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[Vox Meridional] OM : Marseille triste, mais debout !

Après l’élimination en Ligue des champions, Marseille accuse le coup. Entre peine, lucidité et espoir, l’OM reste un repère et un lien vital pour la ville.
Après l’élimination en Ligue des champions, Marseille accuse le coup. Entre peine, lucidité et espoir, l’OM reste un repère et un lien vital pour la ville.

Marseille s’est réveillée triste.

Triste comme un lendemain de tempête, après la défaite d’hier soir qui scèle, l’élimination de la ligue des champions. Triste comme une ville qui se reconnaît dans son club et qui, quand il tombe, sent vaciller une part d’elle-même.

Car l’Olympique de Marseille n’est pas un club comme les autres. Ici, le football n’est pas un simple spectacle : c’est un lien social, une mémoire collective, une fierté partagée. L’OM relie les quartiers, les générations, les cafés du matin et les discussions du soir. Quand il gagne, Marseille sourit. Quand il perd, Marseille encaisse, ensemble.

Il faut d’abord comprendre la peine. La colère parfois, la lassitude souvent, la déception toujours. Elles sont légitimes. Les attentes aussi le sont. Un club de cette histoire, de cette ferveur, porte naturellement de grandes espérances. Les supporters n’exigent pas l’impossible, ils réclament du sens, de l’engagement, de la dignité.

Mais aujourd’hui, plus que jamais, chercher des coupables serait une erreur. Pointer du doigt rassure un instant, mais n’élève rien. L’heure n’est pas aux ruptures brutales ni aux procès permanents. L’heure est à la recherche de solutions, collectives, lucides, patientes.
Le club a une fonction qui dépasse le classement : il est un repère. Et comme l’explique Boris Cyrulnik, la résilience ne consiste pas à nier la chute, mais à lui donner un sens pour rebondir. La blessure existe, elle fait mal, mais elle peut devenir un point d’appui. À condition de ne pas rompre, de ne pas casser ce qui relie encore.

La dignité, dans l’épreuve, prépare toujours des lendemains plus heureux. Elle forge les reconstructions solides, celles qui ne cèdent pas au premier revers. Marseille sait cela mieux que quiconque. Cette ville a chuté mille fois, et s’est toujours relevée.
Et puis, soyons honnêtes : tout n’est pas fini. Il reste des matchs, il reste des compétitions, il reste surtout cette capacité unique de l’OM à rallumer une flamme là où on la croyait éteinte. Le réenchantement ne se décrète pas, il se construit, parfois là où on ne l’attend plus.

Alors gardons espoir. Restons unis. Continuons de chanter, même un peu faux, même un peu triste.

Après tout, à Marseille, on le sait bien : quand tout va mal, il nous reste toujours l’OM… et l’humour pour survivre en attendant les jours meilleurs.

Philippe Arcamone

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La Redaction

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