédure de redressement.
Mais le redressement aura été de courte durée. Kaporal avait misé sur un repositionnement pop culture, à travers des collaborations locales, de Mecs de la rue à une récente collection capsule avec le skateur Vincent Matheron. L’enseigne comptait aussi sur la relance de son réseau de franchises. Mais les résultats n’ont pas suivi.Le chiffre d’affaires 2024, estimé à 50 millions d’euros, est resté en deçà des prévisions (55 M€) et très loin des 99 millions enregistrés en 2022.
En janvier dernier, son directeur général Nicolas Ciccione se montrait pourtant confiant, espérant « renouer avec la rentabilité » dans les mois à venir. Un objectif désormais hors de portée.
Le naufrage de Kaporal intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le secteur de l’habillement en France. Après les faillites de Camaïeu, San Marina, Esprit ou encore Burton of London, c’est une nouvelle enseigne emblématique des années 2000 qui disparaît. À Marseille, cette liquidation s’inscrit dans un paysage local déjà bouleversé.
En janvier, les Galeries Lafayette ont annoncé leur départ progressif des deux implantations marseillaises – Centre Bourse et Prado Shopping – d’ici fin 2025. Au total, ce sont plus de 400 emplois dans le secteur de l’habillement qui disparaissent à l’échelle locale en moins de six mois.
La crise du textile français, marquée par une consommation en berne, des marges rognées par l’inflation et la transition numérique, n’épargne plus aucune cible, pas même les marques à forte identité régionale.
Selon l’Institut Français de la Mode (IFM), les ventes d’articles d’habillement et de textile sont restées stables en 2024 (+0,1 %), mais le secteur n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise : les chiffres d’affaires sont en moyenne inférieurs de 5,5 % à ceux de 2019. Marges compressées, inflation, concurrence du e-commerce : les défis s’accumulent.
Pour Kaporal, les efforts de relance n’auront pas suffi à compenser un contexte conjoncturel dégradé. La fermeture du site internet et les témoignages des salariés sur LinkedIn confirment la fin d’une aventure de vingt ans pour cette enseigne née en 2004 à Marseille.
À un an des municipales, le collectif Une Génération pour Marseille lance une consultation inédite auprès des habitants. Un référendum avec quinze questions concrètes, un vote sur le terrain et en ligne, et une volonté affichée d’associer les Marseillais à la construction d’un projet politique.
Un bulletin, quinze questions, et l’espoir d’ouvrir un débat de fond sur la gouvernance locale. Ce vendredi 28 mars, les premiers participants du « Référendum des Marseillais » ont glissé leur réponse dans une urne symbolique.
Quinze interrogations adressées aux habitants, sur des thèmes allant des piscines de proximité à l’intelligence artificielle, de la lecture publique à la vidéoprotection, en passant par la création d’une plage d’envergure à l’Estaque… Des sujets concrets, parfois clivants, mais volontairement dégagés de toute logique partisane.
« C’est un moment démocratique, pas une campagne électorale », insiste Romain Simmarano, co-fondateur d’Une Génération pour Marseille, le collectif à l’origine de cette initiative. L’objectif ? « Recueillir entre 5 000 et 7 000 votes d’ici fin avril » et, surtout, « apporter des propositions de la vraie vie, sans polémique », dit-il.
C’est parti : le Référendum des Marseillais est à vous ! #CaDoitChanger
1️⃣5️⃣ questions pour Marseille 1️⃣ mois pour y répondre, jusqu’au 30 avril
— Une Génération pour Marseille (@GenerationMRS) March 29, 2025
Des idées, pas des slogans
La démarche s’inscrit dans la droite ligne des soirées-débats« Et si on s’en parlait ? » et est le fruit d’un an de travail, mené dans le cadre des « 12 travaux pour Marseille », une série d’ateliers ayant fait émerger 530 propositions, resserrées ensuite autour de quinze questions. « On ne voulait pas des interrogations dont on connaît déjà la réponse, comme “Êtes-vous pour plus de sécurité ?”, souligne Romain Simmarano. Chaque formulation a été pensée pour ouvrir une vraie réflexion. »
Ce vote citoyen se veut aussi un outil de rassemblement. Le collectif agit en coordination avec d’autres initiatives locales, notamment les groupes de travail lancés par Martine Vassal. « Ce qu’on construit a vocation à servir l’unité de notre famille politique », affirme encore Romain Simmarano, qui rappelle que Sylvain Di Giovanni, porte-parole du micro-parti Marseille Provence Unie, également impliqué dans ces groupes, fait partie des six porte-parole du collectif.
