
Sans surprise, l’OM, diminué par plusieurs forfaits, s’est incliné ce dimanche face au PSG (3-1). Mais l’engagement et le pressing olympien ont permis d’y croire jusqu’au bout et de ne pas repartir du Parc des Princes avec une valise.
Le fatalisme ambiant laissait craindre le pire avant ce Clasico déséquilibré sur le papier. Le forfait de dernière minute d’Ismaël Bennacer (cuisse), qui venait s’ajouter aux absences sur blessure de Murillo (ischios) et de Hojbjerg (mollet), rajoutait au pessimisme tant l’écart est abyssal entre le PSG et l’OM, notamment au classement.
Et même si Valentin Rongier avait annoncé vendredi que son équipe allait jouer les yeux dans les yeux avec ce qu’il considérait comme « l’une des meilleures équipes d’Europe », peu de monde croyait à un exploit. Et en effet, il n’y a pas eu de miracle.
Gouiri a ravivé le mince espoir
Oh, tout juste un frisson en début de deuxième période, après un cadeau de Nuno Mendes : le défenseur portugais a offert à Adrien Rabiot l’occasion de briller dans son ancien jardin, en effaçant Donnaruma avant de servir Amine Gouiri (51).
L’international algérien ne se faisait pas prier pour inscrire le premier but olympien dans un Clasico en championnat depuis trois ans. Cette réduction de l’écart (2-1) ravivait la flamme d’un mince espoir. Mais face à ce PSG-là, toujours invaincu en Ligue 1, il en aurait fallu beaucoup plus.
Pressing haut et volonté de jouer
Sans faire offense au pedigree des Olympiens actuels, le scénario d’avant-match avait des faux-airs du Clasico du 5 mars 2006, où les Minots de l’OM (sous l’ère Pape Diouf) avaient tenu héroïquement le nul (0-0) alors qu’un naufrage était promis au Parc.
Dix-neuf ans plus tard, le tableau paraissait tout aussi sombre. Obligé de remodeler son onze de départ, du fait des absences, et confiant le brassard de capitaine à Rabiot, Roberto De Zerbi aura été entendu. Il avait demandé à ses joueurs de « se salir les mains » et de « faire les efforts nécessaires ».
Face à un PSG qui a joué 120 minutes face à Liverpool mardi, et forcément moins entraînant physiquement, l’OM a lutté les armes à la main, avec un pressing haut, à l’image de l’activité incessante de Bilal Nadir et une volonté de jouer, sans subir en victime expiatoire.

Les ambitions fracassées sur le réalisme et la supériorité technique du PSG
Les Olympiens ont tenté leur chance, souvent de loin (Rongier 31, Greenwood 67, Merlin 78), déployant des séquences intéressantes. Mais leurs ambitions se sont fracassées sur le réalisme et la supériorité technique du PSG.
Comme trop souvent depuis le début de la saison, la défense olympienne a plié sur son point faible, par des ballons en profondeur, dans son dos.
Paris a inscrit trois buts, sur le même modèle, via l’inévitable Dembélé (17) et Mendes (42), Lirola trompant Rulli juste après son entrée en jeu (76). Et c’est heureux que les hommes de Luis Enrique n’aient pas fait preuve de plus d’efficacité car la note aurait pu être plus lourde sans un grand Geronimo Rulli…
Même si l’OM n’avance plus, avec cette troisième défaite en quatre journées, les coéquipiers de Balerdi restent deuxièmes de Ligue 1. Certes à des années-lumière du leader invaincu (et invincible en Ligue 1 cette saison ?) mais avec toujours deux points d’avance sur leurs poursuivants, Monaco et Nice.
B.G.
PSG 3 – OM 1
26e journée de Ligue 1.
Parc des Princes. Arbitre : Clément Turpin.
Mi-temps : 2-0.
Buts – PSG : Dembélé (17), Mendez (42), Lirola (76 c.s.c).
OM : Gouiri (51).
Avertissement – PSG : Mendes (26).
PSG : Donnaruma – Hakimi (cap.), Beraldo, Pacho, Mendes – Zaïre-Emery (Barcola, 64), Vitinha, Ruiz – D. Doué (Neves, 72), Dembélé (Lee, 80), Kvaratskhelia (L. Hernandez, 80).
Entraîneur : Luis Enrique.
OM : Rulli – Luiz Felipe Ramos (Lirola, 63), Balerdi, Cornelius – Luis Henrique, Rongier (Rongier, 84), Kondogbia (Bakola, 89), Dedic (Merlin, 63) – Nadir (Greenwood, 63), Rabiot (cap.) – Gouiri.
Entraîneur : Roberto De Zerbi.
Les rencontres.
Le classement de L1.