Le Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (CEPHISMER) s’est lancé un nouveau défi : repousser les limites de la plongée sous-marine pour pouvoir réaliser par exemple une mission de sauvetage sur un sous-marin.
C’est dans un caisson hyperbare que, pendant 14 jours, 3 plongeurs d’essai, assistés d’une infirmière militaire, ont été enfermés pour tester la résistance de leurs corps et du recycleur à une pression équivalente à 265 m de profondeur, soit environ 26 bars.

« On met le caisson en pression pour reproduire le poids de la colonne d’eau sur le plongeur et sur son équipement pour que physiologiquement et mécaniquement, tout se passe comme s’ils étaient en mer à la profondeur visée » explique le commandant du CEPHISMER, Arnaud Le Béguec.
« C’est un appartement dans lequel les plongeurs vont vivre sous pression durant 14 jours ». Une sorte de simulateur de plongée pour tester du matériel ou des procédures, en toute sécurité.

Deux semaines de décompression
Pour ressortir, il leur faudra respecter le principe des paliers de décompression : « Une plongée à saturation, cela signifie que les tissus sont saturés en gaz neutre, qu’ils vont devoir éliminer progressivement lors de la remontée ». À savoir l’hélium, l’azote, l’hydrogène dont les mélanges servent à rester longtemps sous l’eau ou à aller plus profond. Pour une plongée à saturation à – 265 mètres, il faut 10 jours pour décompresser. Cette première étape achevée, ils vont poursuivre leurs entraînements jusqu’à être prêts pouvoir répondre à une urgence opérationnelle en pleine mer .