Symbolique pour l’instant, cette consultation entend aussi répondre à un sentiment d’immobilisme qui traverse la ville. Pour lui, « le sondage Ifop de mars a montré une chose : Marseille ne va pas bien. Elle n’avance pas. Il faut trancher, proposer, ouvrir la discussion. »
À rebours du duel figé entre l’actuel maire Benoît Payan et le Rassemblement National, le co-fondateur du collectif veut croire à une alternative : « Ce fameux match RN-Payan n’existe pas dans la perception des Marseillais. L’incarnation peut venir d’ailleurs. »
Pensé « à la Suisse », l’exercice participatif se poursuivra tout au long du mois d’avril, entre votes en ligne [ici] et actions sur le terrain. Car derrière ce processus de consultation, il y a aussi l’ambition de redonner de la voix aux quartiers, de recréer du lien et de réancrer la politique dans le quotidien. « On va aller dans les marchés, faire du porte-à-porte, se rendre dans chaque secteur pour faire vivre cette initiative. Ce ne sera pas une votation géante, mais ce sera concret », promet-il.
Objectif : faire remonter les priorités, tester des idées et poser les bases d’un programme « prêt à être appliqué dès le lendemain des élections ». La dernière question du questionnaire, ouverte, donne d’ailleurs le ton : « Si vous aviez le droit à un vœu pour votre ville, qu’est-ce que vous demanderiez ? »
En avril 2024, la Ville de Saint-Chamas avait organisé une journée olympique ; cette année, la Semaine olympique et paralympique rythmera tous les jours les écoles du 31 mars au 4 avril sur le thème de l'environnement.
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À partir de ce lundi 31 mars et jusqu’au 4 avril, la Semaine olympique et paralympique revient dans tout le pays pour une 9e édition afin de prolonger l’esprit des JO 2024 et continuer à promouvoir le sport et l’inclusion chez les jeunes.
Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 sont finis ? Vive l’esprit olympique ! Contrairement à certaines idées reçues, ce n’est pas parce que les Jeux d’été sont derrière nous, et les Jeux d’hiver 2030 pas encore totalement sur les rails, qu’il ne faut pas faire vivre cet héritage.
Voilà l’objectif renouvelé cette semaine à l’occasion de la 9e édition annuelle de la Semaine olympique et paralympique (SOP), organisée dans tout le pays.
Désormais chapeautée par le CNOSF, en lien avec son pendant paralympique (CPSF) ainsi que les ministères des Sports et de l’Éducation nationale, l’opération promeut les bienfaits du sport pour la santé et la défense des valeurs de respect, d’excellence et de solidarité.
Le pouvoir de rassembler et de transmettre des valeurs
Avec une idée forte : cultiver le plaisir du sport, prolonger l’été 2024 marqué par les exploits des sportifs sur notre territoire, continuer à valoriser l’activité physique, quelle que soit sa condition et son rang, sans discrimination. Entretenir aussi le pouvoir qu’a le sport de rassembler et transmettre des valeurs et des émotions.
Organisée depuis 2017, la SOP nourrit l’ambition de mobiliser « toute la communauté éducative et étudiante », permettant aux « élèves, collégiens et étudiants (de) découvrir le mouvement sportif, olympique et paralympique ». Les plus chanceux auront l’opportunité de rencontrer des sportifs de haut niveau
Plus de 90 projets répertoriés dans l’académie Aix-Marseille
Tout le monde n’y participera pas. Il fallait au préalable déposer un dossier de projet, signe de l’engagement d’une école ou d’une structure sportive.
Au sein de l’académie Aix-Marseille, 91 projets ont été répertoriés pour 2025. On y trouve là des écoles élémentaires, collèges, lycées et facultés, des clubs, comités sportifs départementaux ou régionaux, ou encore des mairies, collectivités territoriales et des IEM (Institut d’éducation motrice).
Sur ce dernier point, citons l’IEM Saint-Thys, dans le 10e arrondissement de Marseille, dont les élèves en situation de handicap participent au projet « Danser ensemble » avec les collégiens de Louis Aragon à Roquevaire.
Des mini-JO à Gémenos, Saint-Chamas sur le thème de l’environnement
S’il est impossible de détailler chaque organisation, nous en avons sélectionnés trois :
Les élèves de primaire de Gémenos participeront à des « mini Jeux olympiques de l’école », dans le but de prolonger l’esprit des JO, à travers une semaine d’activités ludiques et sportives, inspirées des JOP. L’inclusion, le dépassement de soi et l’esprit d’équipe seront érigés en leitmotiv.
