mardi 13 janvier 2026
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Rolland Courbis, une voix du football s’est tue

Le football français a perdu l’une de ses voix les plus reconnaissables. Rolland Courbis s’est éteint ce lundi matin à l’âge de 72 ans, laissant derrière lui une empreinte profonde, aussi bien sur les terrains que dans le paysage médiatique. À Marseille, son nom résonne avec une histoire riche, faite de passion, de caractère et […]

Le football français a perdu l’une de ses voix les plus reconnaissables. Rolland Courbis s’est éteint ce lundi matin à l’âge de 72 ans, laissant derrière lui une empreinte profonde, aussi bien sur les terrains que dans le paysage médiatique. À Marseille, son nom résonne avec une histoire riche, faite de passion, de caractère et […]

Le football français a perdu l’une de ses voix les plus reconnaissables. Rolland Courbis s’est éteint ce lundi matin à l’âge de 72 ans, laissant derrière lui une empreinte profonde, aussi bien sur les terrains que dans le paysage médiatique. À Marseille, son nom résonne avec une histoire riche, faite de passion, de caractère et de fidélité au jeu.

Ancien défenseur, le natif de Marseille avait connu les joies du très haut niveau en remportant trois titres de champion de France, dont un avec l’Olympique de Marseille, son club formateur, en 1972. Une carrière de joueur solide, prolongée par un parcours d’entraîneur marquant, qui l’a vu diriger plusieurs clubs emblématiques de l’Hexagone, de Bordeaux à Montpellier, en passant par Toulouse et bien sûr l’OM, qu’il a mené en finale de coupe UEFA en 1999, et qu’il n’a jamais cessé de porter dans son cœur.

S’il ne fallait retenir qu’un match de son passage sur le banc de l’OM, c’est bien sûr ce soir-là, où le Vélodrome a vécu l’un des scénarios les plus fous de son histoire. Face à Montpellier, l’Olympique de Marseille semblait au bord du naufrage. À la pause, les Phocéens sont menés 4-0, abasourdis, dominés, presque résignés. Dans les tribunes, l’incompréhension laisse place à la colère. Sur le banc, Rolland Courbis refuse pourtant l’abandon. 

« Quand je pense qu’on va gagner 5 à 4 ! », dit le coach marseillais au président montpelliérain Louis Nicollin. Amusé, ce dernier lui répond : « Ça, c’est des co***les ! », avant que Courbis ne rétorque : « Je le pense ! Sinon je reste au vestiaire », toujours avec le sourire.

Le reste appartient à l’Histoire. Au retour des vestiaires, l’OM entame une remontée aussi improbable qu’irrésistible. But après but, le stade se réveille, gronde, puis s’embrase. Quand le cinquième but est inscrit, le Vélodrome explose. Menés 0-4 à la mi-temps, les Marseillais s’imposent finalement 5-4 au terme d’un renversement de situation totalement insensé. Plus qu’une victoire, ce match devient un symbole : celui d’un groupe habité, d’un public fusionnel et d’un entraîneur qui n’a jamais cessé d’y croire.

Rolland Courbis, c’était aussi une voix. Dès le milieu des années 2000, il s’était imposé comme un consultant incontournable, reconnaissable entre mille par son franc-parler, son sens de la formule et son amour du football vécu. À la radio comme à la télévision, il savait captiver, analyser, raconter. Encore récemment, il avait rejoint les plateaux de la chaîne L’Équipe, poursuivant son engagement médiatique malgré une santé fragilisée.

Jusqu’au bout, il est resté fidèle à ce qui l’animait : le football, le débat, la transmission. Marseille perd aujourd’hui un homme de caractère, un passionné, et une figure qui aura marqué plusieurs générations de supporters.

Joseph Poitevin

Image de lemeridional.sport@gmail.com

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