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Ligue 1 : l’OM lâche encore en fin de match

Deux buts d’avance, un match maîtrisé… puis un nouvel effondrement. À Paris, l’OM concède le nul (2-2) et laisse encore filer des points dans les derniers instants.
Deux buts d’avance, un match maîtrisé… puis un nouvel effondrement. À Paris, l’OM concède le nul (2-2) et laisse encore filer des points dans les derniers instants.
L'OM laisse échapper deux points précieux en concédant le nul dans les derniers instants sur la pelouse parisienne.
L'OM laisse échapper deux points précieux en concédant le nul dans les derniers instants sur la pelouse parisienne.

La plaie est encore loin d’être refermée. Trois jours après l’élimination européenne à Bruges, l’Olympique de Marseille pensait avoir fait le plus dur sur la pelouse du Paris FC. Mais comme trop souvent cette saison, les Olympiens ont craqué dans les derniers instants et concédé un match nul frustrant (2-2), ce samedi au stade Jean-Bouin, laissant filer deux points qui leur tendaient les bras.

Troisièmes au coup d’envoi, les Marseillais avaient pourtant l’occasion de signer un troisième succès consécutif en Ligue 1 et de remettre un peu d’ordre dans une semaine chaotique. En face, un Paris FC en lutte pour le maintien (14e avant la rencontre), longtemps dominé, mais finalement récompensé de sa persévérance.

Un OM séduisant… mais toujours fébrile

Cette fois, l’OM n’a pas donné le sentiment d’un groupe sonné. Bien au contraire. Dès l’entame, les hommes de Roberto De Zerbi ont affiché davantage d’intentions, de maîtrise et de cohérence collective que mercredi en Ligue des champions. Le ballon circulait mieux, le pressing était plus coordonné, et Marseille a rapidement pris le contrôle des débats.

Symbole de ce visage affirmé, Mason Greenwood. Transparent à Bruges, l’Anglais a incarné la réaction souhaitée. Il a d’abord provoqué l’ouverture du score en obtenant un penalty, avant de le transformer avec sang-froid (18e), sur un contre pied parfaitement effectué. Au retour des vestiaires, il a été à l’origine du deuxième but marseillais, en concluant une récupération haute initiée par Pierre-Emile Højbjerg par une passe décisive pour Pierre-Emerick Aubameyang plein axe (54e).

À 2-0, Marseille semblait alors tenir sa partie. Le PFC peinait à exister, Rulli était peu sollicité et l’OM se procurait encore plusieurs situations pour tuer le suspense, sans réussir à tuer le match.

Le scénario que l’OM connaît trop bien

Mais le football marseillais de cette saison ne sait pas se contenter d’un match maîtrisé. Trop permissif, trop imprécis dans la gestion des temps faibles, l’OM a laissé le Paris FC revenir dans la partie sur un coup de pied arrêté mal négocié. Jonathan Ikoné a relancé les siens d’une tête sur coup franc (82e), redonnant espoir à tout un stade.

La fin de match a alors basculé dans la crispation. Et dans le temps additionnel, Marseille a une nouvelle fois sombré. Sur une sortie totalement manquée de Gerónimo Rulli, Ilan Kebbal a transformé le penalty de l’égalisation (90e+4), sanctionnant une faute évitable et un manque criant de lucidité collective.

Deux buts encaissés en quelques minutes, comme un cruel rappel des maux olympiens : incapables de gérer les fins de match, en perte de contrôle émotionnel, complètement friables.

Greenwood au niveau, l’OM encore puni

Au-delà du résultat, la prestation de Mason Greenwood restera l’un des rares motifs de satisfaction. Buteur, passeur, créatif, l’Anglais a été au cœur de la majorité des actions dangereuses marseillaises, touchant même le poteau par l’intermédiaire de Balerdi sur l’un de ses centres. Mais son influence n’a pas suffi à masquer les limites structurelles d’un collectif encore fragile.

Ce nouveau coup d’arrêt laisse l’OM sous la menace directe de ses poursuivants au classement, pendant que le Paris FC grappille un point précieux dans sa course au maintien. Marseille, lui, continue d’avancer sans certitude, capable du meilleur dans le jeu, mais toujours rattrapé par ses démons dans les moments clés.

Après Bruges, l’OM cherchait un début de réponse. Il repart de Paris avec une confirmation inquiétante : le problème n’est pas seulement propre à la coupe d’Europe. Et tant que les fins de match ne seront pas maîtrisées, la reconstruction sera impossible.

Photo : Alain Robert / Le Méridional

Image de Joseph Poitevin

Joseph Poitevin

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