Le décor était grandiose, l’attente immense. Mais au bout d’un match sans relief, l’Olympique de Marseille a lourdement chuté face à Liverpool (0-3), ce mercredi soir au Vélodrome, lors de la 7ᵉ journée de Ligue des champions. Portés par un stade en fusion, les Phocéens ont longtemps résisté avant de céder face au réalisme clinique des Reds, qui ont frappé aux moments clés… et jusqu’au bout du temps additionnel.
Composition de l’OM (4-2-3-1) :Â
Rulli – Murillo, Pavard, Balerdi (c), Medina – Kondogbia, Højbjerg – Greenwood, Hamed Junior Traoré, Gouiri – Weah
Forfait pour cette rencontre, Emerson était absent en raison d’une blessure à la cuisse, obligeant Roberto De Zerbi à recomposer son couloir gauche et à excentrer Facundo Medina.
Un Vélodrome des grands soirs
Avant même le coup d’envoi, Marseille avait déjà gagné la bataille de l’émotion. Les supporters olympiens ont déployé des tifos spectaculaires, rendant hommage à Rolland Courbis, IAM, avec un clin d’œil appuyé à Liverpool à travers une référence aux Beatles. Dans un Vélodrome plein à craquer, l’ambiance était celle des très grandes soirées européennes.



Liverpool impose sa loi, l’OM plie juste avant la pause
Sur le terrain, Liverpool prend rapidement le contrôle. Le pressing des Reds gêne considérablement la relance marseillaise, provoquant pertes de balle et imprécisions. Hugo Ekitiké pense ouvrir le score dès la 23ᵉ minute, mais son but est annulé pour hors-jeu.

Marseille tente de répondre par à -coups. Gouiri teste Alisson, Greenwood tente sa chance de loin, sans réussite. Juste avant la pause, la rigueur anglaise fait la différence : sur un coup franc excentré, Dominik Szoboszlai surprend le mur d’une frappe ras de terre parfaitement placée. Rulli est battu, Liverpool mène au pire moment (0-1, 45+1).
Greenwood neutralisé, l’OM manque son moment
Au retour des vestiaires, l’OM revient avec plus d’intentions. Greenwood se procure deux situations dangereuses, dont une frappe repoussée par Alisson et une tentative enroulée, contrée in extremis. Mais l’Anglais, très attendu, ne parvient pas à faire la différence, bien muselé par la défense anglaise.

Volontaire mais pas assez tranchant, l’Olympique de Marseille pousse sans parvenir à faire basculer le match. Liverpool, serein, accepte de reculer pour mieux frapper en transition.
Le coup du sort, avant le coup de massue
À la 72ᵉ minute, les Reds doublent la mise sur une action confuse. Frimpong déborde côté droit et centre en retrait. Gêné par le rebond et la présence adverse, Geronimo Rulli détourne le ballon du mollet dans ses propres filets. Un coup dur pour l’OM, alors dans un temps fort (0-2).

Marseille jette ensuite ses dernières forces dans la bataille. Greenwood multiplie les accélérations, Weah et Aubameyang apportent de l’énergie, mais Alisson reste infranchissable. Et dans le temps additionnel, Liverpool achève définitivement les espoirs marseillais : Cody Gakpo, entré en jeu quelques minutes plus tôt, profite d’un espace dans la surface pour ajuster Rulli et inscrire le troisième but (0-3, 90+).
Une soirée cruelle, mais riche d’enseignements
L’OM s’incline lourdement 0‑3 face à Liverpool : une addition sévère dans une compétition où la différence de buts est déterminante. Le score est lourd, certes. Loin d’être un reflet de l’état d’esprit montré par l’OM, la différence de niveau est criante. Face à un adversaire d’un tel calibre, pourtant dans une dynamique mitigée, l’écart s’est fait sur l’efficacité, la gestion des temps forts et l’expérience. Marseille a montré de l’envie, du caractère et un public à la hauteur de l’événement, mais aussi ses limites actuelles au très haut niveau.

Il faudra désormais aller chercher la qualification lors de la dernière journée. Marseille est 19ème, et doit au moins aller chercher le nul face à Bruges mardi prochain. Le Vélodrome, lui, a déjà répondu présent. Aux joueurs maintenant de transformer cette ferveur en résultat.

Photos : Alain Robert – Le Méridional