Brigitte Bardot repose face à la mer

Des fleurs, des messages, des coquillages ont été déposés devant la statue de Brigitte Bardot à Saint-Tropez pour lui rendre un dernier hommage. ©sk / /Le Méridional

Plusieurs milliers de personnes sont venus rendre un dernier hommage à Brigitte Bardot à Saint-Tropez, ce mercredi. Certains avaient pu approcher la star, qui a toujours su rester simple.


De Lille à Toulouse en passant par Paris, Caen, et même au-delà des frontières, de nombreux fans se sont rassemblés sur le port et sur la place des Lices pour assister aux obsèques de BB.

La place des Lices encore vide en début de journée. ©sk / Le Méridional

L’atmosphère était lourde dans les ruelles du village, loin de l’effervescence estivale. Pour l’occasion, de nombreuses vitrines arboraient une photo, une reproduction de la belle, même le phare de Saint-Tropez a été habillé d’une immense photo de l’icône tropézienne.

Ses premiers admirateurs ont pris place devant les écrans pour ne rien rater de la cérémonie religieuse bien avant 10h du matin, bravant le mistral et le froid.

Juliette est venue de La Garde, près de Toulon, avec son mari Jeff. Elle porte sur son manteau un pin’s de l’actrice et un t-shirt avec une photo d’elle : « Je me suis apprêtée pour elle. Je l’avais croisée, elle m’avait fait la bise à l’occasion d’une adoption de chien. C’est là que je me suis aperçu qu’elle était plus grande que moi. J’étais ravie d’avoir été embrassée par Bardot. C’était une fée, elle avait tout pour elle. »

Sur la place des Lices, durant la cérémonie suivie par de nombreux admirateurs de Brigitte Bardot.©sk / Le Méridional

Musique, fleurs et coquillages

Sur les trois écrans géants installés en ville, tournent en boucle des photos d’elle, en musique, avec un message des animaliers et soigneurs des refuges de sa fondation : « Nous allons continuer le combat, vous pouvez compter sur nous. Reposez-vous maintenant, on prend le relai. »

Devant la statue à son effigie, également parée de photos, ont été déposés de nombreux messages, coquillages et fleurs. Odile est venue de La Valette-du-Var, un bouquet de marguerites à la main : « C’était important d’être là, d’abord en mémoire de mon papa qui adorait Brigitte et qui me l’a fait connaître, et pour saluer tout ce qu’elle a fait. À chaque fois que nous venons à Saint-Tropez, je pense à Brigitte Bardot, belle et rebelle. Â»

Laurine est venue des Ardennes avec ses deux chihuahuas, elle a signé le livre de condoléances à l’hôtel de ville, elle avait elle aussi croisé Brigitte Bardot : « Je l’ai vu en 1996, je partais à la Madrague et elle est arrivée avec sa 4L et ses chiens. Dimanche, j’y suis retourné, j’ai apporté un bouquet de fleurs, qui a été accepté et qui se trouve dans la Madrague. Â»

Un dernier tour de Saint-Tropez

Vers 11h, le convoi funèbre est entré dans Saint-Tropez, a traversé le village par la place des Lices avant de se rendre à l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, où seuls les proches étaient admis. Son mari Bernard d’Ormale, son fils Nicolas Jacques Charrier, ses deux petites-filles et leurs enfants et quelques personnalités comme le militant écologiste Paul Watson, Mireille Mathieu qui a chanté un Agnus Dei en latin, Vincent Niclo qui a interprété un Avé Maria en fin de messe.

Sur la place des Lices, durant la cérémonie suivie par de nombreux admirateurs de Brigitte Bardot.©sk / Le Méridional

Puis les sirènes ont retenti plusieurs fois avant que les cloches ne signalent la fin de la cérémonie. Le chanteur Chico et les Gipsy Kings ont accompagné en musique le convoi à la sortie de l’église. Christophe est tropézien, prend quelques photos des messages laissés par la foule : « On parle d’elle tous les jours, car c’est un mythe ici à Saint-Tropez. Je passe devant sa maison régulièrement donc et on la voyait souvent passer en voiture pour aller à la Garrigue. Maintenant, on saura tout le temps où elle est, avec ses parents et son premier mari, et nous l’aurons toujours avec nous, ici. » Brigitte Bardot repose au cimetière marin du village, situé, quasiment, en face de sa maison, la Madrague.

Séverine Krikorian