Le vrai scandale La Gauche veut « enFilloner » Vassal

6091

C’est une tempête dans un verre d’eau. Une histoire de cornecul aux effets « abracadabrantesques », comme dirait Jacques Chirac.

De quoi s’agit-il ? De vraies-fausses procurations ? Pas du tout. De procurations permettant de faire voter les morts, comme le faisaient naguère les caciques du parti socialiste et leurs sbires stipendiés ? Pas du tout. De l’usage de faux documents visant à s’octroyer indûment des votes ? Pas du tout.

Il s’agit simplement d’un excès de zèle de certains militants des Républicains qui ont cru bon de faciliter les démarches administratives destinées à l’établissement des procurations. Normalement, pour être valables, les procurations doivent être homologuées par un officier de police judiciaire qui vérifie de visu l’identité de la personne qui désigne un mandataire pour voter à sa place.

Or, l’exhortation principale de Martine Vassal, comme celle de ses adversaires, vise à mobiliser les 69 % d’abstentionnistes du premier tour. Et ils ont tous raison : sans une participation plus importante de l’électorat marseillais, ce scrutin pourrait être considéré comme illégitime et peu représentatif de l’opinion réelle des Marseillais.  Rameuter les brebis égarées du premier tour pour solliciter leurs suffrages, est-ce un crime ?

Non, bien sûr. Il n’y a rien de répréhensible dans ce labeur ingrat de réveil citoyen, quel que soit le parti en cause. Ce qu’on reproche à une poignée de militants républicains débusqués de façon honteuse par les agents de propagande de France 2 opérant comme des espions en caméra cachée, c’est d’avoir simplifié la procédure pour faciliter la tâche aux citoyens n’étant pas en mesure de se déplacer le 28 juin. C’est un geste humanitaire qu’on essaie de transformer en une sordide affaire de magouilles à la marseillaise.

Holà Rubirola ! Halte là Mélenchon ! N’en jetez plus ! Voilà que de nombreux médias emboîtent le pas de France 2 et se jettent à bras raccourcis sur Martine Vassal. Voilà que le  tribunal médiatique la presse de se justifier d’une fraude gigantesque et de manœuvres  déloyales visant à altérer la sincérité du scrutin. Passez au large messieurs et mesdames les inquisiteurs au petit pied ! Vous vous trompez d’adresse. Vous vous trompez d’époque.

Pour qu’il y ait, en effet, un «soupçon de fraude avérée », comme dirait M. Castaner, faudrait-il encore que la candidate des Républicains ait extorqué le consentement des signataires des procurations et ce n’est pas le cas. Encore faudrait-il aussi que ces procurations dites « litigieuses » ou « irrégulières » par la meute des journalistes socialistes n’aient pas été signées par un officier de police judiciaire, ce qui n’est pas le cas non plus. La question qui se pose désormais est la suivante : pourquoi reprocherait-on à Martine Vassal d’avoir eu un geste de générosité envers les personnes âgées ou les absents qui ne peuvent pas se déplacer le 28 juin ?

Une odieuse campagne de diffamation

Pourquoi ? Je vais vous le dire : parce que la Gauche et les médias parisiens veulent « enFilloner » Martine Vassal dans les rets d’une procédure judiciaire qui ne tardera pas à faire « pschitt », voilà la vérité. Les mêmes ont réussi à faire élire M. Macron à l’issue d’une odieuse campagne de diffamations visant M. Fillon et sa famille. Ils veulent rééditer leur (sale) coup à Marseille. Et vous croyez que les Marseillais vont avaler cette couleuvre ?

Le vrai scandale, il est là. Les Mélenchonistes et autres gauchistes qui rêvent de voir Mme Vassal traduite en justice pour une peccadille en seront pour leurs frais. Les Marseillais ne seront pas dupes d’une forfaiture délibérément préméditée dont l’objectif est de faire chuter la favorite du scrutin au profit d’un assemblage hétéroclite de revanchards et d’utopistes.

Il faut cesser de prendre les Marseillais pour des andouilles. Parce qu’ils savent pertinemment ce que signifie « fraude électorale ». Souvenez-vous de 1983. Les sbires du parti socialiste n’hésitaient pas alors à renverser les urnes dans les secteurs où la Gauche était minoritaire (en particulier les 11/12). Des individus encagoulés et armés avaient menacé les candidats de droite dont les bulletins de vote avaient été sciemment altéré par des rayures pour entraîner leur annulation, de mystérieuses pannes d’électricité avaient plongé dans le noir des lieux de dépouillement pour y favoriser le bourrage des urnes au profit de Gaston Defferre, et les fraudeurs avaient abondamment utilisé le procédé dit du « fer à repasser » pour glisser dans l’urne des centaines de bulletins socialistes…

Je me souviendrai toute ma vie de la mine sidérée des conseillers d’Etat amenés à se prononcer sur ces tripatouillages et concluant : « la fraude au profit du maire sortant est manifeste, mais l’ennui c’est que ce maire est également ministre de l’Intérieur et le condamner reviendrait à condamner la République. Je vous demande donc de débouter les demandeurs… » Une injustice d’Etat. Indigne de la France.

Et l’on viendrait aujourd’hui chicaner Martine Vassal pour une poignée de procurations tamponnées à la va-vite par un officier de police débordé ? On voudrait la faire passer pour une fraudeuse de bas étage alors qu’elle dirige à la satisfaction générale le conseil départemental depuis cinq ans ? On voudrait la prendre dans les rets de « l’enfillonage » ? Vous verrez que ces tripatouillages ne marcheront pas et que les électeurs rendront justice à Martine Vassal d’une façon claire et nette. En l’élisant le 28 juin prochain comme la première mairesse de l’histoire de Marseille !

José D’ARRIGO

Rédacteur en Chef du Méridional