La commune de Saint-Chamas mobilise tous les niveaux scolaires, de la maternelle au lycée professionnel ainsi que les activités périscolaires, autour de la préservation de l’environnement : « Faites du sport un allié pour la planète ! » Flashs mob, course d’orientation, cross pédestre et diverses activités rythmeront la semaine des jeunes Saint-Chamasséens, pour mêler sport et plaisir de préserver son environnement.
Les collégiens et lycéens de Gap tournent déjà leurs regards vers les les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030, où les Hautes-Alpes seront concernées directement avec plusieurs sites de compétition. Après des rencontres autour du handball la semaine dernière (hand adapté, fauteuil, torball), certains collégiens de 3e et la MLDS (mission de lutte contre le décrochage scolaire) du lycée Paul-Héraud se rendent ce lundi 31 mars en Isère pour rencontrer des joueurs du FC Grenoble Rugby au stade Lesdiguières. La semaine sera ponctuée par le Challenge de Brennilis, un tournoi de rugby sans contact regroupant dix équipes gapençaises.
Sécurité, précarité, mineurs non accompagnés… Dans l’hémicycle départemental, la présidente Martine Vassal charge l’État, qu’elle accuse de se désengager tout en laissant les collectivités locales en première ligne. La gauche grince, la majorité fait bloc.
Le ton est ferme. Dès l’ouverture de la séance plénière du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal multiplie les alertes : « L’insécurité n’est plus un sentiment, elle est une réalité. » Sur fond de tensions nationales, la présidente (DVD) déroule un inventaire appuyé : agressions, racisme, antisémitisme. Et pointe la responsabilité d’une immigration « irrégulière » qu’elle juge incontrôlée, notamment à Marseille.
Et si le Département n’a pas la compétence régalienne, il s’active. Vidéoprotection, casernes, soutien aux forces de l’ordre. Depuis 2015, dit-elle, l’engagement est là. Mais voilà, la pression monte et la ligne de crête se précise. La charge est directe : les mineurs non accompagnés (MNA), dit-elle, pèsent « très lourdement » sur les finances départementales. « Nos services sont surchargés par cette immigration irrégulière qui arrive, avec des MNA qui se déclarent mineurs alors qu’ils sont majeurs. »
Les chiffres tombent : 8 millions d’euros en 2015, 66 millions en 2024. Les services sont saturés, les budgets sous pression. Et l’État reste « spectateur. Nous ne pouvons plus accueillir toute la misère du monde », martèle-t-elle, évoquant un afflux incontrôlé et le rôle de certaines associations qui, selon elle, attirent ces publics vulnérables sur le territoire, « en leur disant : ici, vous allez voir, on rase gratis. C’est inacceptable. »
Sur l’immigration, la gauche marque sa distance
Le propos hérisse l’opposition. Sophie Camard, maire (GRS) des 1er et 7e arrondissements, ne partage pas le lien entre immigration et délinquance. Pas question de laisser croire que tout le monde dans l’hémicycle cautionne ce qu’elle considère comme un glissement. « Je ne veux pas qu’on pense ici que tout le monde est d’accord avec ce lien entre insécurité et migrant. »
Martine Vassal ne recule pas d’un mot et riposte car le fait est qu’elle n’a « pas parlé d’immigration, mais d’immigration irrégulière. Ce territoire est multiculturel, et c’est une fierté », dit-elle, revendiquant ses propres racines, tout en appuyant son propos avec les chiffres de la préfecture : « 67% de la délinquance sur la voie publique à Marseille serait le fait d’étrangers. »
Et de s’adresser frontalement à son opposante de gauche : « Que vous ne dénonciez pas cela en tant que maire du centre-ville de la deuxième ville de France, c’est inacceptable. Se voiler les yeux de cette façon-là, c’est dangereux pour Marseille. »
Une minute de silence a été observée en début de séance en hommage à Olivier Frégeac, maire de Peyrolles, conseiller métropolitain et président du Grand Site Concors Sainte-Victoire, décédé brutalement à l’âge de 61 ans, le 27 mars 2025.
Une majorité solidaire, un État jugé défaillant
Martial Alvarez, maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône, monte au créneau. Lui aussi tient à lever l’ambiguïté. Il ne s’agit pas d’un procès contre l’immigration, mais d’un constat sur l’immigration irrégulière. « La distinction est claire », insiste-t-il, pointant une forme d’aveuglement dans le camp d’en face. Pas question, non plus, de laisser douter de l’engagement départemental : « Nous n’avons pas à rougir de notre action. »
Et pour cause. Dans les Maisons de la solidarité, les agents font face à des situations qui dépassent largement leur champ d’intervention, confrontés à des cas psychiatriques, judiciaires, médicaux, sans moyens suffisants. Il pointe les trous béants dans la chaîne de prise en charge. L’insitution tient, mais jusqu’à quand ? Il appelle aussi à une reconnaissance du travail mené sur le terrain et à un soutien accru de l’État.
