Le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, a été élu ce mercredi 2 avril président de la Conférence des évêques de France. Il succède à Mgr Éric de Moulins-Beaufort
Le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, a été élu président de la Conférence des évêques de France (CEF), ce mercredi à Lourdes, au premier jour de l’assemblée plénière de printemps de l’épiscopat. Il succède à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, dont le mandat s’achèvera le 30 juin.
Âgé de 66 ans, le cardinal Aveline prendra ses fonctions le 1er juillet pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois. Cette élection marque l’aboutissement d’un parcours intellectuel et pastoral singulier, à l’intersection des mondes académiques et spirituels, enraciné dans le dialogue entre les cultures et les religions.
Le parcours marseillais et méditerranéen d’un homme de dialogue
Né le 26 décembre 1958 à Sidi Bel Abbès (Algérie), Jean-Marc Aveline a grandi à Marseille. Ordonné prêtre en 1984, il a consacré une large partie de son ministère à la formation et à la réflexion théologique. Il a notamment dirigé l’Institut de sciences et théologie des religions (ISTR) à Marseille, qu’il a fondé en 1992, et l’Institut catholique de la Méditerranée (ICM), en lien avec l’université catholique de Lyon.
Nommé évêque auxiliaire de Marseille en 2013, puis archevêque en 2019, il a été créé cardinal par le pape François en août 2022, devenant le premier Marseillais à accéder au cardinalat depuis le XIXe siècle.
Particulièrement engagé dans les relations interreligieuses, le cardinal Aveline a été consulteur du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux (2008-2013), puis président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux au sein de la CEF (2017-2022). Il siège aujourd’hui au sein de plusieurs instances romaines, dont le Dicastère pour les évêques et celui pour le dialogue interreligieux. Il est également membre du Conseil ordinaire du Secrétariat général du synode des évêques depuis 2024.
Dans son communiqué, la Conférence des évêques de France souligne que cette élection intervient dans un contexte de « profondes mutations » pour l’Église, confrontée à « des défis institutionnels, sociaux et spirituels majeurs ». Elle met en avant l’expérience du cardinal Aveline en matière de dialogue et sa proximité avec « les réalités populaires », qui pourraient, selon le texte, « marquer une nouvelle orientation pour l’épiscopat ».
La CEF précise également que l’élection des deux vice-présidents aura lieu jeudi matin. Cette équipe collégiale « dirigera la Conférence dans la continuité des orientations synodales impulsées par Rome », avec pour priorités la lutte contre les abus, une plus grande implication des laïcs et une parole renouvelée de l’Église dans les débats de société.
L.-.R.M.