Cette fois, le cœur a vacillé jusqu’au dernier souffle. Au Jaber Al-Ahmad International Stadium de Koweït City, l’Olympique de Marseille a cru toucher le Trophée des champions, menant 2-1 face au Paris Saint-Germain jusqu’à la 95ᵉ minute ce jeudi 8 janvier 2026. Mais dans une séance de tirs au but haletante, les Marseillais ont vu leurs espoirs s’échapper, laissant Paris s’imposer. Un coup dur, d’autant plus cruel que cette soirée tombait le jour anniversaire de la création officielle du club, validée le 8 janvier 1900.
Composition de l’Olympique de Marseille (3-4-3)
Rulli – Pavard, Balerdi, Medina – Weah (Murillo, 77’), Höjbjerg, Vermeeren, Emerson – Greenwood (O’Riley, 90’+2), Gouiri (Aubameyang, 67’), Paixão (Traoré, 67’)
Entraîneur : Roberto De Zerbi
Un Classique vivant, un OM courageux
Malgré un stade loin d’être acquis à la cause provençale, Marseille impose d’entrée son tempo et son intensité. Pressing haut, transitions rapides et activités sur les ailes : les Phocéens affichent clairement leurs intentions. Balerdi frôle l’ouverture de la tête, Emerson oblige Chevalier à une parade réflexe, et Gouiri manque de peu la bonne reprise.
Mais Paris frappe le premier. À la 13ᵉ minute, Dembélé profite d’une perte de balle et ajuste Rulli d’un lob parfait. Contre le cours du jeu, l’OM est mené, mais ne démord pas.
Greenwood relance l’espoir
Au retour des vestiaires, De Zerbi injecte fraîcheur et audace avec les entrées d’Aubameyang et Traoré. Le tournant survient à la 74ᵉ minute : Greenwood obtient et transforme un penalty (76’). L’OM revient à hauteur et croit toucher le trophée. Quelques minutes plus tard, à la 87ᵉ, Traoré centre et Pacho dévie le ballon dans ses propres filets : Marseille mène 2-1. L’euphorie se lit sur tous les visages… avant la douche froide.
Le cruel retournement
Dans les arrêts de jeu, le PSG égalise par Ramos (90’+5), parfaitement servi par Barcola avec magnifique remise de la tête, et le match bascule vers les tirs au but. L’issue est cruelle : O’Riley et Traoré voient leurs tentatives arrêtées, Doué transforme le penalty décisif pour Paris. Murillo préserve l’espoir, mais l’écart est déjà trop important. Score final : 2-2 dans le temps réglementaire, 4-1 aux tirs au but pour le PSG.
Une soirée d’émotion et de frustration
Marseille n’a pas démérité, certes, mais Marseille à perdu. Le visage montré face à la meilleure équipe d’Europe peut rendre fiers ses supporters. Le courage, le pressing, la combativité ont été là jusqu’au bout, mais l’incapacité phocéenne à préserver le score en fin de match à encore une fois couté cher. Et face à Paris, à la fatalité des tirs au but, Marseille laisse échapper le trophée qui lui tendait les bras. Pourtant, ce 8 janvier est symbolique et historique pour les Olympiens : c’est l’anniversaire du club, et un premier trophée depuis plus de 14 ans aurait été un parfait hommage à sa création. De « Droit au but » à droit à la frustration… Ce Classique koweïtien restera gravé, douloureux pour l’histoire phocéenne.
Joseph Poitevin