Accélérer la transition écologique du grand port de Marseille

Le vote du premier avenant au volet portuaire du contrat de plan État-Région s'est fait lors de la dernière assemblée plénière de la Région PACA le 11 décembre. ©Région Sud

Deuxième financeur du grand port maritime de Marseille après l’État, la région vient de confirmer un soutien de 34,5 millions d’euros pour aider à accélérer sa transition énergétique. De nouvelles installations doivent voir le jour prochainement.


Le 10 décembre dernier, les élus de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, réunis en Assemblée plénière, ont approuvé un premier avenant au volet portuaire du contrat de plan État-Région. Il s’agit de mobiliser 34,5 millions d’euros pour accompagner la modernisation et la décarbonation du port de Marseille en développant ses infrastructures logistiques, routières, ferroviaires, notamment avec le projet de Fos 3XL. Ce soutien s’ajoute aux 31 millions d’euros déjà alloués aux connexions routières et aux 42 millions d’euros destinés aux connexions ferroviaires du Port afin de répondre aux besoins des industriels et d’anticiper le développement de l’activité du GPMM.

Isabelle Campagnola Savon, présidente de la commission Entreprises-Artisanat et Commerce-Économie sociale et Solidaire-Économie circulaire, indique que « la priorité est donnée aux projets qui visent la transition écologique du GPMM, ainsi que la sécurité et la sûreté du port ». Ainsi, 23,3 millions d’euros sont alloués au programme d’électrification à quai des navires dans le cadre du dispositif « Escales Zéro Fumée » afin d’accélérer l’électrification des quais et de permettre la connexion électrique en simultané de plusieurs navires et paquebots. Si le GPMM veut se conformer à la réglementation européenne, il lui faudra disposer d’équipements pour au moins 90 % des escales des navires à passagers et des porte-conteneurs d’ici à 2030.

Dans cet objectif, l’installation d’une seconde centrale photovoltaïque s’avère indispensable, afin de produire suffisamment d’énergie décarbonée pour répondre à des besoins électriques exponentiels et permettre de réduire par la même occasion son impact environnemental.

Mieux contrôler les flux de marchandises 

Une partie de ces 34,5 millions doit aussi aider à la construction d’un double hangar sécurisé pour les douanes dans les bassins Ouest, afin de renforcer et d’optimiser les contrôles, précise Isabelle Savon : « Cela répond au projet lancé par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre les narcotrafics, et plus largement contre les marchandises illicites comme le tabac de contrebande. Cette démarche est pleinement soutenue par la région. » Cette installation, capable de scanner 100 conteneurs par jour, devrait voir le jour dans des délais très courts, a-t-elle précisé.

Comme l’a rappelé durant la séance le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier : « La région Sud confirme son ambition de faire du premier port français un moteur de la transition écologique, de la compétitivité industrielle et de l’emploi Â», ajoutant que le Grand Port maritime de Marseille est un atout stratégique majeur pour la région et plus globalement pour la France.

Séverine Krikorian