Aucune place au doute, aucun suspense inutile. Sérieux dès les premières minutes, implacable dans les zones de vérité, l’Olympique de Marseille a parfaitement assumé son statut ce mardi soir au stade Michel-d’Ornano. Opposés à Bayeux, pensionnaire de Régionale 1, les hommes de Roberto De Zerbi se sont imposés avec autorité (9-0) en clôture des 16es de finale de la Coupe de France. Une qualification éclatante, construite dans le respect de l’adversaire et la fidélité aux principes de jeu, qui envoie l’OM rejoindre Rennes au tour suivant.
Composition de l’Olympique de Marseille (4-2-3-1)
De Lange – Murillo, Pavard, Medina, Emerson – O’Riley, Hamed Junior Traoré – Greenwood, Angel Gomes, Bilal Nadir – Gouiri
Entraîneur : Roberto De Zerbi
Une entame appliquée, l’OM pose rapidement sa patte
Dans une enceinte comble et après un hommage appuyé rendu à Rolland Courbis avant le coup d’envoi, les Olympiens entrent immédiatement dans leur match. Possession confisquée, pressing haut, circulation fluide : Bayeux est contraint de défendre bas, tout en tentant de jouer chaque transition avec courage.
La domination marseillaise finit logiquement par être récompensée. À la suite d’un mouvement collectif bien huilé, Murillo déborde côté droit et trouve Angel Gomes en retrait. L’Anglais ajuste Lecanu et ouvre le score (13’), lançant une soirée à sens unique.
Bayeux tente de ne pas subir, mais l’écart technique se creuse rapidement. Sur une erreur du portier normand, Hamed Junior Traoré, très actif, double la mise (19’), avant que Mason Greenwood ne profite d’un contre parfaitement mené pour inscrire le troisième but d’un plat du pied précis (26’). Juste avant la demi-heure de jeu, Gouiri conclut à son tour une action collective limpide (32’), scellant quasiment le sort de la rencontre avant la pause, 4-0 pour l’OM.
Marseille déroule, Bayeux subit
Au retour des vestiaires, l’OM repart avec les mêmes intentions. Toujours aussi juste techniquement, le collectif phocéen continue d’étirer le bloc normand. Gouiri, très inspiré, initie le cinquième but en servant Greenwood, qui s’offre un doublé dans le but vide (49’), avant d’inscrire lui-même son doublé quelques minutes plus tard sur un service précis de l’Anglais (55’).
Roberto De Zerbi en profite alors pour faire tourner, sans que l’intensité ne retombe. Les entrants apportent immédiatement leur énergie. Sur corner, CJ Egan-Riley s’élève plus haut que tout le monde et inscrit le septième but de la tête (80’), symbolisant la domination marseillaise dans tous les compartiments du jeu.
Greenwood en feu, Maupay débloque son compteur
La fin de match prend des allures de récital. Neal Maupay, entré en jeu, trouve enfin le chemin des filets et inscrit son premier but de la saison sur une reprise pleine de sang-froid (86’). Puis Greenwood, intenable, parachève la soirée d’un troisième but personnel, profitant d’un centre millimétré de Pavard pour porter le score à 9-0 (90’).
Face à une équipe de Bayeux courageuse mais dépassée, l’OM n’a jamais desserré l’étreinte. La possession (largement en faveur des Olympiens), la maîtrise collective et l’efficacité offensive ont fait la différence, sans jamais tomber dans l’excès de facilité.
Une qualification éclatante et un message envoyé
Sérieux, respectueux et spectaculaires, les Marseillais ont parfaitement négocié ce rendez-vous de Coupe. Jeffrey De Lange a vécu une soirée tranquille dans les cages, pendant que le secteur offensif affichait une variété et une efficacité rassurantes. Avec neuf buts inscrits et une qualification acquise sans trembler, l’OM envoie un signal fort : la Coupe de France est bel et bien un objectif assumé cette saison.
Rennes est désormais prévenu. À Caen, l’Olympique de Marseille n’a pas seulement validé son billet pour les 8es : il a affirmé son ambition.
Joseph Poitevin
Photo : Alain Robert