La question se glisse aussi dans un autre débat, celui des contrats de projet, accusés de précariser les agents. Martine Vassal défend l’outil. Pas idéal, mais fonctionnel. « Ce n’est pas parfait, mais c’est mieux que rien », tranche-t-elle, répondant aux critiques de ses détracteurs : « Je ne vous avais pas entendus contre ces contrats, il y a trois ans. »
PMI itinérante, bus de dépistage gynécologique, maintien des services publics jusque dans les petites communes… La présidente déroule ce que le Département assume. Et rappelle que les Maisons de la solidarité ont dû être sécurisées, car les agents y subissent des agressions. Mais elle insiste sur les inégalités territoriales, qui ne se résorbent pas avec des bonnes intentions. « On doit avoir le choix de vivre où l’on veut. Mais pour cela, il faut des services publics qui suivent. »
Derrière, ce sont les agents départementaux qui encaissent. Ceux que Martine Vassal remercie publiquement, tout en martelant que la coupe est pleine. « On nous demande de faire plus avec moins, mais l’État, lui, n’est pas tenu à l’équilibre budgétaire », glisse-t-elle. Le Département, dit-elle, fait sa part. Aux autres d’en faire autant.
N.K.
Pour cette séance publique, Martine Vassal a accueilli une douzaine d’étudiants de l’université française en Arménie (UFAR), qui effectuent leur stage dans une entreprise du territoire.
La présidente avait rencontré ces étudiants lors de son déplacement à Erevan en avril 2024, où elle avait évoqué avec eux la possibilité d’échanger autour de la vie citoyenne en France et d’assister à l’une des séances publiques du Conseil départemental.
Jeudi, l'ancien meneur Rémi Giuitta a parfois dû joindre le geste à la parole pour expliquer ses attentes tactiques.
Photo Benoît Gilles
Avant de recevoir le coleader de Pro B, Orléans, ce samedi à Marseille, Rémi Giuitta, l’entraîneur de Fos Provence Basket (19e) dresse l’état des lieux et pointe les faiblesses de son groupe mais aussi les raisons d’espérer au maintien.
Affronter le coleader de Pro B n’est jamais une sinécure. Encore moins à l’approche du sprint final. Alors, si en plus, vous vous appelez Fos Provence, que vous végétez dans la zone de relégation (19e et avant-dernier) et que vous restez sur neuf défaites d’affilée, la tâche devient carrément insurmontable.
C’est pourtant le défi qui sera proposé ce samedi soir (20h) aux BYers, pour la première de leurs trois rencontres délocalisées ce printemps au Palais des sports, dans le cadre des Marseille Basket Series. « Orléans est une des meilleures équipes en termes de talent et de collectif, ils peuvent tout faire », a constaté l’entraîneur fosséen Rémi Giuitta.
Un match bonus avant celui de la peur contre Chartres
En difficulté, Fos Provence n’aura pas pour autant la peur au ventre au moment de débuter « ce match bonus », dixit le coach : « On ne s’interdit rien, ose-t-il même. Il faudra être capable de sortir un petit exploit malgré tout. On doit s’en servir pour se mettre dans une dynamique positive, retrouver un peu de confiance avant de jouer un match qui comptera double ».
Ce match, ce sera celui de la peur, entre les deux derniers de la classe : Fos recevra Chartres samedi 4 avril et malheur au vaincu… « Pour l’instant, on ne se projette pas trop, on reste focalisé sur Orléans », coupe Rémi Giuitta.
Arrivé début mars, l’expérimenté intérieur congolais, au très fort « QI basket », s’est tordu la cheville droite lors de l’entraînement à Marseille jeudi, l’obligeant à stopper son effort et à se faire poser une poche de froid.
Lucas Bourhis, seul au shoot jeudi, dans un Palais des sports vide.
Photo B.G.
Sur 19 joueurs utilisés, un seul a disputé les 29 matches : Lucas Bourhis
« Je suis habitué à devoir jongler avec les absences », souffle Rémi Giuitta, un brin fataliste, tant les malheurs se sont enchaînés. Ainsi, sur les dix-neuf joueurs utilisés cette saison, un seul a disputé les 29 matchs de Pro B : Lucas Bourhis. Une statistique folle qui dit bien toute « l’instabilité » qui a frappé Fos Provence.
