L’OM dompte le Chaudron et reprend sa place de dauphin (0-2)

© Olympique de Marseille.

Grâce à une prestation maîtrisée et un Rabiot décisif, l’Olympique de Marseille s’impose (0-2) face à l’AS Saint-Étienne dans un Chaudron refroidi. Une victoire qui permet aux Olympiens de reprendre la deuxième place du championnat, derrière un PSG en panne.

La dernière confrontation entre les Phocéens et les Stéphanois remonte au 3 avril 2022, avant la descente des Verts en Ligue 2. Ce jour-là, l’OM avait triomphé 4-2 dans le mythique Chaudron de Geoffroy-Guichard. Ce dimanche 8 décembre, ce classique du championnat français fait son grand retour.

Fidèle à ses habitudes, l’OM s’est présenté en 3-4-2-1 : Rulli dans les buts, une défense composée de Kondogbia, Balerdi et Murillo, et un milieu renforcé par Merlin, Rongier, Højbjerg et Henrique. En attaque, Greenwood et Rabiot ont épaulé Maupay en pointe.

Les Marseillais n’avaient qu’un seul objectif : décrocher la victoire. Profitant du faux pas du PSG, tenu en échec à Auxerre (0-0), et de la pression imposée par les Monégasques, vainqueurs face à Toulouse (2-0), les Olympiens ont répondu présents. Leur succès leur permet de revenir à cinq points des Parisiens et de reprendre la deuxième place du classement.

Rabiot débloque le match

Avec 3 victoires en 5 matchs, l’OM prend rapidement le contrôle face à l’ASSE, qui reste sur 3 défaites en 5 rencontres. Après une première occasion de Davitashvili, bien arrêtée par Rulli (3e), l’OM domine le premier quart d’heure de la rencontre, avec près de 85% de possession.

Greenwood s’illustre à la 9e minute avec un lob audacieux qui passe au-dessus, tandis que Merlin voit son tir dévié une minute plus tard. Mais c’est à la 17e que l’OM concrétise : un une-deux incisif initié par Rongier trouve Maupay, qui pique subtilement le ballon par-dessus les défenseurs. Rabiot contrôle de la poitrine et enchaîne avec une volée sublime du pied gauche, inscrivant son premier but sous le maillot marseillais. Une action de grande classe validée par la VAR, qui balaie tout doute sur un éventuel hors-jeu.

L’ASSE, peu inspirée, tente de réagir en contre, mais se heurte à une défense marseillaise bien en place. À la 28e, Rabiot se montre également précieux en annihilant une contre-attaque adverse. Greenwood, bien lancé par Merlin à la 31e, manque de doubler la mise, sa frappe étant captée par le gardien. Juste avant la pause, Murillo frôle le break sur un coup franc puissant qui passe juste au-dessus (44e).

Les Marseillais regagnent les vestiaires avec un avantage mérité, mais un score qui ne reflète pas totalement leur domination.

Greenwood scelle l’affaire depuis les onze mètres

De retour des vestiaires, les Stéphanois peinent toujours à exister offensivement. L’OM, solide et dominateur, contrôle le rythme et s’impose physiquement dans les duels. Rulli, vigilant, repousse un centre dangereux (57e), mais les Verts restent inoffensifs, incapables de réellement inquiéter la défense marseillaise.

Luis Henrique, intenable sur son aile, multiplie les débordements et crée des situations intéressantes, sans que ses coéquipiers parviennent à les concrétiser. Saint-Étienne, mal à l’aise sur coups de pied arrêtés, accumule les fautes pour contenir les assauts olympiens.

La pression marseillaise finit par payer à l’heure de jeu. Greenwood, après une percée tranchante, est déséquilibré dans la surface. L’arbitre accorde un penalty (63e), offrant à l’OM une occasion en or de prendre le large.

L’OM déroule jusqu’au bout

Le penalty tiré par Greenwood (65e) est initialement repoussé par le gardien stéphanois, auteur d’un arrêt malchanceux. Ce dernier ne parvient pas à écarter le ballon hors de danger. L’attaquant anglais, bien placé, récupère et conclut sans trembler. Ce deuxième but récompense la domination marseillaise et assomme une équipe stéphanoise dépassée.

Quelques ajustements suivent : Maupay, précieux mais discret, cède sa place à Cornelius, tandis que Rongier, averti et énergique au milieu, est remplacé par Wahi (69e). Malgré ces changements, l’OM reste maître du jeu et ne laisse que des miettes aux Stéphanois. Une frappe timide des Verts, captée sans effort par Rulli (73e), symbolise l’impuissance des locaux.

Dans une fin de rencontre marquée par une interruption due aux fumigènes, le suspense, lui, est inexistant. Même le temps additionnel étiré ne change rien : l’OM tient sa victoire avec sérieux et application.

Avec ce succès, les Olympiens confirment leur solidité à l’extérieur et réalisent une belle opération au classement. Grâce à cette prestation maîtrisée face à un adversaire en difficulté, ils reprennent leur place de dauphin du PSG au détriment de l’AS Monaco. De quoi réchauffer les cœurs des supporters marseillais !

Joseph POITEVIN