À deux jours du choc contre Lyon (dimanche, 20h45), Roberto De Zerbi a profité de sa conférence de presse pour clarifier sa position sur l’affaire Adrien Rabiot. L’entraîneur de l’OM veut mettre fin à la polémique et recentrer ses troupes sur le terrain.
Rabiot, « une affaire finie »
Revenu sur l’incident de Rennes, De Zerbi a rappelé le conseil donné à son milieu : présenter ses excuses au club et à ses coéquipiers. « À cause de son entourage, ses paroles ont été amplifiées. Ce n’était pas correct envers le président, ses coéquipiers et le groupe. C’est le seul conseil que je lui ai donné », a-t-il expliqué.
L’Italien a également insisté sur son rôle : « Je dois être juste, ni gentil, ni méchant, ni ami, ni ennemi. Toujours juste. » Tout en reconnaissant que Rabiot n’avait pas encore suivi cette voie, il a tranché :
« L’affaire Rabiot, c’est fini. Maintenant, c’est entre lui et le club. »
Un avenir encore flou
À la question de savoir s’il souhaitait conserver l’ancien Turinois, De Zerbi a évité de se prononcer : « Si on fait un pas en arrière avec humilité, les choses peuvent se reconstruire. Si l’ego prend le dessus, alors je ne sais pas. »
Le coach a surtout insisté sur l’importance de la discipline collective : « L’équipe souffre quand chacun fait ce qu’il veut. Dans le vestiaire, je dois avoir une voix, sinon je ne suis pas le bon entraîneur. »
Lyon en ligne de mire
Désireux de recentrer le débat, De Zerbi a rappelé que son groupe était mobilisé pour le déplacement à Lyon : « Tout le monde est focalisé sur ce match. L’an dernier, on avait offert une grande prestation dont nos supporters se souviennent. On doit aller là -bas, respecter Lyon, mais aussi chercher à gagner. »
Jeunes, défense et mercato
Le coach a profité de l’occasion pour valoriser Bilal Nadir, décisif en championnat face au PFC : « Il a changé le match. Il fait partie du patrimoine de Marseille. Si j’avais plus de joueurs comme ça, comme Vaz et Bakola, je leur ferais tout autant confiance. »
Moins flatteur, son constat défensif : « Les buts que l’on prend contre Rennes et Paris sont bêtes. Peut-être que mes instructions ne fonctionnent pas. On doit mieux garder le ballon, être plus courageux. »
Enfin, De Zerbi a affiché sa confiance envers Pablo Longoria et Mehdi Benatia pour la fin du mercato, et s’est réjoui de l’arrivée de Hamed Junior Traoré : « Un joueur polyvalent, que je connais bien. »
En tentant de mettre un terme au feuilleton Rabiot, De Zerbi envoie un message clair : à l’OM, les égos doivent passer après le collectif. L’entraîneur italien, ferme mais juste, veut que son vestiaire reste concentré sur l’objectif principal : performer sur le terrain. Dimanche à Lyon, le test sera concret. Si l’équipe parvient à traduire la sérénité affichée en conférence de presse par des résultats et une cohésion visible, l’OM pourra tourner la page de cette polémique.
Joseph Poitevin
Photo : Benoit Gilles