Si on ajoute « un effectif un peu court en termes d’expérience », le manque d’apport de « plus-value » des JFL (joueurs formés localement) et des « lacunes » tactiques, voire d’engagement, de certains éléments, le club fosséen n’a pas volé son classement.
« Finalement, on n’a pas vraiment créé de dynamique de groupe, ni de dynamique technique », déplore le coach, qui parlait jusque-là de « manque de vécu collectif ». Désormais, il y a urgence à sauver un bateau à la dérive, même si le temps perdu ne sera jamais rattrapé.
J’en prends plein la gueule, je ne gagne pas un match, je suis un bon à rien, ok, mais je ne suis pas tout seul
Rémi Giuitta
« Je n’aime pas tirer sur mes joueurs, mais on est au mois d’avril, tempête Rémi Giuitta. À un moment donné, j’en prends plein la gueule, je ne gagne pas un match, je suis un bon à rien, ok, mais je ne suis pas tout seul. »
L’ancien meneur a plusieurs fois levé la voix ce jeudi midi, lors de l’entraînement au Palais des sports de Marseille, pour pester contre des erreurs flagrantes indignes de la Pro B : problèmes de spacing (occuper l’espace), difficulté à faire corps en défense et à se trouver en attaque. Comme si certains avaient perdu leur basket, jouaient avec le frein à main, voire la peur au ventre. Tous les symptômes d’une équipe qui manque de confiance.
« On ne va pas dire qu’on est joyeux de vivre cette situation, mais il reste neuf matchs et onest toujours maîtres de notre destin à l’heure actuelle, assure l’entraîneur des BYers. La réalité, c’est que si on ne gagne pas un match, on ne va pas avancer. À un moment donné, il faut gagner ! »
Photo B.G.
Les joueurs inconscients de « l’état d’urgence » actuel ?
« Je passe mon temps à alerter les joueurs sur la situation, c’est un peu ce qui me préoccupe, confie Rémi Giuitta. Je n’ai pas toujours le sentiment qu’ils se rendent compte de l’état d’urgence dans lequel on est. C’est un peu grave, mais ça prouve des faiblesses de tempérament, de caractère qu’on retrouve aussi dans le jeu. »
En meneur d’hommes et fin tacticien, le technicien fosséen en appelle au cœur de ses ouailles : « On n’est pas nuls. J’ai des beaux mecs, droits, pas de brebis galeuses.Mais par contre, quand tu es dans le dur comme ça, il faut redoubler d’intensité, d’énergie, de combativité. Faire de la compétition sans la résilience, l’engagement, l’implication, tu ne t’en sors pas ».
Vincent Vent tente d’aller au panier mais Junior Etou veille.
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Discours musclé, groupe resserré et davantage soudé
Il espère trouver des relais sur le terrain, rôle que doivent naturellement jouer Junior Etou (même diminué par un problème de ligament à la main gauche) et Mathieu Wojciechowski, pour insuffler le vent de révolte qui viendra leur sortir la tête de l’eau.
Et de rappeler une formule dont il a fait son mantra : « J’ai toujours aimé allier sueur et bonne humeur. L’un sans l’autre, c’est compliqué ».
Rémi Giuitta explique avoir musclé son discours « depuis février ». Et malgré un bilan comptable inquiétant, il reste combatif : « Oui, j’y crois. On a besoin de valider le plus vite possible les efforts des gars. Il y a beaucoup de mieux. C’est malheureux, mais depuis les blessures des deux derniers (Niang et Young, Ndlr), le groupe s’est ressoudé. Si on maintient les efforts, que l’on garde de la cohésion et encore plus de communication, on va y arriver ».
Dernière recrue en date, l’Américain Jonathan Cissé apporte déjà percussion et vitesse au jeu de Fos.
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Mieux défendre pour « s’offrir une chance de gagner »
Finalement, Fos Provence devra revenir aux bases du basket, s’il veut se sauver, en s’appuyant sur le socle de tous les succès : la défense.
« On ne mettra pas 100 points par match, confirme Rémi Giuitta. Par contre, on peut être beaucoup plus dur et faire en sorte que les équipes marquent 70 points, pas plus, pour s’offrir une chance de gagner. »
Et tant pis pour le spectacle ! Il est l’heure de se serrer les coudes et de poser les barbelés. « Si on fait un match de merde qui finit 51 à 50 mais que l’on gagne, je signe tout de suite ! Parce qu’on a juste besoin d’une victoire. Peu importe la manière », fixe l’entraîneur des BYers.
