Crypto – Lutter contre le réchauffement climatique… par des NFT ?

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Depuis leur essor ces dernières années, les NFT sont sans cesse interpellés pour leur désastreux impact écologique. Si certains considèrent la crypto comme la « monnaie du futur », il semble essentiel de trouver des solutions pour continuer à les produire tout en réduisant leur empreinte carbone. 

Les NFT, une catastrophe écologique 

Chaque étape de production et d’acquisition des NFT, ces objets virtuels uniques, requiert une très grande consommation d’énergie. Pour les produire, des ordinateurs très puissants sont nécessaires. Ils doivent pouvoir effectuer des calculs assez longs et complexes, ce qui leur fait consommer une très grande quantité d’électricité. Pour leur acquisition, les NFT sont mis à la vente aux enchères, et doivent être hébergés par des infrastructures très énergivores : selon Joanie Lemercier, artiste français, militant pour le climat et ancien producteur deNFT, explique qu’un NFT a un tel impact environnemental, qu’un arbre ne pourrait le compenser qu’en 10 ans.

une haute consommation d’électricité

Autre exemple : un artiste et scientifique a calculé sur la plateforme Cryptoart.wtf l’empreinte carbone du « Space Cat », un NFT tendance. Selon lui, sa consommation d’énergie équivaudrait à celle d’un habitant de l’Union européenne pendant deux mois, ce qui a suscité l’indignation de nombreux internautes. 

Des blockchains « vertes », des NFT pour sauver des forêts : une solution pour pallier ce fléau 

Face à l’urgence climatique et à l’empreinte catastrophique des NFT, de plus en plus de blockchains tentent d’utiliser des énergies renouvelables pour leur minage. C’est aussi le cas de CarbonABLE, une nouvelle initiative moderne et atypique. Elle permet une mise en vente de parcelles de terre sous forme de NFT. Ces parcelles sont issues de terrains menacés par les activités humaines, comme la déforestation, ou des terrains déjà victimes de cette activité, où la nature a disparu.

de plus en plus de blockchains utilisent des énergies renouvelables pour leur minage

Devenir propriétaire de ces NFT permet donc de participer à des projets de régénération de la nature et de la protéger, mais aussi de connaître l’impact environnemental que l’on a : la plateforme donne des compte-rendus fréquents aux acheteurs, témoignant de la situation de leur parcelle et des autres impacts positifs que leurs achats ont eu, tels que la création d’emplois ou une régénération de la biodiversité. 

Les acheteurs pourront aussi bénéficier d’un revenu passif, provenant de la revente des crédits carbone que chaque parcelle produit, que CarbonABLE vend en leur nom. 

Une initiative qui prend de l’ampleur et qui connaît un succès récent : le 10 mai 2022, la plateforme a réussi à vendre 360 NFT, soit 500 m2 de terrain, pour y planter des mangroves, un écosystème de marée stockant plus du double de carbone d’une forêt.

I.S