Face aux critiques d’une exécution « fragmentée » et d’une concertation défaillante de Marseille en Grand par la Chambre régionale des comptes, le préfet Christophe Mirmand défend le plan et revendique l’engagement de 90 % des mesures.
La chambre régionale des comptes Paca a jeté un pavé dans la mare ce lundi 21 octobre, trois ans après le lancement du plan « Marseille en Grand ». Un rapport cinglant, qui dénonce des lenteurs, un manque de coordination et des milliards d’euros annoncés mais très peu décaissés.
Face à cette pluie de critiques, le préfet de Région, Christophe Mirmand, est monté au créneau dès la publication, défendant une initiative qu’il juge sur la bonne voie.
Une défense ferme face à la controverse
Depuis l’annonce du plan en septembre 2021, Christophe Mirmand revendique un suivi quotidien de son exécution. Selon lui, le plan représente une opportunité unique pour Marseille. La préfecture critique ainsi la méthodologie de la Cour des comptes, jugeant que l’analyse repose sur une durée d’exécution « trop courte ».
La mise en œuvre concrète du plan a débuté en 2023, après une année de préparation en 2022, souligne la préfecture, insistant sur la nécessité de phases préalables pour un projet de cette ampleur.
La Cour des comptes a pointé le faible taux de déblocage des financements : seulement 1,31 % des plus de 5 milliards d’euros promis avaient été décaissés fin 2023. Des données que le préfet conteste. « Je ne sais pas sur quelles données s’appuie la Cour », a-t-il déclaré, reprochant à l’institution une analyse « trop fragmentée » du plan.
Pour le représentant de l’État, la multiplicité des lignes budgétaires rend la lecture de ce projet complexe, mais ne remet pas en cause sa dynamique.
Un suivi régulier pour une mise en œuvre progressive
Christophe Mirmand rappelle qu’à la fin du premier semestre 2024, environ 14 % du montant total du plan avaient été engagés, en autorisation de financement. « 90 % des mesures sont déjà en cours », insiste-t-il, évoquant des résultats concrets pour les Marseillais, comme les Carrefours de l’entrepreneuriat ou encore les récentes inaugurations d’écoles, avec dix nouvelles livraisons prévues pour 2024.
Pour répondre aux critiques sur le manque de coordination, le préfet met en avant la régularité du suivi du plan. « Le suivi est bien là, et sa mise en œuvre avance », assure-t-il, évoquant des comités de pilotage et des réunions stratégiques régulières impliquant les services de l’État et les collectivités locales. Une sous-préfète est également chargée de la coordination, preuve, selon Christophe Mirmand, de l’implication de l’État dans la réussite de ce chantier.
POUR ALLER PLUS LOIN