Benoît Gilles
Fos Provence – Orléans 30e journée de Pro B. À 20h, Palais des sports de Marseille. Billetterie.
Dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille, Sami Benfers, Christian Bosq et Marc Petit annoncent leur départ du groupe Printemps Marseillais. Ils lancent « Ambition Citoyenne », qu’ils disent plus aligné avec la majorité centrale. Marion Bareille, maire DVD, prend acte tout en réaffirmant sa ligne.
Trois élus issus de la majorité municipale, Sami Benfers (GRS) et Christian Bosq (PS), ainsi que Marc Petit (SE), ont annoncé la création d’un nouveau groupe politique à la mairie de secteur des 13e et 14e arrondissements. Intitulé Ambition Citoyenne, il marque une prise de distance nette avec la gouvernance du groupe local du Printemps Marseillais, qu’ils jugent « verrouillée » et « contre-productive ».
« Ce groupe était mort-né », tranche Sami Benfers. Le conseiller municipal, délégué l’économie social et solidaire et aux taxis, dénonce un fonctionnement dominé par un noyau dur, avec à sa tête Ali Yatsou, qui selon lui, a étouffé toute tentative de débat et de dynamique collective. « Même les politiques portées par la mairie centrale ne pouvaient plus être relayées correctement dans le secteur. Nous étions systématiquement bloqués. »
Les trois élus assurent néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un divorce avec la majorité municipale. Ambition Citoyenne se veut un groupe loyal à la mairie centrale, mais critique vis-à-vis de son incarnation locale. « Nous restons en cohérence avec la ligne de Benoît Payan, insiste Sami Benfers, futur président du groupe. Mais nous voulons le faire de manière constructive, transparente, et fidèle à l’esprit du Printemps. »
Continuité républicaine et neutralité assumée pour Marion Bareille
Maire DVD des 13e et 14e arrondissements, Marion Bareille a réagi dans un communiqué. Elle prend acte du départ des élus, tout en réaffirmant sa volonté de respecter toutes les sensibilités politiques : « Leur choix est respectable, et nous leur donnerons les moyens républicains d’exercer pleinement leur mandat au service des habitants. »
Une position cohérente avec la ligne qu’elle revendique depuis son élection en 2020 : neutralité institutionnelle, respect du pluralisme, mais exigence de clarté dans les positionnements. Elle ajoute : « Dans notre mairie, nous sommes et resterons respectueux de tous les élus, quelles que soient leurs sensibilités politiques. Nous sommes également au service de tous les habitants, sans distinction. C’est ma ligne de conduite, et c’est aussi ma fierté. »
Dans un secteur longtemps marqué par les rapports de force, ce rappel de la règle républicaine sonne aussi comme une mise en garde face à certaines ambiguïtés passées.
Retour sur une recomposition
Le groupe Printemps Marseillais à la mairie de secteur avait été créé en 2020, avec Christian Bosq à sa présidence. Sami Benfers faisait partie du noyau fondateur.
En 2023, quatre élus — Ali Yatsou, Yohann Soler, Farida Benahouda et Doudja Boukirne — rejoignent ce collectif. À cette occasion, et à la demande du Printemps Marseillais central, la présidence est confiée à Ali Yatsou. Une décision acceptée par les fondateurs.
Ce choix avait été critiqué jusque dans les rangs de la gauche municipale, où l’on parlait d’« opportunisme ». Trois ans plus tard, la fracture est consommée. Et Ambition Citoyenne se veut désormais une force intermédiaire, fidèle à la mairie centrale mais désolidarisée des pratiques politiques de la majorité de secteur. La création du groupe sera effective au prochain conseil municipal.
Après trois revers en quatre matchs, l’entraîneur de l’OM Roberto De Zerbi s’est montré très clair : il faudra ramener trois points du déplacement à Reims, ce samedi (17 h), lors de la 27e journée de Ligue 1.
L’OM est actuellement dans la pire série de sa saison en championnat, avec trois défaites enregistrées lors des quatre derniers matchs. Mais c’est bien connu, toute série a une fin et c’est un peu ce qu’a voulu marteler Roberto De Zerbi ce vendredi après-midi, en conférence de presse, au sortir d’une trêve internationale qui a permis de panser certaines blessures.
Combatif et comme toujours honnête, l’entraîneur italien de l’Olympique de Marseille a confirmé qu’Ismaël Bennacer (cuisse) et Amir Murillo (ischios) étaient de nouveau aptes, au contraire de Pierre-Emile Hojbjerg. Le Danois (mollet) poursuit le travail en salle en vue d’un prochain retour, mais il manquera à l’appel ce samedi à Reims (17 h), où les Olympiens n’auront qu’un objectif : ramener les trois points.
« RDZ » cherche donc un remplaçant à l’irremplaçable milieu de terrain, mais sait déjà qu’il alignera Mason Greenwood, revenu plus tôt à la Commanderie pour travailler, sans doute piqué au vif d’avoir démarré les deux derniers matchs sur le banc des remplaçants, contre Lens (0-1) et à Paris (3-1).
Au moment de lancer le sprint final, avec huit dernières rencontres à disputer au cours des huit prochains week-ends, Roberto De Zerbi a utilisé – signe de l’importance de la période – un vocabulaire primaire, sans chichi : « Il faut jouer avec le ballon, avec les c… comme vous dites et ne pas avoir peur ».
Vous restiez sur trois défaites en quatre journées avant cette pause. La trêve internationale est-elle finalement arrivée au bon moment ?
Oui, surtout pour les blessés. Ils ont eu la possibilité de récupérer, pas tous et pas forcément à 100%, mais (Ismaël) Bennacer et (Amir) Murillo sont disponibles. Je ne veux pas prendre de risques, mais on verra.
Comptablement, on n’a pas pris autant de points qu’on aurait voulu sur les quatre derniers matchs, mais nous avons bien joué lors des derniers derniers (Nantes, Lens et Paris). On aurait pu mieux faire, c’est vrai. Je ne suis pas préoccupé par les performances mais ça nous énerve d’avoir perdu des points en route.
Vous vous déplacez samedi chez un mal classé, Reims (15e) qui n’avance plus depuis quinze matchs. Quel regard portez-vous sur l’adversaire ?
C’est le match le plus important, parce que c’est le premier de la série, parce qu’il faut retrouver la victoire. Sur le papier, on est donné vainqueurs, mais on n’est jamais sûr de rien dans le foot. J’ai un raisonnement simple : si, en début de saison, on nous avait dit qu’à huit matches de la fin, on serait deuxièmes, avec deux points d’avance et encore des matches à jouer à domicile, on aurait tous signé.
Photo Benoît Gilles
La motivation de jouer la Ligue des champions au Vélodrome l’an prochain, ça va au-delà de la fatigue, de la pression, de la tension
En raison de l’absence des internationaux et des longs déplacements de certains en avion, comment avez-vous préparé cette reprise ?
La fatigue, les sélections nationales… Demain il faut gagner le match, point. On prépare le match depuis hier (jeudi), avec un entraînement important. Aujourd’hui aussi et ce soir, on aura une réunion avec les joueurs, demain avant le déjeuner également. La motivation de jouer la Ligue des champions au Vélodrome l’an prochain, ça va au-delà de la fatigue, de la pression, de la tension. Et des peurs éventuelles, si quelqu’un peut en avoir.
D’ici la fin de saison, vous allez vous déplacer chez deux concurrents directs pour le podium, à Monaco et Lille. Cela vous inspire quoi ?
On n’a pas peur. On savait que ça allait être difficile d’arriver en haut du classement. Depuis le début de saison, on a presque toujours été deuxièmes, donc il faut jouer avec le ballon, avec les couilles comme vous dites et ne pas avoir peur.
Comme à Paris, Pierre-Emile Hojbjerg sera encore absent ce samedi. Comment le remplacer quand on sait l’importance qu’il a dans l’équilibre de l’équipe et son rôle de régulateur des attaques rapides adverses ?
C’est difficile de le remplacer, du moins pour l’OM. C’est un joueur déterminant. Il faut le remplacer avec des caractéristiques d’autres joueurs. On perd un des joueurs les plus importants, celui qui a le plus de personnalité de notre groupe. Les autres doivent grandir ; Kondogbia et Rongier ont fait un gros match à Paris, pas seulement avec le ballon mais aussi dans la personnalité et en termes de méchanceté sur le terrain aussi.
Avez-vous senti un changement d’état d’esprit de Mason Greenwood après son passage sur le banc au cours des deux derniers matches ?
Pour éclaircir la situation, parce que les médias ont tendance à exagérer les choses : c’est un gentil garçon, quelqu’un de très bien. Je l’adore vraiment, tout comme son père. Il a passé un moment difficile, ces derniers mois ; il a eu une petite fille, il n’est pas habitué à jouer une saison aussi intense et d’en être un acteur principal. Il l’a payé physiquement. Il n’était pas à 100 % comme je le voulais, comme j’en attends d’un joueur comme lui.
Mon projet à Marseille, ce n’est pas seulement de se qualifier pour la Ligue des champions. C’est de créer quelque chose, comme l’a fait Luis Enrique au PSG : une équipe, une âme, un groupe uni, une manière unique de penser
Il est revenu deux jours avant la reprise fixée en début de semaine. Pensez-vous qu’il a compris que vous en attendiez davantage ?
Mon projet à Marseille, ce n’est pas seulement de se qualifier pour la Ligue des champions. C’est de créer quelque chose, comme l’a fait Luis Enrique au PSG : une équipe, une âme, un groupe uni, une manière unique de penser.
Si un joueur ne pousse pas à 100 %, c’est juste de le laisser sur le banc. Mason a accepté de s’entraîner avec un de mes collaborateurs quand les autres n’étaient pas là (pendant la trêve internationale). Cette semaine, il s’est très bien entraîné. Quand il s’engage et se sent bien, c’est lui qui joue et dix autres joueurs. Mais s’il n’est pas bien, en revanche, et qu’il ne fait pas ce qui lui est demandé, je fais mes choix et il doit rester sur le banc. Mais demain (à Reims), il jouera.
Mason Greenwood ce vendredi, lors de l’entraînement à la Commanderie.
Photo B.G.
On vous a senti un peu désabusé après la défaite contre le PSG, à l’issue de laquelle vous avez dit que ce match n’était pas un Classique parce qu’il y avait trop d’écart entre les deux équipes. Cela pourrait-il vous décourager de rester à l’OM plus longtemps ?
Je suis content de ne pas faire partie de l’équipe « du pouvoir ». Ce n’est pas le genre d’équipe qui me plaît vu ma personnalité, mon passé, ma famille.
J’aime être honnête et dire la vérité. Le Classique, c’est Barça-Real en Espagne, Boca-River Plate en Argentine, Inter-Juve en Italie. Le Classique français, c’est à sens unique ces dernières années (l’OM a perdu 3-1 voilà deux semaines, Ndlr). Je ne me plains pas ; la première chose que j’ai regardée quand j’ai vu le calendrier, c’était le match à Paris.
Mais quand vous marquez deux buts contre le PSG sur les neuf derniers matches, c’est difficile d’appeler ça un Classique. Mais même si on est inférieurs, on va lutter jusqu’au bout. L’OM, c’est le club le plus important de France, et il le reste. J’espère réussir un jour à l’emporter 3-0 contre eux. Je vis pour ça.
Propos recueillis par Benoît Gilles
Stade de Reims – OM 27e journée de Ligue 1. À 17 h, stade Auguste-Delaune, à Reims. Arbitre : Willy Delajod. En direct sur DAZN et beIN Sports 1. OM – la compo probable : Rulli – Murillo, Balerdi (cap.), Cornelius – Luis Henrique, Rongier, Bennacer (ou Kondogbia), Merlin – Greenwood, Rabiot – Gouiri. Entraîneur : Roberto De Zerbi.
Medhi Benatia ce vendredi matin, dans la salle d'échauffement et de réathlétisation du bâtiment sportif du Centre Robert Louis-Dreyfus. Photo B.G.
Comme attendu, l’OM a saisi le CNOSF pour dénoncer la lourde sanction infligée à Medhi Benatia. Cet appel étant suspensif, le directeur du football de l’OM retrouve l’exercice de ses fonctions jusqu’à l’étude du dossier, le 9 avril prochain.
Débouté le 7 mars d’un premier appel auprès de la Commission supérieure d’appel de Fédération française de football, l’institution marseillaise persistait sur la même ligne de défense et annonçait saisir le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), « afin d’obtenir une décision cohérente et proportionnée ».
C’est désormais chose faite : le dossier y sera étudié le 9 avril prochain, selon La Provence. Incidemment, cet appel étant suspensif, Medhi Benatia retrouve provisoirement, jusqu’à cette date, la jouissance de toutes ses fonctions.
Il retrouve la jouissance de ses fonctions dès ce samedi à Reims
Présent ce vendredi matin dans la salle d’échauffement et de réathlétisation du bâtiment sportif, en compagnie des joueurs, le directeur du football olympien pourra donc, s’il le souhaite, s’asseoir sur le banc de touche, pénétrer dans le vestiaire de l’OM et celui des arbitres ou encore s’exprimer devant les médias, ce samedi, au stade Auguste-Delaune à Reims (17h).
L’OM avait immédiatement fait part de sa stupéfaction, dénoncé le « caractère injuste et disproportionné de la sanction » et regretté« une nouvelle fois l’incohérence et l’acharnement » subi par Medhi Benatia.